Archive for Gestion et leadership

Ludovia pour s’énergiser…

IMG_0316Dernière journée à Ludovia14. Il me reste une intervention à faire dans le cadre d’une table ronde sur les espaces d’apprentissages. Notre Labo créatif intéresse particulièrement les gens ici et beaucoup ce questionnes pour mieux comprendre comment intégrer son utilisation avec les programmes d’études. Pour ma part, j’insisterai sut le développement d’une culture organisationnelle qui permet d’encourager les enseignants à prendre une posture d’innovation tout en adoptant une posture d’apprenant. Ce n’est pas toujours facile, mais bon, cela fait partie d’un virage de renouvellement de sa démarche d’enseignement. Ça peut sembler simple et complexe à la fois, mais en gros, c’est mon travail de permettre aux enseignants de prendre des risques pour transformer leur démarche d’enseignement, d’encourager l’auto-évaluation de leurs pratiques de manière continue et de créer des conditions qui rendent possible leur choix pédagogique innovant.

J’ai eu la chance de faire de belles rencontres et je garderai un excellent souvenir de ma participation à cet important colloque. Bonne nouvelle, nous sommes en train de mettre en place un cadre pour accueillir au moins deux représentants de Ludovia afin qu’il puissent venir au CAHM en janvier 2018 et qu’ils puissent participer à Clair2018. C’est à suivre….

Je réalise aussi en venant ici, comment je suis chanceux de travailler au CAHM. C’est facile à dire comme cela, mais on oublie souvent de prendre conscience de la chance que nous avons. Hier, j’ai discuté avec une enseignante de la région de Toulouse qui m’a confié qu’elle a du se reprendre deux fois afin d’obtenir la permission de sa direction de déplacer les pupitre de sa classes pour les mettre en îlots et de ne pas enseigner avec ses pupitres en rangs d’oignons. Elle a du rencontrer deux niveaux hiérarchiques pour que finalement on accepte qu’elle puisse permettre à ses élèves de déplacer leurs pupitre et de se placer en équipe. On réalise mal l’ampleur des difficultés vécues par plusieurs enseignants qui veulent innover en salle de classe. On ne doit pas prendre rien pour acquis !

Ce matin au début de mon intervention, je présenterai un extrait du film « Les choristes ». La vidéos est disponible ici ; https://vimeo.com/92218137  Le segment retenu commence à 34:00 minutes et se termine à 35:21. Il illustre bien avec un peu d’humour, de sarcasme et une triste réalité, ce que certains enseignants doivent subir lorsqu’ils adoptent une posture d’innovation. Ensuite, on se demande pourquoi certains n’osent pas prendre des risques et innover. Il faut dont revoir et analyser la culture organisationnelle de son école et en gros, voir comment certaines lois non écrites influencent le roulement et le fonctionnement au quotidien de notre organisation. Ce n’est pas facile, ce n’est pas toujours populaire de le faire, ça peut remuer certaines pratiques et ça peut à l’occasion permettre une vrai changement de paradigme. Il faut donc avoir la « couenne » dure comme ont dit par chez-nous et de ne pas prendre cet exercice personnel quel que soit le résultat. Plus facile à dire qu’à faire mais bon, tranquillement, c’est possible.

Je termine ce billet en saluant toute l’équipe de Ludovia qui par sa confiance et son invitation m’a permit de vivre une belle expérience. J’y ai fait le plein d’énergie et je suis prête pour débuter une nouvelle année scolaire avec l’équipe du CAHM et je suis certain que nous pourrons compter sur une autre excellent année scolaire. Que nos chemins se croisent à nouveau. Je reviendrai…. À suivre… 🙂

De beaux moments à Ludovia 14…

IMG_0315Voilà les vacances sont terminées et je suis à Ludovia14 pour faire le plein d’énergie avant la rentrée scolaire. Hier, j’ai eu la chance de présenter mon premier Pecha Kucha et je crois que ça c’est bien passé. J’ai reçu plusieurs commentaires sympathiques. J’étais un peu nerveux à savoir si les gens comprendraient bien mon message, mais que crois que tout a bien été reçu. Pas facile de compresser dix-sept ans de travail en un peu plus de six minutes, mais bon, cela m’a donné la chance de faire un retour sur mon travail des dernières années et d’apprécier le chemin parcouru.

Voici la vidéo de mon Pecha Kucha;

J’avais beaucoup entendu parlé de l’université d’été Ludovia, mais rien ne remplace le fait de pouvoir y aller en personne. Je refais ici le plein d’ pour pouvoir débuter la rentrée scolaire la semaine prochaine. C’est assis dans un café d’Ax-les-Thermes que j’écris ces lignes et que je pense à notre retour au Canada samedi. Je vois ici une communauté vivante et riche dans la recherche de réponses en éducation. Les gens sont gentils et je peux voir que les réseaux sont bien réels que que me si un océan nous sépare, les gens se suivent et se connaissent. J’ai été étonné de voir que plusieurs personnes connaissant le colloque de Clair et que plusieurs pouvaient nommer des projets qui se passent au CAHM. Quelle fierté !

Cet après-midi, j’interviens à une table ronde sur la formation continue et demain à une autre sur l’aménagement sur les espaces d’apprentissages. À suivre…

L’énigme Clair2017…

blogueClair2017Une autre page se tourne suite à la présentation du colloque Clair2017. J’ai pris l’habitude de réfléchir sur l’impact et sur le déroulement de cette activité qui continue de surprendre d’années en années. L’énigme Clair20xx est intéressante. On y retrouve plusieurs personnes qui proviennent de différents endroits et qui occupent différentes fonctions en éducation. Ces personnes se donnent rendez-vous dans une petite école, dans un petit village afin de discuter de grandes choses. Dans mes rencontres et discussions avec les participants, c’est souvent l’aspect humain et communautaire qui ressort. On parle de technologie certes, mais c’est l’énergie des rencontres qui semble surprendre le plus. Certaines personnes reviennent à Clair depuis huit ans, d’autres en sont à leur première expérience. Pour ma part, il serait difficile de cacher toute ma fierté ressentie en voyant notre communauté éducative rayonner et se serrer les coudes pour faire de cet évènement un succès.

Pour commencer, la communauté d’affaires, les instances gouvernementales et communautaires qui supportent depuis le tout début cette belle aventure de voir l’éducation autrement. Sans eux et leur support financier, un tel colloque serait impossible à organiser. De plus, je ressens une grande fierté pour les représentants qui participent à la cérémonie protocolaire du jeudi. Plusieurs personnes commencent à comprendre l’impact du colloque dans notre région et je suis content de voir que ce sentiment continue de grandir. La cérémonie protocolaire est donc importante pour faire un lien entre nos partenaires et les participants. Cette année, nous avons misé un peu plus qu’à l’habitude sur les talents de nos élèves. Dans le passé, nous avions quelques numéros de chant, mais cette année, c’est près d’une dizaine de chants qui ont été interprétés par nos élèves. La réponse et l’accueil du public furent excellents et je crois que ce sera à refaire dans les années à venir.

Pour ce qui est des conférenciers, nous avons encore cette année su offrir une variété dans les propos, dans les idées et dans les expériences. Ce n’est pas toujours évident de plaire à tout le monde, mais je crois que tout le monde peut y trouver son compte. Le but des conférences est d’amener les participants à réfléchir. Cela se fait en déstabilisant les gens et en présentant des idées nouvelles qui peuvent même déranger. Les discussions qui ont lieu par la suite sont importantes et le questionnement initié est bénéfique pour celui ou celle qui accepte le défi. Il est toujours possible de revoir les conférences grâce à un partenariat que nous avons avec l’Université de Moncton, Campus d’Edmundston (UMCE). Voici un autre exemple qui démontre que nous ne pourrions pas présenter un colloque d’une telle envergure sans l’apport de nos nombreux partenaires.

La session Ignite aura été pour plusieurs une belle surprise. On sentait dans la préparation de ceux et celles qui y ont pris part, la fierté, mais surtout l’engagement de vouloir partager et changer le monde. Dix minutes, ça passe vite, mais que peut-on dire à plus de 325 personnes pour qu’elles puissent comprendre nos propos ? Les participants ont relevé ce défi avec brio et méritent toute notre admiration. Il est aussi possible de réécouter ces présentations à partir de la page web officielle du colloque. Je félicite Jacques Cool et les participants, cette activité est maintenant un pilier du colloque.

J’ai aussi eu beaucoup de satisfaction à participer au BarCamp. Nous ne sommes pas habitués de fonctionner de cette façon et souvent, les participants n’osent pas toujours proposer des idées à discuter. Cette année, ce fut tout le contraire. Nous avons eu plusieurs personnes qui ont proposé des thèmes et les participants en ont redemandé. Nous avons dû nous ajuster en temps et nous avons dû présenter un seul bloc au lieu de deux. Dans mon groupe de discussion « Un Labo créatif, oui, mais pour faire quoi ? », plusieurs personnes se sont présentés et même après une heure de discussion, je sentais que les gens en voulaient plus. Je crois que les gens comprennent mieux le but de cette activité et qu’il faut continuer à la présenter. Il faut aussi s’assurer que dans notre horaire des activités que le temps du BarCamp soit protégé pour que nous puissions offrir au moins deux blocs l’an prochain. La distribution des locaux selon le nombre de gens qui veulent participer est un défi. La façon que nous l’avons faite cette année avec Mario et Patrick a été la meilleure selon moi, depuis Clair2010.

Le moment fort pour plusieurs participants et cela se reflète dans les sondages qui ont été complétés est sans contredit la Foire pédagogique et le Forum des pratiques gagnantes. Les élèves du CAHM sont fiers de présenter leurs projets. Ceux-ci se préparent depuis le mois de septembre et n’hésitent pas à discuter avec les participants du colloque. Cette activité pédagogique en soi est bénéfique pour eux. Ils sont bien articulés, ils font attention à leur vocabulaire, ils doivent se préparer à l’avance et font des liens entrent ce qu’ils apprennent en classe et ce qu’ils accomplissent dans leur implication dans des projets créatifs. Ils ne sont peut-être pas encore capables de tout nommer de leurs apprentissages, mais ils sont capables d’objectivation par la suite pour trouver ce qui a bien fonctionné, sur comment ils apprennent et sur comment s’améliorer. Ce n’est pas négligeable. Le colloque existe depuis 8 ans et à bien y penser, la plupart des élèves ne connaissent pas l’école sans celui-ci. Ça fait maintenant partie de nos gènes…  Pour ce qui est du Forum des pratiques gagnantes, sa place pendant le colloque est indéniable. Il se passe plusieurs beaux projets dans plusieurs écoles et la fenêtre que procure le Forum aux participants est importante. On a souvent tendance à croire que nous travaillons en isolation dans nos écoles lorsque nous voulons innover. Le Forum permet aux gens de développer leurs réseaux et de présenter leurs idées. C’est aussi en se préparant pour le Forum que les participants comprennent des choses qu’ils n’avaient pas encore réalisées. Cette activité est donc bonne pour les participants du colloque, mais aussi pour ceux qui font les présentations. Ça aussi ce n’est pas négligeable…

Un autre aspect du colloque est aussi les activités de réseautage qui atteignent leurs apogées lors des vins et fromages. On y discute quoi au juste ?  Je crois que c’est à ce moment que les neurones s’activent complètement pour valider et questionner de ce qui a été fait et vu pendant la journée. On planifie, on s’engage, on promet d’essayer quelque chose et on rêve. C’est un peu cela la magie de Clair. On se permet de rêver sans jugements et sans éteignoirs. Cela se fait dans le plaisir d’échanger et la satisfaction à contribuer à quelque chose de plus grand. Un jeune participant au colloque m’a confié que c’était la première fois qu’il sentait qu’il faisait partie de quelque chose en éducation, de quelque chose de grand…  Ça aussi ce n’est pas négligeable…

On fait quoi maintenant ?  Après 8 ans, il serait facile de s’assoir sur nos lauriers et continuer à refaire une recette qui semble être gagnante. À la fin de la conférence de Cyrille, c’est une question que Mario lui a posée. Selon Cyrille, il faut continuer à se questionner. Est-ce que nous avons encore besoin d’inviter des conférenciers de renoms, nos futurs conférenciers sont peut-être déjà assis dans la salle. Sans tout jeter, nous aurons à nous questionner pour voir comment continuer à offrir le meilleur colloque possible avec nos moyens, avec les intérêts qui permettront de toujours continuer à voir l’éducation autrement. Est-ce que Clair20xx est maintenant devenu un anti-colloque ?  Est-ce qu’il pourra continuer à attirer autant de personnes ?  Cette année, nous avons atteint notre capacité maximale d’accueil, je suis donc curieux de voir comment les inscriptions se feront au début de l’automne pour Clair2018.

Déjà sur Twitter, le hashtag #Clair2018 est actif et plusieurs contributions y figurent. Surréaliste, non ?  Pour ma part, je veux continuer à participer à cette rencontre, c’est évident, mais le défi sera selon moi de trouver un moyen d’attirer des gens qui sont septiques ou qui ne voient pas l’importance ou pire encore, l’urgence de voir l’éducation autrement. Si nous voulons faire l’éducation autrement, il sera important de le faire avec tous les intervenants des systèmes éducatifs. Cela n’est pas une mince tâche, mais ce sera possible. Déjà nous pouvons voir plusieurs personnes se questionner sur ce qui se passe à Clair. On essaie de comprendre l’énigme Clair2017 ?  La présence de l’émission La Sphère de la radio de Radio-Canada nous aide à faire rayonner les pratiques innovantes, mais surtout à discuter des vrais enjeux de l’éducation au 21e siècle. Je suis d’avis qu’il existe un schiste en éducation entre ceux et celles qui veulent faire autrement et ceux et celles qui ne veulent pas que ça change. L’écart s’agrandit d’année. Avec tout le mouvement de la désinformation, il est donc de plus en plus important de s’unir pour travailler et collaborer ensemble. Je dis souvent à l’école que ce n’est pas parque c’est difficile que nous ne le ferons pas. Nous le ferons et nous trouverons une façon de le faire, de le faire bien et de laisser des traces si cela peut aider d’autres personnes. Un colloque qui permet à des participants convaincus d’avance est bien, mais un colloque qui pourra rallier tous les convaincus et tous les détracteurs d’une éducation nouvelle serait tout simplement génial. Nous avons fait beaucoup de chemin ensemble depuis huit ans. Il en reste à faire, mais on peut dire que ce qui s’en vient sera époustouflant. La déCLAIRation 2017 nous donne des pistes de solution et je vous invite à aller la signer si cela n’est pas encore fait.

Je remercie le comité de programmation du colloque, les élèves, les membres du personnel du CAHM, les participants, les nombreux bénévoles, les commanditaires et les partenaires qui ont fait de cette 8e édition un beau succès collectif. Je lance déjà l’invitation pour le prochain colloque Clair2018 qui aura lieu du 25 au 27 janvier 2018. Un an, ça passe vite, nous sommes donc déjà en réflexion et nous espérons pouvoir vous accueillir pour cette 9e édition.

En terminant, plusieurs traces du colloque sont disponibles. Nous avons les archives des années passées qui sont en ligne, mais il y a aussi d’autres liens importants à retenir.

Voici une vidéo produite par la station de télévision CIMT-TV du groupe TVA suite à la visite d’un journaliste pendant la Foire pédagogique. Clair2017 n’est pas facile à expliquer à une personne qui n’y a jamais participé. Peut-être que le visionnement de cette vidéo aidera…

Je laisse le mot de la fin à notre nouvel ami Philippe Guillem avec son tweet qui place la table pour l’an prochain…

pguillem

On se dit à l’année prochaine !  🙂

Le Blogue des Jeunes… Écrire pour apprendre à écrire…

22082016Le blogue est un outil puissant pour améliorer l’écriture. Écrire dans un contexte réel permet aux élèves de mieux se préparer et d’avoir un plus grand public lors de la publication de leurs textes. Évidemment, il arrive à l’occasion qu’il y ait des erreurs. Les élèves sont en apprentissage (je le suis aussi) et si nous attendons qu’ils écrivent sans faire de fautes avant de publier, ils ne le feront peut-être jamais. Notre obsession avec les fautes d’orthographe est intéressante. Plusieurs personnes n’osent pas publier des textes, car ils ont peur de la critique. Je ne parle pas ici de commentaires sur Facebook qui dilapident la langue française, mais de textes informatifs ou des travaux de rédactions dans le but d’apprendre à mieux écrire. Je fais souvent l’allusion au tennis et à Eugénie Bouchard lors de mes conférences. Pour devenir une championne au tennis, Eugénie a dû pratiquer et participer à des tournois devant public. Elle a surement commis plusieurs erreurs, mais elle a quand même persévéré. Ses entraineurs lui ont donné des indications pour s’améliorer, mais par souci d’encouragement, ils ont surement débuté avec ce qui était le plus pressant. Ses défis lui ont été présentés un à un avec le souci de l’amélioration constante. Pourquoi ne serait-ce pas la même chose pour l’apprentissage de l’écriture ?

