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Et si en 2017, on voyait l’Éducation autrement…

autrementÇa fait un bon bout de temps que je n’ai pas publié de nouveaux billets sur mon blogue.  J’y reviens de temps en temps pour me ressourcer et pour réfléchir.  Prendre le temps de se questionner et de chercher des réponses me permet d’avancer, de grandir et de mieux comprendre ce qui s’en vient.  À la direction d’école, trouver le temps pour faire ceci n’est pas toujours facile.  Pire encore, avoir le sentiment que chaque mot qu’on écrits sera jugé, évalué et pesé peut souvent nous donner mal au cœur à vouloir écrire et à partager nos idées.  C’est comme cela que je me sens présentement et je sais bien que cela va passer.  Dès que nous dirons « Go » la semaine prochaine, tout ira de l’avant et plein de nouvelles découvertes seront encore une fois possibles.

Au Nouveau-Brunswick, nous avons en éducation plusieurs décisions que nous devrons prendre prochainement.  Nous entendons souvent que nos élèves doivent maitriser les outils du 21e siècle.  Il serait bon d’essayer de le faire avant la fin de celui-ci.  Nous voilà déjà en 2017 et bien qu’il existe des tentatives de développement des nouvelles technologies ici et là, le développement de masse des outils technopédagogiques demeure loin pour la plupart des élèves du système éducatif Néo-Brunswickois.  L’utilisation de la robotique et du codage par exemple se font timidement et de manière sporadique.  On entend souvent parler de l’activité de « L’heure du code » auxquelles plusieurs écoles semblent participer.  Pour ma part, je crois que pour plusieurs élèves lorsqu’ils participent à cette activité, ce sera la seule heure du code qu’ils feront pendant leur année scolaire.  Nous avons un urgent besoin de trouver et de partager des ressources en français et de trouver de la place sur une assiette de plus en plus pleine afin de donner à nos élèves ces expériences qui ont leurs places dans leur parcours scolaire. Il y a de belles réussites en robotique, particulièrement au Québec avec l’organisme Zone1 et nous devons en prendre note.  Loin de moi de vouloir écrire un texte polémique, mais il faut à l’occasion regarder en face les traces de ce qu’on fait et de voir où on aimerait aller.

En 2014, la plateforme électorale des Libéraux du Nouveau-Brunswick, le futur Premier ministre Brian Gallant écrivait ;

« Plus que jamais, l’économie d’aujourd’hui nécessite la technologie et l’innovation, et nous devons éduquer les Néo-Brunswickois dans ce domaine afin d’être en concurrence, » a ajouté M. Gallant. « Plusieurs étudiants ne poursuivent pas les technologies de l’information et des communications (TIC) au postsecondaire à cause d’un manque de sensibilisation ou d’information. Nous avons une génération d’élèves qui est à l’aise pour utiliser la technologie, mais qui ne sont pas capable de créer de la technologie. Il est essentiel que nous commencions à développer ces créateurs. »

On y mentionnait aussi l’importance d’apprendre à coder à l’école.  Nous voilà en 2017 et il semble qu’il reste encore beaucoup de chemin à faire.  Il faut maintenant mettre ces mots en action et je réalise que la tâche n’est pas une mince affaire.  Je dis souvent que ce n’est pas parce c’est difficile qu’il ne faut pas le faire…

Le plus gros défi qui guette les écoles au Nouveau-Brunswick ou ailleurs en matière de technopédagogie, est à mon humble avis, la rapidité des changements.  Pour le personnel des écoles, se garder à la page des nombreux changements et à la rapidité que ceux-ci s’opèrent, donne souvent envie de lancer la serviette.  Bien souvent, ces nouveaux apprentissages et ces nouvelles expériences doivent se faire en dehors du temps de travail et comme il existe plusieurs problèmes de connectivités sur les réseaux informatiques officiels du ministère, il est souvent plus facile de travailler à partir de la maison.  Par exemple, pour utiliser Minecraft à l’école, nous devons utiliser un serveur externe ce qui occasionne des frais d’utilisation.  De plus les systèmes de protection (Proxys) peuvent bloquer l’utilisation.  Présentement, nous observons que nous ne pouvons plus aller sur Minecraft avec les ordinateurs de type PC et seuls les ordinateurs Macintosh peuvent accéder à notre site.  Nous avons fait des tests pour utiliser Mindcraft Education, mais le jeu était trop lent et impossible à utiliser.  Je ne suis pas doué pour la programmation, mais ça commence à être loin de mon champ d’expertise de la direction d’école.  Ce n’est pas tous les enseignants qui peuvent faire ceci et l’envie n’est pas toujours au rendez-vous et cela se comprend.  J’ai l’impression que nous sommes dans une société qui utilise de plus en plus en plus les nouvelles technologies, mais que nous comprenons de moins en moins comment elles fonctionnent.

Ce que je souhaite en 2017 est que nous mettions en éducation, beaucoup de ressources dans le développement de la pensée critique, de la créativité et de la curiosité.  Il existe plusieurs moyens pour y arriver, mais en gros, nous devons trouver un moyen pour reconfigurer les activités d’apprentissages autour de ces trois points.  À quoi bon demander aux élèves d’apprendre à bien écrire s’ils n’ont jamais la chance de partager leurs idées et de débattre de celles-ci.  Le Blogue des Jeunes est selon moi, l’outil idéal pour y arriver.  Il reste beaucoup à faire pour que celui-ci soit utilisé par plusieurs.  On l’a vu avec les élections américaines, la capacité d’analyser ce qu’on lit et ce qu’on entend n’est pas un luxe.  Pour ce qui est de la créativité et de la curiosité, il me semble que nous avons là beaucoup de travail à faire.  Les élèves font ce que leur demande.  En général, ils jouent le jeu en étant gentils et soucieux de compléter ce qu’ils ont à faire pour obtenir le jeton qui leur permettra d’aller au prochain niveau tout comme un jeu vidéo.  La plupart connaissent les règles et s’y conforment.  Ça me fait peur…  L’école devrait être un milieu d’apprentissage, mais aussi un endroit où il est possible d’expérimenter, de confronter ses idées, de développer son rapport aux autres, de développer des compétences, de développer ses talents et sa confiance en soi.  L’école n’est plus et ne doit plus être ce qu’elle était.  Il faut donc discuter de moyens à prendre pour y arriver.  Cela fait peur et souvent, il semble plus facile de ne rien faire.  Cela ne veut pas dire que c’est la meilleure chose à faire.  Dans une petite province comme la nôtre, il serait pourtant possible de discuter des moyens à prendre pour faire une réforme juste et réussie.  Cela devrait être un avantage, donner plus de facilité au processus ou encore faire en sorte que nous puissions célébrer ensemble nos réussites.  J’ai souvent l’impression qu’il existe un schiste entre ceux et celles qui veulent que ça change et ceux et celles qui ne le veulent pas.  Dix-sept ans à la direction d’école me confirment que la distance qui sépare ces deux camps s’agrandit d’année en année.  Ça aussi, ça me fait peur…

Dans quelques semaines, plus de 325 personnes du monde de l’éducation convergeront vers Clair pour le colloque Clair2017.  Il doit bien y avoir des raisons qui poussent tous ces gens à se donner rendez-vous dans cette petite école rurale depuis maintenant 8 ans.  Ce que j’observe est que plusieurs éducateurs se sentent seuls dans leur milieu de travail.  Ces personnes veulent « Voir l’éducation autrement… », mais elles n’ont pas la chance de pouvoir le faire au jour le jour.  D’autres changent le monde à leur façon, mais se sentent isolés et marginalisés par leurs collègues ou par leur organisation.  D’autres sont curieux, veulent voir autre chose et cherchent des solutions.  On ne voit jamais des personnes qui ne veulent pas changer ou pire encore, qui aimerait saboter les idées de faire l’éducation autrement.  Malheureusement, ce sont ces personnes qui devraient être à Clair2017 et participer aux discussions et aux échanges.  Ils ne viennent pas et ne viendront pas…  Suis-je pessimiste ou réaliste ?

Il ne faut surtout pas tomber dans le piège qu’il existe une seule manière de résoudre tous les problèmes en éducation et surtout de ne pas tomber dans le piège du dogme des données probantesMarc-André Girard, en terminant la rédaction d’un travail au doctorat e administration scolaire résume bien ma pensée sur ce qu’il faut ;

« En fait, peut-être que l’école de demain se situe quelque part entre les données probantes issues de la recherche scientifique en éducation et l’audace pédagogique des enseignants exerçant leur jugement professionnel en connaissance de cause ? »

Le colloque Clair2017 est donc audacieux et offre plusieurs conférences, une session Ignite, un Forum des pratiques gagnantes, des visites de classes et un BarCamp.  Il permet aussi de faire rayonner de nouvelles pratiques, d’apporter une certaine réflexion et d’étendre le réseau d’éducateurs francophones qui veulent voir et faire l’éducation autrement.  C’est facile pour moi de vanter les mérites de ce colloque.  Celui-ci se passe dans mon école et j’y rencontre tous les amis de mon réseau professionnel.  Il y a tant à faire tant à discuter et tant à partager.  Nous avons chez les francophones, un rattrapage à faire au niveau des technopédagogies.  Le temps avance, les changements aussi.   On me demandait récemment pour un article de nommer les changements à prévoir au niveau des technopédagogies.  Loin d’être un expert sur le sujet, une recherche rapide montre ce qui s’en vient en éducation sera ;

  • Le développement de nouvelles interfaces homme-machine (IHM) ;
  • Les objets connectés qu’on peut aussi porter ;
  • Les véhicules connectés ou autonomes, les drones ;
  • La robotique ;
  • Le codage ;
  • L’intelligence artificielle ;
  • La réalité virtuelle;
  • Téléprésence ;
  • Le déploiement de Minecraft pour tester et mettre en œuvre de nouvelles idées ;
  • Les nanotechnologies;
  • Les énergies vertes ;
  • L’importance de cultiver ses aliments ;
  • La protection de l’environnement ;
  • Les MOOC (CLOM ; Cours en lignes offerts aux masses…) partout sur la planète.

