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Ludovia pour s’énergiser…

IMG_0316Dernière journée à Ludovia14. Il me reste une intervention à faire dans le cadre d’une table ronde sur les espaces d’apprentissages. Notre Labo créatif intéresse particulièrement les gens ici et beaucoup ce questionnes pour mieux comprendre comment intégrer son utilisation avec les programmes d’études. Pour ma part, j’insisterai sut le développement d’une culture organisationnelle qui permet d’encourager les enseignants à prendre une posture d’innovation tout en adoptant une posture d’apprenant. Ce n’est pas toujours facile, mais bon, cela fait partie d’un virage de renouvellement de sa démarche d’enseignement. Ça peut sembler simple et complexe à la fois, mais en gros, c’est mon travail de permettre aux enseignants de prendre des risques pour transformer leur démarche d’enseignement, d’encourager l’auto-évaluation de leurs pratiques de manière continue et de créer des conditions qui rendent possible leur choix pédagogique innovant.

J’ai eu la chance de faire de belles rencontres et je garderai un excellent souvenir de ma participation à cet important colloque. Bonne nouvelle, nous sommes en train de mettre en place un cadre pour accueillir au moins deux représentants de Ludovia afin qu’il puissent venir au CAHM en janvier 2018 et qu’ils puissent participer à Clair2018. C’est à suivre….

Je réalise aussi en venant ici, comment je suis chanceux de travailler au CAHM. C’est facile à dire comme cela, mais on oublie souvent de prendre conscience de la chance que nous avons. Hier, j’ai discuté avec une enseignante de la région de Toulouse qui m’a confié qu’elle a du se reprendre deux fois afin d’obtenir la permission de sa direction de déplacer les pupitre de sa classes pour les mettre en îlots et de ne pas enseigner avec ses pupitres en rangs d’oignons. Elle a du rencontrer deux niveaux hiérarchiques pour que finalement on accepte qu’elle puisse permettre à ses élèves de déplacer leurs pupitre et de se placer en équipe. On réalise mal l’ampleur des difficultés vécues par plusieurs enseignants qui veulent innover en salle de classe. On ne doit pas prendre rien pour acquis !

Ce matin au début de mon intervention, je présenterai un extrait du film « Les choristes ». La vidéos est disponible ici ; https://vimeo.com/92218137  Le segment retenu commence à 34:00 minutes et se termine à 35:21. Il illustre bien avec un peu d’humour, de sarcasme et une triste réalité, ce que certains enseignants doivent subir lorsqu’ils adoptent une posture d’innovation. Ensuite, on se demande pourquoi certains n’osent pas prendre des risques et innover. Il faut dont revoir et analyser la culture organisationnelle de son école et en gros, voir comment certaines lois non écrites influencent le roulement et le fonctionnement au quotidien de notre organisation. Ce n’est pas facile, ce n’est pas toujours populaire de le faire, ça peut remuer certaines pratiques et ça peut à l’occasion permettre une vrai changement de paradigme. Il faut donc avoir la « couenne » dure comme ont dit par chez-nous et de ne pas prendre cet exercice personnel quel que soit le résultat. Plus facile à dire qu’à faire mais bon, tranquillement, c’est possible.

Je termine ce billet en saluant toute l’équipe de Ludovia qui par sa confiance et son invitation m’a permit de vivre une belle expérience. J’y ai fait le plein d’énergie et je suis prête pour débuter une nouvelle année scolaire avec l’équipe du CAHM et je suis certain que nous pourrons compter sur une autre excellent année scolaire. Que nos chemins se croisent à nouveau. Je reviendrai…. À suivre… 🙂

Et si en 2017, on voyait l’Éducation autrement…

autrementÇa fait un bon bout de temps que je n’ai pas publié de nouveaux billets sur mon blogue.  J’y reviens de temps en temps pour me ressourcer et pour réfléchir.  Prendre le temps de se questionner et de chercher des réponses me permet d’avancer, de grandir et de mieux comprendre ce qui s’en vient.  À la direction d’école, trouver le temps pour faire ceci n’est pas toujours facile.  Pire encore, avoir le sentiment que chaque mot qu’on écrits sera jugé, évalué et pesé peut souvent nous donner mal au cœur à vouloir écrire et à partager nos idées.  C’est comme cela que je me sens présentement et je sais bien que cela va passer.  Dès que nous dirons « Go » la semaine prochaine, tout ira de l’avant et plein de nouvelles découvertes seront encore une fois possibles.

Au Nouveau-Brunswick, nous avons en éducation plusieurs décisions que nous devrons prendre prochainement.  Nous entendons souvent que nos élèves doivent maitriser les outils du 21e siècle.  Il serait bon d’essayer de le faire avant la fin de celui-ci.  Nous voilà déjà en 2017 et bien qu’il existe des tentatives de développement des nouvelles technologies ici et là, le développement de masse des outils technopédagogiques demeure loin pour la plupart des élèves du système éducatif Néo-Brunswickois.  L’utilisation de la robotique et du codage par exemple se font timidement et de manière sporadique.  On entend souvent parler de l’activité de « L’heure du code » auxquelles plusieurs écoles semblent participer.  Pour ma part, je crois que pour plusieurs élèves lorsqu’ils participent à cette activité, ce sera la seule heure du code qu’ils feront pendant leur année scolaire.  Nous avons un urgent besoin de trouver et de partager des ressources en français et de trouver de la place sur une assiette de plus en plus pleine afin de donner à nos élèves ces expériences qui ont leurs places dans leur parcours scolaire. Il y a de belles réussites en robotique, particulièrement au Québec avec l’organisme Zone1 et nous devons en prendre note.  Loin de moi de vouloir écrire un texte polémique, mais il faut à l’occasion regarder en face les traces de ce qu’on fait et de voir où on aimerait aller.

En 2014, la plateforme électorale des Libéraux du Nouveau-Brunswick, le futur Premier ministre Brian Gallant écrivait ;

« Plus que jamais, l’économie d’aujourd’hui nécessite la technologie et l’innovation, et nous devons éduquer les Néo-Brunswickois dans ce domaine afin d’être en concurrence, » a ajouté M. Gallant. « Plusieurs étudiants ne poursuivent pas les technologies de l’information et des communications (TIC) au postsecondaire à cause d’un manque de sensibilisation ou d’information. Nous avons une génération d’élèves qui est à l’aise pour utiliser la technologie, mais qui ne sont pas capable de créer de la technologie. Il est essentiel que nous commencions à développer ces créateurs. »

On y mentionnait aussi l’importance d’apprendre à coder à l’école.  Nous voilà en 2017 et il semble qu’il reste encore beaucoup de chemin à faire.  Il faut maintenant mettre ces mots en action et je réalise que la tâche n’est pas une mince affaire.  Je dis souvent que ce n’est pas parce c’est difficile qu’il ne faut pas le faire…

Le plus gros défi qui guette les écoles au Nouveau-Brunswick ou ailleurs en matière de technopédagogie, est à mon humble avis, la rapidité des changements.  Pour le personnel des écoles, se garder à la page des nombreux changements et à la rapidité que ceux-ci s’opèrent, donne souvent envie de lancer la serviette.  Bien souvent, ces nouveaux apprentissages et ces nouvelles expériences doivent se faire en dehors du temps de travail et comme il existe plusieurs problèmes de connectivités sur les réseaux informatiques officiels du ministère, il est souvent plus facile de travailler à partir de la maison.  Par exemple, pour utiliser Minecraft à l’école, nous devons utiliser un serveur externe ce qui occasionne des frais d’utilisation.  De plus les systèmes de protection (Proxys) peuvent bloquer l’utilisation.  Présentement, nous observons que nous ne pouvons plus aller sur Minecraft avec les ordinateurs de type PC et seuls les ordinateurs Macintosh peuvent accéder à notre site.  Nous avons fait des tests pour utiliser Mindcraft Education, mais le jeu était trop lent et impossible à utiliser.  Je ne suis pas doué pour la programmation, mais ça commence à être loin de mon champ d’expertise de la direction d’école.  Ce n’est pas tous les enseignants qui peuvent faire ceci et l’envie n’est pas toujours au rendez-vous et cela se comprend.  J’ai l’impression que nous sommes dans une société qui utilise de plus en plus en plus les nouvelles technologies, mais que nous comprenons de moins en moins comment elles fonctionnent.