Le Blogue des Jeunes permet aux enseignants qui le désirent de permettre à leurs élèves d’écrire dans un espace sécuritaire et gratuit. Il n’y a pas de publicité et les textes sont répertoriés dans des catégories choisies par les élèves. De plus, il est possible pour un enseignant de suivre seulement les textes de ses élèves. Il est aussi possible pour les parents de s’abonner par courriel au compte de leur enfant et de recevoir des alertes lors de la publication de textes par ceux-ci. Il est possible de partager les textes sur les réseaux sociaux et de laisser des commentaires si l’auteur le permet.  Le blogue peut être utile autant en sciences qu’en histoire et en mathématiques.  Dans notre école, tous les enseignants ont le souci de l’apprentissage du français et pas seulement l’enseignant du cours de français.  Une procédure de publication est suggérée aux élèves et il est possible pour les élèves qui le désirent, que les billets soient en mode « brouillon » et non publié. À ce moment, un enseignant peut ensuite faire une procédure de vérification avant que le billet soit publié.

Pour créer des comptes, il suffit d’utiliser le bouton intitulé « Ouvrir un compte gratuit » dans la colonne de droite du Blogue des Jeunes. Par la suite, il suffit pour un enseignant d’entrer en communication avec moi pour définir les catégories de leur choix afin de commencer à publier. Plusieurs recherches démontrent l’impact du numérique sur les apprentissages.  J’aimerais attirer votre attention plus particulièrement sur celle-ci concernant l’utilisation des blogues en milieu scolaire.

En terminant, vous pouvez aller lire un ancien billet que j’ai écrit concernant 10 mythes concernant l’utilisation des blogues dans un cadre scolaire.

Au plaisir de lire les textes de vos élèves sur Le Blogue des Jeunes !!!

Innover à l’école en 2016…

21082016Je suis à me préparer pour la rentrée scolaire 2016. Je serai de retour à la suite d’un congé différé de 8 mois qui m’a permis de faire le plein d’énergie et de faire une pause professionnelle. Le temps a passé vite et j’ai eu la chance avec mon épouse, de réaliser plusieurs projets de voyages et autre. Je réalise que je suis gâté par la vie et que ces moments de reculs m’ont permis d’apprécier bien des choses sur le plan personnel que professionnel.

Lorsqu’on prépare une rentrée scolaire, il est important de prendre un temps d’arrêt pour regarder où l’on est et où on veut aller. Au CAHM, j’ai la chance de travailler avec une équipe qui veut développer plusieurs projets permettant aux élèves d’apprendre de façon innovante. Ce n’est pas un secret ; que ce soit par notre projet de Labo créatif, le site Acadiepédia ou le colloque Clair2017, nous essayons de développer une culture collaborative et de faire rayonner nos pratiques éducatives. À mon retour, je constate que même après 8 mois de congé, les mêmes défis sont toujours au rendez-vous. Dans les médiaux (ici et ici ), on se pose les mêmes questions à savoir si l’utilisation des nouvelles technologies est utile et apporte une valeur ajoutée aux apprentissages. Les amateurs de données probantes questionnent la pertinence des approches innovantes et cherchent les recherches qui démontrent leur efficacité. Nous sommes dans le domaine de l’innovation et bien entendu, les nouvelles recherches tardent à se faire connaitre. Pourtant, il existe déjà plusieurs recherches qui démontrent déjà l’impact du numérique. Certaines personnes semblent trouver que ce n’est pas encore suffisant alors que d’autres croient qu’il faut avancer et aller de l’avant plus rapidement. Difficile de concilier schiste qu’on retrouve entre les pédagogues qui aimeraient une pédagogie de type traditionnelle et ceux qui veulent que ça change et que se soit différent. Le débat devient encore plus difficile lorsque tous mettent leurs grains de sel selon leurs expériences personnelles, leurs gouts et leurs besoins. Ces discussions bien souvent à sens unique et cacophonique tournent généralement en rond. Au fond, nous voulons tous les meilleurs apprentissages possible pour les élèves. Reste maintenant à définir ce qui semble le plus important. Des vidéos comme celles-ci circulent sure le web ;

D’autres expliquent l’importance de la créativité et de la curiosité chez les enfants ;

Le monde de l’éducation au Canada est à un point charnière (et de non-retour). Il faut maintenant mettre tout en œuvre pour définir une politique claire de l’utilisation des nouvelles technologies dans les écoles. Les provinces habituellement tendent à réinventer la roue dans leurs coins. Voici une belle occasion de collaborer ensemble et de définir les bases qui seront utiles aux jeunes Canadiens. Il faut que ces politiques soient plus claires et flexibles. Si nous échouons, cela démontrera à quel point la bureaucratie aura consommé nos façons de se renouveler. De toute façon, attendre serait pire… C’est certain et nous n’avons pas besoin de méta-analyses pour nous le confirmer… Si cela peut nous aider tant mieux, mais bon, il existe plusieurs excuses pour ne rien faire et ne rien tenter… Je suis pour l’utilisation de données probantes en éducation et il existe de bonnes pistes dans les travaux de John Hattie et ailleurs. Je crois qu’il ne faut pas mettre tous nos œufs dans le même panier. Il faut continuer à encourager l’innovation et aider les gens qui veulent aller de l’avant. Il faut aussi encourager TOUS les enseignants à prendre des risques calculés et leur donner les outils dont ils ont besoin. Il faut revoir nos pratiques et continuer à partager ce qui se fait de bien. Il faut éliminer schiste en éducation et travailler à ce que tous les enseignants voient l’innovation pédagogique comme un domaine de recherche-action pertinent et nécessaire à la réussite de tous les élèves.

Il faut aussi apprendre à écrire en public et partager nos découvertes sur les médias sociaux. Je crois encore que le blogue scolaire reste le meilleur moyen pour que des enseignants et des élèves puissent réfléchir à haute voix et pour partager tout ce qui se fait de bien en éducation. Je rêve peut-être, c’est mon droit. C’est aussi ce qui me permet d’avancer dans mon travail de jour en jour. Plusieurs personnes rêvent comme moi, mais n’osent pas en parler à cause de la critique, des commentaires et autre. C’est dommage. Pour ma part, la vraie éducation réside dans l’appropriation d’une capacité à débattre, de réfléchir et de développer sa pensée critique. La vraie éducation réside dans la possibilité de former des personnes autonomes, libres, capables de réfléchir et actives dans leurs communautés. Notre but n’est pas de développer des travailleurs seulement capables de faire des tâches répétitives dans une usine ou de demeurer silencieux devant les injustices de ce monde. Comment est-ce que nos élèves développeront ces habiletés si nous ne le faisons pas nous-mêmes. Ne sous-estimons pas nos élèves. Ils sont capables de tellement plus… Pour vous en convaincre, allez voir les billets d’élèves de 12-13 ans du Carrefour de l’Acadie de Dieppe sur le Blogue des Jeunes d’Acadiepédia. Ce que cette enseignante a réalisé à faire avec ses élèves est incroyable. Imaginez si tous les enseignants choisissaient d’en faire de même…

Nous aurons besoin d’accompagner les enseignants et les encourager à prendre des risques. La recherche le dit (ici).

Pendant ce temps, les enfants du 3e millénaire arrivent dans les collèges et ceux qui les accueils ne savent pas trop comment les prendre.  Nos élèves seront prêts…  Et vous ?

Je suis de retour… 😉

Ma conférence à l’Assemblée du printemps des directrices et directeurs des services pédagogiques et des directrices et directeurs du primaire

visionJe me prépare à faire une conférence à l’Assemblée du printemps des directrices et directeurs des services pédagogiques et des directrices et directeurs du primaire à Trois-Rivière au Québec.  Je suis invité pour faire une présentation sur le leadership, le développement de ma vision, de notre utilisation de notre Labo créatif et pour faire un témoignage de ma démarche à la direction d’une école. Bien que je sois en congé différé pour le moment, j’ai décidé de prendre quelques engagements afin de me garder à jour dans mes pratiques. De plus, ces rencontres me permettent de réfléchir à ma pratique et à objectiver er réfléchir à ma propre vision en éducation. Je travaille avec Rosée Morissette depuis plusieurs années à développer ma mission professionnelle et bien qu’il reste du travail à faire, celle-ci commence à prendre forme et à faire un sens pour moi.

En gros, j’utiliserai mon expérience à la direction pour expliquer la démarche pour créer sa propre vision professionnelle et comment j’utilise celle-ci dans mon travail quotidien et pour innover. Pendant la rencontre, je demanderais aux participants de faire quelques exercices de réflexion et je ferai allusion à certaines sources que j’aimerais partager ici afin de laisser des traces et de permettre aux participants de les utiliser au besoin.

1- La présentation de Raymond Vaillancourt lors de Clair2014 (aller à 30:00)

2- La vidéo de Ken Robinson – Comment échapper à la vallée de la mort de l’éducation

3-Article de Marc-André Girard – Les élèves fantômes

4- Extrait d’entrevue à Tout le monde en parle avec Normand Baillargeon (aller à 2:35)

5- Un billet que j’ai écrit sur la pensée critique en janvier 2015 sur mon blogue

6-  Le Blogue des Jeunes d’Acadiepédia

7- Le Blogue du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska (CAHM)

8- Le Labo créatif du CAHM

9- Les projets entrepreneuariaux du CAHM

10-The story of Austin’s butterfly

11-Réflexion d’un directeur d’école dans l’intégration des TIC à l’échelle de l’école

12- Annonce publicitaire d’Adidas

13- Stuck On An Escalator

Je remercie la Fédération des établissements d’enseignement privés du Québec pour cette invitation et j’ose espérer que ma présentation pourra semer de nouvelles idées et d’encourager les directions rencontrées à poursuivre le développement de leur propre mission professionnelle.

Nouvelle feuille de route requise pour la translittératie…

robotL’utilisation des nouvelles technologies soulève plusieurs questions et les directions d’école n’y échappent pas. Souvent la peur devient l’élément central de la prise de décision et comme je l’avais mentionné dans le billet suivant, la peur d’avoir peur fait souvent prendre des décisions rapidement et de manière à éviter les malaises. Comme direction d’école, nous avons à l’occasion, à bousculer les idées préconçues de ce que devrait être l’école idéale. Nous avons à décider si nous voulons être des gardiens du temps ou de musée ou si plutôt nous voulons engager notre école et notre communauté dans un mouvement qui préparera les élèves pour leur monde à eux. Je n’ai pas à vous convaincre de l’importance d’apprendre à lire, à écrire et l’importance de bien se débrouiller en mathématique. Comme l’a mentionné Thérèse Laferrière dans sa conférence à Clair2016, il faut enseigner à lire pour apprendre. Le mouvement de la littéracie est en marche et les écoles y adhèrent même si l’idée d’un enseignement efficace de la lecture et de l’écriture est à mainte fois bousculée. Plusieurs enseignants ont dû revoir leurs pratiques pédagogiques et plusieurs autres doivent encore faire un examen de conscience. La résistance à faire autrement est telle que souvent, on s’invente toutes sortes d’excuses pour se faire croire que nous sommes dans le bon chemin. Il existe des données probantes (expression à la mode cette année) et les enseignants ont l’obligation de les inclure dans leur pratique pédagogique. Pour y arriver, ils ont besoin d’accompagnement et de confronter leurs idées avec leurs collègues et avec leurs directions d’école. Pour ce qui est de l’innovation, l’utilisation de données probantes devient plus nébuleuse. Si on les attend, l’innovation est difficile à faire voir impossible. Au rythme où vont les changements en éducation qui semble encore être calée d’un modèle industriel du 20e siècle, l’innovation pourrait ne jamais mettre les pieds dans la salle de classe. Innover n’est pas toujours facile, mais comme je l’ai expliqué à Clair2016, il faut s’acheter une petite tortue en porcelaine et la regarder souvent. Le changement prend du temps et n’avance pas vite. Comme la tortue, même si le changement avance lentement, il avance. Mon patron m’avait suggéré l’achat d’une telle tortue. Elle m’est désormais très précieuse pour mettre en contexte mon travail à la direction.

Pour arriver à débattre de nos pratiques pédagogiques avec notre personnel enseignant, il est important de développer une culture de collaboration avec ceux-ci et de leur donner une marge de manœuvre. Les communautés d’apprentissage pédagogique (une autre expression à la mode) sont un bon outil, mais il ne suffit pas de les instaurer pour que la magie du changement arrive. Si l’école ne dispose pas d’un milieu qui préconise la prise de risque, les échanges honnêtes et la divergence d’opinions, les gens apprennent assez vite à jouer le jeu de la personne gentille pour son patron. Rien n’avance à ce moment et même si on a l’impression que tout va bien et que tous sont heureux, il se peut que peu de changements importants se produisent. Comme le dit bien Ken Robinson, c’est un peu comme lorsque nous disons que nous faisons une diète amaigrissante. Il se peut qu’on fasse la diète, mais si on ne perd pas de poids, c’est futile.

Il faut aussi à l’école un climat de confiance envers tous les membres du personnel et de leur donnée la capacité de prendre des décisions. C’est un peu comme avoir de jeunes adultes à la maison, il faut être présent, mais en même temps laisser à nos enfants le droit de faire des erreurs, d’apprendre et de faire les bons choix.

Quand est-il de la littéracie numérique ou plutôt de la translittératie ? Chez Wikipédia, on définit littératie numérique à celle qui correspond à la maitrise de savoirs, de capacités et d’attitudes propres au domaine des technologies numériques (ordinateurs, tablettes, smartphones). Elle inclut la littératie informatique. Il s’agit de l’une des facettes de la littératie qui, de plus en plus, est l’objet d’études et d’interrogations, allant même jusqu’à la proposition d’un enseignement en France2…  Ces différentes littératies (informationnelle, médiatique, informatique, numérique) convergent dans la translittératie. Cette notion peut être comprise comme étant la capacité de lire, écrire et interagir grâce à une variété de plateformes, d’outils et de moyens de communication (l’écriture, la télévision, la radio, les réseaux sociaux…).

Nous pouvons débattre longtemps pour une définition exacte, mais en gros, la translittératie est la base de mon travail des dernières années. Le site d’Acadiepédia est un bon exemple ainsi que celui du Labo créatif du CAHM. Vous convaincre de l’importance à l’école de la translittératie serait peut-être plus difficile. Pourquoi est-ce le cas ? Partout autour de nous, les ordinateurs sont présents. La plupart des adolescents ont un ordinateur ou un téléphone portable et de plus, la plupart d’entre nous ne pourraient pas envisager sa vie sans l’utilisation d’un ordinateur. Il y a les septiques, ceux et celles qui disent à haute voix que la technologie n’est pas le centre de leur vie et ils ont raison. La technologie ne devrait pas être tout… Il faut un équilibre dans tout et nous avons comme enseignants, la responsabilité d’assurer cet équilibre entre l’académique, l’artistique, l’éducation physique et le technologique.

Pourquoi ne retrouvons pas cet équilibre entre la vraie vie et l’école. C’est à dire pourquoi dans plusieurs écoles, l’utilisation d’un portable est encore interdite ? Pourquoi est-ce que certains travaux ne sont pas faits à l’aide des nouvelles technologies ? Mon expérience démontre qu’en général, nos élèves vont bien au-delà de ce qui avait été initialement prévu. Pourquoi dans plusieurs écoles, la curiosité et la créativité si naturelles chez les enfants ne sont pas encouragées. Ces questions me font penser que souvent nous limitions notre enseignement par nos peurs. Dans une classe, nous retrouvons une clientèle diversifiée et bien qu’il soit difficile de répondre aux besoins de tous les élèves, nous devons apprendre à développer chez eux, une culture d’engagements dans leurs apprentissages. Lorsque nos élèves s’engagent personnellement dans leur réussite, qu’ils s’impliquent dans des projets qui les intéressent et qu’on leur donne la chance de construire autour de projets concrets, c’est à ce moment que leurs yeux scintillent et que la magie commence à opérer.

Nous pourrions discuter longuement des barrières et du manque de temps et d’expertise. Si pour une fois, nous discutions des possibilités. Dans mon école, notre mission est ; Notre école a comme mission de développer le plein potentiel de chaque élève ainsi que ses talents à l’aide des nouvelles technologies dans un milieu fièrement francophone.