Cette liste ne sont que des exemples, il y en a d’autres et qui sait ce que l’avenir nous réserve.  Les écoles deviennent donc de grands laboratoires qui cultiveront la créativité, l’expérimentation et la curiosité. Il faut enseigner et apprendre autrement en collaboration avec les autres.  L’âge ne devrait pu déterminer le niveau d’enseignement afin de respecter le rythme d’apprentissage de chacun.  Il y a ici plusieurs réflexions à faire…

J’aime bien l’extrait de cet article disponible sur le site web de l’UNESCO concernant une conférence prononcée par Edgar Morin en décembre 2016 ;

« La connaissance – telle qu’elle est enseignée aujourd’hui – perçoit mal la complexité : soit elle sépare les données, soit elle n’y voit que confusion. Car la connaissance n’est jamais une photographie de la réalité. Elle est toujours une traduction et une reconstruction qui comportent le risque de l’erreur. Elle est gouvernée en profondeur par ce qu’on peut appeler le paradigme de disjonction, autrement dit : nous voulons comprendre un tout complexe à partir de ses éléments constitutifs, séparés de leur environnement et des ensembles dont ils font partie. »

Si on cherche un peu plus loin, les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur selon Edgar Morin, Organisation des Nations Unies pour l’éducation, sont ;

  1. Les cécités de la connaissance : l’erreur et l’illusion ;
  2. Les principes d’une connaissance pertinente ;
  3. Enseigner la condition humaine ;
  4. Enseigner l’identité terrienne ;
  5. Affronter les incertitudes ;
  6. Enseigner la compréhension ;
  7. L’éthique du genre humain.

J’aime aussi beaucoup cette citation de Michel Serre dans un article du Point ;

« Une nouvelle démocratie du savoir est en marche. Désormais, la seule autorité qui peut s’imposer est fondée sur la compétence. Si vous n’êtes pas investi de cette autorité-là, ce n’est pas la peine de devenir député, professeur, président, voire parent. Si vous n’êtes pas décidé à augmenter autrui, laissez toute autorité au vestiaire. L’autorité doit être une forme de fraternité qui vise à tous nous augmenter. Si ce n’est pas ça la démocratie, je ne connais plus le sens des mots ! « 

Il faut donc à mon avis démocratiser l’éducation pour libérer les gens, pour leurs donner les outils qui comme le mentionne Normand Baillargeon dans cette vidéo, qui leur permettra de s’émanciper et de se libérer.  C’est le but de l’éducation et nous devons y arriver ensemble…  Je suis en réflexion, je pense, je cherche et j’essaie de faire bouger les choses.  Je ne détiens pas la vérité et je suis à l’écoute.  C’est ce que je propose de continuer à faire en 2017…  Et vous, que proposez-vous ?

Ma rencontre avec Steve Bissonnette au sujet de l’enseignement explicite…

bissonnetteJ’ai eu la chance aujourd’hui d’entendre Steve Bissonnette, coauteur du livre « L’enseignement explicite et réussite des élèves : La gestion des apprentissages». Cette conférence était présentée dans le cadre des journées de formation de l’AEFNB. J’ai eu la chance de me procurer son livre en juin et je suis à le terminer à petits pas. Comme j’ai l’habitude de le faire, je partage ici le résumé de mes notes de la journée afin de pouvoir les retrouver au besoin et en espérant qu’elles pourront aussi servir à d’autres personnes. Je vous rappelle que celles-ci ont été écrites rapidement sur le vif de la présentation et peuvent être incomplètes ou représenter ma perception de ce que j’ai compris. Je ferai une petite conclusion personnelle à la fin de mon billet.

Copie de mes notes prises pendant la rencontre…
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2 stratégies à mettre en place dès le début de l’année scolaire ;
– Des places assignées
– Un signal de silence, un signe que les élèves reconnaissent qu’ils doivent silencieux pour un moment afin de recevoir des directives.

Les élèves en difficulté et ceux à risque d’échecs sont ceux plus susceptibles d’abandonner l’école. L’échec scolaire est le principal facteur prédictif du décrochage scolaire…

Élèves difficulté sur le plan des comportements et des apprentissages… 80 % de ces jeunes ont des difficultés en lecture… Intervenir sur les comportements oui, mais également sur les apprentissages… L’antidote à toute problématique chez un jeune est le succès… Notre objectif est de provoquer le succès… Pour être efficace, il faut intervenir tôt, simultané sur les problèmes de lecture et de comportement… Les problèmes vont diminuer seulement si on intervient en lecture et sur le comportement… La lecture est essentielle et le plus tôt possible… Plus on attend pire que cela peut-être… Il faut utiliser les meilleures pratiques possible…

Pour répondre aux questions concernant l’efficacité. Des écoles et de l’enseignement, il importe d’utiliser des données probantes… Il faut un chercheur, un endroit (une classe) et des gens (Prof et élèves)… Un texte comme Mérieux n’est pas de la recherche…

Classification des recherches en éducation selon Ellis & Fouts (1993) ; niveau 1, recherches descriptives, Niveau 2, recherches comparatives à petite échelle et Niveau 3, recherche comparative à grande échelle. Au minimum, on essaie d’utiliser des recherches de niveau 2 et idéalement celles de niveau 3. Une méta-analyse nous évite de lire des centaines de recherches pour dégager les tendances. On retrouve maintenant des méga-analyses…

Les styles d’apprentissages ne sont pas supportés par des recherches de niveau 2 et 3. Il faut se questionner en fonction de contenu.

Les types d’intelligence de Gardner ne tiennent pas la route. Aucune recherche de niveau 2 ou 3. Moins que tu les fais, mieux que c’est…

La pédagogie de la découverte… Qui peut apprendre au contact des autres ou par eux-mêmes… Pas avec des élèves en difficulté…

Poser toujours 2 questions… Est-ce que cela a déjà été testé ? Quels sont les effets mesurés ?

2 livres ;
Légendes pédagogiques, Normand Baillargeon et Great Mythes of Popular Psychology
Classe inversée ; On retrouve une seule recherche en pharmacologie du 2e cycle avec des résultats de 4 % de mieux, c’est non-significatif. Est-ce qu’on fait cela dans nos classes du primaire ou du secondaire ? Never ! Jamais ? On crée des inégalités scolaires… Des inégalités sociales en inégalités scolaires…

L’effet enseignant : À partir des recherches de John Hattie pour une une recherche de 800 méta-analyses, 50 000 recherches et 200+ millions d’élèves. On peut regrouper les variables de ces recherches entre 6 facteurs ; enseignant, programmes d’études, méthodes d’enseignement, élèves, milieu familial, école (ils sont en ordre d’importance selon Hattie). Le classement peut varier d’une personne à l’autre… La recherche peut venir nous donner des pistes… Il faut regarder l’ampleur de l’effet . Si c’est positif ou négatif… entre +0,10 et +1.00… Par exemple à +.10, l’élève moyen qui se trouve au 50 rang centile avance de 4, à +1.0, la même personne avance de 34 points. A +0.40, les effets commencent à être visibles à l’œil nu… à partir de +0.80 c’est généralement Wow ! En éducation, 95 % des facteurs améliorent le rendement des élèves… Selon Hattie, le facteur moyen est de +0.40, c’est un seuil (benchmark) pour choisir les facteurs de +0.40 et plus

La recherche en éducation n’est pas parfaite, mais comme en santé, c’est le moyen le moins dommageable pour enseigner aux élèves…

Ce n’est pas qu’ils sont dans la même classe que les élèves sont au même niveau.

Si un enseignant a des attentes élevées envers un élève, il pourra mieux réussir…

La forêt de l’alphabet est une méthode d’enseignement éprouvé par la recherche pour l’enseignement de la lecture. La formation, les sentiers de la forêt permettent de détecter les besoins des élèves… selon différents niveaux… Est-ce que l’école peut faire une différence ? Oui, pour par les choix qu’on fait…

Hattie vient de publier une plus grande méta-analyse récemment…

Quels effets des nouvelles technologies… les technologies ne remplacent pas les enseignants…

C’est sur l’enseignant qu’il faut miser…

Modèle d’interventions à 3 niveaux : Réponse à l’intervention (Response to Intervention-RTI), Interventions universelles (80 % des élèves), 20 % des élèves ont besoin d’interventions supplémentaires et ciblées. Les interventions ciblées permettent de rejoindre environ 15 % de ce 20 %. L’autre 5 % a besoin d’un plan d’intervention, car les difficultés persistent… Il faut des interventions individualisées… On sort l’artillerie lourde… Des problèmes extraordinaires nécessitent des interventions extraordinaires… Quelles sont les meilleures interventions universelles de niveau 1 qui permettent à 80 % des jeunes de réussir l’apprentissage de la lecture et autre…

Deux ressources principales, travaux de Everlyn M. Evertson et William R. Jenson.

Gérer efficacement la classe c’est utiliser un ensemble de pratiques et de stratégies éducatives afin d’une part, de prévenir et de gérer efficacement les écarts de conduite et d’autre par maintenir un environnement favorisant les apprentissages.

On ne peut pas contrôler l’autre, on peut seulement l’influencer. Par conséquent, pour modifier les comportements des élèves, on doit au départ, modifier ses propres comportements. Une année scolaire bien débutée est généralement une année qui se termine bien…

Une gestion efficace de classe ; 80 % de ces interventions sont préventives et proactives et 20 % sont curatives. Plusieurs de ces interventions doivent être planifiées. Il faut avoir des relations positives, un environnement sécuritaire, ordonné et prévisible, un encadrement des élèves, organisation de la classe et l’enseignement efficace. Un élève qui réussit ne se comporte pas de la même façon qu’un élève qui échoue. Il faut dire aux élèves que nous avons des attentes élevées. Si l’élève sait que l’enseignant a des attentes élèves, il y a plus de chance qu’il réussisse. Qui sut en salle de classe… Si c’est l’enseignant, ce n’est pas un bon signe…

Meilleur moyen pour contrer l’intimidation ; augmenter la surveillance…

Qu’est-ce qu’on se dit avant et pendant une activité… Comment on se comporte pendant une tâche d’apprentissage ? (Je m’engage – On ou Off)… Comment je m’y prends pour réaliser une tâche ? (Je m’investis, analyse, méthode de raisonnement, essaie et erreur). Ce que l’élève se dit est le facteur le plus important… Mon langage est porteur de sens et évocateur… Les mêmes mots peuvent être motivants ou démotivants pour certaines personnes… Ne pas dire « C’est un problème facile »… Il y a des mots peuvent produire l’effet contraire comme « C’est facile » ou « C’est difficile »… Le langage n’est pas neutre… Il faut surveiller son langage… Le cerveau humain est câblé comme cela… Le cerveau traque l’information par un système réactif (cerveau émotionnel) et un système réflexif (cerveau rationnel).

