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Mon plan de croissance professionnel pour l’année scolaire 2017-2018…

plan2017Nous voilà rendus en décembre et l’année scolaire avance à vitesse folle.  Tout bouge tellement vite que je ne viens pas souvent visiter mon blogue.  Je considère toujours l’importance de laisser des traces et de prendre de temps en temps, un moment pour réfléchir à ma pratique professionnelle et à faire des choix stratégiques dans l’avancement et le développement de la mission et la vision de l’école.  Je suis à la direction du CAHM depuis maintenant dix-sept ans et bien que plusieurs tâches reviennent d’années en années, le besoin d’innovation et de renouveau est toujours présent.  Habituellement en septembre, je prends du temps pour lancer les bases de la nouvelle année scolaire.  Cette année avec mon passage à Ludovia, le retour s’est fait rapidement et la réalité du quotidien m’a tôt fait de me rattraper.  Cela ne veut quand même pas dire que je ne m’y étais pas préparé, mais disons que l’exercice de mettre mon plan à l’écrit s’est fait un peu attendre.  Pour la première fois de ma carrière, je connais le moment de l’arrivée de la retraite.  Si tout se passe comme prévu, je suis sensé terminer mon quatrième mandat à la direction du CAHM en juin 2020 et de ce fait même, prendre ma retraite de la vie professionnelle.  Je compte évidemment demeurer actif au niveau de l’éducation et de l’innovation pédagogique mais pour le moment, mes énergies continueront de se concentrer dans mes tâches quotidiennes au CAHM.

Pour l’année scolaire 2017-2018, en gros, mon objectif premier est d’aiguiser nos outils et tout ce qui a été développé à date.  Il est important à l’occasion, de prendre un peu de recul et de voir à tout ce qui se fait dans notre milieu.  On peut ainsi développer le sentiment du devoir accomplit mais aussi de réajuster le tir au besoin.  Le CAHM est une école aux multiples projets et c’est sur cette lancée que la présente année scolaire va se poursuivre.  Notre plus gros projet est probablement la préparation de la neuvième édition du colloque Clair2018 ; Voir l’éducation autrement.  J’ai la chance de faire partie d’une équipe incroyable qui à chaque année, met en place une programmation digne des plus grands colloques francophones en éducation sur la planète.  Les élèves et les membres du personnel participent activement à l’organisation des activités et à la préparation de l’événement et j’oserais dire que ça semble maintenant un peu plus facile qu’au début.  Toute la communauté à maintenant des points de références et comprend bien les enjeux et tout le travail à faire.  Nos partenaires et commanditaires continuent à nous appuyer et cette année encore, tout semble indiquer que notre colloque sera encore une fois un franc succès.  Voilà donc une belle façon pour toute notre communauté éducative de s’entreprendre.

Le programme ENVOL et le déploiement de nos micro-entreprises avancent bien et tous les élèves et les membres du personnel y sont engagés.  Avec le développement des quatre finalités de notre district scolaire ; la réussite éducative, la construction identitaire, le mieux-être et la petite enfance, le programme ENVOL permet aux élèves d’apprendre à se connaître, de développer leurs talents et de développer un projet de vie-carrière.  Nous avons justement développé un premier tableau de bord opérationnel (TBO) pour l’école en septembre dernier et c’est celui-ci qui guidera nos actions dans le développement de nos quatre finalités.

TBO2017-18CAHM

Plusieurs autres projets seront aussi créés et développés tout au long de la présente année scolaire.  Nous allons par exemple ;

  • Procéder à l’agrandissement de notre Labo créatif pour augmenter la surface de travail pour y accueillir un plus grand nombre d’élèves dans le développement de projets de création.  Nous voulons aussi assurer le développement de notre autre Labo créatif des petits pour permettre à tous les élèves de pouvoir participer à la réalisation de projets créatifs et pour développer la curiosité.
  • Développer une nouvelle classe-concept en 6e année avec des outils technologiques et du mobilier pour avoir des espaces d’apprentissages modernes et inspirants.
  • Développer un nouveau projet d’ordinateur de type « Chrome Books » avec les élèves de 7e année.
  • Créer une nouvelle micro-entreprise qui permettra à tous les élèves de la 4e à la 8e année d’obtenir gratuitement un ordinateur portable utilisant le logiciel d’exploitation Linux. Le projet « Haccès » pourra compter sur le support de plusieurs partenaires.  Ce projet sera aussi suivi par des chercheurs de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).
  • De voir à la possibilité de joindre les rangs de l’Organisation internationale des écoles communautaires entrepreneuriales conscientes (OIECEC). Cette organisation aide les écoles à développer l’esprit entrepreneurial conscient en se basant sur le développement de 21 compétences structurantes.  Des outils seront disponibles pour nous aider en ce sens et notre Plan d’apprentissage en entrepreneuriat conscient (PAEC) sera révisé et mis à jour par une équipe des membres du personnel du CAHM.
  • Le projet d’Acadiepédia est toujours sous notre aile et nous aurons à trouver des partenaires pour qu’il continue d’avancer. Celui-ci a gagné un prix d’innovation au printemps dernier et nous venons d’apprendre qu’il se méritera en mars prochain, d’un prix de reconnaissance de francophonie internationale.  Ironiquement, peu d’écoles utilisent présentement cette ressource gratuite et sans publicité qui a été développé lors du Congrès mondial acadien de 2014.  Nos élèves publient encore plusieurs textes dur le Blogue des Jeunes et nous espérons que plusieurs autres écoles pourront commencer à y partager des textes.  Une révision de la politique 311 de l’utilisation des technologies de l’information et des communications écrite en 1996, a évidemment besoin d’un important coup de balais…
  • Les élèves auront la chance d’apprendre les rudiments du codage et de suivre une formation en ligne d’une heure par semaine pendant au moins huit semaine parrainée par EduCode Canada.
  • Notre projet de gestion formelle sera révisé sous peu et nous verrons à faire des modifications au besoin. Nous avons atteint notre objectif qui était de conscientisé tous les enseignants de l’école à utiliser l’enseignement explicite à tous les niveaux.  Il reste maintenant à déterminer si nous voulons poursuivre dans cette voie et de développer des outils qualitatifs pour nous aider dans le développement de cette approche supportée par la recherche.
  • Notre projet de serre communautaire devait être complété au printemps 2018. Déjà, notre serre et notre classe extérieurs sont construites et nous prévoyons effectuer nos premières plantations vers la fin du mois d’avril.  Il y a présentement un vent mondial du développement de l’enseignement de l’agriculture et du jardinage à l’école.  Ce projet mobilisateur nous permettra d’atteindre cet objectif tout en y ajoutant une touche d’entrepreneuriat conscient dans la communauté.