Nous essayons chaque jour de la mettre en œuvre. Ce n’est pas toujours facile, mais mon travail c’est de garder le «focus» de nos gens sur celle-ci. Je dois en plus mettre ma propre vision à jour. Je dois d’évaluer les grandes tendances dans le monde actuel et faire la lecture de notre environnement. Souvent nous utilisons des antidotes qui font une différence, mais souvent nous sommes en mode réactif. Par exemple, nous allons bannir les téléphones intelligents à cause d’une situation en salle de classe. Nous devons donc prendre la route la moins fréquentée et trouver en communauté éducative, celle que nous voulons suivre ensemble. C’est une tâche complexe et de haut niveau.

L’utilisation des nouvelles technologies à l’école doit elle aussi être accompagnée et nous avons besoin plus que jamais d’une vision de nos dirigeants. Il est facile de prétendre que nous voulons des écoles innovantes et qui développent l’esprit entrepreneurial. Encore faut-il donner les outils, les ressources et l’accompagnement requis. Encore plus important selon moi, il faut entendre de la bouche de tous nos dirigeants que c’est la voie à emprunter. Même si souvent on se sent dépassé par les évènements, il faut prendre des décisions innovantes avec l’assurance que les personnes en place feront le travail requis. Si on ne le fait pas, on essaie de contrôler les gens et le résultat et nul. Un exemple que j’utilise souvent dans mes présentations est les demandes de projets. Au Nouveau-Brunswick, plusieurs programmes d’aides existent et sont nécessaires pour arriver à faire différemment. Par contre, les directions d’école doivent y mettre beaucoup d’heures pour compléter et présenter la demande, faire les achats et compléter le suivi requis avec un rapport final en plus de laisser des traces tout au long du projet. Si par exemple, une direction d’école doit mettre, disons trente heures de travail pour aller chercher une somme de 3000 $, c’est selon moi un résultat nul. C’est-à-dire que mon employeur dépense autant d’argent pour que je fasse ma demande que l’argent reçu. Il est possible de doubler ceci. C’est à dire de donnée des fonds et qu’ensuite la direction investisse de son temps pour développer des initiatives. À ce moment, les ressources sont doubles… Les directions d’écoles doivent être imputables de se qu’ils font c’est certain. Par contre, il doit y avoir une marge de manœuvre et une culture de la distribution de ressources qui font en sorte qu’un plus grand nombre de directions et d’enseignants puissent s’investir à faire autrement.

Plusieurs décisions seront importantes à prendre au Nouveau-Brunswick. Par exemple la politique 311 sur l’utilisation des technologies de l’information et des communications (TIC) date de 1996. Même si celle-ci fut révisée en 2004, bien des choses ont changé dans le monde des TIC. Nous avons besoin d’une nouvelle politique plus simple (et non de 10 pages) qui sera ouverte aux nouveaux changements qui arriveront au cours des prochaines années. La politique doit être inclusive de toute forme de technologies utilisable à des fins pédagogiques et permettre le déploiement de celles-ci simplement dans les écoles. Ce n’est pas une tâche facile, mais faisable.

En gros, les écoles doivent avoir la possibilité ;
• D’utiliser les réseaux sociaux
• D’utiliser les services de type Google Documents et Google Éducation
• Favoriser l’utilisation et le développement du codage dans les écoles, et ce à tous les niveaux.
• De favoriser les activités de développement en robotique
• De maximiser l’écriture devant public sur des blogues scolaires.
• De développer des outils pour faire la promotion des communautés francophones.
• De favoriser le développement de Labos créatifs.
• De favoriser la culture entrepreneuriale à l’école et d’encourager les élèves à laisser des traces de leurs apprentissages.
• Développer des habitudes positives d’utilisation d’outils du web 2.o et développer une empreinte digitale saine.
• De ne pas favoriser un outil au détriment d’un autre. Ce qui est important, c’est l’accès aux outils.
• De développer des projets où il est permis aux élèves d’apporter leurs appareils numériques à l’école (Projet AVANT-BYOD)
• Permettre aux écoles de partager leurs succès et leurs projets.
• Partager la culture francophone au moyen d’une radio provinciale et les talents locaux dans chacune des écoles pour développer un sentiment d’appartenance et de fierté.
• Développer des projets de co-constructions virtuels tels que Mindcraft, Scratch et autres plateformes similaires.
• Intégrer l’enseignement du cinéma et du traitement des images à l’école.
• Permettre aux écoles de développer des projets TEDx en français.
• Développer une plateforme commune afin de faire en sorte que le premier réflex lorsqu’on cherche quelque chose soit d’aller sur cette plateforme. En passant, celle-ci doit être ouverte et publique.
• D’avoir accès à des sources de financement ou de matériel avons de développer différents types de projets.
• De développer des projets de création à l’aide d’imprimante 3D qui va révolutionner nos habitudes de consommations sous peu…
• De développer une culture de prise de risque et de collaboration entre les enseignants et en incluant aussi les élèves.
• La curiosité et la créativité doivent demeurer au centre de nos activités de codesign.

Cette liste n’est évidemment pas complète, mais donne un aperçu du travail à faire. Nous sommes loin de l’utilisation de PowerPoint en salle de classe… Pour y arriver, il faudra un mouvement sérieux à faire différemment. Certains le font peut-être déjà, d’autres attendent avec impatience avant de commencer et d’autres espèrent peut-être pouvoir se retirer avant d’avoir à faire ceci. Qu’on le veuille ou non, le monde autour de nous continue d’avancer et ne va pas nous attendre pour continuer.

Je suis à la direction depuis plus de vingt ans et j’avoue qu’il y a eu d’énormes progrès au cours des dernières années. Ce n’est pas terminé, mais nos décideurs ont de grandes décisions à prendre. Cela ne doit pas être facile j’en suis certain. Un peu comme la tortue, cela avance tranquillement, dans le bon sens et vers de l’avant. Rendez-vous service, allez au Dollarama vous en procurer une et il sera plus facile pour vous de patienter et d’aller de l’avant quand tout sera noir ou embrouillé…

Et si pour réussir, il fallait quitter l’école…

J’ai bien cherché pour le meilleur titre possible pour ce billet, mais maintenant que j’ai votre attention, n’ayez crainte, je ne ferai pas la promotion du décrochage scolaire. Bien au contraire, je crois plus que jamais que la place de l’école est primordiale pour l’emanticipation des jeunes qui auront à prendre une part active dans la société et pour y apporter des contributions significatives.  Pour mieux comprendre mes propos, je vous suggère de lire et de faire les pauses requises pour regarder les vidéos avant de poursuivre votre lecture de mon billet.

Une semaine déjà que le Colloque Clair2016 s’est terminé et depuis à chaque jour, nous retrouvons des articles de participants qui veulent partager leurs expériences et qui veulent laisser des traces de leurs passages.  Ce matin un article de Mathieu Lang m’a fait beaucoup de bien et au même moment, ma fille étudiante dans un CÉGEP à Québec m’envoie un lien m’invitant à regarder la vidéo suivante.  Elle me mentionne que celle-ci fait beaucoup réagir présentement surtout aux États-Unis.

Je me suis rappelé en la regardant l’excellente vidéo de Stephen Downes intitulé « Will We Need Degrees and Certificates ?

Stephen avait présenté une excellente conférence à Clair2012.  Celle-ci est toujours disponible ici. On peut retrouver plusieurs exemples de personnes qui ont réussit sans avoir terminé leurs études secondaires et qui ont réussit leur vie.  Dans une autre vidéo, Stephen explique comment se préparer à une vie éduquée et comblée.  Sa réponse est évidente ;

 
« Est-ce qu’un diplôme universitaire est encore important pour réussir en 2016 ? »  C’est une question pertinente.  Nous pourrions aussi la reformuler ainsi « Est-ce que l’école prépare les élèves à bien réussir leur vie ? »  Plusieurs personnes ont réussi leur vie sans recevoir un diplôme d’études secondaires…

Je me questionne donc à savoir comment le système d’éducation actuel pourrait s’adapter aux besoins des élèves et comment ceux-ci seront préparés pour leur monde.  Je mentionne souvent pendant mes conférences en leadership scolaire l’excellent article de Marc-André Girard intitulé « Les élèves fantômes« .  Forcé de constater qu’il y a probablement plusieurs de ces élèves dans nos écoles.  Ils écoutent bien, ils ne dérangent pas et attendent d’obtenir leur diplôme afin de commencer ce qui les passionne vraiment.  Et si l’école pouvait développer des passions et des talents en bas âge ?  Je ne dis pas ici de tout mettre aux poubelles et par exemple de se débarrasser des programmes d’études, mais il est important de revoir nos façons de faire.  Lorsqu’un programme d’étude devient une béquille pour enseigner sans réellement répondre aux besoins d’un enfant, il y a de sérieuses questions à se poser.  Quel est le but ultime de notre système éducatif ?  Je me demande souvent si le but n’est pas de préparer tous les élèves au cas ou ils voudraient aller en médecine.  En essayant de faire en sorte que tous les élèves puissent s’inscrire à tous les programmes possibles, n’avons nous pas créé un système où certains élèves se perdent et n’y trouvent plus leur compte. Il y aura un moment où ce sera possible pour une personne de suivre n’importe quelle formation pourvue qu’elle a un lien internet et peut-être une carte de crédit…  On retrouve sur la planète, une quantité imposante de CLOM (MOOC en anglais) qui sont disponible gratuitement et plusieurs le sont en français.  Nous avons donc à nous questionner sur le rôle actuel que devrait occuper le système scolaire et ce n’est pas évident.  Il existe des pistes.  En fin de semaine, la conférence de Thérèse Laferrière en contenait.  Celle-ci croit qu’un tiers du temps scolaire devrait permettre aux élèves d’être en « codesign » afin de créer et manipuler des choses.  Selon elle, être en mode « codesign c’est se soucier de l’utilité, de l’adéquation, de l’amélioration et du développement possible d’idées exprimées sous différentes formes » ce qui est à l’opposé du mode croyance.

J’aime beaucoup la vidéo suivante de Ken Robinson qui est à mon avis, la meilleure piste présentement pour donner une belle direction à notre système éducatif ;

C’est en gros le modèle des Labos créatifs que certaines écoles un peu partout sur la planète, implantent et qui permettent aux élèves une diversité des approches, de nourrir leur curiosité et de développer leur créativité.  C’est un peu aussi ce que j’avais écrit déjà dans le billet suivant.  Voici une courte visite du Labo créatif du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska;

Évidemment, la tâche n’est pas aussi simple qu’acheter un tas de bidules et de laisser les élèves les utiliser pour développer toute sorte de projets.  Nous aurons à revoir nos façons de faire et trouver les meilleurs moyens pour encadrer les élèves.  Il nous faudra passe d’un modèle de leadership traditionnel vers un modèle de leadership renouvelé tel que l’explique si bien Raymond Vaillancourt lors du Colloque Clair2014 (29m 56s).  Celui-ci dit aussi que nous devrons passe du pouvoir à l’influence des individus.  La conférence de Benoit Petit pourra vous le confirmer.  Ceci voudra dire de faire des deuils de nos façons de faire et de faire de manière différente.  Nous ne pourrons pas nous tromper si nous le faisons pour nos élèves. Plusieurs projets entrepreneuriaux commencent à faire leurs apparitions dans les écoles et l’entrepreneuriat conscient est une autre piste à privilégier.

Il y’a beaucoup de place pour l’innovation en éducation.  À ce que je comprends, c’est à nous les pédagogues d’innover et de développer de nouvelles façons d’apprendre.  Ce sera aux chercheurs de démonter que nous sommes sur la bonne voie.  Jamais l’envie de devoir faire autrement n’a été aussi ressentie que maintenant.  Il reste à prendre une grande respiration et se lancer.  J’embarque… et vous ?

 

 

Une rencontre avec les direction du réseau des écoles Vision…

visionJe suis présentement à Nicolet au Québec afin de préparer ma rencontre de demain avec les directions du réseau des écoles Vision. Je suis invité pour faire une présentation sur le leadership, le développement de sa vision et pour faire un témoignage de ma démarche à la direction d’une école. Bien que je sois en congé différé pour le moment, j’ai décidé de prendre quelques engagements afin de me garder à jour dans mes pratiques. De plus, ces rencontres me permettent de réfléchir à ma pratique et à objectiver er réfléchir à ma propre vision en éducation. Je travaille avec Rosée Morissette depuis plusieurs années à développer ma mission professionnelle et bien qu’il reste du travail à faire, celle-ci commence à prendre forme et à faire un sens pour moi.

En gros, j’utiliserai mon expérience à la direction pour expliquer la démarche pour créer sa propre vision professionnelle et comment j’utilise celle-ci dans mon travail quotidien et pour innover. Pendant la rencontre, je demanderais aux participants de faire quelques exercices de réflexion et je ferai allusion à certaines sources que j’aimerais partager ici afin de laisser des traces et de permettre aux participants de les utiliser au besoin.

1- La présentation de Raymond Vaillancourt lors de Clair2014 (aller à 30:00)

2- La vidéo de Ken Robinson – Comment échapper à la vallée de la mort de l’éducation

3-Article de Marc-André Girard – Les élèves fantômes

4- Extrait d’entrevue à Tout le monde en parle avec Normand Baillargeon (aller à 2:35)

5- Un billet que j’ai écrit sur la pensée critique en janvier 2015 sur mon blogue

6-  Le Blogue des Jeunes d’Acadiepédia

7- Le Blogue du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska (CAHM)

8- Le Labo créatif du CAHM

9-The story of Austin’s butterfly

10-Réflexion d’un directeur d’école dans l’intégration des TIC à l’échelle de l’école

11- Annonce publicitaire d’Adidas

12- Stuck On An Escalator

Je remercie le réseau des écoles Vison pour cette invitation et j’ose espérer que ma présentation pourra semer de nouvelles idées et d’encourager les directions rencontrées à poursuivre le développement de leur propre mission professionnelle.

2016, nouvelle année, nouveau chapitre…

voyageC’est avec beaucoup de bonheur qu’est arrivé le temps des fêtes.  Il faut dire que depuis le début de l’année scolaire j’ai passablement été occupé.  J’ai mis les bouchées doubles entre la direction de l’école que j’ai le plaisir de diriger, le projet Acadiepédia, le Labo créatif du CAHM et Clair2016.  J’ai essayé de faire en quatre mois ce que je fais habituellement en dix.  Je dois admettre que ce n’était pas très brillant, mais bon, pour les besoins de la cause, j’ai essayé d’en faire plus en moins de temps.  À la longue, le corps le ressent et la fatigue s’accumule.  Évidemment, il y avait une raison pour ceci.  J’aurai la chance de vivre avec mon épouse, un congé différé qui me donnera huit mois de temps libre.  Ce congé différé se prépare depuis sept ans et nous avons l’intention de refaire le plein d’énergie et de réaliser plusieurs projets.

Je tiens à préciser que je serai présent à Clair2016 et que j’ai bien hâte de rencontrer les amis et de participer aux échanges riches et importants que nous apportent ces colloques depuis déjà sept ans.  La semaine prochaine, j’aurai la chance de m’envoler avec mon épouse au Portugal et en Espagne pour une dizaine de jours.  C’est à ce moment que je devrais réaliser pour sur que jeu suis en congé.  Nous voulons y aller depuis longtemps et nous en profiterons pour explorer ces deux magnifiques pays pour la première fois.  Nous avons aussi un voyage en Chine de prévu en mars et d’autres projets du genre en cours de préparation.  Nous adorons Danis et moi, voyager ensemble.  C’est une passion et nous essayons de voyager le plus possible.

J’aurais aussi la chance de présenter quelques conférences à propos du projet d’Acadiepédia et au sujet du leadership en éducation.  À date, 3 conférences sont confirmées et deux autres sont en voie de l’être.  J’aime bien avoir la possibilité de faire de telles interventions.  J’aime bien d’avoir la chance de présenter mes idées et nos projets un peu partout.  Cela me permet en me préparant, d’avoir un regard critique sur mes pratiques et sur les actions que je pose en milieu de travail.  Savoir que certaines personnes s’intéressent à ce qu’on fait et à apprendre de nous est un privilège et je me considère bien chanceux de pouvoir le faire.  Cela m’a aussi donné la chance de mettre à jour mon portfolio électronique et de rafraichir ce blogue.