Le cerveau est composé de deux systèmes :

Réactif : Perception, émotions et réaction + ou –

Rationnel : En plus de Perception, émotions et réaction + ou – on a compréhension, décision et action… L’amygdale est responsable que ça passe ou pas… dans le système réactif au système rationnel…

Apprendre à l’école n’est pas comme apprendre dans la vie… On n’apprend pas à parler à l’école… Pythagore a découvert le théorème de Pythagore… On ne demande pas aux élèves de le découvrir… Certains apprentissages sont plus complexes et doivent être faits à l’école… Le plaisir d’avoir appris vient plus tard… Pas pendant qu’on fait, mais pendant qu’on sait qu’on a compris et réussit…

Il faut dire aux élèves qu’ils peuvent réussir à la condition que l’élève fasse l’effort nécessaire et qu’ils s’y prennent d’une bonne façon. Edison a grillé 10000 lumières avant de réussir. L’enseignant ne peut pas le faire à la place de l’élève. De plus, l’effort demandé par un élève peut être différent d’un autre… Faire un effort c’est agir, et ce malgré le déplaisir… Tu le fais même si ça ne tente pas… C’est comme cela qu’un élève peut vivre du dépassement… Avoir, réussit, ce n’est pas toujours facile… L’école ne fait pas des liens avec la vie… L’école est la vie… Vous ne pourrez pas faire plaisir à 25 élèves en même temps… Ça peut ne pas être plaisant tout le temps… Il faut surtout parler de l’effort quand les élèves en font… Quand ça va bien… On les arrête quand il font un effort, on leur demande si c’est facile… ils disent non… On leur dit de façon explicite que c’est ça faire de l’effort…

La réussite est l’effort multiplié par l’utilisation des bonnes stratégies R=E X S

Si l’élève réussit et qu’il pense qu’il a été chanceux… On lui explique que ce n’est pas un tirage… On renforce l’élève pour qu’il reconnaisse les stratégies qu’il a utilisées pour sa réussite… On installe une conception dynamique de l’intelligence qui est malléable par les efforts et les stratégies et non une conception statique et qui fait en sorte que les élèves abandonnent. Thérèse Bouffard ; le facteur le plus important est que les élèves croient qu’ils vont réussir… Les garçons ont une perception négative envers l’apprentissage en français… Les garçons urgence nationale… Les garçons doivent apprendre à faire même si ça ne tente pas… Les garçons ont de la difficulté de mettre de l’effort. De moins en moins de garçons dans les facultés de médecine…

La motivation est une disposition de la personne à s’engager dans l’activité….

SEP Sentiment d’efficacité personnel ; sentiment positif = scénario de réussite, plaisir, défi et satisfaction, etc…

Ce n’est pas ce que tu peux faire, mais sur ce que tu crois que tu peux faire…

On doit interagir avec les élèves, on s’approche d’eux, pas trop près, on les regarde, on les interpelle par leur prénom, on leur pose des questions ouvertes… avec une face invitante… pas une face de plâtre… Si on est gentil, plus de chance qu’ils soient gentils…

On utilise un ton de voix approprier, en écoutant les élèves, en démontrant de l’empathie… bref en manifestant de l’intérêt en particulier avec les élèves difficiles…

Il faut développer des relations positives. Accueillir les élèves, maintenir un ratio de 4 interactions positives pour une interaction négative en portant une attention aux bons comportements, renforcer socialement, utiliser l’humour, être crédible pare nos paroles, nos actions et agir comme modèle. On dit merci d’avoir commencer ton travail… c’est une bonne marque de respect. Il faut que les bottines suivent les babines…

Certains élèves sont des experts pour trouver des injustices dans nos règles de l’école…

Il faut surprendre l’élève qui fait bien… Plus de positif que de négatif…
Pour créer un environnement sécuritaire, ordonné et prévisible, il faut enseigner les comportements comme la lecture. Ce n’est pas en punissant un élève qui ne lit pas bien qu’il va apprendre à mieux lire. On fait un modelage par exemple pour enseigner comment marcher en silence à droite dans les corridors.

Pour un environnement sécuritaire, ordonné et prévisible ; identifier 3 valeurs au maximum, identifier 5 contextes ou moments quotidiens de vie de la classe…. Les attentes comportementales (règles ) sont présentées aux élèves explicitement avec sens (graphique en T), on ne négocie pas… Il faut nommer les règlements, explique le pourquoi, les afficher pour que tous les élèves puissent les voir, les comportements doivent être enseignés par l’enseignement explicite, c’est à dire ; modelage, pratique dirigée et pratique autonome… Il faut aussi prévoir du temps pour pratiquer les comportements désirés et pour fournir une rétroaction (feedback)…

Installer et enseigner des routines (début-fin de cours, transitions, etc…), convenir d’un signal du silence (5,4,3,2,1…) et avoir un rythme soutenu. Selon la recherche, quand le débit verbal est rapide, les élèves ont tendance à plus suivre…

Encadrement des élèves ; revoir les règles périodiquement (précorrection), quand on les sent déraper, on fait le rappel, supervision constante (balayer du regard la classe régulièrement), marcher la classe (on circule tout l’espace, se diriger vers les difficultés rapidement), élèves difficile ou vulnérables proches de l’enseignant pour ne pas briser le flot de l’enseignement… , nommer des élèves pour répondre aux questions (on peut dire aux élèves n’ont pas à lever la main pour poser des questions, il faut leur expliquer qu’on veut avoir de l’attention et la vigilance…), utiliser un système de renforcement pour assurer la répétition des bons comportements (définir les comportements attendus, enseignes explicitement ces comportements et de les faire pratiquer), utiliser des renforcements continus de type social pour favoriser l’acquisition des comportements… on renforce verbalement en associant la valeur (Pierre, tu as levé ta main pour parler, c’est une belle marque de respect…)… Utiliser en concomitance avec les renforçateurs sociaux des renforcements intermittents de type tangible pour favoriser la généralisation des comportements… Quand un élève ne sait jamais quand il va avoir un jeton, il va mieux faire attention… Tu ne donnes pas de jetons à un élève qui demande… Privilège individuel qui ne coute rien (chaise du prof pour 15 minutes) et privilèges de classes pour tus les élèves (lorsqu’une classe aura accumulé 100 jetons, ex ; jouer à la cachette à l’école, jouer à la caille). C’est plus puissant les récompenses de classe pour éviter que des élèves soient toujours privés de privilège. Selon la recherche pour modifier les comportements est la récompense de groupe… Ce qui est le plus efficace en ordre ; 1- renforcements positifs par le groupe, 2- individuel, 3- social, 4- interventions préventive de l’enseignant, 5-interventions curatives de l’enseignant, 6-punitions, 7-cout de la réponse (enlever quelque chose à l’élève).

Ne jamais utiliser le système de renforcement pour gérer les écarts de conduite des élèves. Il est anormal qu’un élève n’ait accumulé aucun jeton lors d’une activité de célébration des efforts de type groupe. Il faut alors se questionner comme enseignant.

Organisation de la classe ; le mobilier est disposé de façon à ce que tous les élèves puissent voir les démonstrations/explications… la disposition du mobilier permet à l’enseignant et aux élèves de se déplacer aisément, le matériel de support est facile d’accès et il y a une procédure pour y accéder, le matériel pédagogique est préparé et organisé à l’avance, organiser la cueillette et la distribution du matériel…

Il faut de l’intervention quand c’est nécessaire… Il faut une politique claire en ce qui concerne la gestion des écarts de conduite majeurs. Dans ces écoles, les enseignants peuvent gérer adéquatement les comportements des élèves, car les motifs pour lesquels un élève doit être retiré de son milieu d’apprentissages ont été identifiés précisément.

Interventions, étapes à suivre…

Contrôle par la proximité, en s’approchant, pour certains élèves est suffisant…

Contrôle par le toucher, mettre la main sur son épaule, sur le bureau, entrer dans sa bulle sans briser le flot de l’enseignement

Définit une identification verbale (trois petits coups, signifie tu n’es pas à la tâche…)

Un renforcement différencié, on félicite un autre élève qui le fait bien…

Intervention verbale

Le réenseignement ; retourne au travail – sors ton cahier…

Reste avec moi je vais t’aider

Donner un choix, tu choisis ; tu le fais ou tu viens le faire ce midi…

Une conséquence logique, tu aimes parler ? Tu pourras venir parler vendredi…

On peut remettre la responsabilité de trouver une conséquence à l’élève fautif… Il devra trouver une manière de réparer…

Show me 5, au lieu de le retirer du groupe, on le garde en classe et on lui demande de repérer 5 collègues qui vont exactement ce que je demande. Observer les bons comportements… On revoit les bons comportements. Est-ce que tu sais quoi faire maintenant… Pour s’assurer que la réflexion se fait, tu portes attention à des élèves qui font ce que nous demandons.

Rencontre avec l’élève pour essayer de comprendre. On lui demande d’expliquer…

Punition ; il est préférable de donner une punition que tolérer l’intolérable. Ce n’est pas suite à une accumulation de mauvais comportements… Si ont intervient en expliquant à l’élève que tu lui donnes une chance…

Lorsqu’on intervient pour corriger des comportements ;

Ne jamais poser de questions,

Formuler la requête, 2 avertissements, ensuite le refaire en ajoutant, tu dois…

Jamais en face à face, mais en 45 degrés.

