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Ma présentation au colloque sur l’entrepreneuriat éducatif à Moncton…

envolJe serai présent jeudi pour présenter un atelier au premier colloque sur l’entrepreneuriat éducatif à Moncton.  Sous le thème « Pour une société engagée et solidaire », celui-ci est organisé par l’organisme Place aux compétences, l’université de Moncton et le réseau des collèges communautaires du Nouveau-Brunswick.  J’aurai la chance de présenter un atelier à deux reprises sur le projet de Labo créatif et le programme ENVOL du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska.

Voici quelques liens importants utilisés pendant ma présentation;

1- Le site officiel d’Acadiepédia

2- Le Blogue du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska (CAHM)

3- Le Labo créatif du CAHM

4- Les projets entrepreneuariaux du CAHM

5- Mon portfolio professionnel

6- Le site du colloque de Clair2016

7-Article de Marc-André Girard – Les élèves fantômes

Voici quelques liens de vidéos mentionnées pendant ma présentation;

1- La vidéo de Ken Robinson – Comment échapper à la vallée de la mort de l’éducation

2- Labo créatif du CAHM

3- Exemple du projet Minecraft au Labo créatif du CAHM

4-Maker Education ; Reaching All Learners

5- Extrait d’entrevue à Tout le monde en parle avec Normand Baillargeon (aller à 2:35)

6-The story of Austin’s butterfly

7-Réflexion d’un directeur d’école dans l’intégration des TIC à l’échelle de l’école

8- Toutes les vidéos du Labo créatif du CAHM sur Vine.

Au plaisir de rencontrer les participants à ce colloque qui en sera à sa première édition…

Nouvelle feuille de route requise pour la translittératie…

robotL’utilisation des nouvelles technologies soulève plusieurs questions et les directions d’école n’y échappent pas. Souvent la peur devient l’élément central de la prise de décision et comme je l’avais mentionné dans le billet suivant, la peur d’avoir peur fait souvent prendre des décisions rapidement et de manière à éviter les malaises. Comme direction d’école, nous avons à l’occasion, à bousculer les idées préconçues de ce que devrait être l’école idéale. Nous avons à décider si nous voulons être des gardiens du temps ou de musée ou si plutôt nous voulons engager notre école et notre communauté dans un mouvement qui préparera les élèves pour leur monde à eux. Je n’ai pas à vous convaincre de l’importance d’apprendre à lire, à écrire et l’importance de bien se débrouiller en mathématique. Comme l’a mentionné Thérèse Laferrière dans sa conférence à Clair2016, il faut enseigner à lire pour apprendre. Le mouvement de la littéracie est en marche et les écoles y adhèrent même si l’idée d’un enseignement efficace de la lecture et de l’écriture est à mainte fois bousculée. Plusieurs enseignants ont dû revoir leurs pratiques pédagogiques et plusieurs autres doivent encore faire un examen de conscience. La résistance à faire autrement est telle que souvent, on s’invente toutes sortes d’excuses pour se faire croire que nous sommes dans le bon chemin. Il existe des données probantes (expression à la mode cette année) et les enseignants ont l’obligation de les inclure dans leur pratique pédagogique. Pour y arriver, ils ont besoin d’accompagnement et de confronter leurs idées avec leurs collègues et avec leurs directions d’école. Pour ce qui est de l’innovation, l’utilisation de données probantes devient plus nébuleuse. Si on les attend, l’innovation est difficile à faire voir impossible. Au rythme où vont les changements en éducation qui semble encore être calée d’un modèle industriel du 20e siècle, l’innovation pourrait ne jamais mettre les pieds dans la salle de classe. Innover n’est pas toujours facile, mais comme je l’ai expliqué à Clair2016, il faut s’acheter une petite tortue en porcelaine et la regarder souvent. Le changement prend du temps et n’avance pas vite. Comme la tortue, même si le changement avance lentement, il avance. Mon patron m’avait suggéré l’achat d’une telle tortue. Elle m’est désormais très précieuse pour mettre en contexte mon travail à la direction.

Pour arriver à débattre de nos pratiques pédagogiques avec notre personnel enseignant, il est important de développer une culture de collaboration avec ceux-ci et de leur donner une marge de manœuvre. Les communautés d’apprentissage pédagogique (une autre expression à la mode) sont un bon outil, mais il ne suffit pas de les instaurer pour que la magie du changement arrive. Si l’école ne dispose pas d’un milieu qui préconise la prise de risque, les échanges honnêtes et la divergence d’opinions, les gens apprennent assez vite à jouer le jeu de la personne gentille pour son patron. Rien n’avance à ce moment et même si on a l’impression que tout va bien et que tous sont heureux, il se peut que peu de changements importants se produisent. Comme le dit bien Ken Robinson, c’est un peu comme lorsque nous disons que nous faisons une diète amaigrissante. Il se peut qu’on fasse la diète, mais si on ne perd pas de poids, c’est futile.

Il faut aussi à l’école un climat de confiance envers tous les membres du personnel et de leur donnée la capacité de prendre des décisions. C’est un peu comme avoir de jeunes adultes à la maison, il faut être présent, mais en même temps laisser à nos enfants le droit de faire des erreurs, d’apprendre et de faire les bons choix.

Quand est-il de la littéracie numérique ou plutôt de la translittératie ? Chez Wikipédia, on définit littératie numérique à celle qui correspond à la maitrise de savoirs, de capacités et d’attitudes propres au domaine des technologies numériques (ordinateurs, tablettes, smartphones). Elle inclut la littératie informatique. Il s’agit de l’une des facettes de la littératie qui, de plus en plus, est l’objet d’études et d’interrogations, allant même jusqu’à la proposition d’un enseignement en France2…  Ces différentes littératies (informationnelle, médiatique, informatique, numérique) convergent dans la translittératie. Cette notion peut être comprise comme étant la capacité de lire, écrire et interagir grâce à une variété de plateformes, d’outils et de moyens de communication (l’écriture, la télévision, la radio, les réseaux sociaux…).

Nous pouvons débattre longtemps pour une définition exacte, mais en gros, la translittératie est la base de mon travail des dernières années. Le site d’Acadiepédia est un bon exemple ainsi que celui du Labo créatif du CAHM. Vous convaincre de l’importance à l’école de la translittératie serait peut-être plus difficile. Pourquoi est-ce le cas ? Partout autour de nous, les ordinateurs sont présents. La plupart des adolescents ont un ordinateur ou un téléphone portable et de plus, la plupart d’entre nous ne pourraient pas envisager sa vie sans l’utilisation d’un ordinateur. Il y a les septiques, ceux et celles qui disent à haute voix que la technologie n’est pas le centre de leur vie et ils ont raison. La technologie ne devrait pas être tout… Il faut un équilibre dans tout et nous avons comme enseignants, la responsabilité d’assurer cet équilibre entre l’académique, l’artistique, l’éducation physique et le technologique.

Pourquoi ne retrouvons pas cet équilibre entre la vraie vie et l’école. C’est à dire pourquoi dans plusieurs écoles, l’utilisation d’un portable est encore interdite ? Pourquoi est-ce que certains travaux ne sont pas faits à l’aide des nouvelles technologies ? Mon expérience démontre qu’en général, nos élèves vont bien au-delà de ce qui avait été initialement prévu. Pourquoi dans plusieurs écoles, la curiosité et la créativité si naturelles chez les enfants ne sont pas encouragées. Ces questions me font penser que souvent nous limitions notre enseignement par nos peurs. Dans une classe, nous retrouvons une clientèle diversifiée et bien qu’il soit difficile de répondre aux besoins de tous les élèves, nous devons apprendre à développer chez eux, une culture d’engagements dans leurs apprentissages. Lorsque nos élèves s’engagent personnellement dans leur réussite, qu’ils s’impliquent dans des projets qui les intéressent et qu’on leur donne la chance de construire autour de projets concrets, c’est à ce moment que leurs yeux scintillent et que la magie commence à opérer.

Nous pourrions discuter longuement des barrières et du manque de temps et d’expertise. Si pour une fois, nous discutions des possibilités. Dans mon école, notre mission est ; Notre école a comme mission de développer le plein potentiel de chaque élève ainsi que ses talents à l’aide des nouvelles technologies dans un milieu fièrement francophone.

Nous essayons chaque jour de la mettre en œuvre. Ce n’est pas toujours facile, mais mon travail c’est de garder le «focus» de nos gens sur celle-ci. Je dois en plus mettre ma propre vision à jour. Je dois d’évaluer les grandes tendances dans le monde actuel et faire la lecture de notre environnement. Souvent nous utilisons des antidotes qui font une différence, mais souvent nous sommes en mode réactif. Par exemple, nous allons bannir les téléphones intelligents à cause d’une situation en salle de classe. Nous devons donc prendre la route la moins fréquentée et trouver en communauté éducative, celle que nous voulons suivre ensemble. C’est une tâche complexe et de haut niveau.

L’utilisation des nouvelles technologies à l’école doit elle aussi être accompagnée et nous avons besoin plus que jamais d’une vision de nos dirigeants. Il est facile de prétendre que nous voulons des écoles innovantes et qui développent l’esprit entrepreneurial. Encore faut-il donner les outils, les ressources et l’accompagnement requis. Encore plus important selon moi, il faut entendre de la bouche de tous nos dirigeants que c’est la voie à emprunter. Même si souvent on se sent dépassé par les évènements, il faut prendre des décisions innovantes avec l’assurance que les personnes en place feront le travail requis. Si on ne le fait pas, on essaie de contrôler les gens et le résultat et nul. Un exemple que j’utilise souvent dans mes présentations est les demandes de projets. Au Nouveau-Brunswick, plusieurs programmes d’aides existent et sont nécessaires pour arriver à faire différemment. Par contre, les directions d’école doivent y mettre beaucoup d’heures pour compléter et présenter la demande, faire les achats et compléter le suivi requis avec un rapport final en plus de laisser des traces tout au long du projet. Si par exemple, une direction d’école doit mettre, disons trente heures de travail pour aller chercher une somme de 3000 $, c’est selon moi un résultat nul. C’est-à-dire que mon employeur dépense autant d’argent pour que je fasse ma demande que l’argent reçu. Il est possible de doubler ceci. C’est à dire de donnée des fonds et qu’ensuite la direction investisse de son temps pour développer des initiatives. À ce moment, les ressources sont doubles… Les directions d’écoles doivent être imputables de se qu’ils font c’est certain. Par contre, il doit y avoir une marge de manœuvre et une culture de la distribution de ressources qui font en sorte qu’un plus grand nombre de directions et d’enseignants puissent s’investir à faire autrement.

Plusieurs décisions seront importantes à prendre au Nouveau-Brunswick. Par exemple la politique 311 sur l’utilisation des technologies de l’information et des communications (TIC) date de 1996. Même si celle-ci fut révisée en 2004, bien des choses ont changé dans le monde des TIC. Nous avons besoin d’une nouvelle politique plus simple (et non de 10 pages) qui sera ouverte aux nouveaux changements qui arriveront au cours des prochaines années. La politique doit être inclusive de toute forme de technologies utilisable à des fins pédagogiques et permettre le déploiement de celles-ci simplement dans les écoles. Ce n’est pas une tâche facile, mais faisable.

