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Ludovia pour s’énergiser…

IMG_0316Dernière journée à Ludovia14. Il me reste une intervention à faire dans le cadre d’une table ronde sur les espaces d’apprentissages. Notre Labo créatif intéresse particulièrement les gens ici et beaucoup ce questionnes pour mieux comprendre comment intégrer son utilisation avec les programmes d’études. Pour ma part, j’insisterai sut le développement d’une culture organisationnelle qui permet d’encourager les enseignants à prendre une posture d’innovation tout en adoptant une posture d’apprenant. Ce n’est pas toujours facile, mais bon, cela fait partie d’un virage de renouvellement de sa démarche d’enseignement. Ça peut sembler simple et complexe à la fois, mais en gros, c’est mon travail de permettre aux enseignants de prendre des risques pour transformer leur démarche d’enseignement, d’encourager l’auto-évaluation de leurs pratiques de manière continue et de créer des conditions qui rendent possible leur choix pédagogique innovant.

J’ai eu la chance de faire de belles rencontres et je garderai un excellent souvenir de ma participation à cet important colloque. Bonne nouvelle, nous sommes en train de mettre en place un cadre pour accueillir au moins deux représentants de Ludovia afin qu’il puissent venir au CAHM en janvier 2018 et qu’ils puissent participer à Clair2018. C’est à suivre….

Je réalise aussi en venant ici, comment je suis chanceux de travailler au CAHM. C’est facile à dire comme cela, mais on oublie souvent de prendre conscience de la chance que nous avons. Hier, j’ai discuté avec une enseignante de la région de Toulouse qui m’a confié qu’elle a du se reprendre deux fois afin d’obtenir la permission de sa direction de déplacer les pupitre de sa classes pour les mettre en îlots et de ne pas enseigner avec ses pupitres en rangs d’oignons. Elle a du rencontrer deux niveaux hiérarchiques pour que finalement on accepte qu’elle puisse permettre à ses élèves de déplacer leurs pupitre et de se placer en équipe. On réalise mal l’ampleur des difficultés vécues par plusieurs enseignants qui veulent innover en salle de classe. On ne doit pas prendre rien pour acquis !

Ce matin au début de mon intervention, je présenterai un extrait du film « Les choristes ». La vidéos est disponible ici ; https://vimeo.com/92218137  Le segment retenu commence à 34:00 minutes et se termine à 35:21. Il illustre bien avec un peu d’humour, de sarcasme et une triste réalité, ce que certains enseignants doivent subir lorsqu’ils adoptent une posture d’innovation. Ensuite, on se demande pourquoi certains n’osent pas prendre des risques et innover. Il faut dont revoir et analyser la culture organisationnelle de son école et en gros, voir comment certaines lois non écrites influencent le roulement et le fonctionnement au quotidien de notre organisation. Ce n’est pas facile, ce n’est pas toujours populaire de le faire, ça peut remuer certaines pratiques et ça peut à l’occasion permettre une vrai changement de paradigme. Il faut donc avoir la « couenne » dure comme ont dit par chez-nous et de ne pas prendre cet exercice personnel quel que soit le résultat. Plus facile à dire qu’à faire mais bon, tranquillement, c’est possible.

Je termine ce billet en saluant toute l’équipe de Ludovia qui par sa confiance et son invitation m’a permit de vivre une belle expérience. J’y ai fait le plein d’énergie et je suis prête pour débuter une nouvelle année scolaire avec l’équipe du CAHM et je suis certain que nous pourrons compter sur une autre excellent année scolaire. Que nos chemins se croisent à nouveau. Je reviendrai…. À suivre… 🙂

Innover à l’école en 2016…

21082016Je suis à me préparer pour la rentrée scolaire 2016. Je serai de retour à la suite d’un congé différé de 8 mois qui m’a permis de faire le plein d’énergie et de faire une pause professionnelle. Le temps a passé vite et j’ai eu la chance avec mon épouse, de réaliser plusieurs projets de voyages et autre. Je réalise que je suis gâté par la vie et que ces moments de reculs m’ont permis d’apprécier bien des choses sur le plan personnel que professionnel.

Lorsqu’on prépare une rentrée scolaire, il est important de prendre un temps d’arrêt pour regarder où l’on est et où on veut aller. Au CAHM, j’ai la chance de travailler avec une équipe qui veut développer plusieurs projets permettant aux élèves d’apprendre de façon innovante. Ce n’est pas un secret ; que ce soit par notre projet de Labo créatif, le site Acadiepédia ou le colloque Clair2017, nous essayons de développer une culture collaborative et de faire rayonner nos pratiques éducatives. À mon retour, je constate que même après 8 mois de congé, les mêmes défis sont toujours au rendez-vous. Dans les médiaux (ici et ici ), on se pose les mêmes questions à savoir si l’utilisation des nouvelles technologies est utile et apporte une valeur ajoutée aux apprentissages. Les amateurs de données probantes questionnent la pertinence des approches innovantes et cherchent les recherches qui démontrent leur efficacité. Nous sommes dans le domaine de l’innovation et bien entendu, les nouvelles recherches tardent à se faire connaitre. Pourtant, il existe déjà plusieurs recherches qui démontrent déjà l’impact du numérique. Certaines personnes semblent trouver que ce n’est pas encore suffisant alors que d’autres croient qu’il faut avancer et aller de l’avant plus rapidement. Difficile de concilier schiste qu’on retrouve entre les pédagogues qui aimeraient une pédagogie de type traditionnelle et ceux qui veulent que ça change et que se soit différent. Le débat devient encore plus difficile lorsque tous mettent leurs grains de sel selon leurs expériences personnelles, leurs gouts et leurs besoins. Ces discussions bien souvent à sens unique et cacophonique tournent généralement en rond. Au fond, nous voulons tous les meilleurs apprentissages possible pour les élèves. Reste maintenant à définir ce qui semble le plus important. Des vidéos comme celles-ci circulent sure le web ;

D’autres expliquent l’importance de la créativité et de la curiosité chez les enfants ;

Le monde de l’éducation au Canada est à un point charnière (et de non-retour). Il faut maintenant mettre tout en œuvre pour définir une politique claire de l’utilisation des nouvelles technologies dans les écoles. Les provinces habituellement tendent à réinventer la roue dans leurs coins. Voici une belle occasion de collaborer ensemble et de définir les bases qui seront utiles aux jeunes Canadiens. Il faut que ces politiques soient plus claires et flexibles. Si nous échouons, cela démontrera à quel point la bureaucratie aura consommé nos façons de se renouveler. De toute façon, attendre serait pire… C’est certain et nous n’avons pas besoin de méta-analyses pour nous le confirmer… Si cela peut nous aider tant mieux, mais bon, il existe plusieurs excuses pour ne rien faire et ne rien tenter… Je suis pour l’utilisation de données probantes en éducation et il existe de bonnes pistes dans les travaux de John Hattie et ailleurs. Je crois qu’il ne faut pas mettre tous nos œufs dans le même panier. Il faut continuer à encourager l’innovation et aider les gens qui veulent aller de l’avant. Il faut aussi encourager TOUS les enseignants à prendre des risques calculés et leur donner les outils dont ils ont besoin. Il faut revoir nos pratiques et continuer à partager ce qui se fait de bien. Il faut éliminer schiste en éducation et travailler à ce que tous les enseignants voient l’innovation pédagogique comme un domaine de recherche-action pertinent et nécessaire à la réussite de tous les élèves.

Il faut aussi apprendre à écrire en public et partager nos découvertes sur les médias sociaux. Je crois encore que le blogue scolaire reste le meilleur moyen pour que des enseignants et des élèves puissent réfléchir à haute voix et pour partager tout ce qui se fait de bien en éducation. Je rêve peut-être, c’est mon droit. C’est aussi ce qui me permet d’avancer dans mon travail de jour en jour. Plusieurs personnes rêvent comme moi, mais n’osent pas en parler à cause de la critique, des commentaires et autre. C’est dommage. Pour ma part, la vraie éducation réside dans l’appropriation d’une capacité à débattre, de réfléchir et de développer sa pensée critique. La vraie éducation réside dans la possibilité de former des personnes autonomes, libres, capables de réfléchir et actives dans leurs communautés. Notre but n’est pas de développer des travailleurs seulement capables de faire des tâches répétitives dans une usine ou de demeurer silencieux devant les injustices de ce monde. Comment est-ce que nos élèves développeront ces habiletés si nous ne le faisons pas nous-mêmes. Ne sous-estimons pas nos élèves. Ils sont capables de tellement plus… Pour vous en convaincre, allez voir les billets d’élèves de 12-13 ans du Carrefour de l’Acadie de Dieppe sur le Blogue des Jeunes d’Acadiepédia. Ce que cette enseignante a réalisé à faire avec ses élèves est incroyable. Imaginez si tous les enseignants choisissaient d’en faire de même…

Nous aurons besoin d’accompagner les enseignants et les encourager à prendre des risques. La recherche le dit (ici).

Pendant ce temps, les enfants du 3e millénaire arrivent dans les collèges et ceux qui les accueils ne savent pas trop comment les prendre.  Nos élèves seront prêts…  Et vous ?

Je suis de retour… 😉

La rentrée 2015 au CAHM…

J’ai eu la chance de passer du temps avec les membres du personnel afin de préparer la rentrée. Je sens toujours beaucoup de fébrilité lors de ces rencontres. Les gens sont contents de se revoir et le temps est propice aux échanges et aux discussions. Lundi nous avons discuté de notre mission d’école pour faire le point où nous en sommes et où nous voulons aller. Ceci doit être fait périodiquement pour réajuster le tir au besoin et pour avoir une rétroaction de ce que nous faisons.

Nous avons aussi regardé à nouveau la vidéo ci-dessous de Ken Robinson qui explique que l’école est un système humain et non mécanique. Il faut aussi être conscient que nos élèves sont tous différents et trouver des moyens pour développer leur curiosité naturelle et leur créativité. Cela va en lien avec tout le travail amorcé à notre Labo créatif.

J’ai présenté par la suite l’article de Marc-André Girard – «Les élèves fantômes» publié la semaine dernière dans le journal La Presse. Une belle discussion s’en est suivie.

Nous avons aussi discuté des outils technologies qui sont à notre disposition au CAHM. Ils ne sont que des outils et que l’enseignant doit toujours se demander ce qu’il veut enseigner et de voir à la meilleure utilisation possible de ces outils. J’ai partagé la diapositive suivante pour expliquer ce que nous faisons et aurons à continuer à faire pour innover et continuer d’avancer dans le bon sens.

faire

Nous nous sommes demandé quel était le but de l’éducation. Nous avons écouté une partie le la vidéo suivant (à partir de 2 minutes 35) pour écouter les commentaires de Normand Baillargeon et en discuter. J’avais beaucoup aimé son livre « Raison oblige » et j’avais écrit un billet au début de l’année.

J’ai ensuite montré la diapositive suivante selon les travaux de John Hattie (référence)

Capture d’écran 2015-09-02 à 20.59.10

Cela nous a donné la chance de discuter à nouveau de certains points importants discutés en juin, dont l’importance de la rétroaction et l’expérience de Ron Berger avec la vidéo suivante ;

 

J’ai terminé cette première rencontre en proposant aux enseignants de travailler et de développer l’approche par projets. Nous avions déjà tenté quelques expériences en 2006. Cette fois-ci, je propose que toute l’école se mette en mouvement afin d’utiliser cette façon de faire en plus de ce que nous faisons déjà. J’ai présenté la vidéo suivante de style « Mission impossible »

Nous allons donc essayer de trouver des moyens de changer des « Missions impossibles » en « Missions possibles »…

Jeudi nous avons travaillé sur l’élaboration de notre Plan annuel qui sera publié sous peu et vendredi nous avons probablement eu la seule réunion administrative de l’année en matinée.