Ce que je souhaite en 2017 est que nous mettions en éducation, beaucoup de ressources dans le développement de la pensée critique, de la créativité et de la curiosité.  Il existe plusieurs moyens pour y arriver, mais en gros, nous devons trouver un moyen pour reconfigurer les activités d’apprentissages autour de ces trois points.  À quoi bon demander aux élèves d’apprendre à bien écrire s’ils n’ont jamais la chance de partager leurs idées et de débattre de celles-ci.  Le Blogue des Jeunes est selon moi, l’outil idéal pour y arriver.  Il reste beaucoup à faire pour que celui-ci soit utilisé par plusieurs.  On l’a vu avec les élections américaines, la capacité d’analyser ce qu’on lit et ce qu’on entend n’est pas un luxe.  Pour ce qui est de la créativité et de la curiosité, il me semble que nous avons là beaucoup de travail à faire.  Les élèves font ce que leur demande.  En général, ils jouent le jeu en étant gentils et soucieux de compléter ce qu’ils ont à faire pour obtenir le jeton qui leur permettra d’aller au prochain niveau tout comme un jeu vidéo.  La plupart connaissent les règles et s’y conforment.  Ça me fait peur…  L’école devrait être un milieu d’apprentissage, mais aussi un endroit où il est possible d’expérimenter, de confronter ses idées, de développer son rapport aux autres, de développer des compétences, de développer ses talents et sa confiance en soi.  L’école n’est plus et ne doit plus être ce qu’elle était.  Il faut donc discuter de moyens à prendre pour y arriver.  Cela fait peur et souvent, il semble plus facile de ne rien faire.  Cela ne veut pas dire que c’est la meilleure chose à faire.  Dans une petite province comme la nôtre, il serait pourtant possible de discuter des moyens à prendre pour faire une réforme juste et réussie.  Cela devrait être un avantage, donner plus de facilité au processus ou encore faire en sorte que nous puissions célébrer ensemble nos réussites.  J’ai souvent l’impression qu’il existe un schiste entre ceux et celles qui veulent que ça change et ceux et celles qui ne le veulent pas.  Dix-sept ans à la direction d’école me confirment que la distance qui sépare ces deux camps s’agrandit d’année en année.  Ça aussi, ça me fait peur…

Dans quelques semaines, plus de 325 personnes du monde de l’éducation convergeront vers Clair pour le colloque Clair2017.  Il doit bien y avoir des raisons qui poussent tous ces gens à se donner rendez-vous dans cette petite école rurale depuis maintenant 8 ans.  Ce que j’observe est que plusieurs éducateurs se sentent seuls dans leur milieu de travail.  Ces personnes veulent « Voir l’éducation autrement… », mais elles n’ont pas la chance de pouvoir le faire au jour le jour.  D’autres changent le monde à leur façon, mais se sentent isolés et marginalisés par leurs collègues ou par leur organisation.  D’autres sont curieux, veulent voir autre chose et cherchent des solutions.  On ne voit jamais des personnes qui ne veulent pas changer ou pire encore, qui aimerait saboter les idées de faire l’éducation autrement.  Malheureusement, ce sont ces personnes qui devraient être à Clair2017 et participer aux discussions et aux échanges.  Ils ne viennent pas et ne viendront pas…  Suis-je pessimiste ou réaliste ?

Il ne faut surtout pas tomber dans le piège qu’il existe une seule manière de résoudre tous les problèmes en éducation et surtout de ne pas tomber dans le piège du dogme des données probantesMarc-André Girard, en terminant la rédaction d’un travail au doctorat e administration scolaire résume bien ma pensée sur ce qu’il faut ;

« En fait, peut-être que l’école de demain se situe quelque part entre les données probantes issues de la recherche scientifique en éducation et l’audace pédagogique des enseignants exerçant leur jugement professionnel en connaissance de cause ? »

Le colloque Clair2017 est donc audacieux et offre plusieurs conférences, une session Ignite, un Forum des pratiques gagnantes, des visites de classes et un BarCamp.  Il permet aussi de faire rayonner de nouvelles pratiques, d’apporter une certaine réflexion et d’étendre le réseau d’éducateurs francophones qui veulent voir et faire l’éducation autrement.  C’est facile pour moi de vanter les mérites de ce colloque.  Celui-ci se passe dans mon école et j’y rencontre tous les amis de mon réseau professionnel.  Il y a tant à faire tant à discuter et tant à partager.  Nous avons chez les francophones, un rattrapage à faire au niveau des technopédagogies.  Le temps avance, les changements aussi.   On me demandait récemment pour un article de nommer les changements à prévoir au niveau des technopédagogies.  Loin d’être un expert sur le sujet, une recherche rapide montre ce qui s’en vient en éducation sera ;

  • Le développement de nouvelles interfaces homme-machine (IHM) ;
  • Les objets connectés qu’on peut aussi porter ;
  • Les véhicules connectés ou autonomes, les drones ;
  • La robotique ;
  • Le codage ;
  • L’intelligence artificielle ;
  • La réalité virtuelle;
  • Téléprésence ;
  • Le déploiement de Minecraft pour tester et mettre en œuvre de nouvelles idées ;
  • Les nanotechnologies;
  • Les énergies vertes ;
  • L’importance de cultiver ses aliments ;
  • La protection de l’environnement ;
  • Les MOOC (CLOM ; Cours en lignes offerts aux masses…) partout sur la planète.

Cette liste ne sont que des exemples, il y en a d’autres et qui sait ce que l’avenir nous réserve.  Les écoles deviennent donc de grands laboratoires qui cultiveront la créativité, l’expérimentation et la curiosité. Il faut enseigner et apprendre autrement en collaboration avec les autres.  L’âge ne devrait pu déterminer le niveau d’enseignement afin de respecter le rythme d’apprentissage de chacun.  Il y a ici plusieurs réflexions à faire…

J’aime bien l’extrait de cet article disponible sur le site web de l’UNESCO concernant une conférence prononcée par Edgar Morin en décembre 2016 ;

« La connaissance – telle qu’elle est enseignée aujourd’hui – perçoit mal la complexité : soit elle sépare les données, soit elle n’y voit que confusion. Car la connaissance n’est jamais une photographie de la réalité. Elle est toujours une traduction et une reconstruction qui comportent le risque de l’erreur. Elle est gouvernée en profondeur par ce qu’on peut appeler le paradigme de disjonction, autrement dit : nous voulons comprendre un tout complexe à partir de ses éléments constitutifs, séparés de leur environnement et des ensembles dont ils font partie. »

Si on cherche un peu plus loin, les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur selon Edgar Morin, Organisation des Nations Unies pour l’éducation, sont ;

  1. Les cécités de la connaissance : l’erreur et l’illusion ;
  2. Les principes d’une connaissance pertinente ;
  3. Enseigner la condition humaine ;
  4. Enseigner l’identité terrienne ;
  5. Affronter les incertitudes ;
  6. Enseigner la compréhension ;
  7. L’éthique du genre humain.

J’aime aussi beaucoup cette citation de Michel Serre dans un article du Point ;

« Une nouvelle démocratie du savoir est en marche. Désormais, la seule autorité qui peut s’imposer est fondée sur la compétence. Si vous n’êtes pas investi de cette autorité-là, ce n’est pas la peine de devenir député, professeur, président, voire parent. Si vous n’êtes pas décidé à augmenter autrui, laissez toute autorité au vestiaire. L’autorité doit être une forme de fraternité qui vise à tous nous augmenter. Si ce n’est pas ça la démocratie, je ne connais plus le sens des mots ! « 

Il faut donc à mon avis démocratiser l’éducation pour libérer les gens, pour leurs donner les outils qui comme le mentionne Normand Baillargeon dans cette vidéo, qui leur permettra de s’émanciper et de se libérer.  C’est le but de l’éducation et nous devons y arriver ensemble…  Je suis en réflexion, je pense, je cherche et j’essaie de faire bouger les choses.  Je ne détiens pas la vérité et je suis à l’écoute.  C’est ce que je propose de continuer à faire en 2017…  Et vous, que proposez-vous ?