En gros, les écoles doivent avoir la possibilité ;
• D’utiliser les réseaux sociaux
• D’utiliser les services de type Google Documents et Google Éducation
• Favoriser l’utilisation et le développement du codage dans les écoles, et ce à tous les niveaux.
• De favoriser les activités de développement en robotique
• De maximiser l’écriture devant public sur des blogues scolaires.
• De développer des outils pour faire la promotion des communautés francophones.
• De favoriser le développement de Labos créatifs.
• De favoriser la culture entrepreneuriale à l’école et d’encourager les élèves à laisser des traces de leurs apprentissages.
• Développer des habitudes positives d’utilisation d’outils du web 2.o et développer une empreinte digitale saine.
• De ne pas favoriser un outil au détriment d’un autre. Ce qui est important, c’est l’accès aux outils.
• De développer des projets où il est permis aux élèves d’apporter leurs appareils numériques à l’école (Projet AVANT-BYOD)
• Permettre aux écoles de partager leurs succès et leurs projets.
• Partager la culture francophone au moyen d’une radio provinciale et les talents locaux dans chacune des écoles pour développer un sentiment d’appartenance et de fierté.
• Développer des projets de co-constructions virtuels tels que Mindcraft, Scratch et autres plateformes similaires.
• Intégrer l’enseignement du cinéma et du traitement des images à l’école.
• Permettre aux écoles de développer des projets TEDx en français.
• Développer une plateforme commune afin de faire en sorte que le premier réflex lorsqu’on cherche quelque chose soit d’aller sur cette plateforme. En passant, celle-ci doit être ouverte et publique.
• D’avoir accès à des sources de financement ou de matériel avons de développer différents types de projets.
• De développer des projets de création à l’aide d’imprimante 3D qui va révolutionner nos habitudes de consommations sous peu…
• De développer une culture de prise de risque et de collaboration entre les enseignants et en incluant aussi les élèves.
• La curiosité et la créativité doivent demeurer au centre de nos activités de codesign.

Cette liste n’est évidemment pas complète, mais donne un aperçu du travail à faire. Nous sommes loin de l’utilisation de PowerPoint en salle de classe… Pour y arriver, il faudra un mouvement sérieux à faire différemment. Certains le font peut-être déjà, d’autres attendent avec impatience avant de commencer et d’autres espèrent peut-être pouvoir se retirer avant d’avoir à faire ceci. Qu’on le veuille ou non, le monde autour de nous continue d’avancer et ne va pas nous attendre pour continuer.

Je suis à la direction depuis plus de vingt ans et j’avoue qu’il y a eu d’énormes progrès au cours des dernières années. Ce n’est pas terminé, mais nos décideurs ont de grandes décisions à prendre. Cela ne doit pas être facile j’en suis certain. Un peu comme la tortue, cela avance tranquillement, dans le bon sens et vers de l’avant. Rendez-vous service, allez au Dollarama vous en procurer une et il sera plus facile pour vous de patienter et d’aller de l’avant quand tout sera noir ou embrouillé…

Ma rencontre avec Steve Bissonnette au sujet de l’enseignement explicite…

bissonnetteJ’ai eu la chance aujourd’hui d’entendre Steve Bissonnette, coauteur du livre « L’enseignement explicite et réussite des élèves : La gestion des apprentissages». Cette conférence était présentée dans le cadre des journées de formation de l’AEFNB. J’ai eu la chance de me procurer son livre en juin et je suis à le terminer à petits pas. Comme j’ai l’habitude de le faire, je partage ici le résumé de mes notes de la journée afin de pouvoir les retrouver au besoin et en espérant qu’elles pourront aussi servir à d’autres personnes. Je vous rappelle que celles-ci ont été écrites rapidement sur le vif de la présentation et peuvent être incomplètes ou représenter ma perception de ce que j’ai compris. Je ferai une petite conclusion personnelle à la fin de mon billet.

Copie de mes notes prises pendant la rencontre…
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2 stratégies à mettre en place dès le début de l’année scolaire ;
– Des places assignées
– Un signal de silence, un signe que les élèves reconnaissent qu’ils doivent silencieux pour un moment afin de recevoir des directives.

Les élèves en difficulté et ceux à risque d’échecs sont ceux plus susceptibles d’abandonner l’école. L’échec scolaire est le principal facteur prédictif du décrochage scolaire…

Élèves difficulté sur le plan des comportements et des apprentissages… 80 % de ces jeunes ont des difficultés en lecture… Intervenir sur les comportements oui, mais également sur les apprentissages… L’antidote à toute problématique chez un jeune est le succès… Notre objectif est de provoquer le succès… Pour être efficace, il faut intervenir tôt, simultané sur les problèmes de lecture et de comportement… Les problèmes vont diminuer seulement si on intervient en lecture et sur le comportement… La lecture est essentielle et le plus tôt possible… Plus on attend pire que cela peut-être… Il faut utiliser les meilleures pratiques possible…

Pour répondre aux questions concernant l’efficacité. Des écoles et de l’enseignement, il importe d’utiliser des données probantes… Il faut un chercheur, un endroit (une classe) et des gens (Prof et élèves)… Un texte comme Mérieux n’est pas de la recherche…

Classification des recherches en éducation selon Ellis & Fouts (1993) ; niveau 1, recherches descriptives, Niveau 2, recherches comparatives à petite échelle et Niveau 3, recherche comparative à grande échelle. Au minimum, on essaie d’utiliser des recherches de niveau 2 et idéalement celles de niveau 3. Une méta-analyse nous évite de lire des centaines de recherches pour dégager les tendances. On retrouve maintenant des méga-analyses…

Les styles d’apprentissages ne sont pas supportés par des recherches de niveau 2 et 3. Il faut se questionner en fonction de contenu.

Les types d’intelligence de Gardner ne tiennent pas la route. Aucune recherche de niveau 2 ou 3. Moins que tu les fais, mieux que c’est…

La pédagogie de la découverte… Qui peut apprendre au contact des autres ou par eux-mêmes… Pas avec des élèves en difficulté…

Poser toujours 2 questions… Est-ce que cela a déjà été testé ? Quels sont les effets mesurés ?

2 livres ;
Légendes pédagogiques, Normand Baillargeon et Great Mythes of Popular Psychology
Classe inversée ; On retrouve une seule recherche en pharmacologie du 2e cycle avec des résultats de 4 % de mieux, c’est non-significatif. Est-ce qu’on fait cela dans nos classes du primaire ou du secondaire ? Never ! Jamais ? On crée des inégalités scolaires… Des inégalités sociales en inégalités scolaires…

L’effet enseignant : À partir des recherches de John Hattie pour une une recherche de 800 méta-analyses, 50 000 recherches et 200+ millions d’élèves. On peut regrouper les variables de ces recherches entre 6 facteurs ; enseignant, programmes d’études, méthodes d’enseignement, élèves, milieu familial, école (ils sont en ordre d’importance selon Hattie). Le classement peut varier d’une personne à l’autre… La recherche peut venir nous donner des pistes… Il faut regarder l’ampleur de l’effet . Si c’est positif ou négatif… entre +0,10 et +1.00… Par exemple à +.10, l’élève moyen qui se trouve au 50 rang centile avance de 4, à +1.0, la même personne avance de 34 points. A +0.40, les effets commencent à être visibles à l’œil nu… à partir de +0.80 c’est généralement Wow ! En éducation, 95 % des facteurs améliorent le rendement des élèves… Selon Hattie, le facteur moyen est de +0.40, c’est un seuil (benchmark) pour choisir les facteurs de +0.40 et plus

La recherche en éducation n’est pas parfaite, mais comme en santé, c’est le moyen le moins dommageable pour enseigner aux élèves…

Ce n’est pas qu’ils sont dans la même classe que les élèves sont au même niveau.

Si un enseignant a des attentes élevées envers un élève, il pourra mieux réussir…

La forêt de l’alphabet est une méthode d’enseignement éprouvé par la recherche pour l’enseignement de la lecture. La formation, les sentiers de la forêt permettent de détecter les besoins des élèves… selon différents niveaux… Est-ce que l’école peut faire une différence ? Oui, pour par les choix qu’on fait…

Hattie vient de publier une plus grande méta-analyse récemment…

Quels effets des nouvelles technologies… les technologies ne remplacent pas les enseignants…

C’est sur l’enseignant qu’il faut miser…

Modèle d’interventions à 3 niveaux : Réponse à l’intervention (Response to Intervention-RTI), Interventions universelles (80 % des élèves), 20 % des élèves ont besoin d’interventions supplémentaires et ciblées. Les interventions ciblées permettent de rejoindre environ 15 % de ce 20 %. L’autre 5 % a besoin d’un plan d’intervention, car les difficultés persistent… Il faut des interventions individualisées… On sort l’artillerie lourde… Des problèmes extraordinaires nécessitent des interventions extraordinaires… Quelles sont les meilleures interventions universelles de niveau 1 qui permettent à 80 % des jeunes de réussir l’apprentissage de la lecture et autre…

Deux ressources principales, travaux de Everlyn M. Evertson et William R. Jenson.

Gérer efficacement la classe c’est utiliser un ensemble de pratiques et de stratégies éducatives afin d’une part, de prévenir et de gérer efficacement les écarts de conduite et d’autre par maintenir un environnement favorisant les apprentissages.

On ne peut pas contrôler l’autre, on peut seulement l’influencer. Par conséquent, pour modifier les comportements des élèves, on doit au départ, modifier ses propres comportements. Une année scolaire bien débutée est généralement une année qui se termine bien…

Une gestion efficace de classe ; 80 % de ces interventions sont préventives et proactives et 20 % sont curatives. Plusieurs de ces interventions doivent être planifiées. Il faut avoir des relations positives, un environnement sécuritaire, ordonné et prévisible, un encadrement des élèves, organisation de la classe et l’enseignement efficace. Un élève qui réussit ne se comporte pas de la même façon qu’un élève qui échoue. Il faut dire aux élèves que nous avons des attentes élevées. Si l’élève sait que l’enseignant a des attentes élèves, il y a plus de chance qu’il réussisse. Qui sut en salle de classe… Si c’est l’enseignant, ce n’est pas un bon signe…

Meilleur moyen pour contrer l’intimidation ; augmenter la surveillance…

Qu’est-ce qu’on se dit avant et pendant une activité… Comment on se comporte pendant une tâche d’apprentissage ? (Je m’engage – On ou Off)… Comment je m’y prends pour réaliser une tâche ? (Je m’investis, analyse, méthode de raisonnement, essaie et erreur). Ce que l’élève se dit est le facteur le plus important… Mon langage est porteur de sens et évocateur… Les mêmes mots peuvent être motivants ou démotivants pour certaines personnes… Ne pas dire « C’est un problème facile »… Il y a des mots peuvent produire l’effet contraire comme « C’est facile » ou « C’est difficile »… Le langage n’est pas neutre… Il faut surveiller son langage… Le cerveau humain est câblé comme cela… Le cerveau traque l’information par un système réactif (cerveau émotionnel) et un système réflexif (cerveau rationnel).