En plus du développement de tous ces projets, nous allons aussi devoir mettre du temps sur l’analyse du Plan d’éducation de 10 ans et de la mise en place du nouveau Profil de sortie d’un élève.  Nous voulons nous approprier du Plan d’éducation de 10 ans du Ministère de l’éducation et du développement de la petite enfance du Nouveau-Brunswick (MEDPENB).  Celui-ci comprend les huit objectifs suivants ;

  • Objectif 1 : Projet de vie et de carrière – Assurer que chaque élève développe les compétences dont il a besoin pour réaliser son projet de vie et de carrière.
  • Objectif 2 : Mieux-Être – Amener tous les apprenantes et apprenants à développer les compétences leur permettant de vivre une vie épanouie et en santé.
  • Objectif 3 : Construction identitaire – Amener tous les apprenantes et les apprenants à construire leur identité et à développer un sentiment d’appartenance à la communauté acadienne et francophone.
  • Objectif 4 : Éducation citoyenne et diversité – Amener tous les apprenantes et les apprenants à s’ouvrir à la diversité et à participer à l’essor de leur communauté.
  • Objectif 5 : Premières nations – Assurer que tous les élèves valorisent et comprennent la culture et l’histoire des peuples des Premières Nations et permettre aux élèves autochtones de construire leur identité.
  • Objectif 6 : Préparation à l’école et à la vie – Maximiser la préparation à l’école de tous les enfants afin de réduire l’écart en matière de réussite.
  • Objectif 7 : Littératie – Améliorer les compétences des apprenants et apprenantes en littératie.
  • Objectif 8 : Numéracie et sciences, ingénierie et technologie – Améliorer chez tous les apprenantes et les apprenants les compétences en numératie et en sciences, ingénierie et technologie.

Nous aurons donc à prendre du temps pour analyser les implications sur nos pratiques pédagogique et sur notre mission de l’école pour réaliser en même temps les quatre finalités du DSFNO.  Pour ce qui est du profil de sortie, ce nouveau document aura à être décortiqué par l’ensemble des directions scolaires et nous aurons à travailler avec les membres du personnel pour assurer sa mise en place au cours des prochaines années

J’aurai aussi cette année, la chance de poursuivre mon accompagnement avec Rosée Morissette.  Ces rencontres me permettent de faire le point sur le leadership et l’accompagnement du personnel éducatif.  Les discussions avec les autres collègues qui y participent sont riches et permettent le renouvellement.  Les lectures suggérées sont actuelles et pertinentes et me permettent de demeurer à l’affut des nouvelles tendances en éducation.  J’apprécie beaucoup ces moments de réflexion lors de nos quatre rencontres annuelles et ce, depuis plusieurs années déjà.

Voici donc en gros, mon plan de croissance professionnel pour cette année sans compter la gestion quotidienne de l’école et tout ce qui s’y rattache.  Pas de doute que l’année 2017-2018 sera productive et pleine de nouveaux défis.

À suivre…

Ma rencontre avec Steve Bissonnette au sujet de l’enseignement explicite…

bissonnetteJ’ai eu la chance aujourd’hui d’entendre Steve Bissonnette, coauteur du livre « L’enseignement explicite et réussite des élèves : La gestion des apprentissages». Cette conférence était présentée dans le cadre des journées de formation de l’AEFNB. J’ai eu la chance de me procurer son livre en juin et je suis à le terminer à petits pas. Comme j’ai l’habitude de le faire, je partage ici le résumé de mes notes de la journée afin de pouvoir les retrouver au besoin et en espérant qu’elles pourront aussi servir à d’autres personnes. Je vous rappelle que celles-ci ont été écrites rapidement sur le vif de la présentation et peuvent être incomplètes ou représenter ma perception de ce que j’ai compris. Je ferai une petite conclusion personnelle à la fin de mon billet.

Copie de mes notes prises pendant la rencontre…
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2 stratégies à mettre en place dès le début de l’année scolaire ;
– Des places assignées
– Un signal de silence, un signe que les élèves reconnaissent qu’ils doivent silencieux pour un moment afin de recevoir des directives.