Mon congé devrait aussi me donner du temps pour me remettre à la publication de billets sur mon blogue.  J’ai au cours des derniers mois, peu écrit et cela me manque.  J’aime prendre le temps d’écrire et d’exorciser mon métier de directeur.  Il faut dire que ce métier n’est pas toujours facile et qu’il faut à l’occasion prendre un peu de recul pour voir où l’on va et pour apprécier tout le chemin parcouru.  J’ai mis beaucoup de temps dans plusieurs projets différents et il est maintenant le temps de me remettre à l’écriture.  Je le fais essentiellement pour moi.  Réfléchir à haute voix est utile est me permet de laisser des traces de mon parcours.  Si cela peut être utile à d’autres tant mieux.

Le CAHM est entre bonnes-mains avec des collègues de travail qui continue d’avancer et qui prennent la relève pendant mon absence.  Je dis toujours que je suis bien choyé de travailler dans cette école où il est permis de prendre des risques, de faire différent et de développer toutes sortes d’initiatives qui ont toutes à coeur l’épanouissement et l’atteinte du plein potentiel de chaque élève.  Je salue tous mes collègues enseignants et non enseignants qui font du CAHM une excellente école.  J’aurai la chance d’aller les visiter à l’occasion avec notre nouveau robot de téléprésence qui a été mis en fonction quelques jours avant le congé des Fêtes dans notre labo créatif.  Ce sera ma façon de demeurer connecté avec les élèves et le personnel.  À suivre…

Je veux en terminant vous souhaiter une excellente année 2016.  Je vous souhaite beaucoup de bonheur, de santé et de joie avec les personnes que vous aimez.  Je vous souhaite aussi beaucoup d’apprentissages variés et qui vous permettront de continuer à être une meilleure personne.  Au plaisir de partager avec vous de prochains textes et réflexions.  Merci de prendre le temps de me suivre et de me laisser vos commentaires.  Je l’apprécie beaucoup !

La rentrée 2015 au CAHM…

J’ai eu la chance de passer du temps avec les membres du personnel afin de préparer la rentrée. Je sens toujours beaucoup de fébrilité lors de ces rencontres. Les gens sont contents de se revoir et le temps est propice aux échanges et aux discussions. Lundi nous avons discuté de notre mission d’école pour faire le point où nous en sommes et où nous voulons aller. Ceci doit être fait périodiquement pour réajuster le tir au besoin et pour avoir une rétroaction de ce que nous faisons.

Nous avons aussi regardé à nouveau la vidéo ci-dessous de Ken Robinson qui explique que l’école est un système humain et non mécanique. Il faut aussi être conscient que nos élèves sont tous différents et trouver des moyens pour développer leur curiosité naturelle et leur créativité. Cela va en lien avec tout le travail amorcé à notre Labo créatif.

J’ai présenté par la suite l’article de Marc-André Girard – «Les élèves fantômes» publié la semaine dernière dans le journal La Presse. Une belle discussion s’en est suivie.

Nous avons aussi discuté des outils technologies qui sont à notre disposition au CAHM. Ils ne sont que des outils et que l’enseignant doit toujours se demander ce qu’il veut enseigner et de voir à la meilleure utilisation possible de ces outils. J’ai partagé la diapositive suivante pour expliquer ce que nous faisons et aurons à continuer à faire pour innover et continuer d’avancer dans le bon sens.

faire

Nous nous sommes demandé quel était le but de l’éducation. Nous avons écouté une partie le la vidéo suivant (à partir de 2 minutes 35) pour écouter les commentaires de Normand Baillargeon et en discuter. J’avais beaucoup aimé son livre « Raison oblige » et j’avais écrit un billet au début de l’année.

J’ai ensuite montré la diapositive suivante selon les travaux de John Hattie (référence)

Capture d’écran 2015-09-02 à 20.59.10

Cela nous a donné la chance de discuter à nouveau de certains points importants discutés en juin, dont l’importance de la rétroaction et l’expérience de Ron Berger avec la vidéo suivante ;

 

J’ai terminé cette première rencontre en proposant aux enseignants de travailler et de développer l’approche par projets. Nous avions déjà tenté quelques expériences en 2006. Cette fois-ci, je propose que toute l’école se mette en mouvement afin d’utiliser cette façon de faire en plus de ce que nous faisons déjà. J’ai présenté la vidéo suivante de style « Mission impossible »

Nous allons donc essayer de trouver des moyens de changer des « Missions impossibles » en « Missions possibles »…

Jeudi nous avons travaillé sur l’élaboration de notre Plan annuel qui sera publié sous peu et vendredi nous avons probablement eu la seule réunion administrative de l’année en matinée.

Je termine en souhaitant à tous les membres du personnel du CAHM une année à la hauteur de toutes leurs attentes et d’apprendre plein de nouvelles choses. Je vous remercie de faire équipe et de ne pas ménager le temps et les efforts pour assurer que tous les élèves puissent développer leur plein potentiel. Il en va de même pour les élèves du CAHM, leurs parents et la communauté. Que l’année 2015-2016 soit remplie de nouvelles découvertes et de nouveaux apprentissages de toutes sortes. Merci de vous engager dans la mission de l’école et de prendre une part active aux différents projets et aux multiples initiatives proposés par l’école. N’oubliez pas que la réussite est possible par vos efforts et par l’utilisation efficace de stratégies apprises à l’école. Bonne année 2015-2016 !!!

Ma rencontre avec Steve Bissonnette au sujet de l’enseignement explicite…

bissonnetteJ’ai eu la chance aujourd’hui d’entendre Steve Bissonnette, coauteur du livre « L’enseignement explicite et réussite des élèves : La gestion des apprentissages». Cette conférence était présentée dans le cadre des journées de formation de l’AEFNB. J’ai eu la chance de me procurer son livre en juin et je suis à le terminer à petits pas. Comme j’ai l’habitude de le faire, je partage ici le résumé de mes notes de la journée afin de pouvoir les retrouver au besoin et en espérant qu’elles pourront aussi servir à d’autres personnes. Je vous rappelle que celles-ci ont été écrites rapidement sur le vif de la présentation et peuvent être incomplètes ou représenter ma perception de ce que j’ai compris. Je ferai une petite conclusion personnelle à la fin de mon billet.

Copie de mes notes prises pendant la rencontre…
—–
2 stratégies à mettre en place dès le début de l’année scolaire ;
– Des places assignées
– Un signal de silence, un signe que les élèves reconnaissent qu’ils doivent silencieux pour un moment afin de recevoir des directives.

Les élèves en difficulté et ceux à risque d’échecs sont ceux plus susceptibles d’abandonner l’école. L’échec scolaire est le principal facteur prédictif du décrochage scolaire…

Élèves difficulté sur le plan des comportements et des apprentissages… 80 % de ces jeunes ont des difficultés en lecture… Intervenir sur les comportements oui, mais également sur les apprentissages… L’antidote à toute problématique chez un jeune est le succès… Notre objectif est de provoquer le succès… Pour être efficace, il faut intervenir tôt, simultané sur les problèmes de lecture et de comportement… Les problèmes vont diminuer seulement si on intervient en lecture et sur le comportement… La lecture est essentielle et le plus tôt possible… Plus on attend pire que cela peut-être… Il faut utiliser les meilleures pratiques possible…

Pour répondre aux questions concernant l’efficacité. Des écoles et de l’enseignement, il importe d’utiliser des données probantes… Il faut un chercheur, un endroit (une classe) et des gens (Prof et élèves)… Un texte comme Mérieux n’est pas de la recherche…

Classification des recherches en éducation selon Ellis & Fouts (1993) ; niveau 1, recherches descriptives, Niveau 2, recherches comparatives à petite échelle et Niveau 3, recherche comparative à grande échelle. Au minimum, on essaie d’utiliser des recherches de niveau 2 et idéalement celles de niveau 3. Une méta-analyse nous évite de lire des centaines de recherches pour dégager les tendances. On retrouve maintenant des méga-analyses…

Les styles d’apprentissages ne sont pas supportés par des recherches de niveau 2 et 3. Il faut se questionner en fonction de contenu.

Les types d’intelligence de Gardner ne tiennent pas la route. Aucune recherche de niveau 2 ou 3. Moins que tu les fais, mieux que c’est…

La pédagogie de la découverte… Qui peut apprendre au contact des autres ou par eux-mêmes… Pas avec des élèves en difficulté…

Poser toujours 2 questions… Est-ce que cela a déjà été testé ? Quels sont les effets mesurés ?

2 livres ;
Légendes pédagogiques, Normand Baillargeon et Great Mythes of Popular Psychology
Classe inversée ; On retrouve une seule recherche en pharmacologie du 2e cycle avec des résultats de 4 % de mieux, c’est non-significatif. Est-ce qu’on fait cela dans nos classes du primaire ou du secondaire ? Never ! Jamais ? On crée des inégalités scolaires… Des inégalités sociales en inégalités scolaires…

L’effet enseignant : À partir des recherches de John Hattie pour une une recherche de 800 méta-analyses, 50 000 recherches et 200+ millions d’élèves. On peut regrouper les variables de ces recherches entre 6 facteurs ; enseignant, programmes d’études, méthodes d’enseignement, élèves, milieu familial, école (ils sont en ordre d’importance selon Hattie). Le classement peut varier d’une personne à l’autre… La recherche peut venir nous donner des pistes… Il faut regarder l’ampleur de l’effet . Si c’est positif ou négatif… entre +0,10 et +1.00… Par exemple à +.10, l’élève moyen qui se trouve au 50 rang centile avance de 4, à +1.0, la même personne avance de 34 points. A +0.40, les effets commencent à être visibles à l’œil nu… à partir de +0.80 c’est généralement Wow ! En éducation, 95 % des facteurs améliorent le rendement des élèves… Selon Hattie, le facteur moyen est de +0.40, c’est un seuil (benchmark) pour choisir les facteurs de +0.40 et plus

La recherche en éducation n’est pas parfaite, mais comme en santé, c’est le moyen le moins dommageable pour enseigner aux élèves…

Ce n’est pas qu’ils sont dans la même classe que les élèves sont au même niveau.

Si un enseignant a des attentes élevées envers un élève, il pourra mieux réussir…

La forêt de l’alphabet est une méthode d’enseignement éprouvé par la recherche pour l’enseignement de la lecture. La formation, les sentiers de la forêt permettent de détecter les besoins des élèves… selon différents niveaux… Est-ce que l’école peut faire une différence ? Oui, pour par les choix qu’on fait…

Hattie vient de publier une plus grande méta-analyse récemment…

Quels effets des nouvelles technologies… les technologies ne remplacent pas les enseignants…

C’est sur l’enseignant qu’il faut miser…

Modèle d’interventions à 3 niveaux : Réponse à l’intervention (Response to Intervention-RTI), Interventions universelles (80 % des élèves), 20 % des élèves ont besoin d’interventions supplémentaires et ciblées. Les interventions ciblées permettent de rejoindre environ 15 % de ce 20 %. L’autre 5 % a besoin d’un plan d’intervention, car les difficultés persistent… Il faut des interventions individualisées… On sort l’artillerie lourde… Des problèmes extraordinaires nécessitent des interventions extraordinaires… Quelles sont les meilleures interventions universelles de niveau 1 qui permettent à 80 % des jeunes de réussir l’apprentissage de la lecture et autre…

Deux ressources principales, travaux de Everlyn M. Evertson et William R. Jenson.

Gérer efficacement la classe c’est utiliser un ensemble de pratiques et de stratégies éducatives afin d’une part, de prévenir et de gérer efficacement les écarts de conduite et d’autre par maintenir un environnement favorisant les apprentissages.

On ne peut pas contrôler l’autre, on peut seulement l’influencer. Par conséquent, pour modifier les comportements des élèves, on doit au départ, modifier ses propres comportements. Une année scolaire bien débutée est généralement une année qui se termine bien…

Une gestion efficace de classe ; 80 % de ces interventions sont préventives et proactives et 20 % sont curatives. Plusieurs de ces interventions doivent être planifiées. Il faut avoir des relations positives, un environnement sécuritaire, ordonné et prévisible, un encadrement des élèves, organisation de la classe et l’enseignement efficace. Un élève qui réussit ne se comporte pas de la même façon qu’un élève qui échoue. Il faut dire aux élèves que nous avons des attentes élevées. Si l’élève sait que l’enseignant a des attentes élèves, il y a plus de chance qu’il réussisse. Qui sut en salle de classe… Si c’est l’enseignant, ce n’est pas un bon signe…

Meilleur moyen pour contrer l’intimidation ; augmenter la surveillance…

Qu’est-ce qu’on se dit avant et pendant une activité… Comment on se comporte pendant une tâche d’apprentissage ? (Je m’engage – On ou Off)… Comment je m’y prends pour réaliser une tâche ? (Je m’investis, analyse, méthode de raisonnement, essaie et erreur). Ce que l’élève se dit est le facteur le plus important… Mon langage est porteur de sens et évocateur… Les mêmes mots peuvent être motivants ou démotivants pour certaines personnes… Ne pas dire « C’est un problème facile »… Il y a des mots peuvent produire l’effet contraire comme « C’est facile » ou « C’est difficile »… Le langage n’est pas neutre… Il faut surveiller son langage… Le cerveau humain est câblé comme cela… Le cerveau traque l’information par un système réactif (cerveau émotionnel) et un système réflexif (cerveau rationnel).

Le cerveau est composé de deux systèmes :

Réactif : Perception, émotions et réaction + ou –

Rationnel : En plus de Perception, émotions et réaction + ou – on a compréhension, décision et action… L’amygdale est responsable que ça passe ou pas… dans le système réactif au système rationnel…

Apprendre à l’école n’est pas comme apprendre dans la vie… On n’apprend pas à parler à l’école… Pythagore a découvert le théorème de Pythagore… On ne demande pas aux élèves de le découvrir… Certains apprentissages sont plus complexes et doivent être faits à l’école… Le plaisir d’avoir appris vient plus tard… Pas pendant qu’on fait, mais pendant qu’on sait qu’on a compris et réussit…

Il faut dire aux élèves qu’ils peuvent réussir à la condition que l’élève fasse l’effort nécessaire et qu’ils s’y prennent d’une bonne façon. Edison a grillé 10000 lumières avant de réussir. L’enseignant ne peut pas le faire à la place de l’élève. De plus, l’effort demandé par un élève peut être différent d’un autre… Faire un effort c’est agir, et ce malgré le déplaisir… Tu le fais même si ça ne tente pas… C’est comme cela qu’un élève peut vivre du dépassement… Avoir, réussit, ce n’est pas toujours facile… L’école ne fait pas des liens avec la vie… L’école est la vie… Vous ne pourrez pas faire plaisir à 25 élèves en même temps… Ça peut ne pas être plaisant tout le temps… Il faut surtout parler de l’effort quand les élèves en font… Quand ça va bien… On les arrête quand il font un effort, on leur demande si c’est facile… ils disent non… On leur dit de façon explicite que c’est ça faire de l’effort…

La réussite est l’effort multiplié par l’utilisation des bonnes stratégies R=E X S

Si l’élève réussit et qu’il pense qu’il a été chanceux… On lui explique que ce n’est pas un tirage… On renforce l’élève pour qu’il reconnaisse les stratégies qu’il a utilisées pour sa réussite… On installe une conception dynamique de l’intelligence qui est malléable par les efforts et les stratégies et non une conception statique et qui fait en sorte que les élèves abandonnent. Thérèse Bouffard ; le facteur le plus important est que les élèves croient qu’ils vont réussir… Les garçons ont une perception négative envers l’apprentissage en français… Les garçons urgence nationale… Les garçons doivent apprendre à faire même si ça ne tente pas… Les garçons ont de la difficulté de mettre de l’effort. De moins en moins de garçons dans les facultés de médecine…

La motivation est une disposition de la personne à s’engager dans l’activité….

SEP Sentiment d’efficacité personnel ; sentiment positif = scénario de réussite, plaisir, défi et satisfaction, etc…

Ce n’est pas ce que tu peux faire, mais sur ce que tu crois que tu peux faire…

On doit interagir avec les élèves, on s’approche d’eux, pas trop près, on les regarde, on les interpelle par leur prénom, on leur pose des questions ouvertes… avec une face invitante… pas une face de plâtre… Si on est gentil, plus de chance qu’ils soient gentils…

On utilise un ton de voix approprier, en écoutant les élèves, en démontrant de l’empathie… bref en manifestant de l’intérêt en particulier avec les élèves difficiles…

Il faut développer des relations positives. Accueillir les élèves, maintenir un ratio de 4 interactions positives pour une interaction négative en portant une attention aux bons comportements, renforcer socialement, utiliser l’humour, être crédible pare nos paroles, nos actions et agir comme modèle. On dit merci d’avoir commencer ton travail… c’est une bonne marque de respect. Il faut que les bottines suivent les babines…

Certains élèves sont des experts pour trouver des injustices dans nos règles de l’école…

Il faut surprendre l’élève qui fait bien… Plus de positif que de négatif…
Pour créer un environnement sécuritaire, ordonné et prévisible, il faut enseigner les comportements comme la lecture. Ce n’est pas en punissant un élève qui ne lit pas bien qu’il va apprendre à mieux lire. On fait un modelage par exemple pour enseigner comment marcher en silence à droite dans les corridors.