Le Blogue des Jeunes… Écrire pour apprendre à écrire…

22082016Le blogue est un outil puissant pour améliorer l’écriture. Écrire dans un contexte réel permet aux élèves de mieux se préparer et d’avoir un plus grand public lors de la publication de leurs textes. Évidemment, il arrive à l’occasion qu’il y ait des erreurs. Les élèves sont en apprentissage (je le suis aussi) et si nous attendons qu’ils écrivent sans faire de fautes avant de publier, ils ne le feront peut-être jamais. Notre obsession avec les fautes d’orthographe est intéressante. Plusieurs personnes n’osent pas publier des textes, car ils ont peur de la critique. Je ne parle pas ici de commentaires sur Facebook qui dilapident la langue française, mais de textes informatifs ou des travaux de rédactions dans le but d’apprendre à mieux écrire. Je fais souvent l’allusion au tennis et à Eugénie Bouchard lors de mes conférences. Pour devenir une championne au tennis, Eugénie a dû pratiquer et participer à des tournois devant public. Elle a surement commis plusieurs erreurs, mais elle a quand même persévéré. Ses entraineurs lui ont donné des indications pour s’améliorer, mais par souci d’encouragement, ils ont surement débuté avec ce qui était le plus pressant. Ses défis lui ont été présentés un à un avec le souci de l’amélioration constante. Pourquoi ne serait-ce pas la même chose pour l’apprentissage de l’écriture ?

Le Blogue des Jeunes permet aux enseignants qui le désirent de permettre à leurs élèves d’écrire dans un espace sécuritaire et gratuit. Il n’y a pas de publicité et les textes sont répertoriés dans des catégories choisies par les élèves. De plus, il est possible pour un enseignant de suivre seulement les textes de ses élèves. Il est aussi possible pour les parents de s’abonner par courriel au compte de leur enfant et de recevoir des alertes lors de la publication de textes par ceux-ci. Il est possible de partager les textes sur les réseaux sociaux et de laisser des commentaires si l’auteur le permet.  Le blogue peut être utile autant en sciences qu’en histoire et en mathématiques.  Dans notre école, tous les enseignants ont le souci de l’apprentissage du français et pas seulement l’enseignant du cours de français.  Une procédure de publication est suggérée aux élèves et il est possible pour les élèves qui le désirent, que les billets soient en mode « brouillon » et non publié. À ce moment, un enseignant peut ensuite faire une procédure de vérification avant que le billet soit publié.

Pour créer des comptes, il suffit d’utiliser le bouton intitulé « Ouvrir un compte gratuit » dans la colonne de droite du Blogue des Jeunes. Par la suite, il suffit pour un enseignant d’entrer en communication avec moi pour définir les catégories de leur choix afin de commencer à publier. Plusieurs recherches démontrent l’impact du numérique sur les apprentissages.  J’aimerais attirer votre attention plus particulièrement sur celle-ci concernant l’utilisation des blogues en milieu scolaire.

En terminant, vous pouvez aller lire un ancien billet que j’ai écrit concernant 10 mythes concernant l’utilisation des blogues dans un cadre scolaire.

Au plaisir de lire les textes de vos élèves sur Le Blogue des Jeunes !!!

Ma présentation au colloque sur l’entrepreneuriat éducatif à Moncton…

envolJe serai présent jeudi pour présenter un atelier au premier colloque sur l’entrepreneuriat éducatif à Moncton.  Sous le thème « Pour une société engagée et solidaire », celui-ci est organisé par l’organisme Place aux compétences, l’université de Moncton et le réseau des collèges communautaires du Nouveau-Brunswick.  J’aurai la chance de présenter un atelier à deux reprises sur le projet de Labo créatif et le programme ENVOL du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska.

Voici quelques liens importants utilisés pendant ma présentation;

1- Le site officiel d’Acadiepédia

2- Le Blogue du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska (CAHM)

3- Le Labo créatif du CAHM

4- Les projets entrepreneuariaux du CAHM

5- Mon portfolio professionnel

6- Le site du colloque de Clair2016

7-Article de Marc-André Girard – Les élèves fantômes

Voici quelques liens de vidéos mentionnées pendant ma présentation;

1- La vidéo de Ken Robinson – Comment échapper à la vallée de la mort de l’éducation

2- Labo créatif du CAHM

3- Exemple du projet Minecraft au Labo créatif du CAHM

4-Maker Education ; Reaching All Learners

5- Extrait d’entrevue à Tout le monde en parle avec Normand Baillargeon (aller à 2:35)

6-The story of Austin’s butterfly

7-Réflexion d’un directeur d’école dans l’intégration des TIC à l’échelle de l’école

8- Toutes les vidéos du Labo créatif du CAHM sur Vine.

Au plaisir de rencontrer les participants à ce colloque qui en sera à sa première édition…

Ma conférence à l’Assemblée du printemps des directrices et directeurs des services pédagogiques et des directrices et directeurs du primaire

visionJe me prépare à faire une conférence à l’Assemblée du printemps des directrices et directeurs des services pédagogiques et des directrices et directeurs du primaire à Trois-Rivière au Québec.  Je suis invité pour faire une présentation sur le leadership, le développement de ma vision, de notre utilisation de notre Labo créatif et pour faire un témoignage de ma démarche à la direction d’une école. Bien que je sois en congé différé pour le moment, j’ai décidé de prendre quelques engagements afin de me garder à jour dans mes pratiques. De plus, ces rencontres me permettent de réfléchir à ma pratique et à objectiver er réfléchir à ma propre vision en éducation. Je travaille avec Rosée Morissette depuis plusieurs années à développer ma mission professionnelle et bien qu’il reste du travail à faire, celle-ci commence à prendre forme et à faire un sens pour moi.

En gros, j’utiliserai mon expérience à la direction pour expliquer la démarche pour créer sa propre vision professionnelle et comment j’utilise celle-ci dans mon travail quotidien et pour innover. Pendant la rencontre, je demanderais aux participants de faire quelques exercices de réflexion et je ferai allusion à certaines sources que j’aimerais partager ici afin de laisser des traces et de permettre aux participants de les utiliser au besoin.

1- La présentation de Raymond Vaillancourt lors de Clair2014 (aller à 30:00)

2- La vidéo de Ken Robinson – Comment échapper à la vallée de la mort de l’éducation

3-Article de Marc-André Girard – Les élèves fantômes

4- Extrait d’entrevue à Tout le monde en parle avec Normand Baillargeon (aller à 2:35)

5- Un billet que j’ai écrit sur la pensée critique en janvier 2015 sur mon blogue

6-  Le Blogue des Jeunes d’Acadiepédia

7- Le Blogue du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska (CAHM)

8- Le Labo créatif du CAHM

9- Les projets entrepreneuariaux du CAHM

10-The story of Austin’s butterfly

11-Réflexion d’un directeur d’école dans l’intégration des TIC à l’échelle de l’école

12- Annonce publicitaire d’Adidas

13- Stuck On An Escalator

Je remercie la Fédération des établissements d’enseignement privés du Québec pour cette invitation et j’ose espérer que ma présentation pourra semer de nouvelles idées et d’encourager les directions rencontrées à poursuivre le développement de leur propre mission professionnelle.