On marche la classe

Renforcement positif dès que l’élève manifeste le comportement attendu ; verbal, non verbal…

Livre ; Discipline et gestion de classe

Interventions curatives 2 ; accumuler des données comportementales, documenter (où l’élève vit des difficultés et où il vit du succès), se questionner sur la fonction du comportement : obtenir ou éviter ? (pour obtenir quelque chose ou pour éviter quelque chose). Quand un élève persiste, il faut vérifier ce qu’il veut obtenir. Il faut comprendre la nature d’un comportement… Faire rire les autres, ne pas faire un travail… Il faut aussi faire appel aux spécialistes. Il faut prévoir et planifier les situations d’urgence… Dans une situation d’urgence, on enlève les spectateurs et on utilise deux intervenants… Il faut avoir un « Plan d’urgence » en conséquence.

Pour les apprentissages, les meilleurs moyens sont ;

Pour aider un élève qui ne comprend pas est de comprendre ce qu’il comprend (Il ne peur pas te dire ce qu’il ne comprend pas). Ne jamais demander en classe ; savez-vous compris ? Ils disent toujours oui… L’amygdale peut devenir irritée si on essaie de trop expliquer… En demandant ce qu’il comprend, on précède les explications… L’élève travaille seulement sur ce qu’il comprend… Piaget… Lorsqu’on pose un problème ; un stimulus capté par les sens se rend au cerveau, à partir de se qu’on a en mémoire on se construit une représentation du problème. On se fait une tête… à partir de sa propre représentation… Un élève en difficulté après une première lecture d’un problème abandonne s’il ne comprend pas… Ceux qui ont besoin d’aide souvent n’ont pas encore développé les habiletés de ceux qui le font bien. On doit alors enseigner ces stratégies.

Quelles sont les meilleures méthodes pour enseigner les apprentissages fondamentaux (lecture, écriture, mathématiques) auprès des élèves en difficultés ? Selon 11 méta analyses qui font la synthèse de 362 recherches pour 30 000 élèves. Il y a plus de recherches en lecture, car 80 % des problèmes des élèves sont en lecture… Il y a seulement que 2 méta analyse en écriture… 2 méthodes d’enseignement surpassent toutes les études autant au primaire qu’au secondaire;
1- L’enseignement explicite
2- L’enseignement réciproque (un élève enseigne à l’autre, mutuellement, un concept…)

Les 3 étapes de l’enseignement explicite ;

1- Modelage ; On pense à haute voix comme si nous avions un hautparleur sur les épaules. On rend visibles des processus qui sont souvent invisibles.
2- Pratique dirigée ; C’est une étape tampon pour s’assurer que les élèves comprennent… Certains élèves peuvent faire une pratique dirigée plus longtemps au besoin… On ne peut pas toujours enseigner tout le monde en même temps.
3- Pratique autonome ; L’élève le fait par lui-même…

Le meilleur outil est le feedback… Feedback est un synonyme d’enseignement explicite… La rétroaction est un élément essentiel de l’enseignement explicite…

Enseignement traditionnel, les présentations sont magistrales sans le hautparleur pour les stratégies, par de pratiques dirigées et souvent laissé seul… Si tu ne comprends pas, tu ne peux pas faire le travail demandé…

Un enseignant ça enseigne… Si ça dirige, c’est moins efficace…

Bonnes ressources ;

Répertoire de vidéos de Steve Bissonnette sur Vimeo

Site atelier en Ontario ; http://www.atelier.on.ca

Deux livres de Christian Boyer ; L’enseignement explicite et la compréhension en lecture et le programme orthopédagogique DIR

Difficile d’avoir un taux de succès de plus de 80 %, mais l’autre 20 % aura besoin d’aide…

Il faut récapituler pendant une leçon et aussi à la fin… Il faut identifier les éléments à retenir…

L’enseignant a une influence déterminante sure l’apprentissage des élèves.

Ne pas oublier ; R=E x S

Avoir de bonnes stratégies de questionnement est nécessaire…

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En conclusion :

J’ai bien aimé cette première rencontre avec M. Bissonnette. J’ai entendu beaucoup de bon sens et faire appel à la recherche pour appuyer nos démarches en éducation est valable. L’enseignement explicite est déjà utilisé à notre école à différent niveau et avec le temps, les enseignants et la direction ne demandent qu’à s’améliorer. Là où j’ai accroché un peu sont les quelques affirmations qui peuvent peut-être porter à interprétation. Il faut donc regarder ceci avec un regard critique. Il a mentionné plusieurs sources et donné beaucoup d’information en peu de temps. J’ai bien hâte d’en discuter davantage avec les membres du personnel du CAHM. En mentionnant qu’il n’a pas de preuves probantes de l’utilisation des iPad en classe, on pourrait penser qu’il faut délaisser ces outils. Je ne connais pas de recherches sur la pertinence d’utiliser un crayon en classe non plus. Il y en a peut-être… Un outil mal utilisé peut faire des dommages c’est évident. 100 % des gens qui se sont blessés avec une scie l’ont probablement mal utilisé. On utilise quand même des scies…

Je me questionne aussi sur plusieurs commentaires sur la réussite des garçons et leur manque d’effort. L’école serait-elle trop féminisée que les garçons ne s’y retrouvent plus ? La question ne date pas d’hier. Je me questionne aussi que tous les efforts sont concentrés en lecture, en écriture et en mathématiques. Ces disciplines sont importantes et doivent avoir toute notre attention. Je trouve quand même un peu cela réducteur. Je suis d’avis qu’il ne faut pas oublier d’encourager le développement des talents chez nos jeunes, de nourrir leur curiosité et leur créativité.

J’ai aussi un peu accroché sur l’utilisation des systèmes de récompense en classe. Bien que je sache qu’il peut y avoir certains effets bénéfiques, je crois qu’ils peuvent être mal utilisés à l’occasion. Il ne faut pas tomber dans l’effet pervers de la manipulation et du marchandage de jetons en échange de privilèges. C’est un terrain délicat et il faut ici faire preuve de grande prudence.

Je termine en croyant que M. Bissonnette a su nous remettre en question et que ses propos nous permettent de nous poser de bonnes questions nos pratiques pédagogiques. Le travail à accomplir demeure grand, mais nous sommes prêts à relever ce défi. J’en suis certain. Bonne réflexion…

Mise à jour :
Via Twitter M. Bissonnette me suggère de visionner la vidéo suivante ;

La pensée critique… selon Normand Baillargeon

raisonobligeJe cherchais depuis longtemps une bonne définition de la pensée critique.  Je crois que c’est là l’habileté la plus importante à développer auprès de nos élèves.  Lorsqu’on se place en position d’apprenants, il est important d’être ouvert à faire différemment, mais aussi de prendre des risques.  Le Blogue des Jeunes est une belle opportunité pour les élèves de développer leur pensée critique en donnant leur opinion et en analysant l’actualité.  Les jeunes ont des choses à dire et des contributions à faire.  Il faut leur donner la chance.

J’ai eu la chance d’entendre Normand Baillargeon lors d’une émission de Tout le monde en parle de Radio-Canada.  Je l’ai trouvé bien articulé et il a piqué ma curiosité.  Je me suis donc procuré quelques livres de celui-ci et « Bang », la définition tant recherchée m’est apparue.  Baillargeon dans son livre « Raison Oblige-Essaie de philosophie sociale et politique » publié aux Presses de l’Université Laval écrit;

« La pensée critique suppose l’habileté à se faire une opinion par soi-même, à demeurer impartial et à reconnaitre ses propres préjugés et à s’en méfier.  Elle demande aussi une disposition à revoir ses propres jugements et à rejeter des hypothèses devenues inadéquates; elle se manifeste en outre par la pratique d’un doute constructif plutôt que d’une critique destructrice.  Elle suppose encore qu’on reconnaisse la faillibilité humaine et la fragilité de notre savoir….  Enfin, elle est le lieu d’une sorte de tension entre, d’une part, le désir d’apprendre et l’ouverture aux idées nouvelles et, d’autre part, la ferme détermination à n’accepter aucune proposition avant de l’avoir soumise à un attentif examen critique…  » page 35

Chaque mot est important et à la bonne place.  Voici donc un plan annuel que pourraient utiliser toutes les écoles, une carte, un plan et une mission à se donner en un projet collectif.  Pour enseigner la pensée critique, il faudra accepter que les élèves puissent l’utiliser… s’en servir…  Nous aussi comme adulte, nous devons-y adhéré…  Pas toujours facile dans une grosse machine bureaucratique orienté vers un style de « Toute la même chose et tout le monde en même temps »…  Bonne réflexion !!!  Voici en terminant l’entrevue de Normand Baillargeon de l’émission « Tout le monde en parle » de novembre 2014 ;

 

 

Les cybercarnets du CAHM ont dix ans…

billet1Mercredi prochain marquera le dixième anniversaire des cybercarnets du CAHM.  Suite à la publication de ce premier billet le 19 février 2004 et après quelques dizaines de milliers autres billets, où en sommes-nous avec l’utilisation des blogues en milieu scolaire ?  Difficile à évaluer.  Nous n’avons pas fait de recherche spécifique pour mesurer l’impact de cet outil dans la salle de classe.  Il existe même après dix ans, plusieurs mythes que j’ai essayé d’expliquer dans un billet précédent.  Est-ce que l’impact des blogues s’est fait sentir ?  Pour ma part, je ne peux que partager mes impressions.  Premièrement, écrire n’est pas une tâche de bas niveau.  Les élèves font difficilement des transferts avec les notions acquises pendant leur cours de français.  Ils trouvent difficile lorsqu’on leur demande de composer un texte, de résumer un article ou de donner leur opinion par écrit.  Plusieurs adultes trouvent aussi cela difficile.  Il ne faut donc pas se surprendre qu’au début de la publication de textes sur un blogue, les élèves écrivent moins.  Avec le temps, on peut voir qu’ils prennent de l,assurance et qu’ils écrivent plus et mieux.  Je prends par exemple le blogue de Guillaume qui démontre en quelques années que sont style d’écriture s’est indéniablement amélioré.  Voici 4 textes pris en ordre chronologique à partir de son blogue ; 1, 2, 3 et 4 .  Le blogue peut aussi être utilisé comme une sorte de portfolio scolaire où l<élève peut suivre le développement de es compétences.  Que dire des textes d’Élisabeth ; 1, 2, 3 et 4 ?  Il va s’en dire que ces deux élèves se sont améliorés en écriture avec le temps. Et c’est bien normal me direz-vous…  Avec le blogue, on peut voir les traces.  Est-ce que cette amélioration est causée par l’utilisation des blogues ?  Je crois que cet outil a renforcé l’apprentissage de l’écriture.  Personnellement, depuis que je blogue, j’écris mieux.  J’ai encore de la difficulté mais je suis plus à l’aise à m’exprimer par l’écrit et je crois qu’avec le temps, la structure de mes textes s’est améliorée.