Pour un environnement sécuritaire, ordonné et prévisible ; identifier 3 valeurs au maximum, identifier 5 contextes ou moments quotidiens de vie de la classe…. Les attentes comportementales (règles ) sont présentées aux élèves explicitement avec sens (graphique en T), on ne négocie pas… Il faut nommer les règlements, explique le pourquoi, les afficher pour que tous les élèves puissent les voir, les comportements doivent être enseignés par l’enseignement explicite, c’est à dire ; modelage, pratique dirigée et pratique autonome… Il faut aussi prévoir du temps pour pratiquer les comportements désirés et pour fournir une rétroaction (feedback)…

Installer et enseigner des routines (début-fin de cours, transitions, etc…), convenir d’un signal du silence (5,4,3,2,1…) et avoir un rythme soutenu. Selon la recherche, quand le débit verbal est rapide, les élèves ont tendance à plus suivre…

Encadrement des élèves ; revoir les règles périodiquement (précorrection), quand on les sent déraper, on fait le rappel, supervision constante (balayer du regard la classe régulièrement), marcher la classe (on circule tout l’espace, se diriger vers les difficultés rapidement), élèves difficile ou vulnérables proches de l’enseignant pour ne pas briser le flot de l’enseignement… , nommer des élèves pour répondre aux questions (on peut dire aux élèves n’ont pas à lever la main pour poser des questions, il faut leur expliquer qu’on veut avoir de l’attention et la vigilance…), utiliser un système de renforcement pour assurer la répétition des bons comportements (définir les comportements attendus, enseignes explicitement ces comportements et de les faire pratiquer), utiliser des renforcements continus de type social pour favoriser l’acquisition des comportements… on renforce verbalement en associant la valeur (Pierre, tu as levé ta main pour parler, c’est une belle marque de respect…)… Utiliser en concomitance avec les renforçateurs sociaux des renforcements intermittents de type tangible pour favoriser la généralisation des comportements… Quand un élève ne sait jamais quand il va avoir un jeton, il va mieux faire attention… Tu ne donnes pas de jetons à un élève qui demande… Privilège individuel qui ne coute rien (chaise du prof pour 15 minutes) et privilèges de classes pour tus les élèves (lorsqu’une classe aura accumulé 100 jetons, ex ; jouer à la cachette à l’école, jouer à la caille). C’est plus puissant les récompenses de classe pour éviter que des élèves soient toujours privés de privilège. Selon la recherche pour modifier les comportements est la récompense de groupe… Ce qui est le plus efficace en ordre ; 1- renforcements positifs par le groupe, 2- individuel, 3- social, 4- interventions préventive de l’enseignant, 5-interventions curatives de l’enseignant, 6-punitions, 7-cout de la réponse (enlever quelque chose à l’élève).

Ne jamais utiliser le système de renforcement pour gérer les écarts de conduite des élèves. Il est anormal qu’un élève n’ait accumulé aucun jeton lors d’une activité de célébration des efforts de type groupe. Il faut alors se questionner comme enseignant.

Organisation de la classe ; le mobilier est disposé de façon à ce que tous les élèves puissent voir les démonstrations/explications… la disposition du mobilier permet à l’enseignant et aux élèves de se déplacer aisément, le matériel de support est facile d’accès et il y a une procédure pour y accéder, le matériel pédagogique est préparé et organisé à l’avance, organiser la cueillette et la distribution du matériel…

Il faut de l’intervention quand c’est nécessaire… Il faut une politique claire en ce qui concerne la gestion des écarts de conduite majeurs. Dans ces écoles, les enseignants peuvent gérer adéquatement les comportements des élèves, car les motifs pour lesquels un élève doit être retiré de son milieu d’apprentissages ont été identifiés précisément.

Interventions, étapes à suivre…

Contrôle par la proximité, en s’approchant, pour certains élèves est suffisant…

Contrôle par le toucher, mettre la main sur son épaule, sur le bureau, entrer dans sa bulle sans briser le flot de l’enseignement

Définit une identification verbale (trois petits coups, signifie tu n’es pas à la tâche…)

Un renforcement différencié, on félicite un autre élève qui le fait bien…

Intervention verbale

Le réenseignement ; retourne au travail – sors ton cahier…

Reste avec moi je vais t’aider

Donner un choix, tu choisis ; tu le fais ou tu viens le faire ce midi…

Une conséquence logique, tu aimes parler ? Tu pourras venir parler vendredi…

On peut remettre la responsabilité de trouver une conséquence à l’élève fautif… Il devra trouver une manière de réparer…

Show me 5, au lieu de le retirer du groupe, on le garde en classe et on lui demande de repérer 5 collègues qui vont exactement ce que je demande. Observer les bons comportements… On revoit les bons comportements. Est-ce que tu sais quoi faire maintenant… Pour s’assurer que la réflexion se fait, tu portes attention à des élèves qui font ce que nous demandons.

Rencontre avec l’élève pour essayer de comprendre. On lui demande d’expliquer…

Punition ; il est préférable de donner une punition que tolérer l’intolérable. Ce n’est pas suite à une accumulation de mauvais comportements… Si ont intervient en expliquant à l’élève que tu lui donnes une chance…

Lorsqu’on intervient pour corriger des comportements ;

Ne jamais poser de questions,

Formuler la requête, 2 avertissements, ensuite le refaire en ajoutant, tu dois…

Jamais en face à face, mais en 45 degrés.

On marche la classe

Renforcement positif dès que l’élève manifeste le comportement attendu ; verbal, non verbal…

Livre ; Discipline et gestion de classe

Interventions curatives 2 ; accumuler des données comportementales, documenter (où l’élève vit des difficultés et où il vit du succès), se questionner sur la fonction du comportement : obtenir ou éviter ? (pour obtenir quelque chose ou pour éviter quelque chose). Quand un élève persiste, il faut vérifier ce qu’il veut obtenir. Il faut comprendre la nature d’un comportement… Faire rire les autres, ne pas faire un travail… Il faut aussi faire appel aux spécialistes. Il faut prévoir et planifier les situations d’urgence… Dans une situation d’urgence, on enlève les spectateurs et on utilise deux intervenants… Il faut avoir un « Plan d’urgence » en conséquence.

Pour les apprentissages, les meilleurs moyens sont ;

Pour aider un élève qui ne comprend pas est de comprendre ce qu’il comprend (Il ne peur pas te dire ce qu’il ne comprend pas). Ne jamais demander en classe ; savez-vous compris ? Ils disent toujours oui… L’amygdale peut devenir irritée si on essaie de trop expliquer… En demandant ce qu’il comprend, on précède les explications… L’élève travaille seulement sur ce qu’il comprend… Piaget… Lorsqu’on pose un problème ; un stimulus capté par les sens se rend au cerveau, à partir de se qu’on a en mémoire on se construit une représentation du problème. On se fait une tête… à partir de sa propre représentation… Un élève en difficulté après une première lecture d’un problème abandonne s’il ne comprend pas… Ceux qui ont besoin d’aide souvent n’ont pas encore développé les habiletés de ceux qui le font bien. On doit alors enseigner ces stratégies.

Quelles sont les meilleures méthodes pour enseigner les apprentissages fondamentaux (lecture, écriture, mathématiques) auprès des élèves en difficultés ? Selon 11 méta analyses qui font la synthèse de 362 recherches pour 30 000 élèves. Il y a plus de recherches en lecture, car 80 % des problèmes des élèves sont en lecture… Il y a seulement que 2 méta analyse en écriture… 2 méthodes d’enseignement surpassent toutes les études autant au primaire qu’au secondaire;
1- L’enseignement explicite
2- L’enseignement réciproque (un élève enseigne à l’autre, mutuellement, un concept…)

Les 3 étapes de l’enseignement explicite ;

1- Modelage ; On pense à haute voix comme si nous avions un hautparleur sur les épaules. On rend visibles des processus qui sont souvent invisibles.
2- Pratique dirigée ; C’est une étape tampon pour s’assurer que les élèves comprennent… Certains élèves peuvent faire une pratique dirigée plus longtemps au besoin… On ne peut pas toujours enseigner tout le monde en même temps.
3- Pratique autonome ; L’élève le fait par lui-même…

Le meilleur outil est le feedback… Feedback est un synonyme d’enseignement explicite… La rétroaction est un élément essentiel de l’enseignement explicite…

Enseignement traditionnel, les présentations sont magistrales sans le hautparleur pour les stratégies, par de pratiques dirigées et souvent laissé seul… Si tu ne comprends pas, tu ne peux pas faire le travail demandé…

Un enseignant ça enseigne… Si ça dirige, c’est moins efficace…

Bonnes ressources ;

Répertoire de vidéos de Steve Bissonnette sur Vimeo

Site atelier en Ontario ; http://www.atelier.on.ca

Deux livres de Christian Boyer ; L’enseignement explicite et la compréhension en lecture et le programme orthopédagogique DIR

Difficile d’avoir un taux de succès de plus de 80 %, mais l’autre 20 % aura besoin d’aide…

Il faut récapituler pendant une leçon et aussi à la fin… Il faut identifier les éléments à retenir…

L’enseignant a une influence déterminante sure l’apprentissage des élèves.

Ne pas oublier ; R=E x S

Avoir de bonnes stratégies de questionnement est nécessaire…

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En conclusion :

J’ai bien aimé cette première rencontre avec M. Bissonnette. J’ai entendu beaucoup de bon sens et faire appel à la recherche pour appuyer nos démarches en éducation est valable. L’enseignement explicite est déjà utilisé à notre école à différent niveau et avec le temps, les enseignants et la direction ne demandent qu’à s’améliorer. Là où j’ai accroché un peu sont les quelques affirmations qui peuvent peut-être porter à interprétation. Il faut donc regarder ceci avec un regard critique. Il a mentionné plusieurs sources et donné beaucoup d’information en peu de temps. J’ai bien hâte d’en discuter davantage avec les membres du personnel du CAHM. En mentionnant qu’il n’a pas de preuves probantes de l’utilisation des iPad en classe, on pourrait penser qu’il faut délaisser ces outils. Je ne connais pas de recherches sur la pertinence d’utiliser un crayon en classe non plus. Il y en a peut-être… Un outil mal utilisé peut faire des dommages c’est évident. 100 % des gens qui se sont blessés avec une scie l’ont probablement mal utilisé. On utilise quand même des scies…

Je me questionne aussi sur plusieurs commentaires sur la réussite des garçons et leur manque d’effort. L’école serait-elle trop féminisée que les garçons ne s’y retrouvent plus ? La question ne date pas d’hier. Je me questionne aussi que tous les efforts sont concentrés en lecture, en écriture et en mathématiques. Ces disciplines sont importantes et doivent avoir toute notre attention. Je trouve quand même un peu cela réducteur. Je suis d’avis qu’il ne faut pas oublier d’encourager le développement des talents chez nos jeunes, de nourrir leur curiosité et leur créativité.

J’ai aussi un peu accroché sur l’utilisation des systèmes de récompense en classe. Bien que je sache qu’il peut y avoir certains effets bénéfiques, je crois qu’ils peuvent être mal utilisés à l’occasion. Il ne faut pas tomber dans l’effet pervers de la manipulation et du marchandage de jetons en échange de privilèges. C’est un terrain délicat et il faut ici faire preuve de grande prudence.

Je termine en croyant que M. Bissonnette a su nous remettre en question et que ses propos nous permettent de nous poser de bonnes questions nos pratiques pédagogiques. Le travail à accomplir demeure grand, mais nous sommes prêts à relever ce défi. J’en suis certain. Bonne réflexion…

Mise à jour :
Via Twitter M. Bissonnette me suggère de visionner la vidéo suivante ;

L’entreprise intelligente…

entrepriseJe viens tout juste de terminer la lecture du livre de Raymond Vaillancourt intitulé « L’entreprise intelligente – Savoir tirer profit de l’incertitude ».. Encore une fois, j’ai appris beaucoup. J’ai eu la chance de connaitre les livres de Raymond par l’entremise de Rosée Morissette que j’ai la chance de côtoyer dans mon accompagnement professionnel depuis près de trois ans déjà. C’est elle qui m’a fait connaitre « Le temps de l’incertitude » et qui m’a donné envie de suggérer le nom de Raymond comme conférencier au Colloque de Clair2014. J’ai donc eu la chance de le rencontrer en personne et comme ceux qui ont vu la présentation ci-dessous, j’ai été convaincu de la pertinence de ses travaux.

  J’ai donc par la suite voulu en savoir plus et je suis tombé sur un livre qui est selon moi, la suite de l’autre. En entrée de jeu, Vaillancourt nous présente un management orienté vers la « vision », les personnes et sur la « prospective ». Le but de mon billet est de me laisser des traces de ce qui m’a frappé dans le livre. Premièrement au sujet de la théorie de la complexité, Vaillancourt cite celle d’Edgar Morin en écrivant ; « Certaines philosophies de gestion sont incompatibles avec un environnement complexe… Ainsi, la recherche opérationnelle, l’analyse statistique, la planification stratégique à long terme, le leadership « top-down » et la culture d’obéissance si chère aux générations vieillissantes se révèlent de moins en moins appropriés dans la conduite d’entreprise en ce début du 21e siècle. » Il continue en écrivant… « Par ailleurs, la gestion du changement, l’innovation, la méthodologie des systèmes souples, le leadership transformationnel, le jeu politique et la culture de croissance permettent non seulement de jeter un regard différent sur le management, mais offrent des outils indispensables à une gestion éclairée. » (Page 34) Nous avons donc à nous questionner sur nos pratiques organisationnelles dans nos écoles et voir à développer un état d’apprentissage et une lecture continue de l’environnement. Cela est d’autant plus vrai en temps d’incertitude. Plus loin, je retiens ; « Car l’énoncé de mission, qui s’adresse à l’extérieur de l’entreprise (par opposition à la vision qui s’adresse aux employés…), a pour objectif de positionner l’entreprise dans un créneau particulier et de signaler aux clients éventuels ce qu’ils pourront y trouver de spécifique. Elle reflète, par-delà l’image que veut se donner l’entreprise, ce qu’elle est réellement et la manière avec laquelle elle entend positionner son identité. » (page 46). La mission de notre école est importante et doit être révisée fréquemment. Il reste à s’entendre sur qui est réellement notre client. Est-ce l’élève, les parents ou la communauté.  Pour la direction d’école, il semblerait que ce soit les enseignants.  C’est donc à la direction de l’école de faire part des valeurs en nombre restreint.  Les enseignants auraient à participer à la définition et non au choix des valeurs.  Ceci est très important pour que ces valeurs soient bien comprises et pour que les membres du personnel puissent se les approprier.

 

Vaillancourt cite S. Dolan et al qu’une « organisation qui a consciemment et véritablement adopté des valeurs  qu’elle partage avec ses employés finira par atteindre un niveau de créativité tel qu’elle puisse exploiter la complexité et l’incertitude mieux qu’une autre  qui se contente  de recevoir des directives ou, mieux encore, d’obéir à des directives ou de suivre un manuel de procédures…« . J’aime bien la définition que donne Vaillancourt à propos du concept de la théorie des communautés de pratiques, apprentissage, sens et identité de Étienne Wenger ; « Ce dernier développe le concept de communauté comme un groupe de personnes qui travaillent ensemble et qui sont en fait conduits à inventer constamment des solutions locales aux problèmes rencontrés dans leur pratique professionnelle. Après un certain temps et au fur à mesure qu’elles partagent leurs connaissances, leurs expertises, ces personnes apprennent ensemble. Cet apprentissage collectif informel est le produit de pratiques sociales qui reflètent à la fois l’évolution de la résolution des problèmes et les relations interpersonnelles qui s’ensuivent… » (page 85). C’est exactement ce que nous vivons avec les nouveaux Centres de l’appui aux apprentissages (CAA). Nous essayons de trouver un bon modèle de fonctionnement afin de mettre en valeur nos pratiques gagnantes.  En trois ans, le modèle de fonctionnement a changé trois fois au niveau de notre district.  On verra comment cela se passera cette année.  Par contre, je trouve difficile pour plusieurs écoles de définir des objectifs communs et de mettre en marche un réel changement dans la façon que nous administrons nos écoles.