Nouvelle feuille de route requise pour la translittératie…

robotL’utilisation des nouvelles technologies soulève plusieurs questions et les directions d’école n’y échappent pas. Souvent la peur devient l’élément central de la prise de décision et comme je l’avais mentionné dans le billet suivant, la peur d’avoir peur fait souvent prendre des décisions rapidement et de manière à éviter les malaises. Comme direction d’école, nous avons à l’occasion, à bousculer les idées préconçues de ce que devrait être l’école idéale. Nous avons à décider si nous voulons être des gardiens du temps ou de musée ou si plutôt nous voulons engager notre école et notre communauté dans un mouvement qui préparera les élèves pour leur monde à eux. Je n’ai pas à vous convaincre de l’importance d’apprendre à lire, à écrire et l’importance de bien se débrouiller en mathématique. Comme l’a mentionné Thérèse Laferrière dans sa conférence à Clair2016, il faut enseigner à lire pour apprendre. Le mouvement de la littéracie est en marche et les écoles y adhèrent même si l’idée d’un enseignement efficace de la lecture et de l’écriture est à mainte fois bousculée. Plusieurs enseignants ont dû revoir leurs pratiques pédagogiques et plusieurs autres doivent encore faire un examen de conscience. La résistance à faire autrement est telle que souvent, on s’invente toutes sortes d’excuses pour se faire croire que nous sommes dans le bon chemin. Il existe des données probantes (expression à la mode cette année) et les enseignants ont l’obligation de les inclure dans leur pratique pédagogique. Pour y arriver, ils ont besoin d’accompagnement et de confronter leurs idées avec leurs collègues et avec leurs directions d’école. Pour ce qui est de l’innovation, l’utilisation de données probantes devient plus nébuleuse. Si on les attend, l’innovation est difficile à faire voir impossible. Au rythme où vont les changements en éducation qui semble encore être calée d’un modèle industriel du 20e siècle, l’innovation pourrait ne jamais mettre les pieds dans la salle de classe. Innover n’est pas toujours facile, mais comme je l’ai expliqué à Clair2016, il faut s’acheter une petite tortue en porcelaine et la regarder souvent. Le changement prend du temps et n’avance pas vite. Comme la tortue, même si le changement avance lentement, il avance. Mon patron m’avait suggéré l’achat d’une telle tortue. Elle m’est désormais très précieuse pour mettre en contexte mon travail à la direction.

Pour arriver à débattre de nos pratiques pédagogiques avec notre personnel enseignant, il est important de développer une culture de collaboration avec ceux-ci et de leur donner une marge de manœuvre. Les communautés d’apprentissage pédagogique (une autre expression à la mode) sont un bon outil, mais il ne suffit pas de les instaurer pour que la magie du changement arrive. Si l’école ne dispose pas d’un milieu qui préconise la prise de risque, les échanges honnêtes et la divergence d’opinions, les gens apprennent assez vite à jouer le jeu de la personne gentille pour son patron. Rien n’avance à ce moment et même si on a l’impression que tout va bien et que tous sont heureux, il se peut que peu de changements importants se produisent. Comme le dit bien Ken Robinson, c’est un peu comme lorsque nous disons que nous faisons une diète amaigrissante. Il se peut qu’on fasse la diète, mais si on ne perd pas de poids, c’est futile.

Il faut aussi à l’école un climat de confiance envers tous les membres du personnel et de leur donnée la capacité de prendre des décisions. C’est un peu comme avoir de jeunes adultes à la maison, il faut être présent, mais en même temps laisser à nos enfants le droit de faire des erreurs, d’apprendre et de faire les bons choix.

Quand est-il de la littéracie numérique ou plutôt de la translittératie ? Chez Wikipédia, on définit littératie numérique à celle qui correspond à la maitrise de savoirs, de capacités et d’attitudes propres au domaine des technologies numériques (ordinateurs, tablettes, smartphones). Elle inclut la littératie informatique. Il s’agit de l’une des facettes de la littératie qui, de plus en plus, est l’objet d’études et d’interrogations, allant même jusqu’à la proposition d’un enseignement en France2…  Ces différentes littératies (informationnelle, médiatique, informatique, numérique) convergent dans la translittératie. Cette notion peut être comprise comme étant la capacité de lire, écrire et interagir grâce à une variété de plateformes, d’outils et de moyens de communication (l’écriture, la télévision, la radio, les réseaux sociaux…).

Nous pouvons débattre longtemps pour une définition exacte, mais en gros, la translittératie est la base de mon travail des dernières années. Le site d’Acadiepédia est un bon exemple ainsi que celui du Labo créatif du CAHM. Vous convaincre de l’importance à l’école de la translittératie serait peut-être plus difficile. Pourquoi est-ce le cas ? Partout autour de nous, les ordinateurs sont présents. La plupart des adolescents ont un ordinateur ou un téléphone portable et de plus, la plupart d’entre nous ne pourraient pas envisager sa vie sans l’utilisation d’un ordinateur. Il y a les septiques, ceux et celles qui disent à haute voix que la technologie n’est pas le centre de leur vie et ils ont raison. La technologie ne devrait pas être tout… Il faut un équilibre dans tout et nous avons comme enseignants, la responsabilité d’assurer cet équilibre entre l’académique, l’artistique, l’éducation physique et le technologique.

Pourquoi ne retrouvons pas cet équilibre entre la vraie vie et l’école. C’est à dire pourquoi dans plusieurs écoles, l’utilisation d’un portable est encore interdite ? Pourquoi est-ce que certains travaux ne sont pas faits à l’aide des nouvelles technologies ? Mon expérience démontre qu’en général, nos élèves vont bien au-delà de ce qui avait été initialement prévu. Pourquoi dans plusieurs écoles, la curiosité et la créativité si naturelles chez les enfants ne sont pas encouragées. Ces questions me font penser que souvent nous limitions notre enseignement par nos peurs. Dans une classe, nous retrouvons une clientèle diversifiée et bien qu’il soit difficile de répondre aux besoins de tous les élèves, nous devons apprendre à développer chez eux, une culture d’engagements dans leurs apprentissages. Lorsque nos élèves s’engagent personnellement dans leur réussite, qu’ils s’impliquent dans des projets qui les intéressent et qu’on leur donne la chance de construire autour de projets concrets, c’est à ce moment que leurs yeux scintillent et que la magie commence à opérer.

Nous pourrions discuter longuement des barrières et du manque de temps et d’expertise. Si pour une fois, nous discutions des possibilités. Dans mon école, notre mission est ; Notre école a comme mission de développer le plein potentiel de chaque élève ainsi que ses talents à l’aide des nouvelles technologies dans un milieu fièrement francophone.

Nous essayons chaque jour de la mettre en œuvre. Ce n’est pas toujours facile, mais mon travail c’est de garder le «focus» de nos gens sur celle-ci. Je dois en plus mettre ma propre vision à jour. Je dois d’évaluer les grandes tendances dans le monde actuel et faire la lecture de notre environnement. Souvent nous utilisons des antidotes qui font une différence, mais souvent nous sommes en mode réactif. Par exemple, nous allons bannir les téléphones intelligents à cause d’une situation en salle de classe. Nous devons donc prendre la route la moins fréquentée et trouver en communauté éducative, celle que nous voulons suivre ensemble. C’est une tâche complexe et de haut niveau.

L’utilisation des nouvelles technologies à l’école doit elle aussi être accompagnée et nous avons besoin plus que jamais d’une vision de nos dirigeants. Il est facile de prétendre que nous voulons des écoles innovantes et qui développent l’esprit entrepreneurial. Encore faut-il donner les outils, les ressources et l’accompagnement requis. Encore plus important selon moi, il faut entendre de la bouche de tous nos dirigeants que c’est la voie à emprunter. Même si souvent on se sent dépassé par les évènements, il faut prendre des décisions innovantes avec l’assurance que les personnes en place feront le travail requis. Si on ne le fait pas, on essaie de contrôler les gens et le résultat et nul. Un exemple que j’utilise souvent dans mes présentations est les demandes de projets. Au Nouveau-Brunswick, plusieurs programmes d’aides existent et sont nécessaires pour arriver à faire différemment. Par contre, les directions d’école doivent y mettre beaucoup d’heures pour compléter et présenter la demande, faire les achats et compléter le suivi requis avec un rapport final en plus de laisser des traces tout au long du projet. Si par exemple, une direction d’école doit mettre, disons trente heures de travail pour aller chercher une somme de 3000 $, c’est selon moi un résultat nul. C’est-à-dire que mon employeur dépense autant d’argent pour que je fasse ma demande que l’argent reçu. Il est possible de doubler ceci. C’est à dire de donnée des fonds et qu’ensuite la direction investisse de son temps pour développer des initiatives. À ce moment, les ressources sont doubles… Les directions d’écoles doivent être imputables de se qu’ils font c’est certain. Par contre, il doit y avoir une marge de manœuvre et une culture de la distribution de ressources qui font en sorte qu’un plus grand nombre de directions et d’enseignants puissent s’investir à faire autrement.