Je termine en souhaitant à tous les membres du personnel du CAHM une année à la hauteur de toutes leurs attentes et d’apprendre plein de nouvelles choses. Je vous remercie de faire équipe et de ne pas ménager le temps et les efforts pour assurer que tous les élèves puissent développer leur plein potentiel. Il en va de même pour les élèves du CAHM, leurs parents et la communauté. Que l’année 2015-2016 soit remplie de nouvelles découvertes et de nouveaux apprentissages de toutes sortes. Merci de vous engager dans la mission de l’école et de prendre une part active aux différents projets et aux multiples initiatives proposés par l’école. N’oubliez pas que la réussite est possible par vos efforts et par l’utilisation efficace de stratégies apprises à l’école. Bonne année 2015-2016 !!!

Ma rencontre avec Steve Bissonnette au sujet de l’enseignement explicite…

bissonnetteJ’ai eu la chance aujourd’hui d’entendre Steve Bissonnette, coauteur du livre « L’enseignement explicite et réussite des élèves : La gestion des apprentissages». Cette conférence était présentée dans le cadre des journées de formation de l’AEFNB. J’ai eu la chance de me procurer son livre en juin et je suis à le terminer à petits pas. Comme j’ai l’habitude de le faire, je partage ici le résumé de mes notes de la journée afin de pouvoir les retrouver au besoin et en espérant qu’elles pourront aussi servir à d’autres personnes. Je vous rappelle que celles-ci ont été écrites rapidement sur le vif de la présentation et peuvent être incomplètes ou représenter ma perception de ce que j’ai compris. Je ferai une petite conclusion personnelle à la fin de mon billet.

Copie de mes notes prises pendant la rencontre…
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2 stratégies à mettre en place dès le début de l’année scolaire ;
– Des places assignées
– Un signal de silence, un signe que les élèves reconnaissent qu’ils doivent silencieux pour un moment afin de recevoir des directives.

Les élèves en difficulté et ceux à risque d’échecs sont ceux plus susceptibles d’abandonner l’école. L’échec scolaire est le principal facteur prédictif du décrochage scolaire…

Élèves difficulté sur le plan des comportements et des apprentissages… 80 % de ces jeunes ont des difficultés en lecture… Intervenir sur les comportements oui, mais également sur les apprentissages… L’antidote à toute problématique chez un jeune est le succès… Notre objectif est de provoquer le succès… Pour être efficace, il faut intervenir tôt, simultané sur les problèmes de lecture et de comportement… Les problèmes vont diminuer seulement si on intervient en lecture et sur le comportement… La lecture est essentielle et le plus tôt possible… Plus on attend pire que cela peut-être… Il faut utiliser les meilleures pratiques possible…

Pour répondre aux questions concernant l’efficacité. Des écoles et de l’enseignement, il importe d’utiliser des données probantes… Il faut un chercheur, un endroit (une classe) et des gens (Prof et élèves)… Un texte comme Mérieux n’est pas de la recherche…

Classification des recherches en éducation selon Ellis & Fouts (1993) ; niveau 1, recherches descriptives, Niveau 2, recherches comparatives à petite échelle et Niveau 3, recherche comparative à grande échelle. Au minimum, on essaie d’utiliser des recherches de niveau 2 et idéalement celles de niveau 3. Une méta-analyse nous évite de lire des centaines de recherches pour dégager les tendances. On retrouve maintenant des méga-analyses…

Les styles d’apprentissages ne sont pas supportés par des recherches de niveau 2 et 3. Il faut se questionner en fonction de contenu.

Les types d’intelligence de Gardner ne tiennent pas la route. Aucune recherche de niveau 2 ou 3. Moins que tu les fais, mieux que c’est…

La pédagogie de la découverte… Qui peut apprendre au contact des autres ou par eux-mêmes… Pas avec des élèves en difficulté…

Poser toujours 2 questions… Est-ce que cela a déjà été testé ? Quels sont les effets mesurés ?

2 livres ;
Légendes pédagogiques, Normand Baillargeon et Great Mythes of Popular Psychology
Classe inversée ; On retrouve une seule recherche en pharmacologie du 2e cycle avec des résultats de 4 % de mieux, c’est non-significatif. Est-ce qu’on fait cela dans nos classes du primaire ou du secondaire ? Never ! Jamais ? On crée des inégalités scolaires… Des inégalités sociales en inégalités scolaires…

L’effet enseignant : À partir des recherches de John Hattie pour une une recherche de 800 méta-analyses, 50 000 recherches et 200+ millions d’élèves. On peut regrouper les variables de ces recherches entre 6 facteurs ; enseignant, programmes d’études, méthodes d’enseignement, élèves, milieu familial, école (ils sont en ordre d’importance selon Hattie). Le classement peut varier d’une personne à l’autre… La recherche peut venir nous donner des pistes… Il faut regarder l’ampleur de l’effet . Si c’est positif ou négatif… entre +0,10 et +1.00… Par exemple à +.10, l’élève moyen qui se trouve au 50 rang centile avance de 4, à +1.0, la même personne avance de 34 points. A +0.40, les effets commencent à être visibles à l’œil nu… à partir de +0.80 c’est généralement Wow ! En éducation, 95 % des facteurs améliorent le rendement des élèves… Selon Hattie, le facteur moyen est de +0.40, c’est un seuil (benchmark) pour choisir les facteurs de +0.40 et plus

La recherche en éducation n’est pas parfaite, mais comme en santé, c’est le moyen le moins dommageable pour enseigner aux élèves…

Ce n’est pas qu’ils sont dans la même classe que les élèves sont au même niveau.

Si un enseignant a des attentes élevées envers un élève, il pourra mieux réussir…

La forêt de l’alphabet est une méthode d’enseignement éprouvé par la recherche pour l’enseignement de la lecture. La formation, les sentiers de la forêt permettent de détecter les besoins des élèves… selon différents niveaux… Est-ce que l’école peut faire une différence ? Oui, pour par les choix qu’on fait…

Hattie vient de publier une plus grande méta-analyse récemment…

Quels effets des nouvelles technologies… les technologies ne remplacent pas les enseignants…

C’est sur l’enseignant qu’il faut miser…

Modèle d’interventions à 3 niveaux : Réponse à l’intervention (Response to Intervention-RTI), Interventions universelles (80 % des élèves), 20 % des élèves ont besoin d’interventions supplémentaires et ciblées. Les interventions ciblées permettent de rejoindre environ 15 % de ce 20 %. L’autre 5 % a besoin d’un plan d’intervention, car les difficultés persistent… Il faut des interventions individualisées… On sort l’artillerie lourde… Des problèmes extraordinaires nécessitent des interventions extraordinaires… Quelles sont les meilleures interventions universelles de niveau 1 qui permettent à 80 % des jeunes de réussir l’apprentissage de la lecture et autre…

Deux ressources principales, travaux de Everlyn M. Evertson et William R. Jenson.

Gérer efficacement la classe c’est utiliser un ensemble de pratiques et de stratégies éducatives afin d’une part, de prévenir et de gérer efficacement les écarts de conduite et d’autre par maintenir un environnement favorisant les apprentissages.

On ne peut pas contrôler l’autre, on peut seulement l’influencer. Par conséquent, pour modifier les comportements des élèves, on doit au départ, modifier ses propres comportements. Une année scolaire bien débutée est généralement une année qui se termine bien…

Une gestion efficace de classe ; 80 % de ces interventions sont préventives et proactives et 20 % sont curatives. Plusieurs de ces interventions doivent être planifiées. Il faut avoir des relations positives, un environnement sécuritaire, ordonné et prévisible, un encadrement des élèves, organisation de la classe et l’enseignement efficace. Un élève qui réussit ne se comporte pas de la même façon qu’un élève qui échoue. Il faut dire aux élèves que nous avons des attentes élevées. Si l’élève sait que l’enseignant a des attentes élèves, il y a plus de chance qu’il réussisse. Qui sut en salle de classe… Si c’est l’enseignant, ce n’est pas un bon signe…

Meilleur moyen pour contrer l’intimidation ; augmenter la surveillance…

Qu’est-ce qu’on se dit avant et pendant une activité… Comment on se comporte pendant une tâche d’apprentissage ? (Je m’engage – On ou Off)… Comment je m’y prends pour réaliser une tâche ? (Je m’investis, analyse, méthode de raisonnement, essaie et erreur). Ce que l’élève se dit est le facteur le plus important… Mon langage est porteur de sens et évocateur… Les mêmes mots peuvent être motivants ou démotivants pour certaines personnes… Ne pas dire « C’est un problème facile »… Il y a des mots peuvent produire l’effet contraire comme « C’est facile » ou « C’est difficile »… Le langage n’est pas neutre… Il faut surveiller son langage… Le cerveau humain est câblé comme cela… Le cerveau traque l’information par un système réactif (cerveau émotionnel) et un système réflexif (cerveau rationnel).

Le cerveau est composé de deux systèmes :

Réactif : Perception, émotions et réaction + ou –

Rationnel : En plus de Perception, émotions et réaction + ou – on a compréhension, décision et action… L’amygdale est responsable que ça passe ou pas… dans le système réactif au système rationnel…

Apprendre à l’école n’est pas comme apprendre dans la vie… On n’apprend pas à parler à l’école… Pythagore a découvert le théorème de Pythagore… On ne demande pas aux élèves de le découvrir… Certains apprentissages sont plus complexes et doivent être faits à l’école… Le plaisir d’avoir appris vient plus tard… Pas pendant qu’on fait, mais pendant qu’on sait qu’on a compris et réussit…

Il faut dire aux élèves qu’ils peuvent réussir à la condition que l’élève fasse l’effort nécessaire et qu’ils s’y prennent d’une bonne façon. Edison a grillé 10000 lumières avant de réussir. L’enseignant ne peut pas le faire à la place de l’élève. De plus, l’effort demandé par un élève peut être différent d’un autre… Faire un effort c’est agir, et ce malgré le déplaisir… Tu le fais même si ça ne tente pas… C’est comme cela qu’un élève peut vivre du dépassement… Avoir, réussit, ce n’est pas toujours facile… L’école ne fait pas des liens avec la vie… L’école est la vie… Vous ne pourrez pas faire plaisir à 25 élèves en même temps… Ça peut ne pas être plaisant tout le temps… Il faut surtout parler de l’effort quand les élèves en font… Quand ça va bien… On les arrête quand il font un effort, on leur demande si c’est facile… ils disent non… On leur dit de façon explicite que c’est ça faire de l’effort…

La réussite est l’effort multiplié par l’utilisation des bonnes stratégies R=E X S

Si l’élève réussit et qu’il pense qu’il a été chanceux… On lui explique que ce n’est pas un tirage… On renforce l’élève pour qu’il reconnaisse les stratégies qu’il a utilisées pour sa réussite… On installe une conception dynamique de l’intelligence qui est malléable par les efforts et les stratégies et non une conception statique et qui fait en sorte que les élèves abandonnent. Thérèse Bouffard ; le facteur le plus important est que les élèves croient qu’ils vont réussir… Les garçons ont une perception négative envers l’apprentissage en français… Les garçons urgence nationale… Les garçons doivent apprendre à faire même si ça ne tente pas… Les garçons ont de la difficulté de mettre de l’effort. De moins en moins de garçons dans les facultés de médecine…

La motivation est une disposition de la personne à s’engager dans l’activité….