Avec le projet d’Acadiepédia, le Blogue des jeunes et la nouvelle « Salle de rédaction du CAHM« , j’aie eu la chance de voir des textes de qualité.  Je crois qu’avec le temps, les enseignants voudront bien inclure l’utilisation des blogues dans leur pratique pédagogiques.  Ça prend du temps mais ça avance à petits pas…

Je termine ce billet en vous proposant de visionner une leçon sur les marqueurs de relations réalisée avec Sylvie Blain de l’Université de Moncton.  Sylvie a utilisé un billet d’une élève de 8e année pour démontre aux élèves participants à cette rencontre virtuelle, l’importance d’utiliser des marqueurs de relations pour améliorer leur textes.  Ainsi, les élèves on pu voir avec un exemple concret comment apporter l’écriture de leur texte à un autre niveau.  C’est donc possible de monter la barre un peu plus haut…

10 mythes concernant l’utilisation des blogues dans un cadre scolaire…

EugenieAvec mon travail comme mentor en application pédagogique de l’ordinateur (APO), j’ai eu à donner quelques formations.  De plus avec le développement du projet Acadiepédia, plusieurs enseignants me posent plusieurs questions sur l’utilisation des blogues scolaires.  Au CAHM, l’école que j’ai eu la chance de diriger pendant plus de 13 ans, les élèves bloguent depuis 2004.  Je suis encore surpris que dix ans plus tard, beaucoup d’enseignants ne connaissent pas encore le potentiel des blogues scolaires afin d’améliorer l’écriture et la lecture,  je dis souvent dans mes formations, pour enseigner à jouer au tennis, il faut expliquer comment jouer, il faut démontrer comment s’y prendre, mais pour devenir un joueur de calibre international,  il faut pratiquer.  Les blogues scolaires sont comme les terrains de tennis de l’écriture.  Ironiquement aujourd’hui, sur la page Facebook d’EugénieBouchard, celle-ci le confirme.  Il faut pratiquer, pratiquer, pratiquer…

J’ai ce billet dans la tête depuis quelque temps, car beaucoup d’enseignants que je rencontre semblent avoir une idée négative de l’utilisation du blogue dans un contexte d’apprentissage de l’écriture.  Voici donc 10 mythes sur l’utilisation des blogues dans un cadre scolaire que je rencontre au cours de mes formations avec des enseignants…

  1. Les blogues sont trop compliqués pour les élèves…  Beaucoup d’enseignants croient que les blogues à l’école sont trop compliqués pour les élèves. Dans l’accompagnement que j’ai eu la chance de faire, je crois que les enseignants expriment ceci, car ils ne savent pas par où commencer. J’ai déjà et la chance de lire des billets d’élèves de 2e année (8 ans) . Ces billets étaient courts certes, mais appropriés pour leur niveau d’âge. Les élèves comprennent rapidement comment utiliser les blogues et réussissent à facilement utiliser cet outil de publication.  De plus les outils de publication comme la plateforme WordPress sont très intuitifs et faciles à utiliser pour les élèves.  Dans le cadre du projet Acadiepédia, j’ai réalisé une courte vidéo qui démontre comment publier un billet.
  2. Il faut attendre que les élèves soient meilleurs en écriture avant de publier… Si cela était vrai, les élèves n’auraient jamais la chance d’écrire sur un blogue.  Les élèves sont en apprentissage et bien souvent, certains enseignants ont peur qu’ils soient évalués sur les textes publiés de leurs élèves.  Lorsque les gens qui vont lire les billets, ils savent que ceux-ci sont rédigés par de jeunes élèves dans le but d’améliorer leurs aptitudes à mieux écrire, ceux-ci sont compréhensifs.  Lorsqu’on écrit en public, nous avons tendance à mieux nous préparer et à faire plus attention.  Pour s’améliorer au tennis, il faut avoir un entraineur qui nous explique comment jouer, qui nous démontre comment jouer, mais surtout qui nous donne le temps de nous pratiquer.  Impossible pour un joueur de tennis de s’améliorer sans pratiquer… Demandez à Eugénie Bouchard…
  3. Nous n’avons pas le temps de bloguer pendant le temps scolaire… Je comprends mal cette affirmation, car les élèves écrivent déjà en salle de classe… Du moins, ils devraient, non ?  Il suffit donc de créer un environnement où les élèves peuvent aller écrire en ligne le fruit de leur travail.  Il est important de développer un processus d’écriture qui comprend aussi une phase de publication.  Les billets d’élèves deviennent alors des copies types qui peuvent être intégrées dans l’enseignement pour se concentrer sur les erreurs communes et sur des moyens pour s’améliorer selon le niveau d’âge et des besoins des élèves.  Dans le projet d’Acadiepédia, nous avons un bel exemple d’une leçon sur les marqueurs de relations à partir de billets écrits par des élèves.
  4. Les blogues c’est pour les cours de français seulement… L’enseignement du français n’est pas la seule responsabilité de l’enseignant de français.  Voici donc une belle opportunité pour les enseignants tous sujets confondus de permettre aux élèves de partager leurs découvertes, de présenter des projets, de réaliser des rapports de laboratoire ou autre.  On peut par exemple en science, faire un résumé d’un article ou d’une nouvelle scientifique.  On pourrait aussi en Sciences humaines, présenter une recherche sur un sujet au programme d’étude.  Dans le cours d’anglais, on pourrait aussi créer un podcast en anglais afin de faire parler les élèves dans une langue seconde.  Les possibilités sont infinies.
  5. Les blogues sont dispendieux… Comme dans toute chose, il est possible de dépenser de l’argent pour avoir toute sorte de choses.  Les blogues ne font pas exceptions et certains services de blogues ne sont pas gratuits.  Par contre, plusieurs services blogues sont gratuits et permettent de s’initier à l’écriture en ligne facilement.  Il faut commencer par le début et s’initier à un service gratuit pour commencer.  Si avec le temps, l’envie de développer l’utilisation des blogues à plus grande échelle se fait sentir, il est possible de regarder à des services de blogues qui permettent de gérer plusieurs blogues à la fois.
  6. Les élèves vont recevoir des commentaires négatifs et même se faire intimider en ligne… Qui oserait aller écrire des commentaires négatifs en ligne ?  Dans mes 10 années d’utilisation du blogue scolaire, je n’ai eu qu’un incident et avec l’adresse IP du commentaire, nous avons pu retrouver le fournisseur internet que nous avons rejoint.  Celui-ci a fait le message à son client et nous avons vu apparaitre au bout de quelques jours un élève avec ses parents pour régler la situation.  Lorsque les élèves et les adultes savent qu’ils laissent une trace lorsqu’ils écrivent un commentaire, ils comprennent vite que les blogues ne sont pas une place pour écrire n’importe quoi.
  7. Les élèves sont trop jeunes pour bloguer… J’ai vu des élèves de 2e année bloguer alors s’ils sont bien encadrés, ils peuvent écrire et contribuer à développer un blogue scolaire.
  8. Nous avons besoin d’un blogue pour bloguer… Idéalement oui, mais en principe, ce n’est pas nécessaire.  En fait, un enseignant qui aimerait faire une expérience avec ses élèves, pourrait trouver un blogue d’une personne connue ou des billets écrits par des élèves d’autres écoles.  L’enseignant par la suite, identifie un billet spécifique et demande à ses élèves d’aller écrire un commentaire en ligne.  C’est une façon simple d’écrire dans un contexte de blogues scolaire sans avoir un compte.
  9. Nous avons besoin d’un ordinateur pour chaque élève avant de pouvoir bloguer… Ce serait bien, mais j’ai déjà vu des enseignants organiser l’espace de travail de leurs élèves avec 2 ou 3 ordinateurs.  L’horaire de classe était fait de telle sorte que les élèves pouvaient travailler à tour de rôle au courant de la semaine et compléter la rédaction de leur billet à leur rythme tout en complétant une feuille de route.  Un enseignant qui organise bien l’encadrement de ses élèves peut faire des miracles avec peu de moyens.  J’ai aussi vu des classes où les élèves avaient en tout temps accès à un ordinateur sans avoir d’occasions pour aller publier et où tous les élèves devaient faire leur travail comme un troupeau de moutons…
  10. Les élèves font du copier-coller lorsqu’ils publient…Oui c’est vrai s’ils écrivent leur billet dans Word ou s’ils utilisent un outil comme le « Bon Patron ».  En général, ils peuvent faire du copier-coller lorsqu’ils consultent des sites de références, mais apprennent vite que les enseignants peuvent retracer les sources de leurs recherches en ligne.  Il arrive aussi à l’occasion d’avoir des leçons de vie.  Je me rappelle un élève qui avait fait un beau poème de Noël et il avait reçu de bons commentaires.  Ceci à duré jusqu’à ce que l’auteur du poème lui laisse un commentaire pour lui dire qu’il avait copié ce poème à partir de sa page web tout en fournissant le lien.  Une belle leçon impossible à acheter au Wallmart…  Les élèves peuvent aussi copier en écrivant avec un crayon.  Il faut donc prendre le temps d’avoir une discussion honnête et en publiant sur un blogue, il y a plus de chance que l’utilisation du plagiat soit détectée plus rapidement.

billet1En terminant, l’utilisation du blogue scolaire est encore un outil méconnu de la plupart des enseignants et des parents.  Petit à petit, l’idée fait son bout de chemin.  Les élèves qui participent au Blogue des jeunes d’Acadiepédia tracent un peu la voie.  Avec le temps, j’espère que plusieurs enseignants verront le blogue comme une belle façon d’encourager le développement de l’écriture.

Ça fait dix ans, on ne lâche pas… 😉

 

Pourquoi bloguer en 2014 ?