Le cerveau est composé de deux systèmes :

Réactif : Perception, émotions et réaction + ou –

Rationnel : En plus de Perception, émotions et réaction + ou – on a compréhension, décision et action… L’amygdale est responsable que ça passe ou pas… dans le système réactif au système rationnel…

Apprendre à l’école n’est pas comme apprendre dans la vie… On n’apprend pas à parler à l’école… Pythagore a découvert le théorème de Pythagore… On ne demande pas aux élèves de le découvrir… Certains apprentissages sont plus complexes et doivent être faits à l’école… Le plaisir d’avoir appris vient plus tard… Pas pendant qu’on fait, mais pendant qu’on sait qu’on a compris et réussit…

Il faut dire aux élèves qu’ils peuvent réussir à la condition que l’élève fasse l’effort nécessaire et qu’ils s’y prennent d’une bonne façon. Edison a grillé 10000 lumières avant de réussir. L’enseignant ne peut pas le faire à la place de l’élève. De plus, l’effort demandé par un élève peut être différent d’un autre… Faire un effort c’est agir, et ce malgré le déplaisir… Tu le fais même si ça ne tente pas… C’est comme cela qu’un élève peut vivre du dépassement… Avoir, réussit, ce n’est pas toujours facile… L’école ne fait pas des liens avec la vie… L’école est la vie… Vous ne pourrez pas faire plaisir à 25 élèves en même temps… Ça peut ne pas être plaisant tout le temps… Il faut surtout parler de l’effort quand les élèves en font… Quand ça va bien… On les arrête quand il font un effort, on leur demande si c’est facile… ils disent non… On leur dit de façon explicite que c’est ça faire de l’effort…

La réussite est l’effort multiplié par l’utilisation des bonnes stratégies R=E X S

Si l’élève réussit et qu’il pense qu’il a été chanceux… On lui explique que ce n’est pas un tirage… On renforce l’élève pour qu’il reconnaisse les stratégies qu’il a utilisées pour sa réussite… On installe une conception dynamique de l’intelligence qui est malléable par les efforts et les stratégies et non une conception statique et qui fait en sorte que les élèves abandonnent. Thérèse Bouffard ; le facteur le plus important est que les élèves croient qu’ils vont réussir… Les garçons ont une perception négative envers l’apprentissage en français… Les garçons urgence nationale… Les garçons doivent apprendre à faire même si ça ne tente pas… Les garçons ont de la difficulté de mettre de l’effort. De moins en moins de garçons dans les facultés de médecine…

La motivation est une disposition de la personne à s’engager dans l’activité….

SEP Sentiment d’efficacité personnel ; sentiment positif = scénario de réussite, plaisir, défi et satisfaction, etc…

Ce n’est pas ce que tu peux faire, mais sur ce que tu crois que tu peux faire…

On doit interagir avec les élèves, on s’approche d’eux, pas trop près, on les regarde, on les interpelle par leur prénom, on leur pose des questions ouvertes… avec une face invitante… pas une face de plâtre… Si on est gentil, plus de chance qu’ils soient gentils…

On utilise un ton de voix approprier, en écoutant les élèves, en démontrant de l’empathie… bref en manifestant de l’intérêt en particulier avec les élèves difficiles…

Il faut développer des relations positives. Accueillir les élèves, maintenir un ratio de 4 interactions positives pour une interaction négative en portant une attention aux bons comportements, renforcer socialement, utiliser l’humour, être crédible pare nos paroles, nos actions et agir comme modèle. On dit merci d’avoir commencer ton travail… c’est une bonne marque de respect. Il faut que les bottines suivent les babines…

Certains élèves sont des experts pour trouver des injustices dans nos règles de l’école…

Il faut surprendre l’élève qui fait bien… Plus de positif que de négatif…
Pour créer un environnement sécuritaire, ordonné et prévisible, il faut enseigner les comportements comme la lecture. Ce n’est pas en punissant un élève qui ne lit pas bien qu’il va apprendre à mieux lire. On fait un modelage par exemple pour enseigner comment marcher en silence à droite dans les corridors.

Pour un environnement sécuritaire, ordonné et prévisible ; identifier 3 valeurs au maximum, identifier 5 contextes ou moments quotidiens de vie de la classe…. Les attentes comportementales (règles ) sont présentées aux élèves explicitement avec sens (graphique en T), on ne négocie pas… Il faut nommer les règlements, explique le pourquoi, les afficher pour que tous les élèves puissent les voir, les comportements doivent être enseignés par l’enseignement explicite, c’est à dire ; modelage, pratique dirigée et pratique autonome… Il faut aussi prévoir du temps pour pratiquer les comportements désirés et pour fournir une rétroaction (feedback)…

Installer et enseigner des routines (début-fin de cours, transitions, etc…), convenir d’un signal du silence (5,4,3,2,1…) et avoir un rythme soutenu. Selon la recherche, quand le débit verbal est rapide, les élèves ont tendance à plus suivre…

Encadrement des élèves ; revoir les règles périodiquement (précorrection), quand on les sent déraper, on fait le rappel, supervision constante (balayer du regard la classe régulièrement), marcher la classe (on circule tout l’espace, se diriger vers les difficultés rapidement), élèves difficile ou vulnérables proches de l’enseignant pour ne pas briser le flot de l’enseignement… , nommer des élèves pour répondre aux questions (on peut dire aux élèves n’ont pas à lever la main pour poser des questions, il faut leur expliquer qu’on veut avoir de l’attention et la vigilance…), utiliser un système de renforcement pour assurer la répétition des bons comportements (définir les comportements attendus, enseignes explicitement ces comportements et de les faire pratiquer), utiliser des renforcements continus de type social pour favoriser l’acquisition des comportements… on renforce verbalement en associant la valeur (Pierre, tu as levé ta main pour parler, c’est une belle marque de respect…)… Utiliser en concomitance avec les renforçateurs sociaux des renforcements intermittents de type tangible pour favoriser la généralisation des comportements… Quand un élève ne sait jamais quand il va avoir un jeton, il va mieux faire attention… Tu ne donnes pas de jetons à un élève qui demande… Privilège individuel qui ne coute rien (chaise du prof pour 15 minutes) et privilèges de classes pour tus les élèves (lorsqu’une classe aura accumulé 100 jetons, ex ; jouer à la cachette à l’école, jouer à la caille). C’est plus puissant les récompenses de classe pour éviter que des élèves soient toujours privés de privilège. Selon la recherche pour modifier les comportements est la récompense de groupe… Ce qui est le plus efficace en ordre ; 1- renforcements positifs par le groupe, 2- individuel, 3- social, 4- interventions préventive de l’enseignant, 5-interventions curatives de l’enseignant, 6-punitions, 7-cout de la réponse (enlever quelque chose à l’élève).

Ne jamais utiliser le système de renforcement pour gérer les écarts de conduite des élèves. Il est anormal qu’un élève n’ait accumulé aucun jeton lors d’une activité de célébration des efforts de type groupe. Il faut alors se questionner comme enseignant.

Organisation de la classe ; le mobilier est disposé de façon à ce que tous les élèves puissent voir les démonstrations/explications… la disposition du mobilier permet à l’enseignant et aux élèves de se déplacer aisément, le matériel de support est facile d’accès et il y a une procédure pour y accéder, le matériel pédagogique est préparé et organisé à l’avance, organiser la cueillette et la distribution du matériel…

Il faut de l’intervention quand c’est nécessaire… Il faut une politique claire en ce qui concerne la gestion des écarts de conduite majeurs. Dans ces écoles, les enseignants peuvent gérer adéquatement les comportements des élèves, car les motifs pour lesquels un élève doit être retiré de son milieu d’apprentissages ont été identifiés précisément.

Interventions, étapes à suivre…

Contrôle par la proximité, en s’approchant, pour certains élèves est suffisant…

Contrôle par le toucher, mettre la main sur son épaule, sur le bureau, entrer dans sa bulle sans briser le flot de l’enseignement

Définit une identification verbale (trois petits coups, signifie tu n’es pas à la tâche…)

Un renforcement différencié, on félicite un autre élève qui le fait bien…

Intervention verbale

Le réenseignement ; retourne au travail – sors ton cahier…

Reste avec moi je vais t’aider

Donner un choix, tu choisis ; tu le fais ou tu viens le faire ce midi…

Une conséquence logique, tu aimes parler ? Tu pourras venir parler vendredi…

On peut remettre la responsabilité de trouver une conséquence à l’élève fautif… Il devra trouver une manière de réparer…

Show me 5, au lieu de le retirer du groupe, on le garde en classe et on lui demande de repérer 5 collègues qui vont exactement ce que je demande. Observer les bons comportements… On revoit les bons comportements. Est-ce que tu sais quoi faire maintenant… Pour s’assurer que la réflexion se fait, tu portes attention à des élèves qui font ce que nous demandons.

Rencontre avec l’élève pour essayer de comprendre. On lui demande d’expliquer…

Punition ; il est préférable de donner une punition que tolérer l’intolérable. Ce n’est pas suite à une accumulation de mauvais comportements… Si ont intervient en expliquant à l’élève que tu lui donnes une chance…

Lorsqu’on intervient pour corriger des comportements ;

Ne jamais poser de questions,

Formuler la requête, 2 avertissements, ensuite le refaire en ajoutant, tu dois…

Jamais en face à face, mais en 45 degrés.

On marche la classe

Renforcement positif dès que l’élève manifeste le comportement attendu ; verbal, non verbal…

Livre ; Discipline et gestion de classe

Interventions curatives 2 ; accumuler des données comportementales, documenter (où l’élève vit des difficultés et où il vit du succès), se questionner sur la fonction du comportement : obtenir ou éviter ? (pour obtenir quelque chose ou pour éviter quelque chose). Quand un élève persiste, il faut vérifier ce qu’il veut obtenir. Il faut comprendre la nature d’un comportement… Faire rire les autres, ne pas faire un travail… Il faut aussi faire appel aux spécialistes. Il faut prévoir et planifier les situations d’urgence… Dans une situation d’urgence, on enlève les spectateurs et on utilise deux intervenants… Il faut avoir un « Plan d’urgence » en conséquence.

Pour les apprentissages, les meilleurs moyens sont ;

Pour aider un élève qui ne comprend pas est de comprendre ce qu’il comprend (Il ne peur pas te dire ce qu’il ne comprend pas). Ne jamais demander en classe ; savez-vous compris ? Ils disent toujours oui… L’amygdale peut devenir irritée si on essaie de trop expliquer… En demandant ce qu’il comprend, on précède les explications… L’élève travaille seulement sur ce qu’il comprend… Piaget… Lorsqu’on pose un problème ; un stimulus capté par les sens se rend au cerveau, à partir de se qu’on a en mémoire on se construit une représentation du problème. On se fait une tête… à partir de sa propre représentation… Un élève en difficulté après une première lecture d’un problème abandonne s’il ne comprend pas… Ceux qui ont besoin d’aide souvent n’ont pas encore développé les habiletés de ceux qui le font bien. On doit alors enseigner ces stratégies.