SEP Sentiment d’efficacité personnel ; sentiment positif = scénario de réussite, plaisir, défi et satisfaction, etc…

Ce n’est pas ce que tu peux faire, mais sur ce que tu crois que tu peux faire…

On doit interagir avec les élèves, on s’approche d’eux, pas trop près, on les regarde, on les interpelle par leur prénom, on leur pose des questions ouvertes… avec une face invitante… pas une face de plâtre… Si on est gentil, plus de chance qu’ils soient gentils…

On utilise un ton de voix approprier, en écoutant les élèves, en démontrant de l’empathie… bref en manifestant de l’intérêt en particulier avec les élèves difficiles…

Il faut développer des relations positives. Accueillir les élèves, maintenir un ratio de 4 interactions positives pour une interaction négative en portant une attention aux bons comportements, renforcer socialement, utiliser l’humour, être crédible pare nos paroles, nos actions et agir comme modèle. On dit merci d’avoir commencer ton travail… c’est une bonne marque de respect. Il faut que les bottines suivent les babines…

Certains élèves sont des experts pour trouver des injustices dans nos règles de l’école…

Il faut surprendre l’élève qui fait bien… Plus de positif que de négatif…
Pour créer un environnement sécuritaire, ordonné et prévisible, il faut enseigner les comportements comme la lecture. Ce n’est pas en punissant un élève qui ne lit pas bien qu’il va apprendre à mieux lire. On fait un modelage par exemple pour enseigner comment marcher en silence à droite dans les corridors.

Pour un environnement sécuritaire, ordonné et prévisible ; identifier 3 valeurs au maximum, identifier 5 contextes ou moments quotidiens de vie de la classe…. Les attentes comportementales (règles ) sont présentées aux élèves explicitement avec sens (graphique en T), on ne négocie pas… Il faut nommer les règlements, explique le pourquoi, les afficher pour que tous les élèves puissent les voir, les comportements doivent être enseignés par l’enseignement explicite, c’est à dire ; modelage, pratique dirigée et pratique autonome… Il faut aussi prévoir du temps pour pratiquer les comportements désirés et pour fournir une rétroaction (feedback)…

Installer et enseigner des routines (début-fin de cours, transitions, etc…), convenir d’un signal du silence (5,4,3,2,1…) et avoir un rythme soutenu. Selon la recherche, quand le débit verbal est rapide, les élèves ont tendance à plus suivre…

Encadrement des élèves ; revoir les règles périodiquement (précorrection), quand on les sent déraper, on fait le rappel, supervision constante (balayer du regard la classe régulièrement), marcher la classe (on circule tout l’espace, se diriger vers les difficultés rapidement), élèves difficile ou vulnérables proches de l’enseignant pour ne pas briser le flot de l’enseignement… , nommer des élèves pour répondre aux questions (on peut dire aux élèves n’ont pas à lever la main pour poser des questions, il faut leur expliquer qu’on veut avoir de l’attention et la vigilance…), utiliser un système de renforcement pour assurer la répétition des bons comportements (définir les comportements attendus, enseignes explicitement ces comportements et de les faire pratiquer), utiliser des renforcements continus de type social pour favoriser l’acquisition des comportements… on renforce verbalement en associant la valeur (Pierre, tu as levé ta main pour parler, c’est une belle marque de respect…)… Utiliser en concomitance avec les renforçateurs sociaux des renforcements intermittents de type tangible pour favoriser la généralisation des comportements… Quand un élève ne sait jamais quand il va avoir un jeton, il va mieux faire attention… Tu ne donnes pas de jetons à un élève qui demande… Privilège individuel qui ne coute rien (chaise du prof pour 15 minutes) et privilèges de classes pour tus les élèves (lorsqu’une classe aura accumulé 100 jetons, ex ; jouer à la cachette à l’école, jouer à la caille). C’est plus puissant les récompenses de classe pour éviter que des élèves soient toujours privés de privilège. Selon la recherche pour modifier les comportements est la récompense de groupe… Ce qui est le plus efficace en ordre ; 1- renforcements positifs par le groupe, 2- individuel, 3- social, 4- interventions préventive de l’enseignant, 5-interventions curatives de l’enseignant, 6-punitions, 7-cout de la réponse (enlever quelque chose à l’élève).

Ne jamais utiliser le système de renforcement pour gérer les écarts de conduite des élèves. Il est anormal qu’un élève n’ait accumulé aucun jeton lors d’une activité de célébration des efforts de type groupe. Il faut alors se questionner comme enseignant.

Organisation de la classe ; le mobilier est disposé de façon à ce que tous les élèves puissent voir les démonstrations/explications… la disposition du mobilier permet à l’enseignant et aux élèves de se déplacer aisément, le matériel de support est facile d’accès et il y a une procédure pour y accéder, le matériel pédagogique est préparé et organisé à l’avance, organiser la cueillette et la distribution du matériel…

Il faut de l’intervention quand c’est nécessaire… Il faut une politique claire en ce qui concerne la gestion des écarts de conduite majeurs. Dans ces écoles, les enseignants peuvent gérer adéquatement les comportements des élèves, car les motifs pour lesquels un élève doit être retiré de son milieu d’apprentissages ont été identifiés précisément.

Interventions, étapes à suivre…

Contrôle par la proximité, en s’approchant, pour certains élèves est suffisant…

Contrôle par le toucher, mettre la main sur son épaule, sur le bureau, entrer dans sa bulle sans briser le flot de l’enseignement

Définit une identification verbale (trois petits coups, signifie tu n’es pas à la tâche…)

Un renforcement différencié, on félicite un autre élève qui le fait bien…

Intervention verbale

Le réenseignement ; retourne au travail – sors ton cahier…

Reste avec moi je vais t’aider

Donner un choix, tu choisis ; tu le fais ou tu viens le faire ce midi…

Une conséquence logique, tu aimes parler ? Tu pourras venir parler vendredi…

On peut remettre la responsabilité de trouver une conséquence à l’élève fautif… Il devra trouver une manière de réparer…

Show me 5, au lieu de le retirer du groupe, on le garde en classe et on lui demande de repérer 5 collègues qui vont exactement ce que je demande. Observer les bons comportements… On revoit les bons comportements. Est-ce que tu sais quoi faire maintenant… Pour s’assurer que la réflexion se fait, tu portes attention à des élèves qui font ce que nous demandons.

Rencontre avec l’élève pour essayer de comprendre. On lui demande d’expliquer…

Punition ; il est préférable de donner une punition que tolérer l’intolérable. Ce n’est pas suite à une accumulation de mauvais comportements… Si ont intervient en expliquant à l’élève que tu lui donnes une chance…

Lorsqu’on intervient pour corriger des comportements ;

Ne jamais poser de questions,

Formuler la requête, 2 avertissements, ensuite le refaire en ajoutant, tu dois…

Jamais en face à face, mais en 45 degrés.

On marche la classe

Renforcement positif dès que l’élève manifeste le comportement attendu ; verbal, non verbal…

Livre ; Discipline et gestion de classe

Interventions curatives 2 ; accumuler des données comportementales, documenter (où l’élève vit des difficultés et où il vit du succès), se questionner sur la fonction du comportement : obtenir ou éviter ? (pour obtenir quelque chose ou pour éviter quelque chose). Quand un élève persiste, il faut vérifier ce qu’il veut obtenir. Il faut comprendre la nature d’un comportement… Faire rire les autres, ne pas faire un travail… Il faut aussi faire appel aux spécialistes. Il faut prévoir et planifier les situations d’urgence… Dans une situation d’urgence, on enlève les spectateurs et on utilise deux intervenants… Il faut avoir un « Plan d’urgence » en conséquence.

Pour les apprentissages, les meilleurs moyens sont ;

Pour aider un élève qui ne comprend pas est de comprendre ce qu’il comprend (Il ne peur pas te dire ce qu’il ne comprend pas). Ne jamais demander en classe ; savez-vous compris ? Ils disent toujours oui… L’amygdale peut devenir irritée si on essaie de trop expliquer… En demandant ce qu’il comprend, on précède les explications… L’élève travaille seulement sur ce qu’il comprend… Piaget… Lorsqu’on pose un problème ; un stimulus capté par les sens se rend au cerveau, à partir de se qu’on a en mémoire on se construit une représentation du problème. On se fait une tête… à partir de sa propre représentation… Un élève en difficulté après une première lecture d’un problème abandonne s’il ne comprend pas… Ceux qui ont besoin d’aide souvent n’ont pas encore développé les habiletés de ceux qui le font bien. On doit alors enseigner ces stratégies.

Quelles sont les meilleures méthodes pour enseigner les apprentissages fondamentaux (lecture, écriture, mathématiques) auprès des élèves en difficultés ? Selon 11 méta analyses qui font la synthèse de 362 recherches pour 30 000 élèves. Il y a plus de recherches en lecture, car 80 % des problèmes des élèves sont en lecture… Il y a seulement que 2 méta analyse en écriture… 2 méthodes d’enseignement surpassent toutes les études autant au primaire qu’au secondaire;
1- L’enseignement explicite
2- L’enseignement réciproque (un élève enseigne à l’autre, mutuellement, un concept…)

Les 3 étapes de l’enseignement explicite ;

1- Modelage ; On pense à haute voix comme si nous avions un hautparleur sur les épaules. On rend visibles des processus qui sont souvent invisibles.
2- Pratique dirigée ; C’est une étape tampon pour s’assurer que les élèves comprennent… Certains élèves peuvent faire une pratique dirigée plus longtemps au besoin… On ne peut pas toujours enseigner tout le monde en même temps.
3- Pratique autonome ; L’élève le fait par lui-même…

Le meilleur outil est le feedback… Feedback est un synonyme d’enseignement explicite… La rétroaction est un élément essentiel de l’enseignement explicite…

Enseignement traditionnel, les présentations sont magistrales sans le hautparleur pour les stratégies, par de pratiques dirigées et souvent laissé seul… Si tu ne comprends pas, tu ne peux pas faire le travail demandé…

Un enseignant ça enseigne… Si ça dirige, c’est moins efficace…

Bonnes ressources ;

Répertoire de vidéos de Steve Bissonnette sur Vimeo

Site atelier en Ontario ; http://www.atelier.on.ca

Deux livres de Christian Boyer ; L’enseignement explicite et la compréhension en lecture et le programme orthopédagogique DIR

Difficile d’avoir un taux de succès de plus de 80 %, mais l’autre 20 % aura besoin d’aide…

Il faut récapituler pendant une leçon et aussi à la fin… Il faut identifier les éléments à retenir…

L’enseignant a une influence déterminante sure l’apprentissage des élèves.

Ne pas oublier ; R=E x S

Avoir de bonnes stratégies de questionnement est nécessaire…

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En conclusion :

J’ai bien aimé cette première rencontre avec M. Bissonnette. J’ai entendu beaucoup de bon sens et faire appel à la recherche pour appuyer nos démarches en éducation est valable. L’enseignement explicite est déjà utilisé à notre école à différent niveau et avec le temps, les enseignants et la direction ne demandent qu’à s’améliorer. Là où j’ai accroché un peu sont les quelques affirmations qui peuvent peut-être porter à interprétation. Il faut donc regarder ceci avec un regard critique. Il a mentionné plusieurs sources et donné beaucoup d’information en peu de temps. J’ai bien hâte d’en discuter davantage avec les membres du personnel du CAHM. En mentionnant qu’il n’a pas de preuves probantes de l’utilisation des iPad en classe, on pourrait penser qu’il faut délaisser ces outils. Je ne connais pas de recherches sur la pertinence d’utiliser un crayon en classe non plus. Il y en a peut-être… Un outil mal utilisé peut faire des dommages c’est évident. 100 % des gens qui se sont blessés avec une scie l’ont probablement mal utilisé. On utilise quand même des scies…

Je me questionne aussi sur plusieurs commentaires sur la réussite des garçons et leur manque d’effort. L’école serait-elle trop féminisée que les garçons ne s’y retrouvent plus ? La question ne date pas d’hier. Je me questionne aussi que tous les efforts sont concentrés en lecture, en écriture et en mathématiques. Ces disciplines sont importantes et doivent avoir toute notre attention. Je trouve quand même un peu cela réducteur. Je suis d’avis qu’il ne faut pas oublier d’encourager le développement des talents chez nos jeunes, de nourrir leur curiosité et leur créativité.