Plusieurs décisions seront importantes à prendre au Nouveau-Brunswick. Par exemple la politique 311 sur l’utilisation des technologies de l’information et des communications (TIC) date de 1996. Même si celle-ci fut révisée en 2004, bien des choses ont changé dans le monde des TIC. Nous avons besoin d’une nouvelle politique plus simple (et non de 10 pages) qui sera ouverte aux nouveaux changements qui arriveront au cours des prochaines années. La politique doit être inclusive de toute forme de technologies utilisable à des fins pédagogiques et permettre le déploiement de celles-ci simplement dans les écoles. Ce n’est pas une tâche facile, mais faisable.

En gros, les écoles doivent avoir la possibilité ;
• D’utiliser les réseaux sociaux
• D’utiliser les services de type Google Documents et Google Éducation
• Favoriser l’utilisation et le développement du codage dans les écoles, et ce à tous les niveaux.
• De favoriser les activités de développement en robotique
• De maximiser l’écriture devant public sur des blogues scolaires.
• De développer des outils pour faire la promotion des communautés francophones.
• De favoriser le développement de Labos créatifs.
• De favoriser la culture entrepreneuriale à l’école et d’encourager les élèves à laisser des traces de leurs apprentissages.
• Développer des habitudes positives d’utilisation d’outils du web 2.o et développer une empreinte digitale saine.
• De ne pas favoriser un outil au détriment d’un autre. Ce qui est important, c’est l’accès aux outils.
• De développer des projets où il est permis aux élèves d’apporter leurs appareils numériques à l’école (Projet AVANT-BYOD)
• Permettre aux écoles de partager leurs succès et leurs projets.
• Partager la culture francophone au moyen d’une radio provinciale et les talents locaux dans chacune des écoles pour développer un sentiment d’appartenance et de fierté.
• Développer des projets de co-constructions virtuels tels que Mindcraft, Scratch et autres plateformes similaires.
• Intégrer l’enseignement du cinéma et du traitement des images à l’école.
• Permettre aux écoles de développer des projets TEDx en français.
• Développer une plateforme commune afin de faire en sorte que le premier réflex lorsqu’on cherche quelque chose soit d’aller sur cette plateforme. En passant, celle-ci doit être ouverte et publique.
• D’avoir accès à des sources de financement ou de matériel avons de développer différents types de projets.
• De développer des projets de création à l’aide d’imprimante 3D qui va révolutionner nos habitudes de consommations sous peu…
• De développer une culture de prise de risque et de collaboration entre les enseignants et en incluant aussi les élèves.
• La curiosité et la créativité doivent demeurer au centre de nos activités de codesign.

Cette liste n’est évidemment pas complète, mais donne un aperçu du travail à faire. Nous sommes loin de l’utilisation de PowerPoint en salle de classe… Pour y arriver, il faudra un mouvement sérieux à faire différemment. Certains le font peut-être déjà, d’autres attendent avec impatience avant de commencer et d’autres espèrent peut-être pouvoir se retirer avant d’avoir à faire ceci. Qu’on le veuille ou non, le monde autour de nous continue d’avancer et ne va pas nous attendre pour continuer.

Je suis à la direction depuis plus de vingt ans et j’avoue qu’il y a eu d’énormes progrès au cours des dernières années. Ce n’est pas terminé, mais nos décideurs ont de grandes décisions à prendre. Cela ne doit pas être facile j’en suis certain. Un peu comme la tortue, cela avance tranquillement, dans le bon sens et vers de l’avant. Rendez-vous service, allez au Dollarama vous en procurer une et il sera plus facile pour vous de patienter et d’aller de l’avant quand tout sera noir ou embrouillé…

Et si pour réussir, il fallait quitter l’école…

J’ai bien cherché pour le meilleur titre possible pour ce billet, mais maintenant que j’ai votre attention, n’ayez crainte, je ne ferai pas la promotion du décrochage scolaire. Bien au contraire, je crois plus que jamais que la place de l’école est primordiale pour l’emanticipation des jeunes qui auront à prendre une part active dans la société et pour y apporter des contributions significatives.  Pour mieux comprendre mes propos, je vous suggère de lire et de faire les pauses requises pour regarder les vidéos avant de poursuivre votre lecture de mon billet.

Une semaine déjà que le Colloque Clair2016 s’est terminé et depuis à chaque jour, nous retrouvons des articles de participants qui veulent partager leurs expériences et qui veulent laisser des traces de leurs passages.  Ce matin un article de Mathieu Lang m’a fait beaucoup de bien et au même moment, ma fille étudiante dans un CÉGEP à Québec m’envoie un lien m’invitant à regarder la vidéo suivante.  Elle me mentionne que celle-ci fait beaucoup réagir présentement surtout aux États-Unis.

Je me suis rappelé en la regardant l’excellente vidéo de Stephen Downes intitulé « Will We Need Degrees and Certificates ?

Stephen avait présenté une excellente conférence à Clair2012.  Celle-ci est toujours disponible ici. On peut retrouver plusieurs exemples de personnes qui ont réussit sans avoir terminé leurs études secondaires et qui ont réussit leur vie.  Dans une autre vidéo, Stephen explique comment se préparer à une vie éduquée et comblée.  Sa réponse est évidente ;

 
« Est-ce qu’un diplôme universitaire est encore important pour réussir en 2016 ? »  C’est une question pertinente.  Nous pourrions aussi la reformuler ainsi « Est-ce que l’école prépare les élèves à bien réussir leur vie ? »  Plusieurs personnes ont réussi leur vie sans recevoir un diplôme d’études secondaires…

Je me questionne donc à savoir comment le système d’éducation actuel pourrait s’adapter aux besoins des élèves et comment ceux-ci seront préparés pour leur monde.  Je mentionne souvent pendant mes conférences en leadership scolaire l’excellent article de Marc-André Girard intitulé « Les élèves fantômes« .  Forcé de constater qu’il y a probablement plusieurs de ces élèves dans nos écoles.  Ils écoutent bien, ils ne dérangent pas et attendent d’obtenir leur diplôme afin de commencer ce qui les passionne vraiment.  Et si l’école pouvait développer des passions et des talents en bas âge ?  Je ne dis pas ici de tout mettre aux poubelles et par exemple de se débarrasser des programmes d’études, mais il est important de revoir nos façons de faire.  Lorsqu’un programme d’étude devient une béquille pour enseigner sans réellement répondre aux besoins d’un enfant, il y a de sérieuses questions à se poser.  Quel est le but ultime de notre système éducatif ?  Je me demande souvent si le but n’est pas de préparer tous les élèves au cas ou ils voudraient aller en médecine.  En essayant de faire en sorte que tous les élèves puissent s’inscrire à tous les programmes possibles, n’avons nous pas créé un système où certains élèves se perdent et n’y trouvent plus leur compte. Il y aura un moment où ce sera possible pour une personne de suivre n’importe quelle formation pourvue qu’elle a un lien internet et peut-être une carte de crédit…  On retrouve sur la planète, une quantité imposante de CLOM (MOOC en anglais) qui sont disponible gratuitement et plusieurs le sont en français.  Nous avons donc à nous questionner sur le rôle actuel que devrait occuper le système scolaire et ce n’est pas évident.  Il existe des pistes.  En fin de semaine, la conférence de Thérèse Laferrière en contenait.  Celle-ci croit qu’un tiers du temps scolaire devrait permettre aux élèves d’être en « codesign » afin de créer et manipuler des choses.  Selon elle, être en mode « codesign c’est se soucier de l’utilité, de l’adéquation, de l’amélioration et du développement possible d’idées exprimées sous différentes formes » ce qui est à l’opposé du mode croyance.