 

En conclusion de son livre, Vaillancourt écrit que la recherche constante d’un équilibre instable permet aux cadres un véritable apprentissage constant, le rendant ainsi sujet à ne pas trop cristalliser les solutions antérieures et le légitimant dans son exigence qu’il en soit de même pour l’ensemble de l’entreprise (page 132).  Il termine en écrivant que c’est « en injectant de « l’intelligence » dans son agir quotidien, tout autant pour lui-même que pour son entreprise…Ainsi, il deviendra de plus en plus un donneur de sens plutôt qu’un donneur d’ordre. » Au CAHM, nous avons les valeurs suivantes empruntées à William Glasser ; écouter, agir en ami, contribuer, prendre soin, collaborer, faire confiance et supporter.  J’ai donc a continuer à aider les membres du personnel de bien saisir la définition de ces valeurs et ce qu’elles représentent pour notre organisation.  Je veux aussi travailler et développer ma vision à la direction.  En gros cela pourrait ressembler à ceci, mais bon, il reste du travail à faire… visionRGauvin Pour terminer, ce livre de Vaillancourt est excellent et j’ose même espérer qu’il soit là encore à Clair2015…  À suivre… 😉

La rentrée 2014 au CAHM…

Je m’apprête à rencontrer les enseignants du CAHM pour préparer la rentrée 2014.  Nous aurons à développer notre planification annuelle ensemble.  Je reviens à la direction après une belle année à travailler comme mentor en application pédagogique de l’ordinateur au DSFNO.  Cette pause d’un an du travail de directeur m’a permis de développer le projet Acadiepédia en marge du Congrès mondial acadien 2014 qui s’est déroulé dans la région.  Cette pause m’a aussi donné du temps pour réfléchir à mon travail à la direction et à me redonner un second souffle.  J’ai eu la chance d’apprendre, d’observer, de rencontrer des gens et de faire le point sur ce que j’aimerais apporter à ma communauté éducative pour les prochaines années. J’ai surtout manqué les élèves et la vie scolaire.  Rien ne remplace la vie dans une école avec des élèves.  On ne se rend pas compte comment un sentiment d’appartenance peut être fort avant de s’en éloigner.  Je reviens au CAHM avec le gout de continuer à innover et à travailler avec les membres du personnel, les élèves et la communauté afin d’offrir la meilleure expérience pédagogique possible.  Tout ceci dans un contexte de perpétuel changement et de pressions venant de la société, dont le monde politique et éducatif.  Je suis en pleine réflexion avec l’impact des évaluations externes exigées par le ministère de l’Éducation.  Je me demande si celles-ci n’ont pas l’effet pervers de demander aux enseignants d’enseigner pour l’examen.  Ce qui compte réellement pour un enseignant n’est-il pas de préparer les élèves pour leur monde ?  Nous aurons donc à réfléchir ensemble… Pour ce qui est de ma rencontre avec les enseignants, nous voulons développer une planification avec comme objectif avoir un impact sur la littératie et la numéracie, la construction identitaire et l’inclusion scolaire.  Ceci doit aussi se faire dans un contexte de résilience psychologique que nous appelons dans notre district ; CAA ; Compétence, appartenance et autonomie. Plusieurs outils existent pour nous accompagner.  J’utiliserai ceux-ci ;

Critique and feedback – The story of Austin’s butterfly – Ron Berger : https://www.youtube.com/watch?v=hqh1MRWZjms


 

We choose to go to the moon : https://www.youtube.com/watch?v=kwFvJog2dMw&feature=youtu.be 

atelier.on.ca http://www.atelier.on.ca/edu/core.cfm?p=modView.cfm&L=2&modID=55&c=2&navID=modView

10 examples of inclusion; http://www.friendshipcircle.org/blog/2014/02/05/10-examples-of-inclusion-for-those-who-need-to-see-it-to-believe-it/

Acadiepédia; http://acadiepédia.com

Glossary of Hattie’s influences on student achievement ; http://visible-learning.org/glossary/

Maintenant, tenant en main le monde, conférence TEDxWilfridBastienED de Yves Nadon ; https://www.youtube.com/watch?v=jarYETEiJGU

Qu’est-ce qu’apprendre de Philippe Perrenoud;  http://www.unige.ch/fapse/SSE/teachers/perrenoud/php_main/php_2004/2004_08.html

La littératie critique ; https://www.youtube.com/watch?v=hXq8guujSME

Le modèle SAMR de Ruben Puentedura ; http://www.infobourg.com/2013/09/09/le-modele-samr-une-reference-pour-lintegration-reellement-pedagogique-des-tic-en-classe/

Écrire 2.0, La rencontre de la technologie numérique et l’enseignement de l’écriture ; http://www.mels.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/PSG/recherche_evaluation/Ecrire2.0_2014s.pdf

Petite Poucette de Michel Serres ; https://www.youtube.com/watch?v=ICd38oRfoHU

Guide en matière de santé psychologique et de résilience ; http://www.apprendrepourlavie.com/blogue/2013/01/24/guide-sante-psychologique-2012-2013/

Guide santé psychologique 2012-2013

Lors de la rencontre, je présenterai les possibilités du projet Acadiepédia pour le développement de l’écriture, de la lecture et du français oral.  Nous aurons à nous mobiliser avec le Blogue des Jeunes, le Blogue du CAHM et développer une planification annuelle selon les besoins de nos élèves.  Nous développerons un profil d’école comme ceux des années précédentes afin de nous guider dans nos interventions et dans la prise de décision en fonction de notre mission.  Nous aurons aussi à nous entendre sur nos stratégies payantes pour l’apprentissage et celles qui sont nos forces. Cette année s’annonce donc une belle aventure.  Nous aurons aussi sous peu faire l’annonce du colloque Clair2015, la création d’un nouveau Labo créatif au CAHM en plus de nourrir le site d’Acadiepédia.  Je sens que ce sera une excellente année !!!

Pour terminer, voici une vidéo qui démontre que c’est possible de s’adapter à toutes les situations…

Bonne rentrée 2014-2015 !!!

Pourquoi bloguer en 2014 ?

12janv2014À la publication de mes premiers billets en mars 2004, j’étais bien loin de me douter que je serais encore à la tâche dix ans plus tard.  De plus, le billet de Patrick Giroux de la semaine dernière m’a amené à faire le point sur mon utilisation du blogue.  Patrick écrit et j’aime bien ; « Je considère ensuite comme une erreur d’avoir utilisé une communauté fermée. Je me suis ainsi privé des commentaires de plusieurs autres pédagogues réflexifs, des gens qui me lisent sur Google +, Twitter et PédagoTIC et qui auraient probablement pu émettre quelques idées et commentaires ou engager des discussions et des débats avec mes étudiants. Je pensais que ce serait plus facile pour les étudiants d’être entre eux… Mais je me suis retrouvé pratiquement seul à donner l’exemple et ça na pas été suffisant. »

Ce que partage Patrick est vrai.  Écrire en contexte fermé ne permet pas les échanges à grande échelle.  Même si peu de personnes laissent des commentaires, les rapports de statistiques nous montrent que les gens viennent faire leur tour.  J’écris depuis une dizaine d’années, mais la cadence et le rythme n’a pas toujours été le même.  Au début, j’étais beaucoup plus excité de partager mes découvertes et réussites sur mon blogue.  Je me questionnais (et me questionne encore… ) sur les meilleures façons de faire dans l’administration d’une école et de l’enseignement.  Plus particulièrement, l’utilisation des nouvelles technologies me passionne et je trouve important comme le dit bien mon ami, Mario Asselin, de laisser des traces.  Par contre on réalise assez rapidement que ceci peut s’avérer difficile.  J’ai écrit quelques billets incendiaires dans le passé.  Pas beaucoup, mais assez pour me mettre à dos quelques personnes du système qui ont préférés ne pas m’en parler ou du moins de ne pas vouloir me donner leurs avis.  J’ai peut-être été naïf ou brave, mais peu importe, j’étais en questionnement et je le suis toujours…

Le début de l’année 2014 annonce pour moi aussi, l’envie de continuer à nourrir mon blogue et de partager mes trouvailles.  Je tiens aussi à réfléchir sur mes actions professionnelles et sur le chemin que j’essaie de suivre de mon mieux.  Mon travail de mentor me permet de voir toutes sortes d’expériences dans plusieurs écoles avec plusieurs enseignants.  Cette expérience me donne aussi du carburant pour retourner à la direction en septembre prochain.  Mon expérience professionnelle me permet de prendre des risques calculés, mais en ayant toujours le même désir soit d’offrir les meilleures situations d’apprentissages possibles pour mes élèves.  Le Colloque Clair2014 s’en vient à grands pas et là encore, j’aime bien d’avoir la chance de contribuer à l’organisation à une rencontre très signifiante pour ceux et celles qui veulent y être.  Voir l’éducation autrement veut aussi dire « Faire l’éducation autrement »…

L’utilisation du blogue en milieu scolaire demeure pour moi encore le meilleur moyen d’améliorer comment on écrit.  Je n’ai qu’à lire quelques-uns de mes premiers billets pour me le rappeler.  C’est en écrivant que j’ai amélioré la manière que j’écris.  J’ai encore beaucoup à apprendre, mais si j’attends d’être parfait avant d’écrire, je n’écrirai jamais…

C’est le même message que je transmets aux centaines d’élèves que j’ai eu la chance de rencontrer au cours des dix dernières années et à ceux et celles que j’ai la chance de rencontrer maintenant dans le cadre du projet d’Acadiepédia.  On dirait qu’à l’école, écrire est une tâche de haut niveau ou de haut de gamme (comme dirait Rosée Morissette).  On enseigne le français évidemment, mais lorsqu’on demande aux élèves de rédiger un texte, on est souvent étonné de voir qu’ils ne font pas de transferts entre les enseignements reçus et l’écriture du texte.  Pire encore, lorsqu’on leur demande de faire la synthèse d’un article ou de défendre leur opinion, on se surprend à constater qu’ils ne savent pas par où commencer.  J’ai vu plusieurs élèves s’améliorer au fil des ans grâce au blogue.  Par exemple le billet suivant d’un élève de 3e année et un autre billet du même élève en 8e année.  On peut évidemment se demander si c’est le blogue qui a permis cette amélioration.  Sur papier, nous n’aurions plus de traces de l’évolution de cet élève.  Grâce au blogue, nous avons un portfolio électronique qui permet à un enseignant de voir la progression de son élève.  Mais plus important encore, le blogue permet à l’élève de suivre sa propre progression.  On oublie souvent en classe de faire de l’objectivation ou au moins de prendre du temps pour revoir ce que nous avons accompli.  On court souvent comme des poulets sans têtes à bien vouloir terminer le programme, se préparer pour les examens du ministère, évaluer et tout faire ce qu’il doit être fait au quotidien dans la gestion des groupes-classes.  Écrire trouve difficilement sa place.  Les élèves vont écrire des textes bien évidemment, mais l’échange se fait généralement entre l’élève et son enseignant.  Celui-ci doit bien souvent limiter le nombre de textes à écrire, car il ne peut pas tout corriger.  J’entends souvent des enseignants qui ne permettent pas à leurs élèves de bloguer, car ils n’ont pas le temps.  Je les entends aussi souvent me dire qu’ils voient ceci comme une tâche supplémentaire et qu’ils ne pourront pas corriger tout ce que les élèves écriront.  Je me demande alors pourquoi tout devrait être corrigé ?  Que veulent-ils me dire réellement ?  On apprend à écrire en écrivant…écrivons… Non ?

Je termine en voulant continuer mes efforts pour développer une communauté d’élèves qui prendront le risque d’écrire en public à leur niveau et selon leur niveau d’âge.  Le Blogue des jeunes d’Acadiepédia et la Salle de rédaction des élèves du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska sont de beaux exemples de réussite à mon avis.  Bien que le blogue n’ait pas encore la cote dans la plupart des écoles, j’ose croire que le nombre grandissant d’enseignants qui cherchent des solutions pour amener leurs élèves à écrire mieux, se tournera vers à ce moyen (et ça reste un moyen…).  S’il y a une chose que j’ai apprise au cours de ces dernières années est que c’est bel et bien l’enseignant(e) qui fait la différence.  La direction a beau donner tous les outils, faire toutes les suggestions possibles et donner la formation requise, si l’enseignant(e) n’y voit pas une valeur ajoutée, le blogue ne sera pas utilisé en salle de classe.  Ceci revient à nous poser la question à savoir ce que croyons ce qu’est l’apprentissage. Si on croit que les élèves apprennent seulement en écoutant, cela se reflétera dans nos pratiques.  Je crois que pour apprendre, il faut écouter, mais on doit aussi démontrer, mais encore mieux, on doit pratiquer.  Pour devenir une championne internationale au tennis, on a beau demander au joueur de nous écouter et de lui démontrer les meilleurs coups possible, rien ne remplace l’importance de pratiquer sur le terrain.  Un bon enseignant tout comme un bon entraineur sait bien doser les besoins d’écoute , de démonstration et de pratique.  Les blogues sont les terrains de tennis de l’écriture.  C’était vrai dix ans passés et c’est encore vrai aujourd’hui…

Alors pourquoi bloguer en 2014 ?  Pourquoi pas…  Bonne continuation !!!

 

Ma rencontre avec Barbara Coloroso…

Capture d’écran 2013-10-09 à 15.04.50J’ai la chance de matin d’entendre et de rencontrer Barbara Coloroso de « Kids are Worth It ! ».  Mme Coloroso est une conférencière reconnue internationalement.  Sa présentation explique comment créer un climat d’école où les élèves peuvent s’autodiscipliner, de développer de la compassion et de la résilience.  Elle est une auteure accomplie et possède une grande expérience en milieu scolaire.  Cette présentation s’inscrit dans la mission de notre district scolaire avec le projet de résilience en milieu scolaire « CAA ».  En gros, son message est qu’on ne peut pas forcer les élèves à faire quelque chose qui ne veulent pas faire.  Il faut leur donner des choix et des opportunités pour prendre de décision et faire des erreurs.  Il ne faut pas dire aux enfants quoi faire, mais plutôt leur apprendre à faire de bon choix.  Il est possible d’avoir une copie des notes de la présentation en format pdf ici.  J’ai eu la chance de me procurer une copie de son livre.

Voici donc un résumé de mes notes…

Les jeunes doivent apprendre comment penser.  Il faut aussi leur apprendre à traiter les autres avec dignité et humanité.  On ne peut pas tolérer que les enfants diminuent les autres. Il faut enseigner aux enfants comment penser et non quoi penser…  On ne peut pas retourner en arrière dans le temps.  Les enfants doivent apprendre en dehors de la boite.  (2+2=4 mais 2 chiens et deux chats ne font pas 4 chiens).  Il faut questionner l’autorité.  Il faut rendre les élèves responsables et imputables de leurs choix et de leurs erreurs.  C’est comme ceci qu’ils apprennent.  Il faut augmenter avec le temps le nombre des responsabilités et des choix et avec le temps aussi diminuer l’encadrement et les restrictions.  Comme adulte nous devons apprendre à décrocher et faire confiance.  Certains enfants obéissent pour faire plaisir à leurs parents et un peu plus tard, pour faire plaisir à leurs amis.  C’est bien quand un enfant peut aller au-dessus de ceci et de s’affirmer et de questionner et de prendre position…  Ils apprennent à prendre position…  Ils ont appris comment penser et non quoi penser…

Les jeunes peuvent utiliser des termes pour rabaisser les autres.  Cela peut être de l’intolérance ou de l’ignorance, mais nous devons enseigner les jeunes les implications et l’histoire des ces termes « French Frogs, newfies, juifs, WOP (Without Papers) ».  Ceci peut amener à l’intimidation…  La création de catégories pose problème et cela est le début des stéréotypes… (Tous les juifs sont comme cela… Etc…).  C’est comme cela que plusieurs personnes comment utiliser ces termes et à causer des préjugés envers certaines personnes ce qui amène à la bigoterie et à l’intolérance.  C’est la même chose dans la cour d’école (Tapette, bitch, fifi…).  Il y a beaucoup d’ignorance.  Ce n’est pas nécessairement de l’intimidation, mais on ne peut pas l’accepter et tolérer.  Si on vise une personne en particulier, cela peut devenir cruel et malsain.  On ne parle pas seulement avec nos mots.  Ils représentent seulement 20 % de notre message.  Notre non verbal parle beaucoup plus.  Si on entend ces termes, on doit dire que c’est cruel et méchant et que c’est inacceptable.  Nous devons instruire les élèves avec le sens et l’origine des ces mots et de ce qu’ils veulent dire.  Si on attaque la personne (avec des mots) on doit intervenir.  Faire de la peine aux autres donne un sentiment de pouvoir, de plaisir, mais cela déshumanise les relations avec les autres.