J’ai aussi un peu accroché sur l’utilisation des systèmes de récompense en classe. Bien que je sache qu’il peut y avoir certains effets bénéfiques, je crois qu’ils peuvent être mal utilisés à l’occasion. Il ne faut pas tomber dans l’effet pervers de la manipulation et du marchandage de jetons en échange de privilèges. C’est un terrain délicat et il faut ici faire preuve de grande prudence.

Je termine en croyant que M. Bissonnette a su nous remettre en question et que ses propos nous permettent de nous poser de bonnes questions nos pratiques pédagogiques. Le travail à accomplir demeure grand, mais nous sommes prêts à relever ce défi. J’en suis certain. Bonne réflexion…

Mise à jour :
Via Twitter M. Bissonnette me suggère de visionner la vidéo suivante ;

La pensée critique… selon Normand Baillargeon

raisonobligeJe cherchais depuis longtemps une bonne définition de la pensée critique.  Je crois que c’est là l’habileté la plus importante à développer auprès de nos élèves.  Lorsqu’on se place en position d’apprenants, il est important d’être ouvert à faire différemment, mais aussi de prendre des risques.  Le Blogue des Jeunes est une belle opportunité pour les élèves de développer leur pensée critique en donnant leur opinion et en analysant l’actualité.  Les jeunes ont des choses à dire et des contributions à faire.  Il faut leur donner la chance.

J’ai eu la chance d’entendre Normand Baillargeon lors d’une émission de Tout le monde en parle de Radio-Canada.  Je l’ai trouvé bien articulé et il a piqué ma curiosité.  Je me suis donc procuré quelques livres de celui-ci et « Bang », la définition tant recherchée m’est apparue.  Baillargeon dans son livre « Raison Oblige-Essaie de philosophie sociale et politique » publié aux Presses de l’Université Laval écrit;

« La pensée critique suppose l’habileté à se faire une opinion par soi-même, à demeurer impartial et à reconnaitre ses propres préjugés et à s’en méfier.  Elle demande aussi une disposition à revoir ses propres jugements et à rejeter des hypothèses devenues inadéquates; elle se manifeste en outre par la pratique d’un doute constructif plutôt que d’une critique destructrice.  Elle suppose encore qu’on reconnaisse la faillibilité humaine et la fragilité de notre savoir….  Enfin, elle est le lieu d’une sorte de tension entre, d’une part, le désir d’apprendre et l’ouverture aux idées nouvelles et, d’autre part, la ferme détermination à n’accepter aucune proposition avant de l’avoir soumise à un attentif examen critique…  » page 35

Chaque mot est important et à la bonne place.  Voici donc un plan annuel que pourraient utiliser toutes les écoles, une carte, un plan et une mission à se donner en un projet collectif.  Pour enseigner la pensée critique, il faudra accepter que les élèves puissent l’utiliser… s’en servir…  Nous aussi comme adulte, nous devons-y adhéré…  Pas toujours facile dans une grosse machine bureaucratique orienté vers un style de « Toute la même chose et tout le monde en même temps »…  Bonne réflexion !!!  Voici en terminant l’entrevue de Normand Baillargeon de l’émission « Tout le monde en parle » de novembre 2014 ;

 

 

À quelques jours de Clair2014…

Logo Clair2014Ça y est, nous y arrivons.  Clair2014 est à moins de 25 jours et demain, la rentrée scolaire sera évidemment, fort occupée.   Depuis quatre mois déjà, j’occupe les fonctions de Mentor en application pédagogique de l’ordinateur (APO) pour le district scolaire francophone du Nord-Ouest (DSF-NO).  J’ai eu au cours des dernières semaines collaboré à toutes sortes de projets et je n’ai pas assez d’heures pour tout faire ce que j’ai à faire.  Premièrement, le projet Acadiepédia se développe très bien et ceci au-delà de toutes mes espérances.  Plusieurs enseignants y voient une pertinence et plusieurs élèves sont maintenant en mesure de participer au « Blogue des jeunes« .  J’essaie un peu de faire au district ce que je faisais dans l’école où j’ai travaillé pendant plusieurs années, le CAHM.  Cette semaine, j’aurai l’occasion de collaborer avec des élèves de la douzième année qui contribueront au wiki des communautés.  Ce projet est en marge du Congrès mondial acadien d’aout 2014 et nous nous donnons les prochains mois pour développer et ajouter du contenu.  Nous espérons que le Wiki continuera d’évoluer au cours des prochaines années.  Plusieurs commanditaires se sont montrés intéressés au développement du projet et quelques annonces devraient suivre…

Aux cous des dernières semaines, en plus du développement du projet d’Acadiepédia, j’ai eu la chance d’accompagner des enseignants dans toutes sortes de projets dont le plateforme « CLIC » au Nouveau-Brunswick, le déploiement de pages Facebook pour certaines écoles, l’inscription et la gestion du matériel pour les cours en ligne, le déploiement de Centres de recherches, d’innovation et de création (CRIC) et du déploiement de flottes d’iPad.  J’aurai la chance de participer à une formation à Moncton sur le « Volume Purchase Plan » d’Apple afin de mieux gérer les achats d’applications.  Je participe aussi à un comité provincial de la révision des besoins informatique pour les écoles, le dossier des sciences humaines et les fêtes du Patrimoine.  Je participe aussi à la transition des blogues du CAHM sur WordPress avec Opossum.  La « Salle de rédaction des élèves du CAHM » aura un nouveau look sous peu et la page web de l’école continue à progresser.  J’ai aussi suivi mon premier MOOC sur une introduction au « Lean Sigma Quality ».  Par le fait même, j’ai aussi développé ce wiki sur les MOOC.  En février, j’aurai la chance de rencontrer des enseignants lors de différentes formations sur Symbaloo, Delicious, la BREC et Acadiepédia.  J’ai donc commencé à développer un Wiki de collaboration pour donner des pistes aux enseignants que j’accompagne.  Ja participe aussi à plusieurs réunions dont celles des directions d’écoles, de l’équipe pédagogique du DSF-NO et du Centre de l’appui à l’apprentissage de Grand-Sault.  Décidément, je ne chôme pas…

À la fin du mois, j’aurai la chance de participer au Colloque Clair2014 et de revoir plusieurs amis et collègues.  Ce colloque a déjà 5 ans et à commencé par une simple idée comme ça sur un blogue.  Rapidement, plusieurs commanditaires ont bien voulu supporter l’évènement et permettre à des gens qui partagent des intérêts communs de se rencontrer pour; Voir l’éducation autrement…  Je suis bien fier de la belle brochette des conférenciers proposés cette année.  Je suis aussi très fier de la liste des participants qui veulent être présents sur place et vivre une expérience unique.  J’ai eu, la chance de participer à plusieurs colloques un peu partout sur la planète et je crois que Clair2014 offre aux participants une belle expérience pédagogique et un sentiment communautaire important.  Le Forum des pratiques gagnantes proposera encore cette année 25 kiosques avec tes idées de valeur ajoutée à la salle de classe.

Au cours des prochaines semaines, je serai donc bien occupé à donner un coup de pouce à l’équipe du CAHM pour les préparatifs de Clair2014 et à faire avancer d’autres dossiers, dont celui d’Acadiepédia et du déploiement des iPad dans les CRIC.  Je remercie tous ceux et celles qui me permettent de vivre cette belle expérience cette année.  J’ai vraiment l’impression de pouvoir faire avancer plusieurs dossiers et que ceux et celles que j’accompagne apprécient mon aide.

En retour, j’apprends beaucoup… énormément…  Bonne année 2014 !!!  Voici en terminant un retour sur Clair2013.  Un reportage de CIMT Télévision de la région;

Le cybercarnet comme outil d’apprentissage…

À la demande d’un collège qui désire implanter l’utilisation du cybercarnet dans son organisation scolaire, j’ai envoyé la réponse suivante pour expliquer ce que je retiens de notre expérience  jusqu’à date.  Nous avons vécu plusieurs états d’âmes et je place le texte ci-dessous dans le but de l’analyser et de développer un peu plus une meilleure réponse qui pourrait être utile à moi-même ou à d’autres personnes…  

   

En passant, c’’est avec plaisir que le CAHM accueillera Mario Asselin le mercredi 8 février prochain.  Celui-ci viendra nous visiter afin de discuter avec les membres du personnel enseignant de l’utilisation du cybercarnet.  Afin de permettre à tous les enseignant de le rencontrer, un horaire spécial sera organisé afin de jumeler des classes ensembles pour libérer les enseignants en 2 demies journées.  Nous sommes bien heureux de l’accueillir et d’échanger avec lui.  Je crois bien que cette visite pourra être des plus intéressante.  Voici donc la réponse envoyée au collègue en question :

    

Voici quelques idées que je lance comme cela…

  

Pour ma part, je crois que cela dépend de se que l’on a comme vision de l’utilisation du cybercarnet au sein de l’école.  Cela dépend aussi de la possibilité de prise de risque. Est-ce que le personnel se sent à l’aise d’essayer une nouvelle approche peu importe le résultat… L’utilisation du cybercarnet à l’école est vue par plusieurs enseignants comme étant une fenêtre sur ce qu’ils sont sur ce qu’ils font.  Pour certains c’est un peu trop ouvert comme outil de communication et ils peuvent se sentir mal à l’aise…il ne faut surtout pas les obliger à utiliser l’outil.  Il faut aussi trouver des mécanismes pour assurer la formation et le suivi.  Certains enseignants sont intimidés par la qualité et la quantité de billets…Ce n’est pas une compétition…

    

Il en va de même pour les élève, il faut aussi avoir une structure pour la publication de billets…Le protocole pour publier un billet, etc…Nous en sommes après 2 ans d’utilisation de reconsidérer notre utilisation pour trouver des moyens d’embarquer ceux qui ne bloguent pas encore et pour voir s’ils faut limiter la sortes de billets qu’on retrouve chez les élèves (Devrait-on tout publier ???)  Il y a des gens qui n’aiment pas lire et écrire…Le blogue n’est pas pour eux…comment peuvent-ils se retrouver dans un tel projet ?  Les commentaires…Écrit-on pour avoir des commentaires ou pour tout simplement partager ses apprentissages, ses passions et ses réflexions ???  Il y a beaucoup de facteurs à considérer…Est-ce le projet d’une personne ou d’un groupe…  Il faut penser aussi a outiller les gens avec des outils que ne vont pas les épuiser comme fils RSS, agrégateurs, etc…

    

Qu’en pensez-vous ???

    

Bonne fin de soirée !!!   

Un programme « Sports – Arts – Études » au CAHM ?

Un comité de 8 membres du personnel est à préparer un cadre réaliste pour mesurer l’intérêt des élèves et de leurs parents pour la création d’un programme Sports/Arts/Études (SAE) au Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska.  Je me réjouis de l’initiative de Claudine Dionne qui nous amène à réfléchir sur ce concept déjà utilisé (ici, ici, ici et ).  Lors de la première réunion du comité le 17 janvier dernier, nous avons échangé des articles et des feuillets d’information provenant de différentes écoles qui utilisent cette approche.  Nous avons convenu que notre proposition aux parents inclurait tous les élèves de la 7e et de la 8e année.  Le but; améliorer les apprentissages chez les élèves en gardant un programme académique riche tout en favorisant le développement des élèves doués dans les sports, les arts, la mathématiques et la science.  Ainsi, pour les élèves il pourrait y avoir 3 voies distinctes.  Une concentration dans les sports, une autre dans les arts et/ou des sessions en mathématiques et sciences pour les élèves qui veulent du rattrapage ou pour les sur-doués qui aimeraient parfaire leurs connaissance dans ces domaines.

Bien que ce projet est actuellement sur la planche à dessin, il y a déjà un fort engouement de la part des membres du personnel.  Les sports visés pour l’instant seraient le volleyball (féminin et masculin), le judo, le badminton et l’athlétisme.  Du côté des arts, les arts plastiques, la musique, la technologie, les médias (télévision et radio) sont dans la mire des membres du comité.  Évidemment, les membres du personnel intéressés par des activités où ils se sentent à l’aise et qui démontrent un intérêt et les compétences seront encouragés à participer à ce programme.