Les élèves en difficulté et ceux à risque d’échecs sont ceux plus susceptibles d’abandonner l’école. L’échec scolaire est le principal facteur prédictif du décrochage scolaire…

Élèves difficulté sur le plan des comportements et des apprentissages… 80 % de ces jeunes ont des difficultés en lecture… Intervenir sur les comportements oui, mais également sur les apprentissages… L’antidote à toute problématique chez un jeune est le succès… Notre objectif est de provoquer le succès… Pour être efficace, il faut intervenir tôt, simultané sur les problèmes de lecture et de comportement… Les problèmes vont diminuer seulement si on intervient en lecture et sur le comportement… La lecture est essentielle et le plus tôt possible… Plus on attend pire que cela peut-être… Il faut utiliser les meilleures pratiques possible…

Pour répondre aux questions concernant l’efficacité. Des écoles et de l’enseignement, il importe d’utiliser des données probantes… Il faut un chercheur, un endroit (une classe) et des gens (Prof et élèves)… Un texte comme Mérieux n’est pas de la recherche…

Classification des recherches en éducation selon Ellis & Fouts (1993) ; niveau 1, recherches descriptives, Niveau 2, recherches comparatives à petite échelle et Niveau 3, recherche comparative à grande échelle. Au minimum, on essaie d’utiliser des recherches de niveau 2 et idéalement celles de niveau 3. Une méta-analyse nous évite de lire des centaines de recherches pour dégager les tendances. On retrouve maintenant des méga-analyses…

Les styles d’apprentissages ne sont pas supportés par des recherches de niveau 2 et 3. Il faut se questionner en fonction de contenu.

Les types d’intelligence de Gardner ne tiennent pas la route. Aucune recherche de niveau 2 ou 3. Moins que tu les fais, mieux que c’est…

La pédagogie de la découverte… Qui peut apprendre au contact des autres ou par eux-mêmes… Pas avec des élèves en difficulté…

Poser toujours 2 questions… Est-ce que cela a déjà été testé ? Quels sont les effets mesurés ?

2 livres ;
Légendes pédagogiques, Normand Baillargeon et Great Mythes of Popular Psychology
Classe inversée ; On retrouve une seule recherche en pharmacologie du 2e cycle avec des résultats de 4 % de mieux, c’est non-significatif. Est-ce qu’on fait cela dans nos classes du primaire ou du secondaire ? Never ! Jamais ? On crée des inégalités scolaires… Des inégalités sociales en inégalités scolaires…

L’effet enseignant : À partir des recherches de John Hattie pour une une recherche de 800 méta-analyses, 50 000 recherches et 200+ millions d’élèves. On peut regrouper les variables de ces recherches entre 6 facteurs ; enseignant, programmes d’études, méthodes d’enseignement, élèves, milieu familial, école (ils sont en ordre d’importance selon Hattie). Le classement peut varier d’une personne à l’autre… La recherche peut venir nous donner des pistes… Il faut regarder l’ampleur de l’effet . Si c’est positif ou négatif… entre +0,10 et +1.00… Par exemple à +.10, l’élève moyen qui se trouve au 50 rang centile avance de 4, à +1.0, la même personne avance de 34 points. A +0.40, les effets commencent à être visibles à l’œil nu… à partir de +0.80 c’est généralement Wow ! En éducation, 95 % des facteurs améliorent le rendement des élèves… Selon Hattie, le facteur moyen est de +0.40, c’est un seuil (benchmark) pour choisir les facteurs de +0.40 et plus

La recherche en éducation n’est pas parfaite, mais comme en santé, c’est le moyen le moins dommageable pour enseigner aux élèves…

Ce n’est pas qu’ils sont dans la même classe que les élèves sont au même niveau.

Si un enseignant a des attentes élevées envers un élève, il pourra mieux réussir…

La forêt de l’alphabet est une méthode d’enseignement éprouvé par la recherche pour l’enseignement de la lecture. La formation, les sentiers de la forêt permettent de détecter les besoins des élèves… selon différents niveaux… Est-ce que l’école peut faire une différence ? Oui, pour par les choix qu’on fait…

Hattie vient de publier une plus grande méta-analyse récemment…

Quels effets des nouvelles technologies… les technologies ne remplacent pas les enseignants…

C’est sur l’enseignant qu’il faut miser…

Modèle d’interventions à 3 niveaux : Réponse à l’intervention (Response to Intervention-RTI), Interventions universelles (80 % des élèves), 20 % des élèves ont besoin d’interventions supplémentaires et ciblées. Les interventions ciblées permettent de rejoindre environ 15 % de ce 20 %. L’autre 5 % a besoin d’un plan d’intervention, car les difficultés persistent… Il faut des interventions individualisées… On sort l’artillerie lourde… Des problèmes extraordinaires nécessitent des interventions extraordinaires… Quelles sont les meilleures interventions universelles de niveau 1 qui permettent à 80 % des jeunes de réussir l’apprentissage de la lecture et autre…

Deux ressources principales, travaux de Everlyn M. Evertson et William R. Jenson.

Gérer efficacement la classe c’est utiliser un ensemble de pratiques et de stratégies éducatives afin d’une part, de prévenir et de gérer efficacement les écarts de conduite et d’autre par maintenir un environnement favorisant les apprentissages.