J’aime beaucoup la vidéo suivante de Ken Robinson qui est à mon avis, la meilleure piste présentement pour donner une belle direction à notre système éducatif ;

C’est en gros le modèle des Labos créatifs que certaines écoles un peu partout sur la planète, implantent et qui permettent aux élèves une diversité des approches, de nourrir leur curiosité et de développer leur créativité.  C’est un peu aussi ce que j’avais écrit déjà dans le billet suivant.  Voici une courte visite du Labo créatif du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska;

Évidemment, la tâche n’est pas aussi simple qu’acheter un tas de bidules et de laisser les élèves les utiliser pour développer toute sorte de projets.  Nous aurons à revoir nos façons de faire et trouver les meilleurs moyens pour encadrer les élèves.  Il nous faudra passe d’un modèle de leadership traditionnel vers un modèle de leadership renouvelé tel que l’explique si bien Raymond Vaillancourt lors du Colloque Clair2014 (29m 56s).  Celui-ci dit aussi que nous devrons passe du pouvoir à l’influence des individus.  La conférence de Benoit Petit pourra vous le confirmer.  Ceci voudra dire de faire des deuils de nos façons de faire et de faire de manière différente.  Nous ne pourrons pas nous tromper si nous le faisons pour nos élèves. Plusieurs projets entrepreneuriaux commencent à faire leurs apparitions dans les écoles et l’entrepreneuriat conscient est une autre piste à privilégier.

Il y’a beaucoup de place pour l’innovation en éducation.  À ce que je comprends, c’est à nous les pédagogues d’innover et de développer de nouvelles façons d’apprendre.  Ce sera aux chercheurs de démonter que nous sommes sur la bonne voie.  Jamais l’envie de devoir faire autrement n’a été aussi ressentie que maintenant.  Il reste à prendre une grande respiration et se lancer.  J’embarque… et vous ?

 

 

Clair2016 de la technologie à la pédagogie à l’humain…

YvesClair2016 est terminé et l’heure est au bilan. Difficile de décrire toute la fierté ressentie tout au long de ces trois jours. La météo est généralement le seul facteur que nous ne pouvons pas contrôler, mais cette année, Dame nature nous a bien gâtés.

Clair2016 est le rendez-vous des gens qui veulent s’associer pour « Voir l’éducation autrement… ». Les participants viennent pour faire le plein d’énergie et pour nourrir leur réseau. On a entendu un participant dire que venir à Clair n’est pas une dépense, mais plutôt un investissement. Certains viennent pour la première fois, d’autres y participent depuis sept ans. Dans ce mélange d’individus occupant divers postes de responsabilités, chacun y trouve sa place et devient participant. Il n’y a pas de spectateurs à Clair2016. Pour y trouver son compte, il faut écouter, questionner, se promener, proposer, présenter, partager et observer. Ceci ce fait évidemment pendant les conférences, mais aussi pendant le Forum des pratiques gagnantes, la Foire pédagogique, la Session Ignite, le BarCamp ou encore pendant les activités sociales. J’ai évidemment un parti pris pour l’évènement, mais les commentaires reçus sont très positifs et les gens semblent avoir adoré leurs expériences.

Comme direction d’école, il va sans dire qu’un tel évènement est un projet rassembleur idéal au sein de notre communauté éducative. Je suis tellement fier des élèves qui ont participé activement à la Foire pédagogique en démontrant plusieurs projets dans leurs salles de classe et au Labo créatif. Il faut dire que la plupart des projets avaient débuté en septembre et que la plupart se poursuivront jusqu’à la fin de l’année scolaire. Voici une courte vidéo réalisée par un participant ;

Je suis aussi très fier des membres du personnel, des nombreux bénévoles, de nos commanditaires et de nos partenaires pour les efforts déployés, et ce depuis janvier 2010. Ces personnes ont à cœur la réussite des élèves et ne ménagent pas les efforts pour que ceux-ci puissent développer leur plein potentiel et leurs talents.

Pour ce qui est du colloque comme tel, plusieurs moments magiques auront retenu mon attention. Comme nous l’avait remarqué Jacques Cool sur son fil Twitter, le colloque est passé en 2010 d’une rencontre sur les technologies à une rencontre sur la pédagogie et maintenant, cette année, voici que nous concentrons nos efforts sur l’humain. La conférence de Benoit Petit y est pour quelque chose. Cette évolution normale fait beaucoup de sens et augure bien pour les années à venir. Pour arriver à de vrais changements en éducation, il faudra être sensible aux personnes et savoir comment bien les accompagner.

La conférence de Thérèse Laferrière m’a fait beaucoup de bien. J’ai aimé qu’elle nous dise que les élèves devraient être en mode « codesign » au moins un tiers du temps scolaire. C’est un peu ce que nous essayons de faire dans notre Labo créatif. Ce n’est pas toujours facile, mais bon, on y arrive. J’ai aussi aimé qu’elle nous dise de continuer dans cette voie et que la recherche s’occupe de démontrer que c’est ce qu’il faut faire. C’était ma première rencontre avec cette grande dame de la recherche universitaire au Canada et elle m’a impressionné par son calme, sa générosité et la maitrise de son sujet.

J’ai aussi adoré la conférence de Biz qui nous rappelle l’importance de faire les efforts nécessaires pour préserver notre langue et notre culture. Biz mentionne aussi l’importance d’ouvrir grandes ouvertes les portes de l’école aux parents pour que ceux-ci se sentent bienvenus et pour qu’ils participent pleinement aux apprentissages des élèves de la communauté. De son côté, Yves Doucet est probablement la surprise de la fin de semaine. Avec son style unique, celui-ci nous a convaincus de bien nous connaitre afin de mieux aider nos élèves. Nous devons être conscients de nos forces, mais aussi de nos limites pour être vrais et offrir le meilleur de nous même.

Plusieurs personnes ont apprécié nos efforts pour souligner l’importance de notre culture identitaire.   Le mini spectacle de Jason Guérette et ceux de plusieurs élèves de l’école n’ont pas passé inaperçus. Notre Labo créatif a été visité et plusieurs projets dans les salles de classe ont attiré l’attention. Que demander de plus ? Le colloque Clair2016 se démarque aussi par les nombreuses activités de réseautage et la nourriture. Cette année, les participants ont été gâtés par la présence de l’école d’hôtellerie du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick d’Edmundston. Nous n’avons reçu que des éloges. Les repas servis tout au long du colloque étaient aussi de qualité et préparés par des entreprises locales.

Je veux aussi souligner le travail des bénévoles, des commanditaires et des partenaires qui permettent d’année en année de présenter un colloque de haut niveau. Que ce soit par la webdiffusion, des enregistrements à la télévision Rogers, à l’installation du matériel ou à la préparation des petites attentions pour souhaiter la bienvenue aux participants ne passent pas inaperçu. Le Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska est une école communautaire et nous pouvons en être fiers. Le Comité de programmation a déjà commencé à jeter des bases pour la présentation de Clair2017. Bien qu’il soit trop tôt pour annoncer quoi que ce soit, ceci est une première et nous prévoyons encore l’an prochain offrir un colloque de qualité. Notre plus grand défi sera d’attirer plus de directions d’école et d’enseignants du Nouveau-Brunswick. L’Association des enseignants du Nouveau-Brunswick envoie toutes les années au moins un représentant et le District scolaire francophone du Nord-Ouest (DSFNO) achète au moins trente places par année. En sept ans, c’est donc plus de 210 places pour le DSFNO.

Comme l’a écrit mon ami Mario Asselin, alors qu’on paie de grandes sommes d’argent pour faire des colloques dans des hôtels luxueux et dans des salles de congrès, voici que notre colloque se passe dans une vraie école avec de vrais élèves. J’aimerais aussi trouver un moyen pour accueillir un plus grand nombre d’étudiants de la faculté de l’éducation de l’Université de Moncton, campus d’Edmundston. Si nous voulons voir l’éducation autrement, il est important de permettre à ces futurs éducateurs de voir autre chose. L’invitation est donc lancée pour l’an prochain.