Le cadre initial proposé par le comité veut avoir deux après-midi par cycle de 5 jours réservé pour ce programme.  Cela nous apporte à réorganiser seulement 6 périodes de 40 minutes.  L’horaire serait par la suite révisé pour permettre la répartition des matières selon les proportions établies par le Ministère de l’Éducation du Nouveau-Brunswick.  Ce qu’il y a de plus frappant est que ce programme n’engendrerait pas de coût pour l’école et pour les participants.  Nous rencontrerons les autrers enseignants de l’école au début du mois de février pour présenter cette ébauche pour ensuite la finaliser le 16 février prochain.  Par la suite, il se peut que ce projet soit présenté à la communauté du CAHM lors de la rencontre annuelle de planification pour l’année 2006-07 qui aura lieu le mardi  28 février afin de tâter le pouls des parents.  Dans le cas d’un intérêt probable, le projet sera présenté au Comité Parental d’Appui à l’École (CPAE) en mars pour son approbation et pour élaborer un échéancier réaliste.

Je le dis souvent que je me considère chanceux de travailler dans une école où les gens n’ont pas peur d’explorer, d’essayer et d’implanter de nouvelles approches pédagogiques variées.  Les 3 projets de team-teaching implantés cette année se déroulent bien avec l’ajout de certaines révisions.  Le projet ApprendTIC du CAHM va de l’avant (incluant celui des cybercarnets) ainsi que le projet des ordinateurs portables.  L’an prochain d’autres enseignants m’ont déjà signalé le désir de travailler en team-teaching.  Wow !!!

En passant, nous sommes à la recherche d’articles concernant ces types de programmes.  Avis à ceux qui pourraient nous donner un coup de main !!!

À suivre…

Gemme l’halloween…

Écrivez « Gemme l’halloween » et le logiciel Word n’indiquera pas d’erreurs. C’est ce qu’à fait un de mes élèves en écrivant son billet. Que fait-on lorsqu’on voit ça ? « Gemme » est une pierre précieuse, pas le verbe aimer…
Apprendre c’est bien complexe, apprendre à écrire l’est tout autant. On peut conjuguer le verbe « aimer » à toutes les semaines pendant plusieurs années. Par contre, ce n’est que dans un contexte d’écriture que l’utilisation des mots prend tout son sens. C’est la même chose avec le vocabulaire, l’orthographe ou encore la grammaire. Pour développer l’art d’écrire; il faut… écrire.
Prenons l’exemple du tennis. Si on veut faire apprendre le tennis à un ami, il faut s’assurer de couvrir 3 points importants. Yves Nadon, dans ses conférences sur la littératie, utilisait très bien comme exemple, le vélo. Ainsi, on doit :
1- Expliquer
2- Essayer
3- Évaluer
Il serait impossible d’apprendre le tennis en écrivant seulement des notes théoriques ou en regardant tout simplement des films. De même qu’il faut une certaine base théorique, il faut à un moment donné aller sur le terrain et essayer de jouer. En plus, si on veut que notre ami s’améliore, il faut être capable de l’encourager et d’évaluer les approches qu’il utilise. On peut alors lui faire des suggestions, expliquer à nouveau et continuer à pratiquer.
Il faut donc se questionner si dans nos pratiques pédagogiques, nous prenons le temps de mettre en place un système qui permet aux élèves d’améliorer leurs apprentissages en écriture. Il faut écrire pour apprendre à écrire. Ça devrait être simple, pourtant on tombe souvent dans le piège d’expliquer et de ne pas assez prendre le temps pour pratiquer…
Ce que j’aime du projet de cybercarnet, c’est la possibilité pour les élèves d’écrire et d’avoir très tôt une rétroaction de ce qui est présenté. C’est sûr qu’il y aura des fautes de français, mais il y a des outils et des procédures pour réduire leur nombre. Demanderait-on à un joueur de tennis de jouer à un calibre international avant d’embarquer sur un terrain ? Non, on accepte que jouer au tennis comporte des risques d’erreurs et on comprend assez bien qu’avec le temps, il y aura de l’amélioration.
Attendre que les élèves sachent écrire avant de les laisser publier des textes, c’est un peu comme attendre après le gros lot au 6/49.
Yves Nadon dans son livre « Lire et écrire en première année et pour le reste de sa vie » m’inspire grandement en écrivant :
« Nous voulons tous que nos élèves aiment écrire. Mais nous, aimons-nous écrire ? Avant de continuer, réglons le cas d’un sujet épineux et controversé : l’orthographe. Les mots doivent toujours être bien écrits, on ne peut laisser passer des erreurs, le niveau baisse, vite les dictées, et quoi encore : à lire les éditorialistes depuis plus de 25 ans, on est porté à croire que le niveau baisse depuis 1859 ! Quoi penser au juste ?
Pour bien répondre à cette question, il faut observer des classes instruites où les enfants écrivent souvent. Il faut aussi analyser l’écriture des enfants et chercher à comprendre ce qu’ils tentent de faire. Et si nous cherchions à expliquer nos observations plutôt qu’à appliquer une théorie ? Je pense qu’actuellement, comme depuis toujours, nous n’appliquons aucune théorie à l’orthographe, car nous agissons selon des croyances et des traditions. »
p.59
Wow !!! Je retiens : Je pense qu’actuellement, comme depuis toujours, nous n’appliquons aucune théorie à l’orthographe, car nous agissons selon des croyances et des traditions. Est-ce cela une partie de la solution ? Dois-t-on changer les traditions sans tout chambarder ? Doit-on faire plus de place à l’évaluation (Cela inclut l’autoévaluation) et à la pratique ???
Pour ma part, j’ai toujours eu de la difficulté à écrire sans fautes. La méthode du sablier (aux sons) et beaucoup de théories n’ont pas réussi à faire de moi un lecteur et un écrivain. Il a fallu un professeur d’université qui m’a fait découvrir le goût de la lecture et de l’écriture. Mme Évelyne Foëx a transformé ma vie en m’inspirant à développer le goût de la lecture et de l’écriture. Mon premier « De la terre à la lune » de Jules Vernes m’ouvrait une route pleine de possibilités. Ces cours était très courts…On écrivait en utilisant des outils; un dictionnaire, une grammaire et un bécherelle. J’ai eu la chance de faire un « B » dès le premier cours obligatoire pour le baccalauréat en enseignement. (il fallait avoir au moins un B…). Auparavant, l’université m’avait sélectionné pour faire des cours de rattrapage… Écrire, toujours écrire et mieux écrire…
Yves Nadon décrit les 5 phases du développement de l’écrit :
1- Étape précommunicative
2- Étape semi-phonétique
3- Étape phonétique
4- Étape de transition
5- Étape coventionnelle
Il définit ainsi l’étape conventionnelle en expliquant que ;
« L’enfant possède de solides notions d’orthographe et de ses règles de base. Il connaît les préfixes, les suffixes, les lettres muettes, différentes orthographes et épellations irrégulières. Son vocabulaire écrit s’enrichit et il reconnaît des formes incorrectes. Les généralisations sur l’orthographe et la connaissance des exceptions sont habituellement correctes. » p. 64
En terminant ;
« Le tennis et le ping-pong, c’est pareil. Sauf qu’au tennis, les joueurs sont debout sur la table.»Coluche
Bonne réflexion !!!

Wow et…Merci !!!

Que dire après avoir lu un billet comme celui-ci…Merci beaucoup !!!
Il est vrai que dans notre communauté éducative du CAHM, beaucoup de personnes s’affairent à développer toutes sortes de projets. Un élément clé est je crois qu’il est possible de prendre des risques sans avoir peur qu’on nous tombe dessus. Je remercie tout ceux qui font du CAHM une école formidable et pas seulement du côté de la technologie mais tout ce qui fait que le CAHM est l’école unique où il fait bon vivre; où il fait bon apprendre. Comme je le dit souvent, le CAHM c’est une petite école au grand coeur.
En écoutant le chant thème de l’école « À chacun son envol« , peut y entendre dans le refrain ;
Qu’on soit grand, qu’on soit petit
On aura toujours des défis
On a tous un chemin
Et on a son propre destin.
On a tous une étoile, des rêves, des histoires
Il ne reste qu’à vouloir
Et on pourra s’envoler

Aussi, je dois remercier tout ceux et celles qui comme Mario Asselin, nous inspirent et nous donne le goût d’avancer de prendre des risques et d’apprendre. Nos élèves en sortent gagnants…Ils en valent la peine…
Merci beaucoup !!!

Habitude 1

Ce billet est le premier d’une série de 77 autres. Dans ce billet initial, j’expliquais ce qu’il faut à une école pour être efficace. Avec le temps j’ajouterai les billets pour compléter la liste. On pourra consulter tous les billets avec la catégorie « 77 habitudes d’une école efficace« . Bonne lecture !!!
Habitude 1 : Dans une école efficace, le directeur s’assure de mettre autant de temps à créer un climat propice à l’apprentissage qu’à développer ce qui doit être appris.
Dans une école efficace, il faut que la direction s’assure de développer un climat propice au travail et de permettre des apprentissages de qualité. Bien que les programmes d’études agissent en guide, on doit développer ce que j’appellerai, « le curriculum invisible ». Par exemple développer le sens d’appartenance ne figure pas dans les guides du ministère. Par contre beaucoup savent que le sentiment d’appartenance développe le goût d’échanger, de collaborer et de se dépasser. Des exemples de ce sentiment d’appartenance au C@HM seraient :
* La boutic du C@HM
* J.A.G.
* Journée Terry Fox
* Jour du souvenir
* Plan de réussite
* Notre projet de cybercarnets
* Notre chanson thème
* Code de vie
* Logo
* Mascotte
* Mission
* Rapport de rendement 2003-04
* Slogan
* Vision
Certaines personnes croient que développer une mission ou un autre projet du genre est une perte de temps. On croit même que les directions d’écoles devraient se limiter à la discipline, aux apprentissages et aux relations avec la communauté. Certains seraient heureux que la direction d’école s’occupent à temps plein d’enrayer le mâchage de gum et d’être le gardien du bruit. Je me
suis vite aperçu que nous avons l’école qu’on a car on y met les efforts voulus. Je le dit souvent et je le répète; je suis bien chanceux de travailler au C@HM. Je suis même prêt à dire que développer un milieu propice aux apprentissages et le facteur qui fait en sorte qu’il est possible de faire des apprentissages de qualité.
Plusieurs façons permettent de développer un climat propice à l’apprentissage. Je vous invite à lire un billet antérieur que j’avais écrit intitulé « Créer un milieu propice à l’apprentissage« . Celui-ci explique en détail ce qu’est un tel milieu.
Patterson (1993) croit que le leadership évolue et change rapidement. Selon lui, le leader de demain doit être en mesure d’être ouvert et d’adhérer fidèlement aux cinq valeurs suivantes ; la participation, la diversité, les conflits, la réflexion et à la possibilité de faire des erreurs. C’est donc dans ce contexte que le leadership se transforme présentement. D’un même son de cloche, les auteurs, Gossen et Anderson (1998) croient que ;
La priorité numéro un des directeurs d’une école de qualité est d’encourager et d’aider professionnellement et personnellement, les professeurs à essayer de nouvelles idées et à les soutenir dans cette tentative. p13
De son côté, Glasser (1994) croit que les dirigeants peuvent devenir de vrais leaders en comprenant la théorie du choix. Selon Glasser (1994) le principe de base de la théorie du choix est ;
On ne peut forcer qui que ce soit à faire ce qu’il ne veut pas faire. On ne peut que lui enseigner de meilleures façons de procéder et l’encourager à les essayer. Si cela fonctionne, il y a de fortes chances qu’il choisisse de poursuivre dans cette voie.” p. 60
Pour assurer le changement, Fullan (1993) croit qu’un leader doit avoir une connaissance solide des nouvelles théories du changement et d’avoir aussi des habitudes personnelles qui vont en ce sens. La collaboration est essentielle et les bonnes façons d’y arriver le sont encore plus.
Selon Fullan (1993), il y a huit facteurs à considérer afin de réussir à changer les choses dans une organisation ; on ne peut pas mandater ce qui est important; le changement est une route et non un plan précis ; les problèmes sont nos amis ; la vision et la planification stratégique peuvent venir plus tard dans la planification ; l’individualisme et la collaboration sont égaux ; la centralisation ou la décentralisation ne fonctionnent pas ; il faut s’ouvrir sur le monde et chaque individu de l’organisation est un agent de changement.
Le leadership a donc évolué et il est essentiel pour les administrateurs scolaires de continuer leurs recherches pour trouver des façons innovatrices de transformer leurs pratiques du leadership afin de le rendre plus moderne et adaptées aux nouvelles réalités.
Références
Fullan, M. (1993). Change Forces. Probing the Depths of Educational Reform.
New York : The Falmer Press.
Glasser, C. (1997). Mon monde de qualité. Montréal : Chenelière/McGraw-Hill.
Glasser, W. (1994). Contrôler ou influencer. Le leader de qualité. Montréal : Les
Éditions logiques.
Gossen, D. C. (1992). La réparation : pour une restructuration de la discipline à
l’école. Montréal : Chenelière/McGraw-Hill.
Grossen, D. et Anderson, J. (1998). Amorcer le changement; Un nouveau
Leadership pour une école de qualité. Montréal : Chenelière/McGraw-Hill.
Patterson, Jerry L. (1993). Leadership for Tomorrow’s Schools .
Association for Supervision and Curriculum Developpment.