12janv2014À la publication de mes premiers billets en mars 2004, j’étais bien loin de me douter que je serais encore à la tâche dix ans plus tard.  De plus, le billet de Patrick Giroux de la semaine dernière m’a amené à faire le point sur mon utilisation du blogue.  Patrick écrit et j’aime bien ; « Je considère ensuite comme une erreur d’avoir utilisé une communauté fermée. Je me suis ainsi privé des commentaires de plusieurs autres pédagogues réflexifs, des gens qui me lisent sur Google +, Twitter et PédagoTIC et qui auraient probablement pu émettre quelques idées et commentaires ou engager des discussions et des débats avec mes étudiants. Je pensais que ce serait plus facile pour les étudiants d’être entre eux… Mais je me suis retrouvé pratiquement seul à donner l’exemple et ça na pas été suffisant. »

Ce que partage Patrick est vrai.  Écrire en contexte fermé ne permet pas les échanges à grande échelle.  Même si peu de personnes laissent des commentaires, les rapports de statistiques nous montrent que les gens viennent faire leur tour.  J’écris depuis une dizaine d’années, mais la cadence et le rythme n’a pas toujours été le même.  Au début, j’étais beaucoup plus excité de partager mes découvertes et réussites sur mon blogue.  Je me questionnais (et me questionne encore… ) sur les meilleures façons de faire dans l’administration d’une école et de l’enseignement.  Plus particulièrement, l’utilisation des nouvelles technologies me passionne et je trouve important comme le dit bien mon ami, Mario Asselin, de laisser des traces.  Par contre on réalise assez rapidement que ceci peut s’avérer difficile.  J’ai écrit quelques billets incendiaires dans le passé.  Pas beaucoup, mais assez pour me mettre à dos quelques personnes du système qui ont préférés ne pas m’en parler ou du moins de ne pas vouloir me donner leurs avis.  J’ai peut-être été naïf ou brave, mais peu importe, j’étais en questionnement et je le suis toujours…

Le début de l’année 2014 annonce pour moi aussi, l’envie de continuer à nourrir mon blogue et de partager mes trouvailles.  Je tiens aussi à réfléchir sur mes actions professionnelles et sur le chemin que j’essaie de suivre de mon mieux.  Mon travail de mentor me permet de voir toutes sortes d’expériences dans plusieurs écoles avec plusieurs enseignants.  Cette expérience me donne aussi du carburant pour retourner à la direction en septembre prochain.  Mon expérience professionnelle me permet de prendre des risques calculés, mais en ayant toujours le même désir soit d’offrir les meilleures situations d’apprentissages possibles pour mes élèves.  Le Colloque Clair2014 s’en vient à grands pas et là encore, j’aime bien d’avoir la chance de contribuer à l’organisation à une rencontre très signifiante pour ceux et celles qui veulent y être.  Voir l’éducation autrement veut aussi dire « Faire l’éducation autrement »…

L’utilisation du blogue en milieu scolaire demeure pour moi encore le meilleur moyen d’améliorer comment on écrit.  Je n’ai qu’à lire quelques-uns de mes premiers billets pour me le rappeler.  C’est en écrivant que j’ai amélioré la manière que j’écris.  J’ai encore beaucoup à apprendre, mais si j’attends d’être parfait avant d’écrire, je n’écrirai jamais…

C’est le même message que je transmets aux centaines d’élèves que j’ai eu la chance de rencontrer au cours des dix dernières années et à ceux et celles que j’ai la chance de rencontrer maintenant dans le cadre du projet d’Acadiepédia.  On dirait qu’à l’école, écrire est une tâche de haut niveau ou de haut de gamme (comme dirait Rosée Morissette).  On enseigne le français évidemment, mais lorsqu’on demande aux élèves de rédiger un texte, on est souvent étonné de voir qu’ils ne font pas de transferts entre les enseignements reçus et l’écriture du texte.  Pire encore, lorsqu’on leur demande de faire la synthèse d’un article ou de défendre leur opinion, on se surprend à constater qu’ils ne savent pas par où commencer.  J’ai vu plusieurs élèves s’améliorer au fil des ans grâce au blogue.  Par exemple le billet suivant d’un élève de 3e année et un autre billet du même élève en 8e année.  On peut évidemment se demander si c’est le blogue qui a permis cette amélioration.  Sur papier, nous n’aurions plus de traces de l’évolution de cet élève.  Grâce au blogue, nous avons un portfolio électronique qui permet à un enseignant de voir la progression de son élève.  Mais plus important encore, le blogue permet à l’élève de suivre sa propre progression.  On oublie souvent en classe de faire de l’objectivation ou au moins de prendre du temps pour revoir ce que nous avons accompli.  On court souvent comme des poulets sans têtes à bien vouloir terminer le programme, se préparer pour les examens du ministère, évaluer et tout faire ce qu’il doit être fait au quotidien dans la gestion des groupes-classes.  Écrire trouve difficilement sa place.  Les élèves vont écrire des textes bien évidemment, mais l’échange se fait généralement entre l’élève et son enseignant.  Celui-ci doit bien souvent limiter le nombre de textes à écrire, car il ne peut pas tout corriger.  J’entends souvent des enseignants qui ne permettent pas à leurs élèves de bloguer, car ils n’ont pas le temps.  Je les entends aussi souvent me dire qu’ils voient ceci comme une tâche supplémentaire et qu’ils ne pourront pas corriger tout ce que les élèves écriront.  Je me demande alors pourquoi tout devrait être corrigé ?  Que veulent-ils me dire réellement ?  On apprend à écrire en écrivant…écrivons… Non ?

Je termine en voulant continuer mes efforts pour développer une communauté d’élèves qui prendront le risque d’écrire en public à leur niveau et selon leur niveau d’âge.  Le Blogue des jeunes d’Acadiepédia et la Salle de rédaction des élèves du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska sont de beaux exemples de réussite à mon avis.  Bien que le blogue n’ait pas encore la cote dans la plupart des écoles, j’ose croire que le nombre grandissant d’enseignants qui cherchent des solutions pour amener leurs élèves à écrire mieux, se tournera vers à ce moyen (et ça reste un moyen…).  S’il y a une chose que j’ai apprise au cours de ces dernières années est que c’est bel et bien l’enseignant(e) qui fait la différence.  La direction a beau donner tous les outils, faire toutes les suggestions possibles et donner la formation requise, si l’enseignant(e) n’y voit pas une valeur ajoutée, le blogue ne sera pas utilisé en salle de classe.  Ceci revient à nous poser la question à savoir ce que croyons ce qu’est l’apprentissage. Si on croit que les élèves apprennent seulement en écoutant, cela se reflétera dans nos pratiques.  Je crois que pour apprendre, il faut écouter, mais on doit aussi démontrer, mais encore mieux, on doit pratiquer.  Pour devenir une championne internationale au tennis, on a beau demander au joueur de nous écouter et de lui démontrer les meilleurs coups possible, rien ne remplace l’importance de pratiquer sur le terrain.  Un bon enseignant tout comme un bon entraineur sait bien doser les besoins d’écoute , de démonstration et de pratique.  Les blogues sont les terrains de tennis de l’écriture.  C’était vrai dix ans passés et c’est encore vrai aujourd’hui…

Alors pourquoi bloguer en 2014 ?  Pourquoi pas…  Bonne continuation !!!

 

Ma rencontre avec Barbara Coloroso…

Capture d’écran 2013-10-09 à 15.04.50J’ai la chance de matin d’entendre et de rencontrer Barbara Coloroso de « Kids are Worth It ! ».  Mme Coloroso est une conférencière reconnue internationalement.  Sa présentation explique comment créer un climat d’école où les élèves peuvent s’autodiscipliner, de développer de la compassion et de la résilience.  Elle est une auteure accomplie et possède une grande expérience en milieu scolaire.  Cette présentation s’inscrit dans la mission de notre district scolaire avec le projet de résilience en milieu scolaire « CAA ».  En gros, son message est qu’on ne peut pas forcer les élèves à faire quelque chose qui ne veulent pas faire.  Il faut leur donner des choix et des opportunités pour prendre de décision et faire des erreurs.  Il ne faut pas dire aux enfants quoi faire, mais plutôt leur apprendre à faire de bon choix.  Il est possible d’avoir une copie des notes de la présentation en format pdf ici.  J’ai eu la chance de me procurer une copie de son livre.

Voici donc un résumé de mes notes…

Les jeunes doivent apprendre comment penser.  Il faut aussi leur apprendre à traiter les autres avec dignité et humanité.  On ne peut pas tolérer que les enfants diminuent les autres. Il faut enseigner aux enfants comment penser et non quoi penser…  On ne peut pas retourner en arrière dans le temps.  Les enfants doivent apprendre en dehors de la boite.  (2+2=4 mais 2 chiens et deux chats ne font pas 4 chiens).  Il faut questionner l’autorité.  Il faut rendre les élèves responsables et imputables de leurs choix et de leurs erreurs.  C’est comme ceci qu’ils apprennent.  Il faut augmenter avec le temps le nombre des responsabilités et des choix et avec le temps aussi diminuer l’encadrement et les restrictions.  Comme adulte nous devons apprendre à décrocher et faire confiance.  Certains enfants obéissent pour faire plaisir à leurs parents et un peu plus tard, pour faire plaisir à leurs amis.  C’est bien quand un enfant peut aller au-dessus de ceci et de s’affirmer et de questionner et de prendre position…  Ils apprennent à prendre position…  Ils ont appris comment penser et non quoi penser…

Les jeunes peuvent utiliser des termes pour rabaisser les autres.  Cela peut être de l’intolérance ou de l’ignorance, mais nous devons enseigner les jeunes les implications et l’histoire des ces termes « French Frogs, newfies, juifs, WOP (Without Papers) ».  Ceci peut amener à l’intimidation…  La création de catégories pose problème et cela est le début des stéréotypes… (Tous les juifs sont comme cela… Etc…).  C’est comme cela que plusieurs personnes comment utiliser ces termes et à causer des préjugés envers certaines personnes ce qui amène à la bigoterie et à l’intolérance.  C’est la même chose dans la cour d’école (Tapette, bitch, fifi…).  Il y a beaucoup d’ignorance.  Ce n’est pas nécessairement de l’intimidation, mais on ne peut pas l’accepter et tolérer.  Si on vise une personne en particulier, cela peut devenir cruel et malsain.  On ne parle pas seulement avec nos mots.  Ils représentent seulement 20 % de notre message.  Notre non verbal parle beaucoup plus.  Si on entend ces termes, on doit dire que c’est cruel et méchant et que c’est inacceptable.  Nous devons instruire les élèves avec le sens et l’origine des ces mots et de ce qu’ils veulent dire.  Si on attaque la personne (avec des mots) on doit intervenir.  Faire de la peine aux autres donne un sentiment de pouvoir, de plaisir, mais cela déshumanise les relations avec les autres.