On ne peut pas contrôler l’autre, on peut seulement l’influencer. Par conséquent, pour modifier les comportements des élèves, on doit au départ, modifier ses propres comportements. Une année scolaire bien débutée est généralement une année qui se termine bien…

Une gestion efficace de classe ; 80 % de ces interventions sont préventives et proactives et 20 % sont curatives. Plusieurs de ces interventions doivent être planifiées. Il faut avoir des relations positives, un environnement sécuritaire, ordonné et prévisible, un encadrement des élèves, organisation de la classe et l’enseignement efficace. Un élève qui réussit ne se comporte pas de la même façon qu’un élève qui échoue. Il faut dire aux élèves que nous avons des attentes élevées. Si l’élève sait que l’enseignant a des attentes élèves, il y a plus de chance qu’il réussisse. Qui sut en salle de classe… Si c’est l’enseignant, ce n’est pas un bon signe…

Meilleur moyen pour contrer l’intimidation ; augmenter la surveillance…

Qu’est-ce qu’on se dit avant et pendant une activité… Comment on se comporte pendant une tâche d’apprentissage ? (Je m’engage – On ou Off)… Comment je m’y prends pour réaliser une tâche ? (Je m’investis, analyse, méthode de raisonnement, essaie et erreur). Ce que l’élève se dit est le facteur le plus important… Mon langage est porteur de sens et évocateur… Les mêmes mots peuvent être motivants ou démotivants pour certaines personnes… Ne pas dire « C’est un problème facile »… Il y a des mots peuvent produire l’effet contraire comme « C’est facile » ou « C’est difficile »… Le langage n’est pas neutre… Il faut surveiller son langage… Le cerveau humain est câblé comme cela… Le cerveau traque l’information par un système réactif (cerveau émotionnel) et un système réflexif (cerveau rationnel).

Le cerveau est composé de deux systèmes :

Réactif : Perception, émotions et réaction + ou –

Rationnel : En plus de Perception, émotions et réaction + ou – on a compréhension, décision et action… L’amygdale est responsable que ça passe ou pas… dans le système réactif au système rationnel…

Apprendre à l’école n’est pas comme apprendre dans la vie… On n’apprend pas à parler à l’école… Pythagore a découvert le théorème de Pythagore… On ne demande pas aux élèves de le découvrir… Certains apprentissages sont plus complexes et doivent être faits à l’école… Le plaisir d’avoir appris vient plus tard… Pas pendant qu’on fait, mais pendant qu’on sait qu’on a compris et réussit…

Il faut dire aux élèves qu’ils peuvent réussir à la condition que l’élève fasse l’effort nécessaire et qu’ils s’y prennent d’une bonne façon. Edison a grillé 10000 lumières avant de réussir. L’enseignant ne peut pas le faire à la place de l’élève. De plus, l’effort demandé par un élève peut être différent d’un autre… Faire un effort c’est agir, et ce malgré le déplaisir… Tu le fais même si ça ne tente pas… C’est comme cela qu’un élève peut vivre du dépassement… Avoir, réussit, ce n’est pas toujours facile… L’école ne fait pas des liens avec la vie… L’école est la vie… Vous ne pourrez pas faire plaisir à 25 élèves en même temps… Ça peut ne pas être plaisant tout le temps… Il faut surtout parler de l’effort quand les élèves en font… Quand ça va bien… On les arrête quand il font un effort, on leur demande si c’est facile… ils disent non… On leur dit de façon explicite que c’est ça faire de l’effort…

La réussite est l’effort multiplié par l’utilisation des bonnes stratégies R=E X S

Si l’élève réussit et qu’il pense qu’il a été chanceux… On lui explique que ce n’est pas un tirage… On renforce l’élève pour qu’il reconnaisse les stratégies qu’il a utilisées pour sa réussite… On installe une conception dynamique de l’intelligence qui est malléable par les efforts et les stratégies et non une conception statique et qui fait en sorte que les élèves abandonnent. Thérèse Bouffard ; le facteur le plus important est que les élèves croient qu’ils vont réussir… Les garçons ont une perception négative envers l’apprentissage en français… Les garçons urgence nationale… Les garçons doivent apprendre à faire même si ça ne tente pas… Les garçons ont de la difficulté de mettre de l’effort. De moins en moins de garçons dans les facultés de médecine…

La motivation est une disposition de la personne à s’engager dans l’activité….

SEP Sentiment d’efficacité personnel ; sentiment positif = scénario de réussite, plaisir, défi et satisfaction, etc…

Ce n’est pas ce que tu peux faire, mais sur ce que tu crois que tu peux faire…

On doit interagir avec les élèves, on s’approche d’eux, pas trop près, on les regarde, on les interpelle par leur prénom, on leur pose des questions ouvertes… avec une face invitante… pas une face de plâtre… Si on est gentil, plus de chance qu’ils soient gentils…

On utilise un ton de voix approprier, en écoutant les élèves, en démontrant de l’empathie… bref en manifestant de l’intérêt en particulier avec les élèves difficiles…

Il faut développer des relations positives. Accueillir les élèves, maintenir un ratio de 4 interactions positives pour une interaction négative en portant une attention aux bons comportements, renforcer socialement, utiliser l’humour, être crédible pare nos paroles, nos actions et agir comme modèle. On dit merci d’avoir commencer ton travail… c’est une bonne marque de respect. Il faut que les bottines suivent les babines…

Certains élèves sont des experts pour trouver des injustices dans nos règles de l’école…

Il faut surprendre l’élève qui fait bien… Plus de positif que de négatif…
Pour créer un environnement sécuritaire, ordonné et prévisible, il faut enseigner les comportements comme la lecture. Ce n’est pas en punissant un élève qui ne lit pas bien qu’il va apprendre à mieux lire. On fait un modelage par exemple pour enseigner comment marcher en silence à droite dans les corridors.