77 habitudes d’une école efficace

Un peu dans l’optique des 7 habitudes des gens efficaces, tiré du livre à succès de Stephen Covey, j’ai envie de partager mes idées avec les nouvelles directions d’écoles et celles qui cherchent des moyens afin d’améliorer leur milieu de travail ou pour faire avancer leur école. J’ai eu la chance au cours de ma carrière de travailler dans des situations idéales et avec des gens incroyables. C’est avec ces différentes situations ainsi qu’au fil de mes lectures que je vous propose 77 habitudes positives afin de rendre une école
«efficace».
Pour moi, une école efficace est celle où le plus grand nombre d’élèves réussissent à se dépasser et à apprendre. Ces élèves deviennent des citoyens responsables et ont, à leur tour, envie d’améliorer la société dans laquelle ils vivent. Le but de l’école, au dessus des tests de mathématiques et de verbes, est avant tout de donner le goût d’apprendre car c’est en apprenant qu nous pouvons améliorer notre sort et celui de ceux et celles qui sont démunis.
Je crois qu’il est possible en moins d’une minute, d’entrer dans une école, de sentir si cette école est ou non une école gagnante. Bien souvent l’accueil qu’on reçoit à la réception, les salutations des membres du personnel et des élèves nous révèlent immédiatement si nous avons affaire à une école efficace.
Je sais, d’entrée de jeu, que les critiques quant à la validité de mes idées ainsi qu’à la rigueur de mes affirmations. Par contre, j’aimerais proposer au lecteur des idées qui ont fonctionnées pour moi dans mon travail et ce que j’ai changé dans mon approche de l’éducation avec le temps. J’ai débuté ma carrière en 1989 dans une école où l’on offrait des classes d’immersion. J’ai rapidement constaté que je n’étais pas préparé à faire ce que j’aurais été supposé ni formé à accomplir. La réalité fait en sorte qu’on cherche et qu’on utilise des mécanismes de défense qui, lorsque je regarde en arrière, me font frémir. Plus jamais j’aimerais enseigner comme je l’ai fais au début de ma carrière. Par contre, je réalise avec un peu de recul, que je n’ai fais qu’utiliser les outils qui étaient à ma disposition à ce moment et je m’amuse souvent à dire que le jour où je serai le meilleur dans ce que je fais sera la journée où je me retirerai.
On apprend à chaque jour et ce billet se veut un partage de ce que je trouve essentiel pour qu’on réussisse à développer une école efficace. Il est fort probable qu’il y a beaucoup plus de choses qui auraient pu être ajoutées mais je me base sur mon expérience personnelle, sur mes lectures ainsi que mes rencontres avec ceux et celles qui ont partagé mon monde de qualité en éducation. En août 2002, j’ai eu l’extrême plaisir d’entendre et de rencontrer William Glasser qui nous a expliqué les fondements de la théorie du choix. Pendant une pause, je lui ai dis que ses idées étaient excellentes mais qu’il pouvait être difficile de les faire accepter en particulier par les parents. Sa réponse me prit par surprise. Il me répondit que c’est vrai que le changement en éducation était difficile mais qu’à force d’en parler, d’en discuter et d’essayer, il était plus certain que ces changements se feraient. Je devais donc être patient, de commencer à expliquer et à espérer que les changements que je croyais nécessaires, se fassent. En acceptent cette idée, je devais aussi être conscient que le changement n’est pas toujours bienvenue en éducation et que souvent on peu être la cible de certaines critiques. Pour ma part, j’ai eu la chance de travailler avec une quantité phénoménale de gens ouverts et prêts à essayer d’améliorer les choses qui pouvaient améliorer les apprentissages des élèves.
J’aimerais bien développer chacune des ces 77 idées d’une école « efficace ». Dans les semaines à venir, il sera possible d’obtenir un peu plus d’informations sur ces points. Elles ne sont pas nécessairement dans un ordre particulier et évidemment 77 n’est pas un chiffre magique. Par contre, elles représentent un excellent point de départ et de discussion. Le débat est maintenant lancé…
77 habitudes d’une école efficace selon Gauvin (2005)
L’auteur s’excuse de l’utilisation abusive du mot « On » devant plusieurs points ci-dessous…c’est aussi un peu ça le travail d’équipe…
1-Dans une école efficace, le directeur s’assure de mettre autant de temps à créer un climat propice à l’apprentissage qu’à développer ce qui doit être appris.
2-On ne fait pas ce qui est inutile d’être fait. (Demming dit- Don’t do dumb things…)
3-La pédagogie est à la base du processus décisionnel de l’école.
4-On sait travailler en équipe lorsqu’il le faut et sait…se retirer lorsque c’est nécessaire.
5-On sait dire non.
6-On sait dire oui.
7-On accepte que sa vision ne soit pas comprise de tous mais croit au besoin de continuer à l’expliquer.
8-On aime les enfants.
9-On accepte que son horaire sera de ne pas avoir d’horaire.
10-On développe un système d’évaluation interne.
11-On développe un système d’évaluation externe.
12-On croit que les parents peuvent apporter beaucoup plus à l’école.
13-On s’assure du développement d’un système d’activités parascolaires qui encadre le développement des élèves.
14-On encourage le personnel et les élèves à participer au développement de la vision de l’école.
15-On développe une mission claire et connue de tous.
16-On développe une vision claire et connue de tous.
17-On connait la différence entre la mission et la vision de l’école.
18-On communique efficacement avec la communauté.
19-On développe une expertise dans le développement d’horaire et permet la
flexibilité.
20-On inclut tous les membres du personnel dans la prise de décision.
21-On inclut tous les membres du personnel dans la formation professionnelle.
22-On croit que la littératie est un pré-requis à l’apprentissage.
23-On connaît le plus grand nombre possible d’élèves par leur nom et leurs
intérêts.
24-On permet l’expérimentation.
25-On permet la prise de risques.
26-On encourage le personnel et les élèves à développer les 7 habitudes positives de Glasser.
27-On évalue le personnel de l’école en se basant sur les qualités des individus.
28-On utilise le sens de l’humour avec efficacité.
29-On favorise un conseil des élèves actif.
30-On reconnaît les efforts des élèves.
31-On reconnaît les efforts des membres du personnel et de la communauté.
32-On développe un code de vie où l’on peut avoir de la flexibilité.
33-On n’a pas de flexibilité pour les incidents graves et criminels.
34-On permet aux élèves de faire des erreurs et de grandir.
35-On offre des voyages échanges et culturels.
36-On offre un programme exhaustif de sports et d’activités récréatives.
37-On développe une page web.
38-On permet que les élèves puissent se déplacer dans l’école et savent ce qu’ils ont à faire.
39-On accepte que le bruit ne soit pas un problème de discipline.
40-On développe des moyens de communication efficaces avec les enseignants de l’école.
41-On possède un système d’annonce quotidien.
42-On développe un respect pour l’histoire du pays et de sa fierté.
43-On y retrouve des facilités confortables.
44-Le comité d’appui parental est actif et concerné.
45-Le comité de parents est efficace.
46-L’école a une visibilité dans la communauté (médias, cérémonies..)
47-Le service aux élèves est fort.
48-L’équipe administrative est unie.
49-L’école possède une secrétaire hors pair.
50-L’école est propre et accueillante.
51-Il existe un système d’urgence en cas de crise.
52-On y retrouve un appui du district scolaire pour tout ce qui se fait à l’école.
53-Il existe un appui politique pour ce qui est à faire.
54-Il existe un réseau de contacts à l’intérieur du Ministère de l’éducation pour faire la promotion des projets.
55-Il existe un important réseau de personnes ressources pour aider dans l’avancement des projets.
56-L’école participe à la rédaction de projets et à la demande de subvention lorsque celles-ci se présentent.
57-L’école favorise les projets créatifs et innovateurs.
58-Tous les membres du personnel et les élèves sont incluent dans le plan de réussite de l’école.
59-On favorise le consensus et la collégialité.
60-On utilise des outils de gestion différents pour aider dans la prise de décision.
61-On s’occupe de lire et de s’informer sur les nouvelles pratiques pédagogiques.
62-Les directeurs d’écoles efficaces croient que la technologie est importante, qu’elle est une partie prépondérante à la réussite des élèves.
63-L’école s’entoure de personnes dévouées et compétentes.
64-Les enseignants ont la possibilité de travailler sur des projets concrets.
65-L’école est ouverte à la protection de l’environnement.
66-Les adultes font confiance aux enfants.
67-Les enfants font confiance aux adultes.
68-Les adultes font confiance aux autres adultes.
69-Les enfants font confiance aux autres enfants.
70-Les parents peuvent visiter la classe de leur enfant.
71-Le service de cafétéria propose un menu santé et équilibré.
72-La bibliothèque est accueillante et renferme une variété de livres.
73-La radio étudiante de l’école s’assure de la promotion de la culture
francophone.
74-Le studio de télévision interne fait la promotion et célèbre les réussites des
élèves.
75-Les guides d’études sont des guides.
76-On reconnaît que l’apprentissage ne se fait pas seulement en salle de classe.
77- One est constamment à la recherche de meilleures habitudes pour s’améliorer.
Qu’en pensez-vous ?

L’apprentissage

Me voilà à me questionner à nouveau sur l’apprentissage…
Notre rôle comme éducateur est en constante mutation et souvent on se demande s’il y a dans une journée de travail encore de la place pour penser et développer nos connaissances sur les apprentissages. Mon questionnement m’aidera donc à orienter nos pratiques futures. Je me propose donc de trouver en collaboration avec le personnel du CAHM, des réponses aux questions suivantes :
– Qu’est-ce que l’apprentissage ?
– Qu’est-ce qui favorise les apprentissages ?
– Comment sait-on que nos élèves apprennent ?
– Comment les nouvelles recherches sur le cerveau peuvent-elles nous aider dans notre travail quotidien ?
– Comment implanter le socioconstructivisme à un niveau où il sera possible d’en tirer le plus de bénéfices possibles ?
– Comment faire de la métacognition une réalité dans une école ?
– Comment l’utilisation des TIC peut-elle favoriser de meilleurs apprentissages chez les élèves ?
Notre Wiki de collaboration sur l’utilisation des TIC en salle de classe est évidemment une excellent point de départ. Ma visite chez « Protic » ainsi qu,à l’Institut St Joseph me poussent à croire qu’il nous faut mieux comprendre le processus d’apprentissage et d’être en mesure de mieux l’expliquer, l’analyser et de le mettre au service des élèves. Je suis à chercher un moyen d’ajouter toute cette information sur le Wiki…avis aux intéressées…
En passant, je suis tombé sur cette définition de l’éducation. Glasser écrit en anglais que :
« Education is using and impoving knowledge that is congruent with recent findings on how brain works and with the information age we have now entered » p. 66
Ce passage tiré du livre « Every Student can succeed » nous donne une piste intéressante. Voici un billet que j’avais écrit un an passé au sujet de ce livre. Nous avons à notre disposition des recherches qui démontrent comment on apprend et comment créer des conditions qui nous permettent de mieux apprendre. Alvin Toffler nous a prévenu depuis longtemps. L’information sera ce qui déterminera la richesse d’un peuple. Avant c’était la force et l’argent. Maintenant on parle de l’information, de son accès et surtout de comment s’y retrouver. Cet autre billet en parle un peu.
Bonne semaine !!!