Par exemple, il faut enseigner aux enfants pourquoi il faut mettre son manteau.  Elle prend un poisson gelé et montre que le poisson est mort et elle explique qu’avec un manteau, nos organes ne vont pas geler.  On veut que les élèves prennent la bonne décision pourquoi mettre leur manteau et non parce qu’on leur a dit.  On ne veut pas solutionner pour eux, mais les inviter à trouver leurs propres solutions.  Notre coffre à outils dépend de notre famille, de nos amis et de notre environnement.  Il y a plusieurs outils, mais ils faut utiliser ceux qui fonctionnent.  Ce qui est important et laisser la dignité aux deux parties (enseignant-élèves).  Comme adulte, on ne peut pas faire quoi que ce soit que nous aimions nous faire nous-mêmes.  Les enfants doivent entendre que nous les aimons et qu’ils valent la peine.  Ils valent le temps, les ressources et l’énergie…

En gros, les enfants ont besoin de 3 choses TAO; notre temps, notre affection et notre optimisme.  Le temps pour expliquer, pour expliquer que ce n’est pas correct, le temps de rire avec eux et d’être joyeux.  La résilience est la façon de vivre dans l’adversité et les difficultés de la vie.  Il faut faire attention à l’ « optimisme rose »… (Ce n’est pas grave…).  Quand un avion est en retard, les gens peuvent vivre ce moment de plusieurs façons; être fâché, aller au bar, lire un bon livre…  C’est un problème et on n’a pas de contrôle.  Quand est-ce que la vie vous a donné 8 heures sans interruption pour lire ?  C’est notre point de vue qui fait la différence…

Plusieurs jeunes aujourd’hui ne savent pas jouer.  On leur demande de gagner leurs jeux…  Par exemple les concours pour bien manger, lire, bon comportement, etc…  Par exemple, donner des étoiles aux élèves pour mériter du temps libre ou de la fausse monnaie pour acheter des privilèges ou des produits.  Un autre exemple, écrire le nom d’un élève au tableau et après trois crochets, ils perdent un privilège.  Ce modèle a été présenté en cour et a démontré qu’il affectait la dignité et le développement social des élèves.  Ces modèles amènent les élèves à en vouloir plus…  Si je ne voulais pas ceci pour moi, pourquoi je le voudrais pour mes élèves…   Il faut attraper les enfants à faire de belles choses…  Il faut revoir nos programmes dans les écoles…  C’est comme aller sur une grande autoroute (401 à Toronto) et personne ne veut nous laisser passer et que tous les gens vont vite…  On n’intervient pas sur la route quand les automobilistes vont à la bonne vitesse.

En plaçant son nom au tableau et il perd ses privilèges, il peut commencer à avoir une attitude.  Si on veut organiser une fête à la fin de la semaine, on invite tous les élèves peu importe.  Il y a des choses qu’on peur enseigner à une fête qu’on ne peut pas enseigner en classe.  C’est comme offrir de la nourriture pour atteindre un objectif.  On pense souvent que si on ne les récompense pas, ils ne le feront pas….

Les dangers de trop complimenter les élèves;

–       Cela peur renforcer le sens d’insécurité si un enfant a peur de ne pas être à la hauteur des attentes de l’adulte.

–       Les récompenses exagérées peuvent inviter les élèves à prendre des stratégies de bas niveau.

–       Cela peur réduire la confiance.

–       Cela peut réduire la relation entre le parent et l’enfant

–       Cela peut arrêter la conversation.

–       Cela peut ouvrir la porte à un refus ou à des commentaires négatifs

–       Cela ouvre la porte à trouver le chemin le plus facile et réduire les réponses innovantes et complexes.

–       Cela empêche la coopération.

–       Cela augmente la compétition avec les pairs et rend difficile leurs sentiments de comment ils valent.

Il faut faire fonctionner l’avant du cerveau et non le reptilien.  Les élèves qui s’engagent dans des activités de partage (Boite de l’UNICEF) sans compétitions, travaillent la partie avant de leur cerveau et on tendance à faire le bien et à inclure les autres.  On ne veut pas créer des concours que les élèves peuvent perdre d’avance…  Faire le bien, car c’est bien de faire le bien…  Il faut que les élèves apprennent de faire le bien pour les bonnes raisons…  L’Intimidation à l’école se passe à l’abri des radars des enseignants…  Il faut enseigner aux élèves à avoir du courage et à s’affirmer.  C’est comment on le fait qui est important…

Les levées de fonds sont du travail forcé pour les enfants.  Les enfants sont des enfants…  Lorsqu’on les mes en compétition les uns contre les autres, certains élèves savent qu’ils ne pourront pas vendre plus que les autres…  On doit enlever ces pratiques…  Les adultes peuvent faire des levés de fonds, mais pas les enfants…

Les enfants ont besoin d’encouragement, de feedback (3C; compliments (merci d’aider ton frère, il est bien content),  commentaires, critiques constructives) et de discipline.  Ce n’est pas de gagner, mais de faire les bons choix. (Ex; ce soldat qui choisit de ne pas gagner la course, mais d’aider un jeune garçon à la terminer; .

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Il faut être excité lorsqu’ils sont excités…  Il faut les remercier et les complimenter en nommant ce qu’ils ont fait…  Say it, mean it and follow through…  Ex; Ok, on ramasse les jouets…si les enfants ne veulent pas les ramasser, on leur dit « Ramasse ceux que tu veux utiliser demain, car je vais ranger les autres pour une semaine »…et faire par la suite ce qu’on a dit…  Avec nos demandes, on doit être raisonnable, ça doit être simple, ça doit avoir de la valeur et être pratique. Sinon, c’est probablement stupide… et là on ne doit pas faire ce qu’on a dit, on doit alors faire réparation…

Il ne faut pas paniquer pour les petites choses…  Il faut être aux aguets pour les choses plus sérieuses (risques pour la santé, dépression, etc…).  Par exemple une chambre d’un ado peut être à l’ordre ou pas…  Il y a un sentiment de chaleur quand c’est à l’ordre et de froideur quand ce ne l’est pas…  On devrait intervenir s’il y a des risques…  Aider au nettoyage au besoin…  Une chambre bien rangée est plus importante pour les personnes qui souffrent de dépression ou autre…

Les temps ont changés et maintenant avec les réseaux sociaux, ça devient de plus en plus difficile.  Les jeunes doivent mieux comprendre l’importance de leurs choix et des implications de leurs choix.  On doit leurs enseigner 3 choses à propos de la littéracie digitale;  Savoir utiliser ces outils intelligemment, être civil et être sécuritaire.  Les adultes sont généralement des immigrants du digital, les jeunes sont des natifs et les plus jeunes sont des experts…  Même les experts doivent recevoir cet enseignement…Pour les jeunes, le monde réel est aussi un monde non-virtuel et ils doivent être civile dans ces deux mondes…  Est-ce que c’est vrai, est-ce que ce sont des rumeurs (on ne le répète pas), est-ce nécessaire, est-ce que c’est gentil…  Finalement on doit enseigner ceci de toute façon dans le monde réel et le monde digital…  Une règle a mettre en place à l’école; « On ne peut pas dire ; tu ne peux pas jouer ».

Ce n’est pas toujours faire ce qu’on doit faire (suivre les règles) mais il faut parfois être le « First Follower;

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Il faut enseigner les élèves en utilisant la bonne terminologie…    C’est d’être en santé avec leur sexualité.  C’est la même chose pour les médias et l’influence sur la vie des gens.  Quelque chose d’offensant pour une personne ne l’est peut-être pas pour une autre…  Il faut en parler…    La publicité peut être méchante ; http://youtu.be/srHGHWO4fro On veut divertir mais on ne peut pas en même temps agir avec méchanceté sur des personnes…  Il faut éduquer nos jeunes…

L’art est le cœur d’une culture…  Pour chanter, on doit lever ses épaules.  On ne peut pas jouer dans une position passive…  La mathématique peut être créative…  Enseigner aux élèves de ce que ça veut dire d’être un ami.  De faire la différence et de reconnaitre ce qui est de la taquinerie et être méchant.  Nous devons aussi reconnaitre les dons que nos élèves ont et de ne pas comparés les élèves entre eux.   On peut leur dire qu’ils ont un don et qu’ils peuvent utiliser ce don.  La honte et  se sentir coupable sont deux choses différence..  Nous avons une obligation d’utiliser les dons que nous avons…  Les élèves ont aussi cette obligation…  Il faut les encourager à le faire…  On peut les structurer…  de comment le faire…  Expliquer la dyslexie… Elle a de la difficulté à écrire et elle est une excellente raconteuse…  Un élève qui a un don pour écrire, peut l faire pour l’autre…  Un enfant qui à des problèmes de comportement devrait pouvoir escalader le mur en premier car il sera au sommet et on pourra dire bravo…

On doit dire aux jeunes qu’on a besoin de leur aide…  Ce n’est pas toujours fait à notre façon mais ils peuvent aider et contribuer…  On peut mettre des limites…  Mais il faut être flexible pas être un mur ou au contraire être un « tout permis ».  Pour les médias et la technologie, on peut consulter des sites comme; http://www.commonsensemedia.org/  pour avoir des idées sur les limites et les questions qui touchent les familles et les enfants.  Il faut faire attention aux questions.  On peut aussi aller sur le site ; http://www.netlingo.com/  pour avoir une idée du jargon utilisé sur le web.