Quelles sont les meilleures méthodes pour enseigner les apprentissages fondamentaux (lecture, écriture, mathématiques) auprès des élèves en difficultés ? Selon 11 méta analyses qui font la synthèse de 362 recherches pour 30 000 élèves. Il y a plus de recherches en lecture, car 80 % des problèmes des élèves sont en lecture… Il y a seulement que 2 méta analyse en écriture… 2 méthodes d’enseignement surpassent toutes les études autant au primaire qu’au secondaire;
1- L’enseignement explicite
2- L’enseignement réciproque (un élève enseigne à l’autre, mutuellement, un concept…)

Les 3 étapes de l’enseignement explicite ;

1- Modelage ; On pense à haute voix comme si nous avions un hautparleur sur les épaules. On rend visibles des processus qui sont souvent invisibles.
2- Pratique dirigée ; C’est une étape tampon pour s’assurer que les élèves comprennent… Certains élèves peuvent faire une pratique dirigée plus longtemps au besoin… On ne peut pas toujours enseigner tout le monde en même temps.
3- Pratique autonome ; L’élève le fait par lui-même…

Le meilleur outil est le feedback… Feedback est un synonyme d’enseignement explicite… La rétroaction est un élément essentiel de l’enseignement explicite…

Enseignement traditionnel, les présentations sont magistrales sans le hautparleur pour les stratégies, par de pratiques dirigées et souvent laissé seul… Si tu ne comprends pas, tu ne peux pas faire le travail demandé…

Un enseignant ça enseigne… Si ça dirige, c’est moins efficace…

Bonnes ressources ;

Répertoire de vidéos de Steve Bissonnette sur Vimeo

Site atelier en Ontario ; http://www.atelier.on.ca

Deux livres de Christian Boyer ; L’enseignement explicite et la compréhension en lecture et le programme orthopédagogique DIR

Difficile d’avoir un taux de succès de plus de 80 %, mais l’autre 20 % aura besoin d’aide…

Il faut récapituler pendant une leçon et aussi à la fin… Il faut identifier les éléments à retenir…

L’enseignant a une influence déterminante sure l’apprentissage des élèves.

Ne pas oublier ; R=E x S

Avoir de bonnes stratégies de questionnement est nécessaire…

—–

En conclusion :

J’ai bien aimé cette première rencontre avec M. Bissonnette. J’ai entendu beaucoup de bon sens et faire appel à la recherche pour appuyer nos démarches en éducation est valable. L’enseignement explicite est déjà utilisé à notre école à différent niveau et avec le temps, les enseignants et la direction ne demandent qu’à s’améliorer. Là où j’ai accroché un peu sont les quelques affirmations qui peuvent peut-être porter à interprétation. Il faut donc regarder ceci avec un regard critique. Il a mentionné plusieurs sources et donné beaucoup d’information en peu de temps. J’ai bien hâte d’en discuter davantage avec les membres du personnel du CAHM. En mentionnant qu’il n’a pas de preuves probantes de l’utilisation des iPad en classe, on pourrait penser qu’il faut délaisser ces outils. Je ne connais pas de recherches sur la pertinence d’utiliser un crayon en classe non plus. Il y en a peut-être… Un outil mal utilisé peut faire des dommages c’est évident. 100 % des gens qui se sont blessés avec une scie l’ont probablement mal utilisé. On utilise quand même des scies…

Je me questionne aussi sur plusieurs commentaires sur la réussite des garçons et leur manque d’effort. L’école serait-elle trop féminisée que les garçons ne s’y retrouvent plus ? La question ne date pas d’hier. Je me questionne aussi que tous les efforts sont concentrés en lecture, en écriture et en mathématiques. Ces disciplines sont importantes et doivent avoir toute notre attention. Je trouve quand même un peu cela réducteur. Je suis d’avis qu’il ne faut pas oublier d’encourager le développement des talents chez nos jeunes, de nourrir leur curiosité et leur créativité.

J’ai aussi un peu accroché sur l’utilisation des systèmes de récompense en classe. Bien que je sache qu’il peut y avoir certains effets bénéfiques, je crois qu’ils peuvent être mal utilisés à l’occasion. Il ne faut pas tomber dans l’effet pervers de la manipulation et du marchandage de jetons en échange de privilèges. C’est un terrain délicat et il faut ici faire preuve de grande prudence.

Je termine en croyant que M. Bissonnette a su nous remettre en question et que ses propos nous permettent de nous poser de bonnes questions nos pratiques pédagogiques. Le travail à accomplir demeure grand, mais nous sommes prêts à relever ce défi. J’en suis certain. Bonne réflexion…

Mise à jour :
Via Twitter M. Bissonnette me suggère de visionner la vidéo suivante ;

10 mythes concernant l’utilisation des blogues dans un cadre scolaire…

EugenieAvec mon travail comme mentor en application pédagogique de l’ordinateur (APO), j’ai eu à donner quelques formations.  De plus avec le développement du projet Acadiepédia, plusieurs enseignants me posent plusieurs questions sur l’utilisation des blogues scolaires.  Au CAHM, l’école que j’ai eu la chance de diriger pendant plus de 13 ans, les élèves bloguent depuis 2004.  Je suis encore surpris que dix ans plus tard, beaucoup d’enseignants ne connaissent pas encore le potentiel des blogues scolaires afin d’améliorer l’écriture et la lecture,  je dis souvent dans mes formations, pour enseigner à jouer au tennis, il faut expliquer comment jouer, il faut démontrer comment s’y prendre, mais pour devenir un joueur de calibre international,  il faut pratiquer.  Les blogues scolaires sont comme les terrains de tennis de l’écriture.  Ironiquement aujourd’hui, sur la page Facebook d’EugénieBouchard, celle-ci le confirme.  Il faut pratiquer, pratiquer, pratiquer…

J’ai ce billet dans la tête depuis quelque temps, car beaucoup d’enseignants que je rencontre semblent avoir une idée négative de l’utilisation du blogue dans un contexte d’apprentissage de l’écriture.  Voici donc 10 mythes sur l’utilisation des blogues dans un cadre scolaire que je rencontre au cours de mes formations avec des enseignants…

  1. Les blogues sont trop compliqués pour les élèves…  Beaucoup d’enseignants croient que les blogues à l’école sont trop compliqués pour les élèves. Dans l’accompagnement que j’ai eu la chance de faire, je crois que les enseignants expriment ceci, car ils ne savent pas par où commencer. J’ai déjà et la chance de lire des billets d’élèves de 2e année (8 ans) . Ces billets étaient courts certes, mais appropriés pour leur niveau d’âge. Les élèves comprennent rapidement comment utiliser les blogues et réussissent à facilement utiliser cet outil de publication.  De plus les outils de publication comme la plateforme WordPress sont très intuitifs et faciles à utiliser pour les élèves.  Dans le cadre du projet Acadiepédia, j’ai réalisé une courte vidéo qui démontre comment publier un billet.
  2. Il faut attendre que les élèves soient meilleurs en écriture avant de publier… Si cela était vrai, les élèves n’auraient jamais la chance d’écrire sur un blogue.  Les élèves sont en apprentissage et bien souvent, certains enseignants ont peur qu’ils soient évalués sur les textes publiés de leurs élèves.  Lorsque les gens qui vont lire les billets, ils savent que ceux-ci sont rédigés par de jeunes élèves dans le but d’améliorer leurs aptitudes à mieux écrire, ceux-ci sont compréhensifs.  Lorsqu’on écrit en public, nous avons tendance à mieux nous préparer et à faire plus attention.  Pour s’améliorer au tennis, il faut avoir un entraineur qui nous explique comment jouer, qui nous démontre comment jouer, mais surtout qui nous donne le temps de nous pratiquer.  Impossible pour un joueur de tennis de s’améliorer sans pratiquer… Demandez à Eugénie Bouchard…
  3. Nous n’avons pas le temps de bloguer pendant le temps scolaire… Je comprends mal cette affirmation, car les élèves écrivent déjà en salle de classe… Du moins, ils devraient, non ?  Il suffit donc de créer un environnement où les élèves peuvent aller écrire en ligne le fruit de leur travail.  Il est important de développer un processus d’écriture qui comprend aussi une phase de publication.  Les billets d’élèves deviennent alors des copies types qui peuvent être intégrées dans l’enseignement pour se concentrer sur les erreurs communes et sur des moyens pour s’améliorer selon le niveau d’âge et des besoins des élèves.  Dans le projet d’Acadiepédia, nous avons un bel exemple d’une leçon sur les marqueurs de relations à partir de billets écrits par des élèves.
  4. Les blogues c’est pour les cours de français seulement… L’enseignement du français n’est pas la seule responsabilité de l’enseignant de français.  Voici donc une belle opportunité pour les enseignants tous sujets confondus de permettre aux élèves de partager leurs découvertes, de présenter des projets, de réaliser des rapports de laboratoire ou autre.  On peut par exemple en science, faire un résumé d’un article ou d’une nouvelle scientifique.  On pourrait aussi en Sciences humaines, présenter une recherche sur un sujet au programme d’étude.  Dans le cours d’anglais, on pourrait aussi créer un podcast en anglais afin de faire parler les élèves dans une langue seconde.  Les possibilités sont infinies.
  5. Les blogues sont dispendieux… Comme dans toute chose, il est possible de dépenser de l’argent pour avoir toute sorte de choses.  Les blogues ne font pas exceptions et certains services de blogues ne sont pas gratuits.  Par contre, plusieurs services blogues sont gratuits et permettent de s’initier à l’écriture en ligne facilement.  Il faut commencer par le début et s’initier à un service gratuit pour commencer.  Si avec le temps, l’envie de développer l’utilisation des blogues à plus grande échelle se fait sentir, il est possible de regarder à des services de blogues qui permettent de gérer plusieurs blogues à la fois.
  6. Les élèves vont recevoir des commentaires négatifs et même se faire intimider en ligne… Qui oserait aller écrire des commentaires négatifs en ligne ?  Dans mes 10 années d’utilisation du blogue scolaire, je n’ai eu qu’un incident et avec l’adresse IP du commentaire, nous avons pu retrouver le fournisseur internet que nous avons rejoint.  Celui-ci a fait le message à son client et nous avons vu apparaitre au bout de quelques jours un élève avec ses parents pour régler la situation.  Lorsque les élèves et les adultes savent qu’ils laissent une trace lorsqu’ils écrivent un commentaire, ils comprennent vite que les blogues ne sont pas une place pour écrire n’importe quoi.
  7. Les élèves sont trop jeunes pour bloguer… J’ai vu des élèves de 2e année bloguer alors s’ils sont bien encadrés, ils peuvent écrire et contribuer à développer un blogue scolaire.
  8. Nous avons besoin d’un blogue pour bloguer… Idéalement oui, mais en principe, ce n’est pas nécessaire.  En fait, un enseignant qui aimerait faire une expérience avec ses élèves, pourrait trouver un blogue d’une personne connue ou des billets écrits par des élèves d’autres écoles.  L’enseignant par la suite, identifie un billet spécifique et demande à ses élèves d’aller écrire un commentaire en ligne.  C’est une façon simple d’écrire dans un contexte de blogues scolaire sans avoir un compte.
  9. Nous avons besoin d’un ordinateur pour chaque élève avant de pouvoir bloguer… Ce serait bien, mais j’ai déjà vu des enseignants organiser l’espace de travail de leurs élèves avec 2 ou 3 ordinateurs.  L’horaire de classe était fait de telle sorte que les élèves pouvaient travailler à tour de rôle au courant de la semaine et compléter la rédaction de leur billet à leur rythme tout en complétant une feuille de route.  Un enseignant qui organise bien l’encadrement de ses élèves peut faire des miracles avec peu de moyens.  J’ai aussi vu des classes où les élèves avaient en tout temps accès à un ordinateur sans avoir d’occasions pour aller publier et où tous les élèves devaient faire leur travail comme un troupeau de moutons…
  10. Les élèves font du copier-coller lorsqu’ils publient…Oui c’est vrai s’ils écrivent leur billet dans Word ou s’ils utilisent un outil comme le « Bon Patron ».  En général, ils peuvent faire du copier-coller lorsqu’ils consultent des sites de références, mais apprennent vite que les enseignants peuvent retracer les sources de leurs recherches en ligne.  Il arrive aussi à l’occasion d’avoir des leçons de vie.  Je me rappelle un élève qui avait fait un beau poème de Noël et il avait reçu de bons commentaires.  Ceci à duré jusqu’à ce que l’auteur du poème lui laisse un commentaire pour lui dire qu’il avait copié ce poème à partir de sa page web tout en fournissant le lien.  Une belle leçon impossible à acheter au Wallmart…  Les élèves peuvent aussi copier en écrivant avec un crayon.  Il faut donc prendre le temps d’avoir une discussion honnête et en publiant sur un blogue, il y a plus de chance que l’utilisation du plagiat soit détectée plus rapidement.