Par exemple, il faut enseigner aux enfants pourquoi il faut mettre son manteau.  Elle prend un poisson gelé et montre que le poisson est mort et elle explique qu’avec un manteau, nos organes ne vont pas geler.  On veut que les élèves prennent la bonne décision pourquoi mettre leur manteau et non parce qu’on leur a dit.  On ne veut pas solutionner pour eux, mais les inviter à trouver leurs propres solutions.  Notre coffre à outils dépend de notre famille, de nos amis et de notre environnement.  Il y a plusieurs outils, mais ils faut utiliser ceux qui fonctionnent.  Ce qui est important et laisser la dignité aux deux parties (enseignant-élèves).  Comme adulte, on ne peut pas faire quoi que ce soit que nous aimions nous faire nous-mêmes.  Les enfants doivent entendre que nous les aimons et qu’ils valent la peine.  Ils valent le temps, les ressources et l’énergie…

En gros, les enfants ont besoin de 3 choses TAO; notre temps, notre affection et notre optimisme.  Le temps pour expliquer, pour expliquer que ce n’est pas correct, le temps de rire avec eux et d’être joyeux.  La résilience est la façon de vivre dans l’adversité et les difficultés de la vie.  Il faut faire attention à l’ « optimisme rose »… (Ce n’est pas grave…).  Quand un avion est en retard, les gens peuvent vivre ce moment de plusieurs façons; être fâché, aller au bar, lire un bon livre…  C’est un problème et on n’a pas de contrôle.  Quand est-ce que la vie vous a donné 8 heures sans interruption pour lire ?  C’est notre point de vue qui fait la différence…

Plusieurs jeunes aujourd’hui ne savent pas jouer.  On leur demande de gagner leurs jeux…  Par exemple les concours pour bien manger, lire, bon comportement, etc…  Par exemple, donner des étoiles aux élèves pour mériter du temps libre ou de la fausse monnaie pour acheter des privilèges ou des produits.  Un autre exemple, écrire le nom d’un élève au tableau et après trois crochets, ils perdent un privilège.  Ce modèle a été présenté en cour et a démontré qu’il affectait la dignité et le développement social des élèves.  Ces modèles amènent les élèves à en vouloir plus…  Si je ne voulais pas ceci pour moi, pourquoi je le voudrais pour mes élèves…   Il faut attraper les enfants à faire de belles choses…  Il faut revoir nos programmes dans les écoles…  C’est comme aller sur une grande autoroute (401 à Toronto) et personne ne veut nous laisser passer et que tous les gens vont vite…  On n’intervient pas sur la route quand les automobilistes vont à la bonne vitesse.

En plaçant son nom au tableau et il perd ses privilèges, il peut commencer à avoir une attitude.  Si on veut organiser une fête à la fin de la semaine, on invite tous les élèves peu importe.  Il y a des choses qu’on peur enseigner à une fête qu’on ne peut pas enseigner en classe.  C’est comme offrir de la nourriture pour atteindre un objectif.  On pense souvent que si on ne les récompense pas, ils ne le feront pas….

Les dangers de trop complimenter les élèves;

–       Cela peur renforcer le sens d’insécurité si un enfant a peur de ne pas être à la hauteur des attentes de l’adulte.

–       Les récompenses exagérées peuvent inviter les élèves à prendre des stratégies de bas niveau.

–       Cela peur réduire la confiance.

–       Cela peut réduire la relation entre le parent et l’enfant

–       Cela peut arrêter la conversation.

–       Cela peut ouvrir la porte à un refus ou à des commentaires négatifs

–       Cela ouvre la porte à trouver le chemin le plus facile et réduire les réponses innovantes et complexes.

–       Cela empêche la coopération.

–       Cela augmente la compétition avec les pairs et rend difficile leurs sentiments de comment ils valent.

Il faut faire fonctionner l’avant du cerveau et non le reptilien.  Les élèves qui s’engagent dans des activités de partage (Boite de l’UNICEF) sans compétitions, travaillent la partie avant de leur cerveau et on tendance à faire le bien et à inclure les autres.  On ne veut pas créer des concours que les élèves peuvent perdre d’avance…  Faire le bien, car c’est bien de faire le bien…  Il faut que les élèves apprennent de faire le bien pour les bonnes raisons…  L’Intimidation à l’école se passe à l’abri des radars des enseignants…  Il faut enseigner aux élèves à avoir du courage et à s’affirmer.  C’est comment on le fait qui est important…

Les levées de fonds sont du travail forcé pour les enfants.  Les enfants sont des enfants…  Lorsqu’on les mes en compétition les uns contre les autres, certains élèves savent qu’ils ne pourront pas vendre plus que les autres…  On doit enlever ces pratiques…  Les adultes peuvent faire des levés de fonds, mais pas les enfants…

Les enfants ont besoin d’encouragement, de feedback (3C; compliments (merci d’aider ton frère, il est bien content),  commentaires, critiques constructives) et de discipline.  Ce n’est pas de gagner, mais de faire les bons choix. (Ex; ce soldat qui choisit de ne pas gagner la course, mais d’aider un jeune garçon à la terminer; .

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=sSKUpxbFtSA&w=560&h=315]
Il faut être excité lorsqu’ils sont excités…  Il faut les remercier et les complimenter en nommant ce qu’ils ont fait…  Say it, mean it and follow through…  Ex; Ok, on ramasse les jouets…si les enfants ne veulent pas les ramasser, on leur dit « Ramasse ceux que tu veux utiliser demain, car je vais ranger les autres pour une semaine »…et faire par la suite ce qu’on a dit…  Avec nos demandes, on doit être raisonnable, ça doit être simple, ça doit avoir de la valeur et être pratique. Sinon, c’est probablement stupide… et là on ne doit pas faire ce qu’on a dit, on doit alors faire réparation…

Il ne faut pas paniquer pour les petites choses…  Il faut être aux aguets pour les choses plus sérieuses (risques pour la santé, dépression, etc…).  Par exemple une chambre d’un ado peut être à l’ordre ou pas…  Il y a un sentiment de chaleur quand c’est à l’ordre et de froideur quand ce ne l’est pas…  On devrait intervenir s’il y a des risques…  Aider au nettoyage au besoin…  Une chambre bien rangée est plus importante pour les personnes qui souffrent de dépression ou autre…

Les temps ont changés et maintenant avec les réseaux sociaux, ça devient de plus en plus difficile.  Les jeunes doivent mieux comprendre l’importance de leurs choix et des implications de leurs choix.  On doit leurs enseigner 3 choses à propos de la littéracie digitale;  Savoir utiliser ces outils intelligemment, être civil et être sécuritaire.  Les adultes sont généralement des immigrants du digital, les jeunes sont des natifs et les plus jeunes sont des experts…  Même les experts doivent recevoir cet enseignement…Pour les jeunes, le monde réel est aussi un monde non-virtuel et ils doivent être civile dans ces deux mondes…  Est-ce que c’est vrai, est-ce que ce sont des rumeurs (on ne le répète pas), est-ce nécessaire, est-ce que c’est gentil…  Finalement on doit enseigner ceci de toute façon dans le monde réel et le monde digital…  Une règle a mettre en place à l’école; « On ne peut pas dire ; tu ne peux pas jouer ».

Ce n’est pas toujours faire ce qu’on doit faire (suivre les règles) mais il faut parfois être le « First Follower;

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=fW8amMCVAJQ&w=560&h=315]
Il faut enseigner les élèves en utilisant la bonne terminologie…    C’est d’être en santé avec leur sexualité.  C’est la même chose pour les médias et l’influence sur la vie des gens.  Quelque chose d’offensant pour une personne ne l’est peut-être pas pour une autre…  Il faut en parler…    La publicité peut être méchante ; http://youtu.be/srHGHWO4fro On veut divertir mais on ne peut pas en même temps agir avec méchanceté sur des personnes…  Il faut éduquer nos jeunes…

L’art est le cœur d’une culture…  Pour chanter, on doit lever ses épaules.  On ne peut pas jouer dans une position passive…  La mathématique peut être créative…  Enseigner aux élèves de ce que ça veut dire d’être un ami.  De faire la différence et de reconnaitre ce qui est de la taquinerie et être méchant.  Nous devons aussi reconnaitre les dons que nos élèves ont et de ne pas comparés les élèves entre eux.   On peut leur dire qu’ils ont un don et qu’ils peuvent utiliser ce don.  La honte et  se sentir coupable sont deux choses différence..  Nous avons une obligation d’utiliser les dons que nous avons…  Les élèves ont aussi cette obligation…  Il faut les encourager à le faire…  On peut les structurer…  de comment le faire…  Expliquer la dyslexie… Elle a de la difficulté à écrire et elle est une excellente raconteuse…  Un élève qui a un don pour écrire, peut l faire pour l’autre…  Un enfant qui à des problèmes de comportement devrait pouvoir escalader le mur en premier car il sera au sommet et on pourra dire bravo…

On doit dire aux jeunes qu’on a besoin de leur aide…  Ce n’est pas toujours fait à notre façon mais ils peuvent aider et contribuer…  On peut mettre des limites…  Mais il faut être flexible pas être un mur ou au contraire être un « tout permis ».  Pour les médias et la technologie, on peut consulter des sites comme; http://www.commonsensemedia.org/  pour avoir des idées sur les limites et les questions qui touchent les familles et les enfants.  Il faut faire attention aux questions.  On peut aussi aller sur le site ; http://www.netlingo.com/  pour avoir une idée du jargon utilisé sur le web.

Avoir de la haine pour une autre personne est un comportement appris…  L’intimidation est appris…  Il faut nourrir les enfants à développer le sens d’aider les autres…  On a pas besoin d’aimer l’autre mais il faut respecter et ne pas être méchant…  Ils sont des personnes…  L’amitié est entre deux personnes et pas dans un cercle d’amitié (Je vais être ami avec toi ei tu es ami avec elle…).  Pour voir une belle leçon sur l’intimidation, voir The Good Bird’s Club;

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=kGhLeDugztY&w=560&h=315]

Il y a une différence entre de la sympathie, l’apathie et de la compassion.  Notre visage parle de se que nous ressentions…  L’intimidation donne du plaisir à la personne qui intimide.  On veut cette personne soit capable de connaitre de la sympathie et de l’empathie.   Il faut briser le cycle de violence.  Plus d’info en pdf ici pour les école qui veulent adopter une approche communautaire pour contrer l’intimidation ; http://www.kidsareworthit.com/uploads/Three_P_s_-_Bullying.pdf

La discipline n’est pas l’ensemble les  punitions. La discipline montre ce que les enfants font de mal. Elle demande aux jeunes  de trouver des solutions.  Lorsqu’elle enseignait, Barbara utilisait les seules quarte règles suivantes; Show-up on time, be prepared, do your assignments and respect others.  Nos raisons de faire des règlements peuvent faire du sens.  Mais nos raisons doivent être valides.  Il doit avoir beaucoup de confiance avec les règles.  On accepte qu’une ambulance nous dépasse sur une ligne double…  Les règles peut être flexibles…   On ne peut pas dire à l’élève; « I don’t care! ».  Il y a d’autres options qu’être inflexible mais on peut avoir des raisons morales…  On veut éviter des situations comme celle-ci ; http://us.cnn.com/2005/US/05/09/student.cellphone/

Trois manières alternatives de répondre à un enfant sans dire non à chaque fois ;

1-    Oui mais plus tard…

2-    Donne-moi une minute…

3-    Convainc-moi…

Il y a une place pour dire non… Si on explique pourquoi on leur dit non, ils ont plus de chance de comprendre et de ne pas faire les mauvais choix…  Il y a des règles en classes, se ne sont pas des suggestions.  Il en va de même pour les autres endroits dans l’école…  On fait des règles pour deux raisons; pour la sécurité et pour interagir avec d’autres personnes.  L’intimidation est plus au niveau de l’école, du district ou de la province…  Les règles doivent faire du sens…  Écrire sur un mur peut prendre trois formes; un accident, un enfant joue en barbouillant sur le mur et un autre peut écrire quelques choses de méchant.  C’est le même règlement (On n’écrit pas sur le mur) mais les circonstances ne sont pas les mêmes. Un accident peut être fatal et avoir de grandes conséquences.  On a peu de contrôle sur ceci… On ne peut pas toujours sauver une personne mais on peut tout faire pour essayer de sauver cette personne.

En général, lorsque les enfants font une erreur, on doit faire en sorte que l’élève prenne sa responsabilité (own-it), fasse la réparation (fix-it), apprenne de son erreur (learn from it) et passe à autre chose (Move-on).  Quand on a un problème on n’a pas besoin d’une bonne excuse mais plutôt d’un bon plan.

Les mauvais-coups :  Quand les jeunes font des mauvais-coups ou font du mal, on lui fait réaliser ce qu’ils ont faits, on leur montre comment ils on mal fait, on leur demande de prendre la responsabilité de leurs actions et on s’occupe qu’ils ne perdent pas leur dignité…

Une conséquence doit être RSVP – Raisonnable, Simple, a de la valeur et pratique)…

Si le jeune fait une chose méchante comme un incident violent, on utilise les « 3R of reconciliation » ;  Restitution, Résolution & Reconciliation.  Il faut dans la restitution réparer au mieux de nos habiletés.  Comme par exemple, envoyer un message à toutes les personnes sur Facebook qui ont reçu le message en disant que c’était méchant et qu’elle est désolé, etc…

On veut amener les jeunes à parler et à s’ouvrir…  On veut aussi qu’ils réparent le trouble qu’ils ont causé…

Dessiner un cercle et une ligne ; on dit le cercle c’est toi, la ligne, ta vie et autre évènements.  Il faut savoir aussi que « Non » est une phrase complète…  Les conflits sont inévitables, la violence ne l‘est pas…

Les conflits; Quand on a un conflit, on a 3 options; partager, quitter ou se faire un plan…  On doit enseignent ceci aux jeunes…  Vous avez un problème; quel est votre plan ?  Il faut aussi faire une restitution et une réparation.  Ceci se fait bien en trouvant un moyen de redonner à la communauté.  Ce ne doit pas être de la vengeance.  Il y a un temps que ceci doit sortir de l’école mais on doit tout essayer de faire avant ceci… et par la suite…référer à des services spécialisés… On traite les jeunes avec respect et dignité comme nous aimerions être traité.  Ça prend du temps pour une école, il faut faire l’inventaire de ses forces et de ses besoins.  On peut être flexible et être compréhensif…. après 4 fois, il faut adresser la situation…

On ne peut pas contrôler nos jeunes (nos enfants)…  Ils sont des cadeaux et les traiter comme des cadeaux et espérer qu’ils deviennent ce qu’ils veulent devenir et non ce que nous voulons qu’ils deviennent…  Il faut aussi prendre du temps pour soi au moins une demie heure par jour… nous le méritons..  On peut se dire; Je m’aime, je peux penser par moi-même et tout peut se régler…

En terminant, voici une copie du guide de santé psychologique pour le district scolaire francophone du Nord-Ouest;

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Et si la collaboration pouvait faire une différence…Jim Howden…excellent !

Je suis présentement à Grand Sault afin d’assister à une rencontre avec nul autre que le vrai Jim Howden.  Inutile de préciser que la journée se déroule bien.

Voici donc un résumé de mes notes…

Activité de réflexion sur notre état d’apprentissage avant de commencer. Fiche métacognitive. Si nous ne sommes pas prêts à travailler ou apprendre, nous n’apprendrons pas…

 
Une petite introspection en début de rencontre ;
  • À quel point suis-je déterminer à apprendre aujourd’hui ?
  • Dans quelle mesure est-ce que je désire contribuer à l’apprentissage des autres ?
  • Dans quelle mesure ai-je l’intention de prêter une oreille attentive aux nouvelles idées ?
  • Jusqu’à quel point suis-je disposer à prendre des risques ?
  • Dans quel mesure suis-je prêt à changer ou à modifier mon comportement ou ma vision ?
 
Vidéo de Lucille Ball avec le changement et la rapidité…travail à la chaîne chocolat…. Quel est le lien avec la collaboration ?  Quel est le lien avec le monde de l’éducation ?