Session de jeudi bien remplie…

Jeudi dernier, avant les rencontres avec les parents et les enseignants, une réunion d’équipe avait lieu en matinée. J’aime bien ces moment où il est possible de discuter avec les membres du personnel et de faire le point sur où nous en sommes et ce qui reste à faire.
La rencontre débute comme à l’habitude avec l’activité « roses et épines ». Les membres du personnel peuvent lancer des roses à ceux qui ont fait un petit quelque chose de spécial pour eux ou encore une épine si quelque chose les dérange. Encore une fois, des tonnes de roses ont été distribués pendant environ 45 minutes. C’est fou comme il se passe des choses au CAHM. Cette activité me permet de mieux connaître ceux avec qui je travail et nous permet de célébrer nos réussites. Bravo !!!
J’ai aussi profité de l’occasion pour présenter un peu de théorie sur le leadership…(vous ne serez pas trop surpris !). J’aime bien utiliser Jerry L. Patterson ainsi que Michael Fullan comme référence dans la théorie du Leadership.
Dans son livre, Fullan (1993) croit que dans les organisation :
– On ne peut pas forcer le changement.
– Le changement est un voyage et non un plan précis.
– Les problèmes sont nos amis.
– La vision et la planification stratégique viennent après.
– L’individualisme et la collaboration doivent avoir le même pouvoir.
– La centralisation et la décentralisation ne fonctionnent pas.
– Se connecter avec un environnement plus grand est crucial pour obtenir du succès.
– Chaque individu est un acteur de changement.
Nous avons aussi revu les cinq valeurs d’une organisation selon Patterson (1993). Ce qui est important avec ces valeurs c’est de comprendre leurs places au sein de l’organisation et comment celles-ci sont véhiculées. Le schéma suivant nous donnes les 5 valeurs de Patterson (1993). Par exemple, pour plusieurs organisations, on croit que la participation se fait lorsqu’on écoute les leaders et qu’on fait ce qu’ils disent. Pour Patterson (1993), il faut plutôt penser que le leader favorisera la participation en engageant activement les membres de l’organisation dans toutes les décisions et les discussions qui les touche.
Pour ce qui est de l’ouverture à la diversité, Patterson (1993) croit qu’il faut encourager celle-ci pour mieux comprendre les réalités organisationnelles et pour pouvoir construire une base riche dans la prise de décision. Le conflit est encouragé en autant qu’il soit réglé de manière saine. On croit aussi qu’il peut apporter des solutions plus fortes lors de problèmes plus complexes. Il faut aussi s’ouvrir à la réflexion et que les membres de l’organisation prennent le temps pour réfléchir sur leurs pensées et celle des autres afin de prendre de meilleurs décisions. Finalement, Patterson (1993) croit que les organisations doivent donner le droit à l’erreur et la chance d’apprendre lorsqu’on en fait.
Un fois le schéma suivant proposé, une discussion entre les membres du personnel pour mesurer ce que nous faisons au CAHM concernant ces 5 valeurs fut entamée. Une tour de table nous donna par la suite les points forts de qui se fait chez nous. Pour terminer la discussion, un questionnaire intitulé « La collégialité : où en sommes-nous ? » fut distribué aux membres du personnel. Les absents en recevront une copie mardi au retour du congé. Ce questionnaire à été tiré du travail de Jim Howden ainsi que de Marguerite Kopiec dans leur livre intitulé « Cultiver la collaboration  » (2002) aux Éditions Chenelière/McGraw-Hill. J’ai numérisé le questionnaire car celui-ci vient avec un doit de reproduction. Celui-ci sera remit à la secrétaire de l’école et nous permettra de mieux préparer notre prochain plan annuel de réussite.
Je remercie les membres du personnel pour leur belle participation lors de cette rencontre et continue à penser que je suis bien chanceux de travailler au CAHM. Il ne nous reste que trois mois d’école. Le mois de mars fur chargé et remplit de belles activités. Il faut maintenant continuer se qui se fait et terminer l’année en beauté.
Merci pour tout et bon congé de Pâques !!!

Avec le printemps…une fin de budget…

Nous voilà au début du printemps. Pour les directions d’école, cela veut aussi dire une fin de budget, préparer le nouveau budget, la planification, l’horaire, etc.. Je n’y échappe pas. Les deux prochaines semaines seront fort occupées à mettre tout cela en place et à préparer la rentrée 2005-2006…Déjà…que le temps passe vite. Dans à peine trois mois, nous serons rendus aux vacances d’été…en attendant…
Je n’ai pas beaucoup écrit dernièrement. Je sens un peu la même chose du côté des enseignants et des élèves. Nous sommes tous occupées ces temps-ci avec la préparation des activités de la Semaine provinciale de la fierté françaises qui aura lieu cette semaine. Plusieurs élèves et leurs parents ont présentés en fin de semaine, le Festival des Explorateurs qui a connu un bon succès. Le spectacle de talents de vendredi soir était excellent. Bravo à tous les participants. Bravos aussi aux organisateurs et aux parents qui participent et s’impliquent dans la vie éducative de leurs enfants. Je suis tellement fière et choyé…
Mardi, au tour de la Ministre de l’éducation du Nouveau-Brunswick ; Mme. Madeleine Dubé de venir voir de près le projet de la recherche-action à l’accès direct à un ordinateur portable. Les élèves et leur enseignante de français préparent une activité d’apprentissage sur les pays francophones en utilisant Inspiration et MovieMaker. J’ai bien hâte de voir le fruit de leur effort, ils ont tellement travaillé fort. Bravo !!!
Avec la possibilité de grève des enseignants du Nouveau-Brunswick dès mercredi, il est plus difficile de préparer les semaines à venir. Jeudi nous avons une demie journée de rencontres avec le personnel de l’école. Je crois devoir prendre du temps pour discuter de notre plan annuel et des orientations à prendre pour les prochaines années. En passant, le district à renouveler mon mandant de direction pour une autre cinq ans. Un seul bémol, avec la diminution constante d’élève, mon assignation sera de quatre jours sur cinq. Ainsi, j’enseignerai pour une journée par semaine. Je n’ai pas trop de problèmes avec cela. Par contre je trouve présentement que je n’ai pas assez d’heures pour tout faire ce que je dois faire…donc avec une journée en moins…qui sait…
Je veux aussi développer un projet de collaboration avec le Ministère de l’éducation du Nouveau-Brunswick. La visite de Mme Melloni m’a convaincu qu’il faut laisser des traces dans tout ce qu’on fait et je crois que notre expertise dans certains champs des TIC pourraient en aider plus d’un. Notre wiki de collaboration est un excellent point de départ. Ensuite, on verra…
En passant, ma fille Cloé s’est initiée au monde d’Inspiration et du vidéocarnet. On peut voir les résultats ici, ici et ici.
Son Honneur; Herménégilde Chiasson sera en visite au début avril. Le lieutenant Gouverneur du Nouveau-Brunswick est connu pour son engagement en littératie et il sera de passage pour rencontrer les élèves de la première année A et pour visiter l’école. Belle initiative Brigitte et merci !!!
Le chocolat s’en vient. L’an dernier nous avons vendu plus de 7000 barres. Pas mal pour une petite école !!! Cette année nous nous proposons de séparer les profits également entre les équipes sportives, la cérémonie de fin d’année (achat de médailles, écussons, etc…), l’achat d’équipements et pour les activités de l’école.
Demain soir, je rencontre le comité parental d’appui à l’école (CPAE) pour discuter de la planification pour l’an prochain. Bien que je crois qu’il n’y aura pas de classe multiâge l’an prochain, il est possible qu’un ou deux projets de « Team-Teaching » fassent leur apparition. C’est un pas en avant et peut-être le plus sûr pour l’instant.
La boutique CAHM fera sont apparition sous peu. Des T-shirts, des cotons ouatés, des casquettes et d’autres articles promotionnels de l’école saura en satisfaire plus d’un.
Notre radio étudiante continue de grandir. La semaine passée, nous avons fait l’acquisition de nouveaux micros professionnelles ainsi qu’une toute nouvelle table de son. Je suis à développer l’utilisation d’un nouveau programme intitulé « Virtual DJ » afin de l’utiliser pour animer nos émissions. Pendant ce temps, les élèves continuent d’explorer. Je suis vraiment fière et impressionné de leur participation. L’ouverture officielle de CAHM-FM (104,5 FM) se fera probablement en mai. On a bien hâte. Une première expérience…Les élèves ont utilisés la radio étudiante pour diffuser le concours de dictée de la SPFF à l’intérieur de l’école. Les élèves n’ont eu qu’à écouter la radio FM pour ensuite écrire la dictée et participer au concours. Bravo !!!
Il y a beaucoup d’autres choses qui se passe à l’école. La pièce « La mélodie du bonheur » va bon train. Il faut voir la passion de Mme Mylaine qui se dévoue pour la production. Nos équipes sportives sont parmi les meilleurs du district. Que demander de plus ? Rien …je crois…je veux simplement dire à ceux qui participent et qui font du CAHM une école formidable…Merci !!!
Bonne semaine !!!

Retour sur notre rencontre

Notre rencontre sur la planification 2005-2006 a eu lieu comme prévu mardi le 22 février à la cafétéria de l’école. Une quarantaine de personnes se sont déplacées pour cette table ronde. Le but de la rencontre, expliquer le processus de planification, étudier des options pour l’allocation des ressources et débattre de ce qui semble le mieux pour maximiser les unités de travail. L’invitation avait été lancée un peu plus tôt dans le billet suivant ainsi que dans le Bulletin du mois de février du C@HM.
Les parents ainsi que les membres du personnel présents ont eu la chance de poser les questions qu’il fallait pour mieux comprendre ce processus. Nous aurons l’an prochain, une classe de 32 élèves. Il y a aussi deux groupes en première année ainsi que deux groupes en deuxième qui sont à risque de se fusionner si certains élèves nous quittent. De toutes façon, elles seront fusionnées lorsqu’elles arriveront en troisième année car le nombre maximum d’élèves prévu par la convention collective est un peu plus élevé.
Que faire dans les conditions actuelles en disposant des ressources que nous aurons ?
Les options que j’ai proposées sont les suivantes :
1- Le statu quo et garder les classes telle que nous les avons cette année.
2- Une expérience avec une classe de multiâge de 4e-5e et 6e année si un enseignant est disposé à enseigner avec cette méthode ainsi qu’un nombre suffisant de parents et d’enfants qui aimeraient essayer cette manière différente d’apprendre. Si on se fie à la littérature, pour débuter un tel projet, 18 élèves serait un bon départ. Cela nous permetterait d’expérimenter avec ce type d’enseignement et aussi réduir le nombre d’élèves de la classe qui doit en contenir 32.
3- Une classe de « Team-teaching » là ou les conditions les permettent. Ainsi lorsque 2 ou plusieurs enseignants veulent expérimenter avec ce type d’enseignement et que la possibilité d’ouvrir des murs existent. Il y a 3 endroits dans l’école où ce genre de classe est possible.
4- Un classe multiâge 4e-5e-et 6e année et une classe de « Team-teaching » en 7e et 8e année.
À la fin de la réunion, une majorité de participants croyaient que ces options étaient possibles et viables à la condition de trouver des enseignants qui veulent participer sur une base volontaire ainsi que des parents et des élèves qui veulent essayer ces formes d’enseignements.
Un échéancier est donc élaborer avec comme point de départ, la rencontre du 21 mars prochain du Comité Parental d’Appui à l’École (CPAÉ) pour débattre d’une proposition officielle. Cette réunion est publique. Selon l’option qui sera retenue, les enseignants seront par la suite, consultés pour discuter des implications et de leur participation. Si des enseignants veulent tenter l’expérience, une autre rencontre sera ensuite proposée aux parents des niveaux visés pour répondre à leurs questions et pour élaborer un plan de mise à l’essaie.
Je me réjouis de l’ouverture des personnes présentes lors de cette réunion et de leur volonté à trouver des moyens pour maximiser les ressources existantes tout en s’assurant d’offrir des programmes pédagogiques variés et riches. Je les remercie de leur belle participation. Merci aussi au personnel enseignant du C@HM qui est venu en grand nombre écouter les commentaires des parents et qui ont répondu aux questions de ceux-ci. Je suis fier d’appartenir à la communauté éducative du Centre d’@pprentissage du Haut-Madawaska.
Évidemment, le temps nous permettra de s’adapter aux changements ainsi qu’à évaluer nos besoins.