Le changement prend du temps et il faut être patient. Merci de participer au renouveau de l’éducation. Comme le dit Ken Robinson dans sa vidéo « Comment échapper à la vallée de la mort de l’éducation ? », il existe trois sortes de personnes. Celles qui ne bougent pas et qui ne veulent pas bouger. Celles qui veulent bouger et changer et qui veulent être accompagnées. Il y a finalement celles qui bougent. Si nous pouvons arriver à faire bouger plus de personnes, nous aurons un mouvement et si celui-ci devient assez grand et assez important, ce sera une révolution. Et c’est ce dont nous avons besoin en éducation. Une vraie révolution…

Je termine sur une belle image.  Celle de notre nuage de bulles qui nous a permit d’analyser les conversations sur Twitter tout au long du colloque.  Alors que la bulle « hâte » était dominante au début, c’est celle avec la mot « élèves » qui encore cette année est apparue au centre de nos discussions.  Nous n’avons pas parlé de iPads, d’ordinateur ou de bidules.  Ce sont les élèves qui sont au centre de nos rencontres et c’est ce qui fait selon moi, que Clair est un colloque unique en son genre.  C’est un peu cela la magie de Clair…

bulles

 

Le texte de la déCLAIRation 2016

Site web de Clair2016

Traces des articles, blogues et autres

Album de photographies

Chaine YouTube des vidéos

Un labo créatif pour faire quoi au juste…

labo5janNous travaillons en étroite collaboration avec l’organisme Labos Brillants du Nouveau-Brunswick dans le développement d’un Labo créatif au Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska (CAHM) depuis septembre 2014.  Dans la foulée du mouvement des « Maker’s Lab » dans le monde entier, le Nouveau-Brunswick a choisi trois écoles francophones pour développer des centres d’expertises.  Nous avions déjà une expérience dans l’utilisation des TIC, de la robotique et autres, mais la contribution de Labos brillants nous a permis d’avancer plus rapidement et d’implanter un concept assez unique dans notre province.  Lors du colloque Clair2016, les participants auront la chance de voir les élèves à l’oeuvre présenter près d’une centaine de projets qui s’y déroulent tout au long de l’année scolaire.  Voici une vidéo du colloque de l’an dernier ;

Ce concept en éducation est assez récent et plusieurs personnes ne connaissent pas leur utilité en milieu scolaire.  Pour vous l’expliquer, j’aurai à faire un retour en arrière et vous rappeler la vidéo de Ken Robinson « Est-ce que l’école tue la créativité ? » ci-dessous ;

Nous avons à nous questionner si effectivement, l’école actuelle telle que nous la connaissons développe la créativité chez les jeunes.  Je ne discuterai pas ici de l’importance de la créativité dans notre société.  Je tiens pour acquis que vous trouvez cela important et que le monde ne serait pas pareil sans les Steve Jobs, Léonard de Vinci et les Félix Leclerc que nous avons eu la chance de côtoyer de différentes façons.  La créativité est importante et nous n’avons pas à aller au Musée du Louvre trop souvent pour nous en convaincre.  À quel moment de la vie, est-ce qu’on prend conscience de ses talents, de sa créativité, de faire autrement et de faire des expériences.  Cela ne commence certainement pas à la fin de la scolarité ou dès la réception d’un diplôme.  Il est possible de commencer à l’école.  De plus, certains élèves naissent avec des talents et d’autres les développent avec le temps.  Il va s’en dire que l’école à un rôle primordial et qu’il faut se questionner si ce rôle n’a pas été repoussé depuis quelques années.

La pression pour la réussite des élèves aux examens standardisées par exemple peut être pour certaines personnes, perçue comme un frein à la créativité et il est à se demander si nous ne sommes pas en train de conditionner les enfants à avoir toute la même réponse à des questions d’examens.  Certains élèves pourront par exemple calculer la surface totale d’un perron octogonal entourant une piscine circulaire afin de commander le nombre exact de planches afin de pouvoir le construire.  Je ne dirai pas ici que ce genre de problème n’est pas important, mais que souvent les élèves n’arrivent pas à faire les transferts nécessaires suite à la réussite d’un tel problème mathématique et que souvent pour arriver à la bonne réponse, il faut refaire le même problème avec des données différentes plusieurs fois.  Pour moi, cela est du conditionnement et non de l’apprentissage.  J’ai déjà proposé que les directions d’écoles de la province écrivent l’examen de mathématiques de 8e année.  Je suis d’avis que les résultats seraient moindres que ceux des élèves.  Mon offre n’a pas été retenue…  Je crois qu’il faut des examens standardisés pour avoir des points de références, mais lorsque le temps d’enseignement est complètement passé à préparer les élèves à bien performer sur ceux-ci, cela devient malsain.

Pour revenir, à notre ami Ken Robinson, celui-ci a présenté une autre conférence qui selon moi est la meilleure à date en éducation.  La conférence « Comment échapper à la vallée de la mort en éducation » explique que l’école est un système humain et qu’elle doit privilégier la diversité, la créativité et la curiosité.  Je ne me lasse pas de l’écouter encore et encore.

J’ai eu la chance d’être invité en novembre dernier par le premier ministre du Nouveau-Brunswick et l’organisme Opportunités NB afin de participer à une session de « Brain Storming » afin de discuter avec d’autres leaders de la province, des besoins que nous avons pour créer des emplois et de l’innovation.  Dans mes rencontres, j’ai eu la chance de discuter avec des chefs d’entreprises qui me disaient que les élèves n’étaient pas bien préparés dans le système scolaire pour intégrer le marché du travail.  À ma question à savoir ce qu’il leur manquait, tous me disaient deux choses ;

1- Les nouveaux travailleurs ne peuvent pas prendre de décisions.

2- Les nouveaux travailleurs ne peuvent pas mettre sur papier leurs idées.

Cela m’a fait beaucoup réfléchir et en arrivant à une session au Labo créatif du CAHM, j’ai été obligé d’admettre qu’ils n’avaient peut-être pas tors.  En entrant dans le Labo créatif du CAHM chaque matin, j’étais surpris de réaliser que plusieurs élèves m’attendaient avec toutes sortes de questions à savoir s’ils pouvaient faire ceci ou faire cela.  S’ils pouvaient prendre ceci ou cela et plusieurs autres questions du genre.  Souvent, ils connaissaient déjà la réponse, mais ils avaient besoin de mon approbation.  Lorsque je leurs demandais quel type de projet,ils voulaient réaliser, ils pouvaient me l’expliquer, mais rarement, ils pouvaient produire un plan.  C’est à partir de ce moment que nous avons exigé que les élèves fassent une demande en ligne pour soumettre un projet.  Au début, certains élèves devaient retourner le même formulaire 3 ou 4 fois.  Avec le temps, ils ont développé des moyens pour mieux y arriver souvent avec l’aide de leurs amis ou de leur parents.  Il existe même un document d’objectivation qui doit être complété à la fin d’un projet.  Là aussi, les élèves trouvent ceci difficile, mais on voit des changements avec le temps.  Le site web de notre Labo Créatif se développe et nous laissons des traces de nos projets.  Tant mieux si cela peut être utile à d’autres.

C’est donc cela le Labo créatif.  C’est un endroit où les élèves peuvent créer, développer leur curiosité et leur créativité.  C’est un endroit où il est possible de prendre des risques, de faire de la recherche, d’aider et de s’entraider.  Le labo est ouvert aux élèves doués, mais pas seulement à ceux et celles qui ont les meilleurs résultats académiques.  On demande avant tout que les jeunes qui s’y investissent veuillent apprendre et veuillent enseigner aux autres.  C’est l’une des particularités important de ce concept.  En peu de temps, les élèves s’aident mutuellement et deviennent des experts dans certains domaines.  Avec le temps plusieurs élèves maitrisent toutes sortes de compétences dans toutes sortes de domaines.

En terminant, les amateurs de données probantes afin d’utiliser ce concept en éducation seront surement déçus d’apprendre que la recherche n’est qu’à ses débuts.  L’idée fait son bout de chemin et si on se fit aux réactions des élèves, le tout se déroule très bien.  Il est encore permis d’avoir du plaisir à l’école, non ?  Bien qu’il ne faut pas tout balayer du revers de la main et faire exclusivement de cette pratique une réalité dans les écoles, il faut la considérer et trouver le moyen pour l’inclure dans nos pratiques pédagogiques.