Pour un environnement sécuritaire, ordonné et prévisible ; identifier 3 valeurs au maximum, identifier 5 contextes ou moments quotidiens de vie de la classe…. Les attentes comportementales (règles ) sont présentées aux élèves explicitement avec sens (graphique en T), on ne négocie pas… Il faut nommer les règlements, explique le pourquoi, les afficher pour que tous les élèves puissent les voir, les comportements doivent être enseignés par l’enseignement explicite, c’est à dire ; modelage, pratique dirigée et pratique autonome… Il faut aussi prévoir du temps pour pratiquer les comportements désirés et pour fournir une rétroaction (feedback)…

Installer et enseigner des routines (début-fin de cours, transitions, etc…), convenir d’un signal du silence (5,4,3,2,1…) et avoir un rythme soutenu. Selon la recherche, quand le débit verbal est rapide, les élèves ont tendance à plus suivre…

Encadrement des élèves ; revoir les règles périodiquement (précorrection), quand on les sent déraper, on fait le rappel, supervision constante (balayer du regard la classe régulièrement), marcher la classe (on circule tout l’espace, se diriger vers les difficultés rapidement), élèves difficile ou vulnérables proches de l’enseignant pour ne pas briser le flot de l’enseignement… , nommer des élèves pour répondre aux questions (on peut dire aux élèves n’ont pas à lever la main pour poser des questions, il faut leur expliquer qu’on veut avoir de l’attention et la vigilance…), utiliser un système de renforcement pour assurer la répétition des bons comportements (définir les comportements attendus, enseignes explicitement ces comportements et de les faire pratiquer), utiliser des renforcements continus de type social pour favoriser l’acquisition des comportements… on renforce verbalement en associant la valeur (Pierre, tu as levé ta main pour parler, c’est une belle marque de respect…)… Utiliser en concomitance avec les renforçateurs sociaux des renforcements intermittents de type tangible pour favoriser la généralisation des comportements… Quand un élève ne sait jamais quand il va avoir un jeton, il va mieux faire attention… Tu ne donnes pas de jetons à un élève qui demande… Privilège individuel qui ne coute rien (chaise du prof pour 15 minutes) et privilèges de classes pour tus les élèves (lorsqu’une classe aura accumulé 100 jetons, ex ; jouer à la cachette à l’école, jouer à la caille). C’est plus puissant les récompenses de classe pour éviter que des élèves soient toujours privés de privilège. Selon la recherche pour modifier les comportements est la récompense de groupe… Ce qui est le plus efficace en ordre ; 1- renforcements positifs par le groupe, 2- individuel, 3- social, 4- interventions préventive de l’enseignant, 5-interventions curatives de l’enseignant, 6-punitions, 7-cout de la réponse (enlever quelque chose à l’élève).

Ne jamais utiliser le système de renforcement pour gérer les écarts de conduite des élèves. Il est anormal qu’un élève n’ait accumulé aucun jeton lors d’une activité de célébration des efforts de type groupe. Il faut alors se questionner comme enseignant.

Organisation de la classe ; le mobilier est disposé de façon à ce que tous les élèves puissent voir les démonstrations/explications… la disposition du mobilier permet à l’enseignant et aux élèves de se déplacer aisément, le matériel de support est facile d’accès et il y a une procédure pour y accéder, le matériel pédagogique est préparé et organisé à l’avance, organiser la cueillette et la distribution du matériel…

Il faut de l’intervention quand c’est nécessaire… Il faut une politique claire en ce qui concerne la gestion des écarts de conduite majeurs. Dans ces écoles, les enseignants peuvent gérer adéquatement les comportements des élèves, car les motifs pour lesquels un élève doit être retiré de son milieu d’apprentissages ont été identifiés précisément.

Interventions, étapes à suivre…

Contrôle par la proximité, en s’approchant, pour certains élèves est suffisant…

Contrôle par le toucher, mettre la main sur son épaule, sur le bureau, entrer dans sa bulle sans briser le flot de l’enseignement

Définit une identification verbale (trois petits coups, signifie tu n’es pas à la tâche…)

Un renforcement différencié, on félicite un autre élève qui le fait bien…

Intervention verbale

Le réenseignement ; retourne au travail – sors ton cahier…

Reste avec moi je vais t’aider

Donner un choix, tu choisis ; tu le fais ou tu viens le faire ce midi…

Une conséquence logique, tu aimes parler ? Tu pourras venir parler vendredi…

On peut remettre la responsabilité de trouver une conséquence à l’élève fautif… Il devra trouver une manière de réparer…

Show me 5, au lieu de le retirer du groupe, on le garde en classe et on lui demande de repérer 5 collègues qui vont exactement ce que je demande. Observer les bons comportements… On revoit les bons comportements. Est-ce que tu sais quoi faire maintenant… Pour s’assurer que la réflexion se fait, tu portes attention à des élèves qui font ce que nous demandons.