billet1En terminant, l’utilisation du blogue scolaire est encore un outil méconnu de la plupart des enseignants et des parents.  Petit à petit, l’idée fait son bout de chemin.  Les élèves qui participent au Blogue des jeunes d’Acadiepédia tracent un peu la voie.  Avec le temps, j’espère que plusieurs enseignants verront le blogue comme une belle façon d’encourager le développement de l’écriture.

Ça fait dix ans, on ne lâche pas… 😉

 

Les garçons à l’index… L’école primaire devrait-elle avoir plus d’enseignants masculins ?

J’avais écrit ce billet en 2004 au sujet de l’école au masculin.  Dernièrement, plusieurs billets dont celui-ci de Mario ont fait leur apparition sur le web.  Ce n’est probablement pas une coïncidence avec la présentation demain de l’émission « Les grands reportages » de Simon Durivage sur RDI.  Cette émission intitulée « Un gars C’est un gars » se questionne sur le taux de décrochage qui semble plus élevé chez les garçons.  On en parlait dans le livre de Ginette Lajoie et on en parle encore.  J’ai bien hâte de voir l’émission.  Pour donner l’eau à la bouche, je vous suggère l’extrait suivant;

Si l’ensemble des enseignants pouvait mettre en pratique les conseils donnés dans cet extrait et ceux publiés à la fin de mon article, l’école se porterait probablement mieux.  Sans avoir vu l’émission, j’aimerais me positionner en disant que mon expérience professionnelle me montre que l’école primaire est de plus en plus féminine.  Par exemple au Québec, selon Statistiques Canada, les enseignants du primaire et du secondaire représentent près de 13 % des effectifs scolaires.  Je sais aussi par expérience, que la plupart des hommes enseignent au secondaire.  Dans mon école un seul homme y travaille à raison de 2.5 jours par semaine.  Existe-t-il un lien entre l’absence d’enseignants masculins dans les écoles et le décrochage scolaire des garçons ?  C’est une bonne question à se poser et nous devrons y répondre collectivement.  Et si nous faisions fausse route en ayant moins de modèles masculins dans nos écoles ?

Il est indéniable que les garçons ont besoin de modèles masculins à l’école et à la maison.  Le nombre grandissant de familles monoparentales avec la mère comme responsable fait en sorte que pour beaucoup d’élèves, ceux-ci ne seront jamais en contact d’une figure masculine à la maison ou à l’école.  Au Canada, le nombre de familles monoparentales n’a pas cessé d’augmenté depuis 1996. Il est maintenant très fréquent que des élèves terminent leur primaire sans avoir eu un enseignant masculin ?  Est-ce correct ?

Est-ce qu’il faut créer des règles d’embauches pour avoir une représentation acceptable d’enseignants masculins dans les écoles ? Pourquoi pas.  Je ne suis pas de ceux qui croient que nous devrions avoir un ratio 50-50 entre les hommes et les femmes qui enseignent dans les écoles, mais nous devons réfléchir à trouver des moyens pour assurer une présence masculine plus importante à l’école.  De tels arrangements ont été faits pour ajuster la présence de femmes dans des métiers comme les policiers, les pompiers, l’armée et j’en passe.

J’ai observé à plusieurs reprises des élèves de mon école adorer pouvoir aller le midi jouer au hockey avec un enseignant masculin ou pouvoir échanger avec eux sur toutes sortes de sujets.  Ceci est bien pour les garçons, mais pour les filles qui ont elles aussi besoin d’un modèle masculin.

En attendant le visionnement de l’émission, je réfléchis et me je me questionne sur l’importance de cette question.  Nul doute que pour qu’il y ait des changements, tous devront mettre de l’eau de leur vin.  Les patrons, les syndicats, les enseignants et la communauté tout entière devront trouver le juste milieu.   Il faut aussi redorer la profession pour les hommes qui désirent enseigner au primaire.  Il y a probablement du travail à faire là aussi. Le réalisateur de l’émission Simon Goulet a été inspiré par Serge Goyette, un enseignant à la retraite. Celui-ci participera au colloque de Clair2014. J’ai bien hâte d’avoir la chance de le rencontrer.

Voici en terminant d’autres extraits de l’émission de demain soir;

 

et

CAHM-TV un projet d’avant-garde ?

L’ami Jacques en parlait ici.  Voici donc un article qui explique que certaines grandes chaines de télé voient d’un bon œil la formation d’élève à la création de matériel multimédia.  Après l’avoir lu, ma première réflexion que nous devons être sur la bonne voie ici au CAHM avec notre projet de radio étudiante (CAHM-FM) eainsi que de télévision (CAHM-TV).  Le problème est qu’en étant une école francophone, nous n’avons pas attiré l’attention de beaucoup de monde (je crois…) principalement les anglophones et/ou les américains qui vont de l’avant avec ce genre d’utilisation de la technologie.  Par-contre l’article me donne espoir que certaines personnes remarqueront bientôt que la voie de l’avenir sera la porte multimédia où la préparation de contenu sera amélioré par l’utilisation de l’image et du son.  Apprendre sera différent…
 
Pour l’instant nous faisons figure de pionnier mais il sera là le temps ou plusieurs écoles pourront elles aussi produire leur matériel et le partager sur des sites comme YouTubes ou autres.  C’est aussi malheureux que l’on semble voir plutôt les aspects négatifs.  Il y a tellement de potentiel… Ça viendra…
 
Notre partenariat avec "Télévision Rogers" nous a déjà permit de développer une vidéo de 30 minutes de qualité professionnelle intitulée "Le CAHM; une école full cool!" et qui a été diffusé l’été dernier.  Notre partenariat continue cette année ainsi que notre participation au "Festival des jeunes cinéastes du Manitoba".  Je salue donc ces initiatives et espère qu’elles entendront des apprentissages de qualité. 
 
La présentation de Megan sur la cellule végétale et celle de Marc-André sur le microscope sont de beaux exemples.  Peu de personnes réalisent le travail derrière la création de tel objets d’apprentissages…c’est dommage…  Par-contre, la réalité est que bientôt, cette façon d’apprendre deviendra normale voire encouragée…  Pour l’instant on défriche… plus ou moins facilement…avec plus ou mons de moyens… avec plus ou moins d’attention…

Suite de la formation avec Louise Beaulieu

Formation Louise Beaulieu

17 mars 2006

Un élève qui pense est un élève qui est responsable de ses apprentissages.

 

Il faut poser des questions sur la métacognition mais aussi sur le contenu.

On n’a pas assez montré aux élèves à réfléchir.  On doit leur montrer…Comment fais-t-on une comparaison ?  Quand on achète un objet…On doit se fixer des critères.  On leur demande les critères…(Dans un texte; le vocabulaire, les idées, la structure…).  Dans une activité de haut niveau, il faut faire du modelage.

Comment fait-on une synthèse de 4 personnes qui doivent faire un texte commun mais qui on des idées différentes ?  Il faut leur montrer comment faire une synthèse.  On peut formuler pour tenir compte des préoccupations de tous…

Voir documents sur mon Apple ou sur portail portable…. (à venir)

Il faut demander constamment pourquoi on fait ce qu’on fait….C’est quoi la motivation première qui est important…Laisser les élèves chercher leur motivation… La signifiance doit être là…Il faut en parler et entretenir la motivation. (Voir document- Phase de préparation(à venir)

Les élèves ont des connaissances et des compétences.  On a tendance à oublier les compétences.  Il faut rassurer les élèves…

Quand les questions sont de hauts niveaux, les réponses sont incroyables, ils ont toutes sortes d’expériences à partager.

Tiré de Louise Arpin…On place une question (voir photocopies de cartes d’objectivation, il y en a avant, pendant et après) sur les tables une question d’objectivation.  Elles sont puissantes…On reviens 5 minutes après et ils doivent répondre….Connaissez-vous les consignes ?  Parfois ils ne savent pas quoi répondre..Il faut leur montrer.  Pour répondre à une question de haut-niveau ?  Il faut leur permettre de réfléchir, leur donner du temps, 

Quelle questions que l’élève se pose dans se tête ? 

Dans la réponse, il y a des faits…On peut les organiser  cela dépend du but…

On devrait retrouver…On affirme quelque chose et on donne des exemples…On peut faire des liens ou comparer…(Êtes-vous d’accord…)…à la fin…l’enfant peut donner son opinion (cela dépend de la question…) 1) énoncé, 2) justifie, 3) lien, 4) opinion

À chaque fois qu’une enseignant pose une question déstabilisante il fait avancer son élève.  Plus il pose de question plus l’enfant s’en pose lui-aussi…(Un vol de banque ;-)).  Un élève responsable des ses apprentissages est un élève qui se pose des questions.  On peut pas toujours garder l’élèves en déséquilibres, on peut le ramener dans une zone proximale de développement (voir document Inspiration (à venir) …..ou on se sent à l’aise..On marche 5 km…veux-tu marcher 8km (un défi), trop gros, il démissionne).. Le questionnement peut créer un malaise mais pas trop…

Organisateur Graphique

On le fait pour soi-même. Si on l’utilise pour évaluer…Comment évaluer ? On peut utiliser un rubrique. Il devrait y avoir une hiérarchie.  Combien de concept veut-on voir.  (Voir document-Réseau de concept-Grille d’évaluation formative, elle aide les enseignants à amener plus loin les élèves).  On peut utiliser des couleurs pour regrouper des idées. On devrait avoir des liaisons significatives entre une section de la hiérarchie du réseau et une autre section. 