L’instinct a encore sa place en éducation et les élèves peuvent avoir du plaisir à apprendre de cette façon.  Il faut aussi contourner nos peurs et accepter de faire de manière différente.  Attendre les données probantes est une bonne excuse pour ne rien faire ou plutôt de se donner une bonne excuse pour ne pas avoir à le faire.  Le monde change, l’éducation n’est pas à l’abri et c’est le temps de voir comment les labos créatifs peuvent apporter une valeur ajoutée à l’enseignement.  Cela peut être très passionnant…

À suivre…

La téléprésence fait son apparition au CAHM…

telepresenceJuste avant le début du congé des Fêtes, nous avons eu la chance de faire brancher notre nouveau robot de téléprésence.  Celui-ci est un Beam+ avec une autonomie de 2 heures.  La compagnie européenne Awabot a un excellent site web pour plus d’information. Pour ceux et celles qui ne sont pas familiers avec cette technologie, il suffit d’un robot programmé sur internet.  Par la suite, des personnes qui ont préalablement été invitées peuvent se connecter et se promener dans l’école et interagir avec les élèves et les membres du personnel de l’école.  En gros, notre robot de téléprésence sera utilisé pour faire venir des experts qui pourront par exemple, aider les élèves dans leurs projets de création.  Souvent, certains types de projets demandent un niveau plus élevé d’expertise et ce type d’outil pourra nous permettre d’échanger avec des personnes qui sont physiquement ailleurs, mais qui pourront se déplacer dans l’école.

Il est aussi possible d’utiliser ce type de robot pour faire des réunions et des conférences.  J’ai eu la chance de me promener avec quelques robots de l’Université Lyon 1 en France grâce à notre ami Christophe Batier et l’expérience est agréable et offre plusieurs possibilités.  Ce genre de robot peut per exemple être utilisé dans les musées, les hôpitaux.  Certains courtiers immobiliers peuvent les utiliser pour faire visiter une maison à distance en temps réel et des personnes âgées vivant dans un foyer peuvent recevoir de la visite de leurs petits enfants à tout moment.  Ça ressemble à une sorte de iPad sur roues utilisant Skype.  La compagnie Suitable Technologies offre un site web qui permet de gérer ses appareils et pour donner les droits aux utilisateurs.  Par la suite pourvu que la personne soit connectée à internet, il est possible d’utiliser le robot de téléprésence partout sur la planète.

Voici une vidéo réalisée par Christophe avec nous dans les bureau d’Awabot en février dernier.  J’avais aussi publié le billet suivant sur le blogue du CAHM.

J’ai fait quelques expériences dans l’école et j’ai été capable de me rendre partout.  Il arrive à certains moments que le robot se connecte à une nouvelle borne internet.  Il y a généralement une perte de connexions de 2 secondes puis il est possible de continuer sa route.  Présentement, une douzaine de personnes ont accès au robot du CAHM.  Ces personnes sont des amis du CAHM et pourront à l’occasion nous rendre visite.  Je me propose de l’utiliser pendant mon congé différé au cours des prochains mois pour rendre visite aux élèves et pour répondre à quelques questions au besoin. Voici en terminant une courte vidéo Vine de M. François-Léonce Richard qui a fait une visite au Labo créatif du CAHM.

 

Je suis bien content et fier de notre partenariat avec Labos brillants qui de leurs côtés pourront utiliser ce robot de téléprésence pendant dès présentation ou des conférence afin de montrer notre labo à des gens qui sont à réfléchir d’en construire un dans leur école.  Je vais moi aussi en faire la visite lors de mes conférences et présentations.  À suivre…

2016, nouvelle année, nouveau chapitre…

voyageC’est avec beaucoup de bonheur qu’est arrivé le temps des fêtes.  Il faut dire que depuis le début de l’année scolaire j’ai passablement été occupé.  J’ai mis les bouchées doubles entre la direction de l’école que j’ai le plaisir de diriger, le projet Acadiepédia, le Labo créatif du CAHM et Clair2016.  J’ai essayé de faire en quatre mois ce que je fais habituellement en dix.  Je dois admettre que ce n’était pas très brillant, mais bon, pour les besoins de la cause, j’ai essayé d’en faire plus en moins de temps.  À la longue, le corps le ressent et la fatigue s’accumule.  Évidemment, il y avait une raison pour ceci.  J’aurai la chance de vivre avec mon épouse, un congé différé qui me donnera huit mois de temps libre.  Ce congé différé se prépare depuis sept ans et nous avons l’intention de refaire le plein d’énergie et de réaliser plusieurs projets.

Je tiens à préciser que je serai présent à Clair2016 et que j’ai bien hâte de rencontrer les amis et de participer aux échanges riches et importants que nous apportent ces colloques depuis déjà sept ans.  La semaine prochaine, j’aurai la chance de m’envoler avec mon épouse au Portugal et en Espagne pour une dizaine de jours.  C’est à ce moment que je devrais réaliser pour sur que jeu suis en congé.  Nous voulons y aller depuis longtemps et nous en profiterons pour explorer ces deux magnifiques pays pour la première fois.  Nous avons aussi un voyage en Chine de prévu en mars et d’autres projets du genre en cours de préparation.  Nous adorons Danis et moi, voyager ensemble.  C’est une passion et nous essayons de voyager le plus possible.

J’aurais aussi la chance de présenter quelques conférences à propos du projet d’Acadiepédia et au sujet du leadership en éducation.  À date, 3 conférences sont confirmées et deux autres sont en voie de l’être.  J’aime bien avoir la possibilité de faire de telles interventions.  J’aime bien d’avoir la chance de présenter mes idées et nos projets un peu partout.  Cela me permet en me préparant, d’avoir un regard critique sur mes pratiques et sur les actions que je pose en milieu de travail.  Savoir que certaines personnes s’intéressent à ce qu’on fait et à apprendre de nous est un privilège et je me considère bien chanceux de pouvoir le faire.  Cela m’a aussi donné la chance de mettre à jour mon portfolio électronique et de rafraichir ce blogue.

Mon congé devrait aussi me donner du temps pour me remettre à la publication de billets sur mon blogue.  J’ai au cours des derniers mois, peu écrit et cela me manque.  J’aime prendre le temps d’écrire et d’exorciser mon métier de directeur.  Il faut dire que ce métier n’est pas toujours facile et qu’il faut à l’occasion prendre un peu de recul pour voir où l’on va et pour apprécier tout le chemin parcouru.  J’ai mis beaucoup de temps dans plusieurs projets différents et il est maintenant le temps de me remettre à l’écriture.  Je le fais essentiellement pour moi.  Réfléchir à haute voix est utile est me permet de laisser des traces de mon parcours.  Si cela peut être utile à d’autres tant mieux.

Le CAHM est entre bonnes-mains avec des collègues de travail qui continue d’avancer et qui prennent la relève pendant mon absence.  Je dis toujours que je suis bien choyé de travailler dans cette école où il est permis de prendre des risques, de faire différent et de développer toutes sortes d’initiatives qui ont toutes à coeur l’épanouissement et l’atteinte du plein potentiel de chaque élève.  Je salue tous mes collègues enseignants et non enseignants qui font du CAHM une excellente école.  J’aurai la chance d’aller les visiter à l’occasion avec notre nouveau robot de téléprésence qui a été mis en fonction quelques jours avant le congé des Fêtes dans notre labo créatif.  Ce sera ma façon de demeurer connecté avec les élèves et le personnel.  À suivre…

Je veux en terminant vous souhaiter une excellente année 2016.  Je vous souhaite beaucoup de bonheur, de santé et de joie avec les personnes que vous aimez.  Je vous souhaite aussi beaucoup d’apprentissages variés et qui vous permettront de continuer à être une meilleure personne.  Au plaisir de partager avec vous de prochains textes et réflexions.  Merci de prendre le temps de me suivre et de me laisser vos commentaires.  Je l’apprécie beaucoup !