Avoir de la haine pour une autre personne est un comportement appris…  L’intimidation est appris…  Il faut nourrir les enfants à développer le sens d’aider les autres…  On a pas besoin d’aimer l’autre mais il faut respecter et ne pas être méchant…  Ils sont des personnes…  L’amitié est entre deux personnes et pas dans un cercle d’amitié (Je vais être ami avec toi ei tu es ami avec elle…).  Pour voir une belle leçon sur l’intimidation, voir The Good Bird’s Club;

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Il y a une différence entre de la sympathie, l’apathie et de la compassion.  Notre visage parle de se que nous ressentions…  L’intimidation donne du plaisir à la personne qui intimide.  On veut cette personne soit capable de connaitre de la sympathie et de l’empathie.   Il faut briser le cycle de violence.  Plus d’info en pdf ici pour les école qui veulent adopter une approche communautaire pour contrer l’intimidation ; http://www.kidsareworthit.com/uploads/Three_P_s_-_Bullying.pdf

La discipline n’est pas l’ensemble les  punitions. La discipline montre ce que les enfants font de mal. Elle demande aux jeunes  de trouver des solutions.  Lorsqu’elle enseignait, Barbara utilisait les seules quarte règles suivantes; Show-up on time, be prepared, do your assignments and respect others.  Nos raisons de faire des règlements peuvent faire du sens.  Mais nos raisons doivent être valides.  Il doit avoir beaucoup de confiance avec les règles.  On accepte qu’une ambulance nous dépasse sur une ligne double…  Les règles peut être flexibles…   On ne peut pas dire à l’élève; « I don’t care! ».  Il y a d’autres options qu’être inflexible mais on peut avoir des raisons morales…  On veut éviter des situations comme celle-ci ; http://us.cnn.com/2005/US/05/09/student.cellphone/

Trois manières alternatives de répondre à un enfant sans dire non à chaque fois ;

1-    Oui mais plus tard…

2-    Donne-moi une minute…

3-    Convainc-moi…

Il y a une place pour dire non… Si on explique pourquoi on leur dit non, ils ont plus de chance de comprendre et de ne pas faire les mauvais choix…  Il y a des règles en classes, se ne sont pas des suggestions.  Il en va de même pour les autres endroits dans l’école…  On fait des règles pour deux raisons; pour la sécurité et pour interagir avec d’autres personnes.  L’intimidation est plus au niveau de l’école, du district ou de la province…  Les règles doivent faire du sens…  Écrire sur un mur peut prendre trois formes; un accident, un enfant joue en barbouillant sur le mur et un autre peut écrire quelques choses de méchant.  C’est le même règlement (On n’écrit pas sur le mur) mais les circonstances ne sont pas les mêmes. Un accident peut être fatal et avoir de grandes conséquences.  On a peu de contrôle sur ceci… On ne peut pas toujours sauver une personne mais on peut tout faire pour essayer de sauver cette personne.

En général, lorsque les enfants font une erreur, on doit faire en sorte que l’élève prenne sa responsabilité (own-it), fasse la réparation (fix-it), apprenne de son erreur (learn from it) et passe à autre chose (Move-on).  Quand on a un problème on n’a pas besoin d’une bonne excuse mais plutôt d’un bon plan.

Les mauvais-coups :  Quand les jeunes font des mauvais-coups ou font du mal, on lui fait réaliser ce qu’ils ont faits, on leur montre comment ils on mal fait, on leur demande de prendre la responsabilité de leurs actions et on s’occupe qu’ils ne perdent pas leur dignité…

Une conséquence doit être RSVP – Raisonnable, Simple, a de la valeur et pratique)…

Si le jeune fait une chose méchante comme un incident violent, on utilise les « 3R of reconciliation » ;  Restitution, Résolution & Reconciliation.  Il faut dans la restitution réparer au mieux de nos habiletés.  Comme par exemple, envoyer un message à toutes les personnes sur Facebook qui ont reçu le message en disant que c’était méchant et qu’elle est désolé, etc…

On veut amener les jeunes à parler et à s’ouvrir…  On veut aussi qu’ils réparent le trouble qu’ils ont causé…

Dessiner un cercle et une ligne ; on dit le cercle c’est toi, la ligne, ta vie et autre évènements.  Il faut savoir aussi que « Non » est une phrase complète…  Les conflits sont inévitables, la violence ne l‘est pas…

Les conflits; Quand on a un conflit, on a 3 options; partager, quitter ou se faire un plan…  On doit enseignent ceci aux jeunes…  Vous avez un problème; quel est votre plan ?  Il faut aussi faire une restitution et une réparation.  Ceci se fait bien en trouvant un moyen de redonner à la communauté.  Ce ne doit pas être de la vengeance.  Il y a un temps que ceci doit sortir de l’école mais on doit tout essayer de faire avant ceci… et par la suite…référer à des services spécialisés… On traite les jeunes avec respect et dignité comme nous aimerions être traité.  Ça prend du temps pour une école, il faut faire l’inventaire de ses forces et de ses besoins.  On peut être flexible et être compréhensif…. après 4 fois, il faut adresser la situation…

On ne peut pas contrôler nos jeunes (nos enfants)…  Ils sont des cadeaux et les traiter comme des cadeaux et espérer qu’ils deviennent ce qu’ils veulent devenir et non ce que nous voulons qu’ils deviennent…  Il faut aussi prendre du temps pour soi au moins une demie heure par jour… nous le méritons..  On peut se dire; Je m’aime, je peux penser par moi-même et tout peut se régler…

En terminant, voici une copie du guide de santé psychologique pour le district scolaire francophone du Nord-Ouest;

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Acadiépedia; Prendre sa place sur le web…

Capture d’écran 2013-09-29 à 22.03.12Avec mon nouveau travail, j’ai la chance de développer un projet d’utilisation des outils du Web 2.0, du développement de l’écriture et du développement de la pensée critique.  C’est ainsi que le site Acadiepédia.com a vu le jour.  Le site  n’est qu’à ses premiers balbutiements.

Les élèves de toutes les écoles du district scolaire francophones du Nord-Ouest (DSF-NO) seront invités à contribuer sur un blogue où ils pourront partager leurs passions, leurs intérêts et leurs recherches.  Ce projet s’inscrit dans le plan annuel du DSF-NO pour le développement de la littéracie et de développement de l’identité culturelle.

Ce matin, j’ai eu la chance de rencontrer 7 jeunes de la 6e à la 8e année qui ont commencé à écrire.  Ils ont appris les rudiments de base de la plateforme WordPress.  N’hésitez pas à les encourager à continuer à écrire.  Écrire plus, écrire mieux…  Vous pouvez prendre connaissance de leurs textes en consultant le blogue officiel.

Demain, je rencontre des élèves de la Polyvalente A.J Savoie de St-Quentin pour leur donner une initiation aux blogues.  Vendredi je serai à Clair et l’école Sacré-Cœur de Grand-Sault lundi prochain.  Les entreprises ou organisations qui aimeraient aider au développement de ce projet peuvent communiquer directement avec moi.  Le site Acadiepédia.com se veut donc un plateforme qui permettra aux jeunes de présenter leur Acadie dans le cadre du Congrès Mondial Acadien (CMA) de 2014.  Le projet est expliqué plus en détail sur ce wiki collaboratif.

À suivre…

Prochain cours de « Pensée critique »…

Cette semaine, je serai absent à l’école car je présenterai la conférence d’ouverture à une rencontre organisé par le ministère de l’éducation de l’Ontario. Pour les deux prochains cours de pensée critique, les élèves auront à rédiger une critique de l’article suivant;
Vingt-cinq nouveaux cas de choléra en Haïti, 284 au total

Aussi, les élèves auront à enrichir leur texte en utilisant des mots-charnières. La liste suivante tirée d’un site de l’université de Montréal, pourra leur venir en aide.
Pour terminer, es élèves devront inclure dans leur démarche d’apprentissages les étapes suivantes;
* Lire et relire l’article…
Préparer leur critique en s’assurant d’inclure une introduction, un corps et une conclusion.
* Inclure des mots-charnières
* Écrire leur texte dans Word pour faire une première correction.
* Copier-coller leur texte dans le site « Le bon patron » pour faire une deuxième correction.
* Faire lire le texte par un collègue de classe.
* Faire lire le billet par l’enseignant(e).
* Publier le billet.
* Mettre le logo « texte de qualité » si les étapes ont été suivies.
À vos claviers…Prêt… Créez…
Au plaisir de vous lire !!!

Première rencontre du Bloc d’intervention pédagogique en « Pensée critique »

J’aurai la chance de travailler avec un groupe de jeunes douées de la 6e à la 8e année en français. Ensemble, nous travaillerons à développer la démarche d’apprentissage en écriture et à développer la pensée critique. Nous nous rencontrerons 30 minutes à deux reprises chaque semaine afin de rédiger, analyser, critiquer et produire des textes variés. Afin d’y arriver, je propose quelques sites médiatiques du web francophone ci-dessous. Les élèves auront à trouver des articles qui les intéressent et de prendre le temps de les lire et de rédiger une critique de l’article en appuyant sont texte sur un modèle simple, mais précis de rédaction tout en appuyant si possible leurs commentaires par des sources fiables et des arguments vérifiables. Je suis bien content de cette opportunité et j’ai déjà hâte de lire les productions des participants…
Voici donc quelques médias du web francophone qui pourraient être utilisés. Cette liste est seulement un point de départ et n’exclura pas d’autres sources disponibles et appropriées pour l’âge des élèves;
CapAcadie
Radio-Canada Acadie
Cyberpresse.ca
Le Journal de Québec
Le Réseau des Sports
Canoe.ca
La revue l’Actualité
Journal Le Figaro
Journal le Monde
Québec science
Monde Contemporain
Voici le premier défi pour la première rencontre : Les élèves pourront pendant 20 minutes rechercher, lire et trouver un article qui les intéresse. Ils auront par la suite, à mettre dans leur cybercarnet, le nom de l’article avec un lien à celui-ci. Les élèves n’ont pas à publier leur billet pour l’instant (il suffit de choisir l’option « Non publié »). C’est à partir de cet article qu’il produiront leur premier texte lors de la prochaine rencontre.
À vos claviers et …bons succès !!!