Plan de travail

Voir le livre : Le métaguide au chapitre 4-Comment travailler avec méthode. 1-Planifier le travail, Contrôler l’exécution de la tâche et 3 évaluer le travail.  Voir la liste pour ces 3 points dans le guide.  Il faut prendre le temps de bien le développer et de laisser les élèves le comprendre.  Si on veut faire l’analyse critique, on doit faire un plan.  Échéancier, matériel, personnes ressources, tâches, temps,  partage des tâches, temps de mise en commun, une colonne atteint ou pas, etc…

Un programme « Sports – Arts – Études » au CAHM ?

Un comité de 8 membres du personnel est à préparer un cadre réaliste pour mesurer l’intérêt des élèves et de leurs parents pour la création d’un programme Sports/Arts/Études (SAE) au Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska.  Je me réjouis de l’initiative de Claudine Dionne qui nous amène à réfléchir sur ce concept déjà utilisé (ici, ici, ici et ).  Lors de la première réunion du comité le 17 janvier dernier, nous avons échangé des articles et des feuillets d’information provenant de différentes écoles qui utilisent cette approche.  Nous avons convenu que notre proposition aux parents inclurait tous les élèves de la 7e et de la 8e année.  Le but; améliorer les apprentissages chez les élèves en gardant un programme académique riche tout en favorisant le développement des élèves doués dans les sports, les arts, la mathématiques et la science.  Ainsi, pour les élèves il pourrait y avoir 3 voies distinctes.  Une concentration dans les sports, une autre dans les arts et/ou des sessions en mathématiques et sciences pour les élèves qui veulent du rattrapage ou pour les sur-doués qui aimeraient parfaire leurs connaissance dans ces domaines.

Bien que ce projet est actuellement sur la planche à dessin, il y a déjà un fort engouement de la part des membres du personnel.  Les sports visés pour l’instant seraient le volleyball (féminin et masculin), le judo, le badminton et l’athlétisme.  Du côté des arts, les arts plastiques, la musique, la technologie, les médias (télévision et radio) sont dans la mire des membres du comité.  Évidemment, les membres du personnel intéressés par des activités où ils se sentent à l’aise et qui démontrent un intérêt et les compétences seront encouragés à participer à ce programme.

Le cadre initial proposé par le comité veut avoir deux après-midi par cycle de 5 jours réservé pour ce programme.  Cela nous apporte à réorganiser seulement 6 périodes de 40 minutes.  L’horaire serait par la suite révisé pour permettre la répartition des matières selon les proportions établies par le Ministère de l’Éducation du Nouveau-Brunswick.  Ce qu’il y a de plus frappant est que ce programme n’engendrerait pas de coût pour l’école et pour les participants.  Nous rencontrerons les autrers enseignants de l’école au début du mois de février pour présenter cette ébauche pour ensuite la finaliser le 16 février prochain.  Par la suite, il se peut que ce projet soit présenté à la communauté du CAHM lors de la rencontre annuelle de planification pour l’année 2006-07 qui aura lieu le mardi  28 février afin de tâter le pouls des parents.  Dans le cas d’un intérêt probable, le projet sera présenté au Comité Parental d’Appui à l’École (CPAE) en mars pour son approbation et pour élaborer un échéancier réaliste.

Je le dis souvent que je me considère chanceux de travailler dans une école où les gens n’ont pas peur d’explorer, d’essayer et d’implanter de nouvelles approches pédagogiques variées.  Les 3 projets de team-teaching implantés cette année se déroulent bien avec l’ajout de certaines révisions.  Le projet ApprendTIC du CAHM va de l’avant (incluant celui des cybercarnets) ainsi que le projet des ordinateurs portables.  L’an prochain d’autres enseignants m’ont déjà signalé le désir de travailler en team-teaching.  Wow !!!

En passant, nous sommes à la recherche d’articles concernant ces types de programmes.  Avis à ceux qui pourraient nous donner un coup de main !!!

À suivre…

Wow et…Merci !!!

Que dire après avoir lu un billet comme celui-ci…Merci beaucoup !!!
Il est vrai que dans notre communauté éducative du CAHM, beaucoup de personnes s’affairent à développer toutes sortes de projets. Un élément clé est je crois qu’il est possible de prendre des risques sans avoir peur qu’on nous tombe dessus. Je remercie tout ceux qui font du CAHM une école formidable et pas seulement du côté de la technologie mais tout ce qui fait que le CAHM est l’école unique où il fait bon vivre; où il fait bon apprendre. Comme je le dit souvent, le CAHM c’est une petite école au grand coeur.
En écoutant le chant thème de l’école « À chacun son envol« , peut y entendre dans le refrain ;
Qu’on soit grand, qu’on soit petit
On aura toujours des défis
On a tous un chemin
Et on a son propre destin.
On a tous une étoile, des rêves, des histoires
Il ne reste qu’à vouloir
Et on pourra s’envoler

Aussi, je dois remercier tout ceux et celles qui comme Mario Asselin, nous inspirent et nous donne le goût d’avancer de prendre des risques et d’apprendre. Nos élèves en sortent gagnants…Ils en valent la peine…
Merci beaucoup !!!

Bijoux de la semaine…

Une autre belle semaine qui s’est terminée avec l’annonce d’un 5000e billet, on peut dire que tout roule bien. Encore cette semaine, plusieurs billets ont fait surface. Ceux que j’ai choisis sont de bons exemples d’utilisation pédagogiques du cybercarnet dans les apprentissages.
* Les élèves de la 2e année utilisent le cybercarnet pour apprendre à bien écrire. Cette semaine, l’activité « Lettre à un extraterrestre » nous montre qu’il y a peut-être quelqu’un dans la galaxie qui lit nos billets. Ceux de Brandon, Christina et d’Isabelle sont mignons. Bravo !!!
* Jonathan nous montre un excellent billet d’un travail dans le cadre du cours de sciences 8e année. Il combine l’utilisation de Word et de Flickr. Impressionnant. Prenez le temps de cliquer sur les photographies de sa cellule et vous serez transporté sur son site Flickr. De là, vous pourrez naviguer dans la photographie pour lire les différentes notes qu’il a lui-même posées pour expliquer plus en détail ses recherches. Fascinant !!!
* Les élèves de la 5e année, ont eu la chance d’accueillir la station astronomique Aster. Ils parlent de leur rencontre au moyen du cybercarnet. Les billets de Francis, Sarah et de Mélanie sont de bons exemples.
* Philippe publie son diagramme de Venn dans le cadre du cours de science 8e.
* De son côté, Laïka publie son rapport de laboratoire et dans un autre billet, nous informe sur l’ouragan Wilma.
* Brigitte Long publie un excellent billet de réflexion sur la motivation à l’école. À lire…
* Nelson Magoon nous explique dans ce billet, les étapes à suivre pour faire un montage photo à l’aide de Flickr. Merci !!!
* Dans le cadre du cours de français, les élèves ont a publier une partie d’un récit. Ainsi, Jonathan a écrit « Un week-end d’halloween pas comme les autres  » et Jeff de son côté, à écrit « La revanche du Dr. Evilstranger« . Deux histoires de circonstance…
* Danis Michaud publie un billet sur un travail de science qui demande aux élèves de construire un maquette scientifique. Ainsi on encourage l’utilisation de Flickr dans la construction des apprentissages.
* Mylaine Bouchard nous parle de la visite du grand chef métisse du Nouveau-Brunswick ; M. Carmel Boulay. M. Boulay est venu à l’école rendre visite aux élèves de 5e année dans le cadre d’une journée autochtone.
* Les élèves de 2e année en remettent et publient un acrostiche géant fait avec le nom de l’école et publié sur leur cybercarnet de classe. Bravo !!!
* Éric Daigle, publie un billet sur la multiplication de fractions. Éric en était à sa dernière semaine comme stagiaire au CAHM. Nous lui souhaitons la meilleur des chances avec sa carrière et nous l’invitons à continuer d’utiliser son cybercarnet.
* Dans le cadre du cours de musique, Audrey nous présente un morceau qu’elle a joué à la clarinette. Bravo !!!
Bonne semaine à tous et à toutes !!!
Passez une belle journée d’Halloween en toute sécurité !!!

Capsule scientifique

Dans le cadre du cours de science 7e année, les élèves auront à développer des capsules scientifiques. Celles-ci complèteront le programme d’étude de la province du Nouveau-Brunswick. Ainsi, j’ai placé à titre d’exmple la capsule suivante sur la chlorophyle. J’ai tiré mon information à la page 98 du livre « Question & réponses : Notre monde » publié aux éditions Parragon.
À l’occasion, des capsules scientifiques seront utilisées dans le cadre des émissions de notre radio étudiante ; CAHM-FM, 104,5 FM.
Les élèves seront encouragés à utiliser le programme « Audacity« . La musique provient d’un site suivant et ne comporte pas de droits d’auteurs.

Podcast et cyberportfolio

C’est en lisant ce billet de « Gilles en vrac… » que j’ai réussi à faire ce premier Podcast. J’ai placé sur mon site Del.iciou.us, des liens dans la catégorie « podcast » qui vous expliquent cet outil intéressant. Je veux donc voir le potentiel et la possibilité d’utilisation en salle de classe. On veut par exemple, faire en sciences 7e, des capsules scientifiques développées par les élèves.
Le logiciel utilisé est « Audacity » est gratuit et facile d’utilisation. Vous pouvez télécharger mon premier Podcast (00:07:45 de de 7,44 megs) et l’écouter sur votre balladeur MP3 ou tout simplement sur votre ordinateur personnel.
Par contre, je n’ai pas réussit encore à faire fonctionner comme Gilles, le module Flash suivant. Je suis ouvert aux suggestions !!!

La clé de la gérance de classe…

Bel article que j’ai lu cette semaine. En m’abonnant à « Association for Supervision and Curriculum Development« , j’ai reçu une revue des meilleurs articles de 2003-2004. L’article de Robert J. et Jans S. Marzano, nous éclaire sur ce qui rend la gestion de classe plus efficace. Selon eux, le travail le plus important d’un enseignant est de gérer efficacement son groupe d’élève. Ainsi plusieurs recherches montrent que la gestion de classe est l’élément qui revient et qui semble être le plus important sur l’apprentissage des élèves. On le sait, les élèves ne peuvent pas apprendre dans un environnement où règne la cohue et une gérance pauvre. Les auteurs révèlent que dans une recension de plus de 100 articles, que c’est la qualité de la relation enseignant élève qui est le facteur le plus important dans la gérance de classe.
Les auteurs mentionnent les travaux de Quiroz (1997) qui croit que les enseignants peuvent établir des relations efficaces avec leurs élèves en utilisant les stratégies suivantes :
* Utiliser une variété de réactions verbales et non verbales lorsque les élèves se conduisent de manière inappropriée. (Par exemple, se rapprocher d’un élève qui dérange et utiliser un doigt sur les lèvres pour lui demander de se taire.).
* Donner des indices à la classe pour que les élèves sachent ce qu’on attend d’eux. (par exemple, lever la main si on veut le silence).
* Reconnaître les bons comportements de manière tangible. (Jetons, etc.)
* Avoir une politique qui fait en sorte que tout le groupe est responsable pour les attentes face au bon comportement.
Pour développer de bons liens avec les élèves, les auteurs suggèrent :
* de parler informellement avec les élèves.
* De saluer les élèves à l’extérieur de l’école.
* De choisir au hasard quelques élèves le midi et de leur donner de l’attention et de discuter avec eux.
* Soyez au courant d’évènements importants dans la vie des élèves et faites leurs de bon commentaires.
* Féliciter les réussites des élèves à l’école et en dehors des activités en dehors de l’école.
* Accueillir les élèves qui entre dans la classe. Les accueillir en nommant leurs noms.
Pour ceux que ça intéresse, vous pouvez communiquer avec moi pour emprunter l’article.
Bonne fin de semaine !!!