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=4wp3m1vg06Q]

 
La collaboration est une culture en soi…
 
Avec les enseignants c’est dans le raisonnement dans le cortex mais avant le message passe par le limbique.   Si on veut que les gens s’engagent dans une réflexion on doit créer un climat où le limbiques est bien. C’est important. Par exemple, il se peut que les enseignants ne soient pas prêts à discuter de ce que nous aimerions discuter lors d’une réunion.
 La folie : continuer à faire la même chose à plusieurs reprises et s’attendre à différents résultats. A. Einstein
 
« Il ne peut y avoir aucune innovation significative en éducation si les enseignants ne sont pas au centre de celle-ci; c’est une illusion de penser autrement. » Postman & Weingartner (Teaching as a subversive Activity -1969)
 
Un climat de responsabilisation et de collaboration au sein d’une école…Chaque personne fait l’exercice en sol. Ensuite on se place en équipe de deux et on trouve des points en communs sous forme d’un diagramme de Venn. Quel est votre rôle dans une telle communauté ? Quelle est votre définition de la collaboration ?  Quelle est votre rôle de collaboration dans une telle communauté ?
 
Le terme communauté d’apprentissage professionnelle désigne ce mode de fonctionnement des organisations qui souligne et louange la contribution de chaque personne, encourage le personnel à entreprendre collectivement des activités et des réflexions sur l’élaboration d’une vision partagée de l’école et de l’apprentissage, le développement des capacités, l’identification des enjeux, les techniques de résolution de problèmes et de conflits. C’est un milieu qui permet au personnel d’apprendre constamment, où les gens augmentent continuellement leur aptitudes à énoncer les résultats qu’ils désirent vraiment atteindre. Cette organisation instaure une collaboration qui repose sur un dialogue réfléchi, c’est-à-dire des échanges portant sur la pédagogie, les élèves et l’apprentissage afin que le personnel débatte des stratégies qui pourront vraiment apporter des changements dans la culture de l’institution. (Source :Hord, 1997)
 
Une communauté professionnelle d’apprentissage instaure une collaboration qui repose sur un dialogue réfléchi, c’est-à-dire des échanges portant sur la pédagogie, les élèves et l’apprentissage.
 
Les 3 grandes idées des CAPs (Dufour, R. Learning by doing Summit)
  • L’apprentissage au centre de nos décisions.
  • Une culture de collaboration.
  • Les résultats comme base décisionnelle.
 
Il y a certains deuils à faire. En travaillant en CAP ou en collaboration vers une CAP, il faut cesser certaines pratiques. Le deuil nous demande de cesser des choses, de renoncer à certaines pratiques.
 
Il faut passer de l’accommodement à l’indépendance, la coopération et la collaboration…
 
Est-ce que le verre est à moitié vide ? ou à demi plein ?
 
Si on réussit avec notre équipe à faire une formation de qualité nous aurons un impact sur les connaissances, les habiletés démontrées et les transferts. Par exemple, si on réussit d’inclure à des cours magistraux, des lectures une démonstration ou l’intégration des TIC, de la pratique et des commentaires, du micro-enseignement, des discussions, des réunions mensuelles, de travailler les programmes et l’accompagnement nous aurons un impact de 95-99% dans les connaissances, 75-90 % des habiletés démontrés et 75 % dans les transferts.
 
Faire des lettres de rappel voici ce que j’aimerais faire cette année…Les enseignants écrivent leurs réponses et on leur poste un peu plus tard dans l’année scolaire afin de faire un rappel.
 
Les 6 Principes directeurs d’une équipe de collaboration vers une « CAP » efficace ;
  • Considérer la composition de l’équipe.
  • Développer l’esprit d’équipe (l’affectif avant le cognitif).
  • Identifier et créer une interdépendance dans l’équipe.
  • Expliciter les habiletés de travail en collaboration.
  • Régulièrement faire une réflexion critique.
  • Identifier le rôle du leader pédagogique.
 
Valeurs sous jacente à la collaboration ;
  • La prise de risque
  • L’entraide
  • La démocratie
  • L’engagement
  • L’ouverture aux autres
  • La confiance
  • L’écoute empathique
 
Composantes d’une équipe de collaboration efficace.
  • La spontanéité ne perd jamais ses droits.
  • Chacun se sent concerné par le sujet.
  • Les membres s’écoutent les uns les autres.
  • Les litiges se règlent par une procédure de vote.
  • Les objectifs du groupe sont bien définis au départ.
  • Les membres éprouvent un « grand » plaisir à se retrouver.
  • L’animateur suggère un plan pour chaque réunion.
  • Les décisions une fois prise sont appliquées à la lettre.
  • Le nombre des participants n’excède pas huit personnes.
 
Le processus d’une prise de décision en CAP :
  • L’explication des valeurs qui motive l’équipe.
  • Le rassemblement et le partage des connaissances
  • La production des solutions alternatives (Même les plus farfelues)
  • La formulation d’une opinion.
  • L’acceptation de la décision.
  • L’évaluation (L’efficacité et les rôles lors de la prise de décision)
  • !!!
 
Les conflits qui animent la créativité ne sont pas négatifs. (Jim Howden)
 
Consensus = concession + compromis.
 
On a un consensus si tout le monde se sent respecté. Il arrive qu’il faut faire des concession et/ou des compromis. Est-ce toujours les mêmes personnes qui font les concessions et/ou les compromis. À la base, il faut s’assurer qu’il y ait égalité et démocratie.
 
Jetons pour droit de parole ou objet, on parle une fois et attendre que tous les autres aient parlé avant de reprendre les objets…
 
Activité de la construction d’un pont (Page 102 du livre de Jim)
 
Pour assurer une communication efficace il faut développer nos compétences d’envoi (Parler) et nos compétences de réception (Écouter).
Écouter=Écouter et Parler=Parler
 
On peut par exemple demander à l’autre s’il a bien compris notre message.
 
À la suite de la conférence, je crois qu’un défi personnel est de m’assurer que tous ceux et celles avec qui je travaille, aient la chance et la certitude d’être écoutés. Il faut aussi trouver des moyens pour assurer que tous les membres de l’équipe aient la chance de donner leurs avis et prennent la parole lors des rencontres et des temps d’accompagnement. Certains outils existent pour faciliter une meilleure collaboration. Le livre de Jim Howden est fort utile pour garnir sons coffre d’outil.

Komment aise kon aprand a ékrir ?

Synopsis : Depuis le tout début de l’aventure dans le monde du cybercarnet au CAHM, nous avons approfondi nos connaissances en pédagogie et rendu l’apprentissage plus signifiant et mesurable. Le but de cet atelier sera donc de démontrer que les cybercarnets ont leur place pour ceux ou celles qui veulent raffiner leurs pratiques pédagogiques et leur donner un sens.
 
Je placerai dans ce billet tout ce que j’aurai de besoin pour ma conférence à l’APTICA de jeudi et vendredi prochains. Je veux aussi placer des billets qui me seront utiles et qui pourront me donner un coup de main avec nos échanges et discussions.

J’ai aussi produit la vidéo suivante afin de faire comprendre l’utilisation du cybercarnet comme projet pédagogique pour améliorer les apprentissages en écriture et en lecture.  Je me pose beaucoup de questions et c’est en ce sens que je partage mes réflexions à dates.  Bon visionnement !

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=et46vb2vVsE]

 
 
* Notre système d’écussons pour améliorer la qualité des billets.
 
*  Des exemples de vidéocarnets réalisés à l’aide de notre studio de télévision et d’autres pour la diffusion sur notre réseau interne; CAHM-TV.
 
* Ma chronique "Les bijoux de la semaine" depuis le début…
 
* Billet de Mathieu Quimper sur sa visite au CAHM ainsi que son analyse de mon billet intitué "Pourquoi les cybercarnets au CAHM ? ".
 
* Notre radio étudiante en ligne (CAHM-FM).
 
 
 
* Autrans 2007 :  Pour avoir une idée de tout ce que j’ai écrit à date à propos du voyage en France, il suffit de cliquer ici.
 
* Ici, ce sont des réflexions sur l’utilisation du cybercarnet comme outils d’apprentissage.
 
 
 * J’aime bien mon billet intitulé : "Gemme l’halloween" car il démontre l’importance d’expliquer de démontrer et de pratiquer.  On y retrouve aussi les 5 phases du développement de l’écrit.

 
 * Dans le billet suivant, je donne mes réflexions sur l’innovation en milieu scolaire.
 
 
* Ce billet de ma présentation aux nouvelles directions qui font partie du projet portable.
 
* Ce billet qui explique la démarche qui nous a permit d’élaborer et de débuter notre projet de cybercarnet au CAHM. 
 
* Voici d’autres exemples de travaux d’élève que je pourrais montrer : Projet sur la cellule, Le film de la conduction de la chaleur, l’expérience de la roue de conduction, Les systèmes de sécurité, le film en 3 dimensions de la salle de classe de science,  La sautrelle de Valérie, un film sur la francophonie, les élèves de la maternelleune critique d’article dans le cadre du cours de français, notre expert en météorologie, d’autres exemples présentés par Danis Michaud à l’APTICA 2006, Une présentation PowerPoint d’un élève de 2e sur le Koala, Le réseau conceptuel de Jonathan sur la démarche scientifique, La cellule sur Flickr d’Élise, le texte d’un élève à la polyvalente, le premier podcast de Roxanne, "Le journal d’Arianne" selon Julie, Ce plan de leçon d’une enseignante de science et la possibilité de faire des sondages en ligne.  Les élèves de 6e ont utilisé Didapage pour faire des contes d’Halloween.  On peut aussi voir des projets d’utilisation du cybercarnet à tous les niveaux au CAHM.
 
* Il ya aussi le travail de réflexion des élèves suivants (ici, ici et  ici ) et les textes d’élèves de 7e au sujet des activités à l’école (ici, ici et ).
 
* Le CAHM une école efficace ; les 77 bonnes habitudes selon… moi…
 
Je veux aussi utiliser le schéma ci-dessous pour donner des exemples d’utilisation du cybercarnet au CAHM.  Ce billet avait été publié une première fois, dans le "Carnaval des blogues" en 2005.  Avec la restructuration de notre console de cybercarnets, plusieurs liens ne fonctionnaient plus.  Je l’ai réparé.
 
 
Je veux aussi utiliser ce schéma que j’avais préparé pour ma conférence de l’an dernier à l’APTICA 2006.  Je crois qu’il est encore très pertinent…
 
 
 Au plaisir de participer et de vous rencontrer à l’édition 2007 de l’APTICA à Moncton !!!

Belle rencontre…

"Les idées sont des graines de lotus, elles ne dorment que pour mieux pousser."
Fatou Diome
 
Belle rencontre que celle d’aujourd’hui avec les écoles participantes au projet de l’accès direct à un ordinateur portable. L’équipe de direction du District Scolaire 3 est aussi venue se greffer aux discussions ce qui a mis la table pour un bel après-midi. Ainsi les directions et mentors de la Polyvalente A. J. Savoie de St-Quentin, de la Polyvalente Cité des Jeunes A. M. Sormany d’Edmundston, du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska ont eu la chance d’échanger au niveau des pratiques et des succès rencontrés durant la dernière année. Les membres de la direction de la Polyvalente Thomas Albert de Grand-Sault se sont aussi mêlés aux discussions. Cette école expérimente avec un projet avec l’utilisation de portables dans le département des sciences humaines.  Certaines écoles expérimente depuis trois ans.  D’autres, depuis le début de la présente l’année scolaire.
 
En entrée de jeu, il était important de préciser que le but de la rencontre était de partager et de discuter de l’impact de ces projets sur les apprentissages. Je crois que nous sommes bien chanceux de vivre une telle expérience et nous voulons poser des bases solides pour conserver et continuer les étapes franchies jusqu’à maintenant.
 
Nous avons commencé la réunion avec le visionnement de « Connected Classroom » afin de nous mettre au diapason de l’importance des technologies de l’information et des communications et de nous assurer de discuter de l’enjeu pédagogique de la bête…
 
Je voulais aussi faire connaître la réception du billet du « Le rôle des mentors en informatique au CAHM» et de discuter des besoins de chacun avec en tête, que chaque école vit ce projet à sa façon et son rythme. J’avais déja envoyé une copie de ce billet au Ministre de l’éducation, au sous-ministre ainsi qu’au directeur des services pédagogiques du Ministère de l’Éducation. 
 
Rapidement, je prends quelques notes pendant notre rencontre et il semble que le projet permet et favorise ;
  • Des apprentissages plus approfondis.
  • Que d’avoir outillé tous les enseignants avec un portable était une bonne chose.
  • Que les élèves en savent plus qu’on pense au sujet des TIC.
  • Que les élèves qui participent au projet restent engagés plus longtemps que les autres qui font une tâche similaire sans portables.
  • Le fait d’utiliser un portable change la dynamique de la classe pour le mieux.
  • Les enseignants demandent plus de formation depuis qu’ils ont leurs portables. Par exemple, plusieurs veulent connaître le site CASMI (qui est en opération depuis 2000)
  • Le fait que les enseignants ont des portables, cela facilite la formation.
Évidemment, nous avons des besoins. L’équipement pour certaines écoles date de trois ans, les batteries seront à remplacer et le suivi avec mentor demande des investissements. Nous avons besoin en plus des mentors, du temps de formation, des techniciens disponibles et revoir la gestion de tous ces portables. Le silence du Ministère de l’Éducation concernant l’avenir de ces projets nous inquiète à ce moment-ci. Nous sommes presque à la fin de l’année scolaire et nous aurons à préparer la nouvelle année bientôt. Est-ce que ce projet sera une responsabilité de la province, du district ou d’un partenariat école-district-province, personne ne le sait.
 
Il est par contre clair que personne ne veut retourner en arrière et abandonner ce qui se fait. Nous voulons donc en compagnie de tous travailler à développer l’utilisation des TIC en classe. Pour y arriver, devrions-nous nous unir comme communauté d’apprentissage professionnelle avec plus de temps pour se rencontrer? Avons-nous une vision commune et réaliste de l’utilisation des TIC en classe? Le travail ne nous fait pas peur. Nous aurons par contre, à trouver des moyens innovateurs afin d’y parvenir.
 
Pour une première rencontre, la table fut mise afin de s’entendre que ces projets doivent aller de l’avant. Par contre, les moyens pour s’en assurer inquiètent…
 
Je suis agréablement surpris de voir que tous ceux et celles qui ont reçu l’invitation se sont présentés. Il y a certainement un désir de partager et d’avancer dans le domaine des TICS. Je réalise aussi que les projets ont des répercussions positives dans chaque école et que les gens veulent continuer dans cette voie. Bravo!!! J’apprécie aussi l’intérêt du bureau de direction du district scolaire 3 qui semble vouloir nous accompagner…
 
Est-ce qu’il y aura une prochaine rencontre? On ne le sait pas encore. Par contre, mon souhait le plus cher est que la discussion entamée aujourd’hui continue et qu’elle nous permette ensemble d’avancer…

Après la France, les cybercarnets du CAHM seront présentés au Kenya en Afrique…

 
Nous avons eu la chance de participer à la plus ancienne rencontre Internet d’Europe en janvier dernier.  J’étais alors accompagné de Megan et de Marc-André.  Nous avons laissé plusieurs traces sur le cybercarnet de l’école et dans le mien avec en plus plusieurs photographies
 
C’est avec beaucoup de plaisir cette fois-ci, que nous nous retrouvons dans le programme officiel de la prestigieuse Conférence Internationale "elearning Africa" qui aura lieu à la fin mai à Nairobi au Kenya en Afrique.
 
C’est ainsi qu’en compagnie d’un élève de l’école, j’aurai la chance de présenter une conférence intitulée "Comment nous avons créé une communauté d’apprentissage à l’école à l’aide du cybercarnet".  Pour l’instant, je suis à compléter les détails avec des partenaires qui nous supporteront dans cette démarche.  Un communiqué de presse officiel devrait être publié bientôt. et plus de détails seront disponibles à ce moment.
 
Je serai aussi de la partie pour le congrès de l’APTICA les 10 et 11 mai afin de présenter un atelier semblable à deux reprises.  Je serai aussi à Duschesnay près de Québec pour présenter deux conférences au Camp TIC 2007 à des directions d’écoles des régions de la Capitale nationale et de la Chaudière-Appalaches.  Et pour compléter le tout, j’aurai aussi la chance de faire la même chose les 27 et 28 août 2007 à Grand-Sault lors des rencontres des enseignants secondaires organisées par l’Association des enseignants et enseignantes francophones du Nouveau-Brunswick.
 
C’est donc avec beaucoup de fierté que les 6 prochaines semaines seront utilisées afin de se préparer et pour recevoir la quantité impressionnante de vaccins en vue de ce nouveau périple.  Comme la dernière fois, je veux tout au long du voyage, utiliser le cybercarnet pour faire des comptes rendus et des témoignages de nos visites et découvertes.
 
À suivre…