Rencontre avec l’élève pour essayer de comprendre. On lui demande d’expliquer…

Punition ; il est préférable de donner une punition que tolérer l’intolérable. Ce n’est pas suite à une accumulation de mauvais comportements… Si ont intervient en expliquant à l’élève que tu lui donnes une chance…

Lorsqu’on intervient pour corriger des comportements ;

Ne jamais poser de questions,

Formuler la requête, 2 avertissements, ensuite le refaire en ajoutant, tu dois…

Jamais en face à face, mais en 45 degrés.

On marche la classe

Renforcement positif dès que l’élève manifeste le comportement attendu ; verbal, non verbal…

Livre ; Discipline et gestion de classe

Interventions curatives 2 ; accumuler des données comportementales, documenter (où l’élève vit des difficultés et où il vit du succès), se questionner sur la fonction du comportement : obtenir ou éviter ? (pour obtenir quelque chose ou pour éviter quelque chose). Quand un élève persiste, il faut vérifier ce qu’il veut obtenir. Il faut comprendre la nature d’un comportement… Faire rire les autres, ne pas faire un travail… Il faut aussi faire appel aux spécialistes. Il faut prévoir et planifier les situations d’urgence… Dans une situation d’urgence, on enlève les spectateurs et on utilise deux intervenants… Il faut avoir un « Plan d’urgence » en conséquence.

Pour les apprentissages, les meilleurs moyens sont ;

Pour aider un élève qui ne comprend pas est de comprendre ce qu’il comprend (Il ne peur pas te dire ce qu’il ne comprend pas). Ne jamais demander en classe ; savez-vous compris ? Ils disent toujours oui… L’amygdale peut devenir irritée si on essaie de trop expliquer… En demandant ce qu’il comprend, on précède les explications… L’élève travaille seulement sur ce qu’il comprend… Piaget… Lorsqu’on pose un problème ; un stimulus capté par les sens se rend au cerveau, à partir de se qu’on a en mémoire on se construit une représentation du problème. On se fait une tête… à partir de sa propre représentation… Un élève en difficulté après une première lecture d’un problème abandonne s’il ne comprend pas… Ceux qui ont besoin d’aide souvent n’ont pas encore développé les habiletés de ceux qui le font bien. On doit alors enseigner ces stratégies.

Quelles sont les meilleures méthodes pour enseigner les apprentissages fondamentaux (lecture, écriture, mathématiques) auprès des élèves en difficultés ? Selon 11 méta analyses qui font la synthèse de 362 recherches pour 30 000 élèves. Il y a plus de recherches en lecture, car 80 % des problèmes des élèves sont en lecture… Il y a seulement que 2 méta analyse en écriture… 2 méthodes d’enseignement surpassent toutes les études autant au primaire qu’au secondaire;
1- L’enseignement explicite
2- L’enseignement réciproque (un élève enseigne à l’autre, mutuellement, un concept…)

Les 3 étapes de l’enseignement explicite ;

1- Modelage ; On pense à haute voix comme si nous avions un hautparleur sur les épaules. On rend visibles des processus qui sont souvent invisibles.
2- Pratique dirigée ; C’est une étape tampon pour s’assurer que les élèves comprennent… Certains élèves peuvent faire une pratique dirigée plus longtemps au besoin… On ne peut pas toujours enseigner tout le monde en même temps.
3- Pratique autonome ; L’élève le fait par lui-même…

Le meilleur outil est le feedback… Feedback est un synonyme d’enseignement explicite… La rétroaction est un élément essentiel de l’enseignement explicite…

Enseignement traditionnel, les présentations sont magistrales sans le hautparleur pour les stratégies, par de pratiques dirigées et souvent laissé seul… Si tu ne comprends pas, tu ne peux pas faire le travail demandé…

Un enseignant ça enseigne… Si ça dirige, c’est moins efficace…

Bonnes ressources ;

Répertoire de vidéos de Steve Bissonnette sur Vimeo

Site atelier en Ontario ; http://www.atelier.on.ca

Deux livres de Christian Boyer ; L’enseignement explicite et la compréhension en lecture et le programme orthopédagogique DIR

Difficile d’avoir un taux de succès de plus de 80 %, mais l’autre 20 % aura besoin d’aide…

Il faut récapituler pendant une leçon et aussi à la fin… Il faut identifier les éléments à retenir…

L’enseignant a une influence déterminante sure l’apprentissage des élèves.

Ne pas oublier ; R=E x S

Avoir de bonnes stratégies de questionnement est nécessaire…

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En conclusion :

J’ai bien aimé cette première rencontre avec M. Bissonnette. J’ai entendu beaucoup de bon sens et faire appel à la recherche pour appuyer nos démarches en éducation est valable. L’enseignement explicite est déjà utilisé à notre école à différent niveau et avec le temps, les enseignants et la direction ne demandent qu’à s’améliorer. Là où j’ai accroché un peu sont les quelques affirmations qui peuvent peut-être porter à interprétation. Il faut donc regarder ceci avec un regard critique. Il a mentionné plusieurs sources et donné beaucoup d’information en peu de temps. J’ai bien hâte d’en discuter davantage avec les membres du personnel du CAHM. En mentionnant qu’il n’a pas de preuves probantes de l’utilisation des iPad en classe, on pourrait penser qu’il faut délaisser ces outils. Je ne connais pas de recherches sur la pertinence d’utiliser un crayon en classe non plus. Il y en a peut-être… Un outil mal utilisé peut faire des dommages c’est évident. 100 % des gens qui se sont blessés avec une scie l’ont probablement mal utilisé. On utilise quand même des scies…

Je me questionne aussi sur plusieurs commentaires sur la réussite des garçons et leur manque d’effort. L’école serait-elle trop féminisée que les garçons ne s’y retrouvent plus ? La question ne date pas d’hier. Je me questionne aussi que tous les efforts sont concentrés en lecture, en écriture et en mathématiques. Ces disciplines sont importantes et doivent avoir toute notre attention. Je trouve quand même un peu cela réducteur. Je suis d’avis qu’il ne faut pas oublier d’encourager le développement des talents chez nos jeunes, de nourrir leur curiosité et leur créativité.