Le cybercarnet à la rescousse des devoirs…

Me voilà à travailler avec Cloé (ma fille de 7 ans) à ses devoirs. Il ne reste que la lecture. Je lui offre de lire son livre au micro et de l’enregistrer à l’ordinateur. Je lui propose par la suite d’écrire un billet (une seule phrase) et de faire un lien internet de sa lecture. Ses yeux s’allument et elle y va à fond… Son livre; La maison sur la colline de Beverley Randell est publié par le Groupe Beauchemin.
Pour ce qui est de la phrase, elle oublie sa majuscule et un espace entre « je » et « vais ». Elle oublie aussi le s à « vais ». Nous faisons la correction ensemble.
Elle me demande pourquoi on fait cela et je lui explique qu’il sera possible de relire l’histoire en s’écoutant et qu’elle pourra voir si elle s’est améliorée. Je lui explique aussi qu’il sera possible de revenir un peu plus tard pour voir comment elle progresse bien en lecture. Ce petit bout de femme à réussit haut la main. Une seule prise, une seule lecture et une seule phrase. Bravo ma grande !!!
Le cybercarnet est donc une fois de plus, un outil versatile où il est possible de laisser des traces de ses apprentissages. Imaginer la réaction de Cloé lorsqu’elle pourra écouter à nouveau son histoire lorsqu’elle sera en dixième année, à l’université ou lorsqu’elle pourra même la faire entendre à ses propre enfants…enfin…on verra…ça ne presse pas quand même…

L’apprentissage

Me voilà à me questionner à nouveau sur l’apprentissage…
Notre rôle comme éducateur est en constante mutation et souvent on se demande s’il y a dans une journée de travail encore de la place pour penser et développer nos connaissances sur les apprentissages. Mon questionnement m’aidera donc à orienter nos pratiques futures. Je me propose donc de trouver en collaboration avec le personnel du CAHM, des réponses aux questions suivantes :
– Qu’est-ce que l’apprentissage ?
– Qu’est-ce qui favorise les apprentissages ?
– Comment sait-on que nos élèves apprennent ?
– Comment les nouvelles recherches sur le cerveau peuvent-elles nous aider dans notre travail quotidien ?
– Comment implanter le socioconstructivisme à un niveau où il sera possible d’en tirer le plus de bénéfices possibles ?
– Comment faire de la métacognition une réalité dans une école ?
– Comment l’utilisation des TIC peut-elle favoriser de meilleurs apprentissages chez les élèves ?
Notre Wiki de collaboration sur l’utilisation des TIC en salle de classe est évidemment une excellent point de départ. Ma visite chez « Protic » ainsi qu,à l’Institut St Joseph me poussent à croire qu’il nous faut mieux comprendre le processus d’apprentissage et d’être en mesure de mieux l’expliquer, l’analyser et de le mettre au service des élèves. Je suis à chercher un moyen d’ajouter toute cette information sur le Wiki…avis aux intéressées…
En passant, je suis tombé sur cette définition de l’éducation. Glasser écrit en anglais que :
« Education is using and impoving knowledge that is congruent with recent findings on how brain works and with the information age we have now entered » p. 66
Ce passage tiré du livre « Every Student can succeed » nous donne une piste intéressante. Voici un billet que j’avais écrit un an passé au sujet de ce livre. Nous avons à notre disposition des recherches qui démontrent comment on apprend et comment créer des conditions qui nous permettent de mieux apprendre. Alvin Toffler nous a prévenu depuis longtemps. L’information sera ce qui déterminera la richesse d’un peuple. Avant c’était la force et l’argent. Maintenant on parle de l’information, de son accès et surtout de comment s’y retrouver. Cet autre billet en parle un peu.
Bonne semaine !!!

Retour sur notre rencontre

Notre rencontre sur la planification 2005-2006 a eu lieu comme prévu mardi le 22 février à la cafétéria de l’école. Une quarantaine de personnes se sont déplacées pour cette table ronde. Le but de la rencontre, expliquer le processus de planification, étudier des options pour l’allocation des ressources et débattre de ce qui semble le mieux pour maximiser les unités de travail. L’invitation avait été lancée un peu plus tôt dans le billet suivant ainsi que dans le Bulletin du mois de février du C@HM.
Les parents ainsi que les membres du personnel présents ont eu la chance de poser les questions qu’il fallait pour mieux comprendre ce processus. Nous aurons l’an prochain, une classe de 32 élèves. Il y a aussi deux groupes en première année ainsi que deux groupes en deuxième qui sont à risque de se fusionner si certains élèves nous quittent. De toutes façon, elles seront fusionnées lorsqu’elles arriveront en troisième année car le nombre maximum d’élèves prévu par la convention collective est un peu plus élevé.
Que faire dans les conditions actuelles en disposant des ressources que nous aurons ?
Les options que j’ai proposées sont les suivantes :
1- Le statu quo et garder les classes telle que nous les avons cette année.
2- Une expérience avec une classe de multiâge de 4e-5e et 6e année si un enseignant est disposé à enseigner avec cette méthode ainsi qu’un nombre suffisant de parents et d’enfants qui aimeraient essayer cette manière différente d’apprendre. Si on se fie à la littérature, pour débuter un tel projet, 18 élèves serait un bon départ. Cela nous permetterait d’expérimenter avec ce type d’enseignement et aussi réduir le nombre d’élèves de la classe qui doit en contenir 32.
3- Une classe de « Team-teaching » là ou les conditions les permettent. Ainsi lorsque 2 ou plusieurs enseignants veulent expérimenter avec ce type d’enseignement et que la possibilité d’ouvrir des murs existent. Il y a 3 endroits dans l’école où ce genre de classe est possible.
4- Un classe multiâge 4e-5e-et 6e année et une classe de « Team-teaching » en 7e et 8e année.
À la fin de la réunion, une majorité de participants croyaient que ces options étaient possibles et viables à la condition de trouver des enseignants qui veulent participer sur une base volontaire ainsi que des parents et des élèves qui veulent essayer ces formes d’enseignements.
Un échéancier est donc élaborer avec comme point de départ, la rencontre du 21 mars prochain du Comité Parental d’Appui à l’École (CPAÉ) pour débattre d’une proposition officielle. Cette réunion est publique. Selon l’option qui sera retenue, les enseignants seront par la suite, consultés pour discuter des implications et de leur participation. Si des enseignants veulent tenter l’expérience, une autre rencontre sera ensuite proposée aux parents des niveaux visés pour répondre à leurs questions et pour élaborer un plan de mise à l’essaie.
Je me réjouis de l’ouverture des personnes présentes lors de cette réunion et de leur volonté à trouver des moyens pour maximiser les ressources existantes tout en s’assurant d’offrir des programmes pédagogiques variés et riches. Je les remercie de leur belle participation. Merci aussi au personnel enseignant du C@HM qui est venu en grand nombre écouter les commentaires des parents et qui ont répondu aux questions de ceux-ci. Je suis fier d’appartenir à la communauté éducative du Centre d’@pprentissage du Haut-Madawaska.
Évidemment, le temps nous permettra de s’adapter aux changements ainsi qu’à évaluer nos besoins.

De retour…

Ça y’est, je me remets à l’écriture. Depuis environ deux semaines, je n’avais pas trop travaillé à mon cybercarnet et à écrire des commentaires. Il faut dire que je me suis occupé à travailler sur le wiki de collaboration du C@HM. La radio étudiante et le studio de télévision occupent aussi plusieurs heures de mon temps en plus des réunions, du budget et des autres tâches régulières d’un directeur d’école. La semaine dernière c’était la semaine d’appréciation du personnel et plusieurs activités ont souligné l’apport inestimable du personnel du C@HM auprès des jeunes. Je dis souvent que je suis chanceux et c’est vrai…
Mardi de cette semaine nous avons une rencontre de prévue avec les parents à 7h00 p.m. Le sujet de la discussion…Comment maximiser nos ressources dans la planification 2005-2006 ? Ce billet décrit un peu l’agenda de la soirée. Une table ronde permettra aux parents et au personnel de discuter des enjeux présents et à venir.
Je veux présenter la problématique sous l’aspect de l’utilisation de nos ressources existantes tout en maintenant le nombre de classes auquel nous avons droit. Dans deux ou trois ans le C@HM sera une école avec un seul groupe à chaque niveau. Il faut donc trouver des moyens pour maximiser nos ressources tout en trouvant des solutions pour continuer d’offrir des programmes de qualité. L’an dernier, nous avions une classe de 7e année de 33 élèves et cette année nous avons une classe de 4e année de 32 élèves. Il est possible de réorganiser nos classes pour réduire le nombre d’élèves pour un enseignant ou encore pour augmenter le nombre d’adultes qui travaillent auprès des jeunes.
Je me propose donc de présenter les faits, de formuler des propositions et de voir où cela va nous mener.
Comme direction d’école je dois être à l’écoute de ma communauté et en même temps innover. Pour ce qui est des projets au C@HM, je ne suis pas trop stressé. Lorsque nous décidons de mettre la main à la pâte, on peut tout réussir. Je possède une incroyable équipe et des ressources que peu de direction peuvent se vanter d’avoir.
Y aura-t-il beaucoup de parents ?
Est-ce que ceux qui seront présents pourront me donner l’information nécessaire pour faire des recommandations à notre comité parental d’appui à l’école ?
Est-ce que le statut quo pour l’instant est la meilleure solution ?
J’ai bien hâte de proposer et d’entendre des pistes de solutions…Au plaisir de vous y rencontrer…
À suivre…

L’innovation selon Gauvin (2005)

À la demande de Mme Evelyne Melloni, je réponds aux questions suivantes dans le but de compléter sa recherche sur l’innovation dans le milieu scolaire.

1- Pour vous qu’est-ce que l’innovation ?