De retour…

Ça y’est, je me remets à l’écriture. Depuis environ deux semaines, je n’avais pas trop travaillé à mon cybercarnet et à écrire des commentaires. Il faut dire que je me suis occupé à travailler sur le wiki de collaboration du C@HM. La radio étudiante et le studio de télévision occupent aussi plusieurs heures de mon temps en plus des réunions, du budget et des autres tâches régulières d’un directeur d’école. La semaine dernière c’était la semaine d’appréciation du personnel et plusieurs activités ont souligné l’apport inestimable du personnel du C@HM auprès des jeunes. Je dis souvent que je suis chanceux et c’est vrai…
Mardi de cette semaine nous avons une rencontre de prévue avec les parents à 7h00 p.m. Le sujet de la discussion…Comment maximiser nos ressources dans la planification 2005-2006 ? Ce billet décrit un peu l’agenda de la soirée. Une table ronde permettra aux parents et au personnel de discuter des enjeux présents et à venir.
Je veux présenter la problématique sous l’aspect de l’utilisation de nos ressources existantes tout en maintenant le nombre de classes auquel nous avons droit. Dans deux ou trois ans le C@HM sera une école avec un seul groupe à chaque niveau. Il faut donc trouver des moyens pour maximiser nos ressources tout en trouvant des solutions pour continuer d’offrir des programmes de qualité. L’an dernier, nous avions une classe de 7e année de 33 élèves et cette année nous avons une classe de 4e année de 32 élèves. Il est possible de réorganiser nos classes pour réduire le nombre d’élèves pour un enseignant ou encore pour augmenter le nombre d’adultes qui travaillent auprès des jeunes.
Je me propose donc de présenter les faits, de formuler des propositions et de voir où cela va nous mener.
Comme direction d’école je dois être à l’écoute de ma communauté et en même temps innover. Pour ce qui est des projets au C@HM, je ne suis pas trop stressé. Lorsque nous décidons de mettre la main à la pâte, on peut tout réussir. Je possède une incroyable équipe et des ressources que peu de direction peuvent se vanter d’avoir.
Y aura-t-il beaucoup de parents ?
Est-ce que ceux qui seront présents pourront me donner l’information nécessaire pour faire des recommandations à notre comité parental d’appui à l’école ?
Est-ce que le statut quo pour l’instant est la meilleure solution ?
J’ai bien hâte de proposer et d’entendre des pistes de solutions…Au plaisir de vous y rencontrer…
À suivre…

Visite appréciée

Ce jeudi, nous avons eu la chance exceptionnelle de finalement pouvoir rencontrer Mario Asselin et son équipe de l’Institut St-Joseph à Ste-Foy. Pouvoir rencontrer une personne qui partage une même passion et qui peut verbaliser tout son savoir-faire est une expérience unique, enrichissante et qui m’a permise de me sentir sur la bonne planète…
Ces billets de Brigitte, Danis, Daniel, Monique, Éric et d’Evelyne montrent bien le sentiment de cette journée. Nous avons apprécié au plus haut point la visite. En plus des cybercarnets, l’Institut St-Joseph utilise des portables en salle de classe et utilise une approche multiâges dans son programme « Carrière ». Je fus conquis…ceux qui me connaissent bien me croient…
Merci à Mario qui nous a accueillit comme des rois. Merci au personnel qui en dépit d’une journée chargée a pris la peine de dîner en notre compagnie et d’échanger avec nous. Déjà d’autres projets de collaborations se concrétisent et des liens se tissent. La magie de l’internet…du cybercarnet…le permet ! Merci aussi aux élèves qui nous ont dirigé dans leurs apprentissages et leurs travaux scolaires. Je retiens ma conversation avec Rosalie qui m’a expliqué sa démarche d’écriture…elle m’a impressionnée. Alexandre avec son intérêt grandissant pour la rédaction de texte m’a aussi convaincu que nous sommes sur la bonne piste avec notre projet de cybercarnet. Mario a su nous dire explicitement comment enligner notre projet de cybercarnet dans le but de concocter, à notre tour, un plan pédagogique sérieux et solide. Le travail de Mme Melloni nous sera aussi utile afin de mettre sur papier ce qu’on a fait, ce qu’on fait et ce qu’on fera…On doit laisser des traces…Notre Wiki sera un bon début.
Notre rencontre avec Clément Laberge a aussi été mémorable. Son dynamisme, sa présence d’esprit et la passion qui l’anime nous ont fait du bien. Merci !!!
En plus de moi-même, les participants du CAHM à cette rencontre étaient :
Nelson Magoon : Mentor en informatique
Éric Lebel : Agent de soutient technique
Monique Bélanger : Enseignante de 2ième année
Brigitte Long : Enseignante de 1ière année
Danis Michaud : Enseignante de 7ième et de 8ième année
Daniel Ouellette : Enseignant de 7ième et de 8ième année
Evelyne Melloni : Chef d’établissement de Nancy en France
Manon Lablanc : Étudiante au doctorat de l’Université Laval et qui est intéressée à établir un projet de recherche avec nous.
J’ai vu dans plusieurs visages, des yeux devenir grands, d’énormes sourires ainsi qu’une volonté certaine de continuer la route. Merci à ceux du CAHM qui se sont déplacés et qu’ils veulent continuer l’aventure. Merci aussi à ceux et celles qui sont restés derrière et qui nous ont permit de se rendre à Québec et qui posent plein de questions.
Votre support, je l’apprécie !!!
En terminant, nous voulons travailler à laisser des traces, à étendre l’utilisation des fils RSS, de développer une communauté de lecteurs qui dépassent les frontières du Haut-Madawaska, d’assurer un meilleur suivi aux billets des élèves et plus particulièrement lorsqu’il y a des erreurs d’orthographe et de syntaxe, d’intégrer l’analyse réflexive, faire des retours avec les élèves pour voir ce qu’ils écrivent, de piloter l’utilisation de « Feed Reader » et de « 43 Things ». On veut aussi en savoir plus sur le Wiki et del.icio.us .
On réalise que le cybercarnet favorise la lecture et la rédaction. Aussi, le cybercarnet élimine le mythe qu’une page web est difficile à utiliser ou à construire. On ne consulte pas un cybercarnet ou une page web comme un livre et on peut y laisser des commentaires. Une page web doit permettre d’avertir en cas de changements (spécialement si vous voulez que Clément l’ajoute dans son agrégateur. On doit aussi respecter les droits d’auteurs. On regardera « Creative Commons ».
Les notes du mini-colloque sont à lire et à conserver…
Merci encore une fois aux élèves et au personnel de l’Institut St-Joseph. Nous vous invitons, lorsqu’il sera possible, de vous rendre chez-nous afin de continuer le partage. Merci de vivre sur une planète comme la nôtre. À bientôt, dans une galaxie près de chez-vous…

Salomé, un brin de suite…

Me voici à redevenir Roberto le directeur. Demain premier jour de classe depuis un bout. Pendant le congé, j’ai acheté un peu d’équipement pour notre radio-étudiante. Nous essayons avec un groupe d’élève de digitaliser notre radio-étudiante de créer un studio unique avec de l’animation et une structure suivant un peu ce qu’on peut entendre dans toute bonne radio communautaire ou autre. Je me remets donc à la lecture et je veux terminer le livre de Jacques Salomé que j’avais entamé la semaine précédent le congé des Fêtes. Quelques pages suffisent pour ce soir…J’attire votre attention sur ce premier billet que j’avais écrit avant le congé.
Voici deux passages qui encore une fois, viennent me chercher à la bonne place…
« Toutes relation pédagogique, en ce sens, est fondamentalement une relation de conflits de besoin. Ces conflits, qui la plupart du temps dans les structures scolaires classiques ont tendance à être niés (les élèves étant conduits à s’ajuster aux attentes du professeur), devront à l’avenir être pris en compte et devenir un support à une relation pédagogique fondée sur plus de réciprocité… » p. 59
« Il est important de redire, voire d’apprendre, aux adultes, qu’ils sont là pour répondre aux besoins des enfants (et cela jusqu’à un certain âge seulement !), mais qu’ils ne sont pas là pour répondre à leurs désir. Une relation d’élevage – au sens le plus noble du terme : élever un enfant pour lui permettre d’affronter la vie avec une autonomie satisfaisante et des ressources propres suffisantes – n’est pas de satisfaire ou de répondre à leur désir, mais de les inviter à se donner les moyens d’y accéder, quand ceux-ci sont recevables et viables. De leur faire découvrir aussi qu’il y a des désirs acceptables et d’autres qui ne le sont pas. Et que certain désirs peuvent aussi rester à l’état de désir, que cela suscite des rêves, des sublimation, appelle l’espérance et ouvre à la créativité et au dépassement de soi. » p. 81-82
Encore une fois, je ne résiste pas à ce genre de texte. Je trouve que notre réalité de tous les jours fait en sorte qu’on peut un peu plus facilement apprécier la manière que c’est écrit. Il y a tellement d’élèves, tellement de besoin. On se sent souvent submergés par le flot des services à offrir. Ce n’est que par un étroit travail d’équipe qu’on peut offrir plus à plus d’élèves. Ceux-ci veulent se dépasser et se développer. Quand ont peur réussir à offrir à chaque élève au moins un adulte à l’intérieur de l’école avec lequel, il peut se sentir compris et écouté, on s’assure de suivre un peu le chemin de Salomé.
À suivre…

Top dix des qualités d’un bon père…selon Cloé

Quoi de mieux que de commencer l’année avec un autre de mes top10. Cette foi-ci, j’ai demandé à ma fille Cloé (7 ans) de me dire selon elle, quelles étaient les dix choses les plus importantes pour qu’un homme soit un bon père de famille. Voici ce qu’elle m’a répondu :
1-Être gentil avec les enfants.
2-Ne crie pas après ses enfants.
3-Ne fait pas mal à ses enfants.
4-Fait à manger pour eux. (On venait de dîner)
5-Il les lave.
6-Il nettoie leur chambre quand elle est en désordre. (Elle peut quand même rêver…)
7-Il les prend dans ses bras.
8-Il bricole avec eux.
9-Il achète de la nourriture.
10-Il les apporte à la garderie.
Pas mal pour un petit bout de femme. Bravo Cloé !!!
À tous les papas de la planète; Bonne année 2005 !!!