J’ai aussi un peu accroché sur l’utilisation des systèmes de récompense en classe. Bien que je sache qu’il peut y avoir certains effets bénéfiques, je crois qu’ils peuvent être mal utilisés à l’occasion. Il ne faut pas tomber dans l’effet pervers de la manipulation et du marchandage de jetons en échange de privilèges. C’est un terrain délicat et il faut ici faire preuve de grande prudence.

Je termine en croyant que M. Bissonnette a su nous remettre en question et que ses propos nous permettent de nous poser de bonnes questions nos pratiques pédagogiques. Le travail à accomplir demeure grand, mais nous sommes prêts à relever ce défi. J’en suis certain. Bonne réflexion…

Mise à jour :
Via Twitter M. Bissonnette me suggère de visionner la vidéo suivante ;

Troisième mercredi pédagogique réussit…

Nous avons eu la chance cet après-midi de participer à une troisième rencontre de nos « mercredis pédagogiques« . Encore une fois, les discussions furent riches et en même temps un peu déstabilisantes. Nous avons eu la chance d’accueillir M. Daniel J. Martin, agent pédagogique au district scolaire 3 et responsable du dossier de l’enseignement du français. Celui-ci nous a expliquer de rôle de l’enseignant de français, les attentes et les stratégies qui favorisent de meilleurs transferts. Voici la présentation PowerPoint de M. Martin;

Daniel nous a aussi remis une liste de vérification lorsque nous réalisons une production écrite en salle de classe.
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L’avantage de cette liste est que les élèves n’ont pas seulement à cocher. Ils doivent aussi démontrer qu’ils savent ce qu’ils cochent. Les discussions furent riches et je crois que les enseignant se rallient à l’idée que nos élèves doivent apprendre à mieux écrire. Nous aurons donc à revoir nos démarches d’enseignement et à se demander ce que nous devrions arrêter de faire pour pouvoir faire des activités qui permettent de meilleurs transferts en écriture. Écrire à tous les jours et écrire dans un contexte signifiant sont de belles pistes de solution et un bon départ.
Un peu plus tard dans la réunion, nous avons eu la chance d’entendre Mme Geneviève Sénéchal, mentor en littératie au CAHM qui nous a expliqué les projets des blocs en littératie pour les deux classes de 3e année. Geneviève nous a montré un exemple d’horaire et a discuté de l’organisation et des éléments positifs de cette démarche. Les enseignants ont eu par la suite la chance de poser leurs questions.
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Nous avons terminé notre rencontre en précisant que nous aurons à revoir les copies-types en écriture et à discuter des échèles d’évaluation pour aider les élèves à s’améliorer et à leur enseigner des stratégies d’auto-évaluation. Nous avons aussi convenu de voir comment il est possible de développer des résolutions de problèmes en mathématiques en utilisant le tableau interactif. C’est ainsi qu’une quinzaine de minutes seront consacrées à ce besoin identifié par les enseignants.
Encore une fois, je veux souligner la belle participation des enseignants. Leur collaboration et les discussions franche et honnêtes permettent d’avancer et de trouver des pistes d’amélioration. C’est ensemble que nous allons y arriver et c’est ensemble que nos élèves pourront continuer à apprendre et à pouvoir développer leur plein potentiel.
Pour voir l’ensemble de nos comptes-rendus à date pour nos mercredi pédagogique, il suffit de visiter le lien suivant.
À suivre…