L’innovation est tout ce qui touche aux nouvelles façons d’utiliser les outils que l’on a à notre disposition. C’est aussi un moyen de développer de nouveaux outils pour faire ce qu’on faisait avant ou encore pour faire de nouvelles choses.
Plus particulièrement en éducation, l’innovation est tout ce qui amène l’enseignant à se questionner sur ses pratiques pédagogiques. L’enseignant qui veut innover recherche le besoin de s’améliorer et d’améliorer du même coup les apprentissages des élèves. On essaie de motiver et de rendre plus significatif les apprentissages avec peut-être moins d’efforts et plus de pertinence.
2- Quels sont les enjeux ?
Pour innover, le contexte de la culture au sein de l’organisation est la clé du succès. Si les gens sont ouverts aux changements et intrigués par tout ce qui est innovant, les chances de succès seront plus grandes. Par contre innover peut amener beaucoup de conflits et de tensions. Certaines personnes peuvent se sentir menacées. Souvent, on se demande si tous doivent faire tout en même temps. Le climat autour de tout ce qui cadre l’organisation est aussi important. Ainsi une école fonctionne dans un district scolaire régit par des lois provinciales. Si l’innovation est encouragée et que la prise de risque est acceptée, il se peut que l’innovation se fasse plus facilement
3- Quelles sont les motivations et les résistances des enseignants à innover ?
En général, les enseignants innovent pour améliorer les apprentissages et pour motiver les élèves. Les enseignants savent que des élèves plus motivés auront plus de chance à mieux apprendre. Ce n’est pas toujours le cas et une connaissance des programmes d’étude est vitale. Par contre, les enseignants accepteront de changer leurs pratiques s’ils croient réellement qu’ils en retireront des bénéfices. Certains enseignants innovent sans trop savoir pourquoi ou encore pour suivre une mode. Il arrive souvent que ces enseignants réalisent par la suite les implications de ces innovations et qu’ils s’en réjouissent ou encore qu’ils les abandonnent en pensant que cela cause plus de mal que de bien.
4- Quels facteurs sont en jeu dans la construction de pratiques innovantes ?
Pour amener une organisation à concevoir des pratiques innovantes, il faut éliminer la peur du risque. Plusieurs auteurs dont Fullan et Patterson abondent dans ce sens. Il faut aussi encourager ceux et celles qui innovent en leur procurant les outils pour y arriver. Je ne parle pas ici de récompenser ces personnes. Leur récompense sera de savoir que leurs élèves sont plus motivés et qu’ils apprennent plus. Je parle ici de donner les moyens afin de mettre des pratiques innovantes dans leurs pratiques de leur pédagogie. Le CAHM est une école qui s’est dotée d’une mission et d’une vision avec un volet technologique. L’école adopte plusieurs approches pour l’intégration des TIC en salle de classe. La mission et la vision font en sorte que les gens ont plus de chance à se rallier autour de ces projets. Il faut aussi respecter le niveau d’engagement des individus. Il est impossible que chaque personne puisse faire tout et en même temps. Le respect de cette caractéristique est nécessaire. On encourage donc les gens à progresser mais à leur rythme. Il est important d’avoir des personnes ressources qui peuvent aussi aider en chemin. Cela n’est pas toujours évident avec des ressources matérielles et financières limitées. Les écoles innovantes trouvent le temps et les ressources pour arriver à leur but. Par le passé, les projets « Rescol à la Source » et le « Réseau des Écoles innovatrices d’Industrie Canada » permettaient d’aller chercher ces ressources. Présentement, les projets de cette envergure sont au point mort…Malheureusement…
5- Comment susciter l’innovation ?
Au point de vue d’un directeur d’école, pour innover, il faut tout simplement encourager l’innovation. Être à la fine pointe de ce qui se fait et ne pas avoir peur d’essayer de nouvelles approches. Il est alors possible de rencontrer des gens et de leur proposer de lire un article ou d’essayer un nouveau programme. On donne et on attend…La magie de l’innovation se passe quand une personne revient après un certain temps et nous annonce qu’il ou qu’elle va l’utiliser dans ses pratiques pédagogiques ou encore que les élèves ont rapidement pris en main l’outil. Les gens veulent une école dynamique et qui répond aux attentes des élèves et de la communauté. Innover c’est aussi un peu cela.
6- Comment massifier les usages ?
Pour massifier les usages on doit se demander si ces usages doivent être massifiés. Il se peut qu’à la longue un usage devienne une norme ou encore qu’il répond à un groupe d’élèves en particulier. Je serai donc prudent de parler de l’importance de massifier les usages et d’en promouvoir les vertues. Par contre, il existe dans toute organisation une pression palpable qui fait que les gens ont tendance à adhérer quand certaines innovations ont faites leur preuves, que les clients (élèves, parents et communauté) en font la demande et quand les gens réalisent que c’est tout simplement la bonne chose à faire.
En terminant, l’innovation dans une organisation dépend du capital humain, du capital financier et d’une vision commune. Je suis chanceux de travailler au CAHM pour ces trois raisons. Les gens s’investissent selon leurs talents, leurs intérêts et leurs capacités. Nous avons eu la chance d’obtenir des ressources financières qui nous permettent d’offrir un programme riche et varié. Nous avons aussi adopté ensemble, une mission et une vision commune qui sert de repère avec l’utilisation d’innovation dans l’organisation.
Chanceux peut-être, heureux…certainement !!!

Salomé, un brin de suite…

Me voici à redevenir Roberto le directeur. Demain premier jour de classe depuis un bout. Pendant le congé, j’ai acheté un peu d’équipement pour notre radio-étudiante. Nous essayons avec un groupe d’élève de digitaliser notre radio-étudiante de créer un studio unique avec de l’animation et une structure suivant un peu ce qu’on peut entendre dans toute bonne radio communautaire ou autre. Je me remets donc à la lecture et je veux terminer le livre de Jacques Salomé que j’avais entamé la semaine précédent le congé des Fêtes. Quelques pages suffisent pour ce soir…J’attire votre attention sur ce premier billet que j’avais écrit avant le congé.
Voici deux passages qui encore une fois, viennent me chercher à la bonne place…
« Toutes relation pédagogique, en ce sens, est fondamentalement une relation de conflits de besoin. Ces conflits, qui la plupart du temps dans les structures scolaires classiques ont tendance à être niés (les élèves étant conduits à s’ajuster aux attentes du professeur), devront à l’avenir être pris en compte et devenir un support à une relation pédagogique fondée sur plus de réciprocité… » p. 59
« Il est important de redire, voire d’apprendre, aux adultes, qu’ils sont là pour répondre aux besoins des enfants (et cela jusqu’à un certain âge seulement !), mais qu’ils ne sont pas là pour répondre à leurs désir. Une relation d’élevage – au sens le plus noble du terme : élever un enfant pour lui permettre d’affronter la vie avec une autonomie satisfaisante et des ressources propres suffisantes – n’est pas de satisfaire ou de répondre à leur désir, mais de les inviter à se donner les moyens d’y accéder, quand ceux-ci sont recevables et viables. De leur faire découvrir aussi qu’il y a des désirs acceptables et d’autres qui ne le sont pas. Et que certain désirs peuvent aussi rester à l’état de désir, que cela suscite des rêves, des sublimation, appelle l’espérance et ouvre à la créativité et au dépassement de soi. » p. 81-82
Encore une fois, je ne résiste pas à ce genre de texte. Je trouve que notre réalité de tous les jours fait en sorte qu’on peut un peu plus facilement apprécier la manière que c’est écrit. Il y a tellement d’élèves, tellement de besoin. On se sent souvent submergés par le flot des services à offrir. Ce n’est que par un étroit travail d’équipe qu’on peut offrir plus à plus d’élèves. Ceux-ci veulent se dépasser et se développer. Quand ont peur réussir à offrir à chaque élève au moins un adulte à l’intérieur de l’école avec lequel, il peut se sentir compris et écouté, on s’assure de suivre un peu le chemin de Salomé.
À suivre…

La difficulté d’enseigner selon Salomé

Un peu par hasard cette après-midi je suis tombé sur le livre « La difficulté d’enseigner » de Jacques Salomé (2004) publié aux Éditions Albin Michel. Merci Mme Kathleen !!!
Étant peu habitué à cet auteur et profitant d’un moment de répit lors de notre réunion des directions, j’entreprends donc la lecture…et…paf…. Comme cela arrive parfois…Je suis au Nirvana. Voilà quelqu’un qui écrit comme je pense. Wow !!! N’ayant pas encore terminé le bouquin, je me permets à ce moment-ci de noter ce qui me frappe et me fait bonne impression :
« Le peuple de l’école : Il y a ceux qui sont dedans et ceux qui sont dehors. Il y a ceux qui, étant dedans, se désespèrent ou se révoltent, et ceux qui s’aveuglent encore sur des pratiques caduques et pathétiquement périmées. Il y a aussi au-dedans ceux qui sont en recherche, en interrogation et avancent avec leurs moyens et leur foi….Il y a ceux qui s’accrochent avec tenacité….ceux qui s’en tiennent aux bonne vielles méthodes d’autrefois et qui survivent….ceux qui ne doutent de rien….les utopiques….les dérangeurs….les inquiets….les enfants et leurs attentes…….les parents avec leurs inquiétudes…..Il y a bien sûr les politiques….les syndicats…. » p.11
« Contrairement à ce qui se passait dans les générations qui nous ont précédés, ce sont les enfants qui aujourd’hui définissent les adultes. Faut-il rappeler qu’une des grandes fonctions parentales (aujourd’hui défaillante) c’est de répondre aux besoins des enfants et non à leur désirs! Encore faut-il entendre la différence entre besoin et désir! » p. 37
« Il ne suffit plus aux enseignants de tenter de mieux communiquer avec les élèves, il leur faudra apporter quelque chose de plus : une méthodologie transmissible de la mise en commun. Oui, il est difficile aujourd’hui d’enseigner, et cela risque de s’aggraver, si on continue à traiter les problèmes de l’école en termes sociologistiques, psychologistes ou économistes. Je crois profondément qu’il sera nécessaire de mettre en place une nouvelle discipline, enseignée comme une matière à part entière : la communication relationnelle. » p. 40-41
Solomé parle ensuite que l’école ouverte d’aujourd’hui affronte un double paradoxe. Il écrit :
« N’étant plus un lieu protégé, l’intrusion d’éléments extérieurs y devient de plus en plus fréquente. Ces intrusions non seulement parasitent la quiétude et la disponibilité nécessaire à des apprentissages et à des intégrations de savoir, mais déstabilisent le processus de transmission et de partage, insécurisent les enfants et déstabilisent les adultes. » p. 45
Il poursuit :
« Étant un lieu d’accueil et de tolérance, l’école reste aussi un lieu de peplit, de secours vers lequel se réfugient des enfants scolarisables mais absentéistes, qui viennent se ressourcer, se restaurer quand il se sentent menacés par l’extérieur. » p. 45-46
J’ai bien rit lorsque Solomé écrit;
« Autrefois, quand un enfant voulait quelque chose, il tentait de le fabriquer, de le construire ou participait avec l’aide d’un adulte à sa réalisation; il contribuait activement à l’aboutissement de son désir. Il semble que, aujourd’hui, la non-différenciation, la collusion entre désir et réalisation soit inscrite très tôt dans l’imaginaire même de l’enfant, qui ne peut ainsi se confronter au principe de réalité et participer à la réalisation proprement dite de ses désirs. Ce qui le renvoie à demander, à exiger et à rester paradoxalement dans la dépendance de ceux qui détiennent le réponse, avec toute l’ambivalence que cela suppose… » p. 49-50
Je ris surtout du fait que ce commentaire fait un clin d’œil au billet de Danis et de celui de Brigitte.
Voilà, c’est là où j’en suis…
Je me lance vers le reste. Solomé est à me présenter le système S.A.P.P.E. (Sourd, Aveugle, Pernicieux, Pervers, Energétivore). À suivre…