Deuxième mercredi pédagogique…

Autre belle rencontre aujourd’hui avec les enseignants du CAHM dans le cadre de nos mercredis pédagogique. Lors de la première rencontre, nous avions établi nos normes de fonctionnement et nous avions discuté de ce nous voulions que nos élèves apprennent. La rencontre a donc débuté avec la préparation de l’ordre du jour. Par la suite, nous avons discuté de ce nous ferions avec nos élèves faibles, moyens et forts. Par exemple, des cliniques seront offertes pour les élèves de la maternelle à la 3e année et certains élèves de la 4e à la 8e année seront dirigés vers des sessions de rattrapage en mathématiques et en français pendant notre programme ENVOL. Nous avons aussi discuté des diagnostique et du type de diagnostique que nous ferons d’ici la prochaine rencontre du 4 novembre. Les enseignant ont aussi discuté du processus d’enquête en sciences et de la participation à l’expo science du district. Cela fait partie de nos objectifs SMART que qu’on retrouve dans notre Profil de l’école 2008-2009.
Nous avons pris du temps pour discuter des nos résultats en littératie avec les examens des élèves de 4e année lors des examens du ministère de l’éducation en septembre. Nos résultats sont à 3 % de ceux de la province et à 6% de ceux du district. Nous poursuivrons nos efforts avec l’enseignante de 4e année et notre mentor en littératie tout au long de l’année. Comme nous n’avons pas d’élèves de niveau 1, la plus grande partie du travail sera d’amener les élèves de niveau 2 à un niveau 3.
Mylaine Bouchard, enseignante de 5e année au CAHM, nous a fait vivre des expériences d’utilisations de la grille de notation en mathématiques. En utilisant des copies-types, les enseignants on réalisés l’importance de la démarche dans la résolutions de problèmes et de la façon appropriée de faire la correction tout en respectant la grille de notation. Une expérience qui en a surpris plusieurs !!!!
En terminant, nous avons discuté de nos besoins et de la manière que nous voulons avancer avec notre projet de communautés d’apprentissage professionnelles (CAP). Nous devrons prendre du temps pour discuter du processus d’enquête en sciences et de discuter du français avec les grilles de notations et la préparation de gabarit d’écriture. Le 21 octobre prochain, les enseignants qui ne sont pas convoqués par le ministère de l’éducation ou le district, se rencontrerons pour développer ces besoins en français. Nous voulons aussi inviter M. Daniel J. Martin, agent pédagogique en français au district 3 afin de discuter davantage nos besoins dans l’enseignement du français.
J’ai encore une fois apprécié les discussions franches et honnêtes. Je sens que les enseignants veulent vraiment trouver des solutions aux difficultés d’apprentissages des élèves ainsi que les élèves qui sont doués. Je le dit souvent, c’est ensemble que nous y parviendrons et c’est en discutant que nous pourrons trouver des solutions aux défis. Bravo aux enseignants et merci pour cette autre belle journée !!!

Notre premier mercredi pédagogique au CAHM…

Dans le but de donner aux écoles la chance de développer le concept des communautés d’apprentissages professionnelles (CAP), le district scolaire 3 a restructuré son horaire d’enseignement et d’autobus afin de permettre aux enseignants de se rencontrer à seize reprises pendant l’année scolaire au niveau de chacune des écoles. Ces après-midi remplaceront les journées de formation continue que nous avions dans le passé. Nous pourrons ainsi avoir un suivit plus fréquent sur le progrès des élèves.
Nous avons donc passé un excellent premier « mercredi pédagogique » à jaser d’apprentissage, d’évaluation diagnostique, d’évaluation formative et surtout de discussions afin d’enligner nos pratiques en matière de suivis auprès des élèves de la maternelle à la 8e année. Nous nous sommes divisés en deux groupes ; de la maternelle à la 3e année et de la 4e année à la 8e. Les enseignants avaient au cours des dernières semaines procédé à des diagnostiques en mathématiques et en français.
Cette année comme les précédentes, nous continuerons de développer l’écrit chez nos élèves. C’est notre cible d’école et nos rencontres et nos stratégies seront développées en ce sens. Je crois que lorsqu’on apprend à écrire, on développe en même temps, la lecture et de cette façon, nous pourrons continuer à aider les élèves à mieux comprendre leurs résolutions de problèmes en mathématiques.
Nous avons par la suite révisé les essentiels de base pour chaque sujet à savoir ce que la société en général et notre communauté éducative s’attendent de nous. C’est ainsi que nous avons identifié, qu’un élève qui vient à l’école devrait être en mesure de développer les compétences suivantes ;
Mathématiques ; Comprendre et résoudre des résolutions de problèmes.
Français; Bien s’exprimer à l’oral, bien lire et bien écrire.
Sciences ; Connaitre et savoir comment utiliser le processus d’enquête
Sciences Humaines : Avoir un connaissance du monde qui nous entoure
Arts ; Savoir créer et apprécier
Anglais ; Bien s’exprimer et comprendre
Éducation physique; Prendre soins de sa santé et demeurer en forme
Formation personnelle et sociale ; Savoir prendre soins de son corps, ses émotions et prendre de bonne décision
Bien que ces description sont essentiellement de base, il importe maintenant de faire le lien entre elles et nos programmes d’études. Nous aurons donc à continuer à définir et à mieux comprendre quels sont les éléments essentiels de nos programmes d’études afin de maximiser le temps d’apprentissage en classe.
Un autre moment important de l’après-midi a été de définir quel seraient nos normes de comportement pendant nos rencontres. Voici donc les éléments qui ont été retenus;
– Arriver à temps pour la rencontre
– Avoir un ordre du jour
– S’assurer que nos discussions tournes autour de l’apprentissage des élèves et qu’elles ce concentrent sur les 4 questions des CAP ; Que voulons-nous que nos élèves apprennent ?, Comment sauront-nous qu’ils ont appris ?, Que ferons-nous s’ils n’ont pas appris ?, Que ferons-nous avec ceux qui savent déjà ?
– S’assurer de discuter des éléments de la prochaine rencontre avant de se quitter.
– Réserver 10 à 15 minutes pour partager des pratiques pédagogique et pour identifier des besoins.
– Nous croyons que nous aurons un consensus lorsque nous aurons voté au besoin. Nous nous engageons à respecter la décision du groupe, de la mettre en application et de lâcher prise si nous étions d’un avis opposé une fois que la décision aura été retenue.
Les enseignants ont par la suite classés le rendement de leurs élèves suite à leurs tests diagnostiques en utilisant un code de couleur ; rouge; élèves ne maitrisant pas les concepts requis, jaune; élèves qui ont besoin d’aide et de plus de temps, vert; les élèves qui maitrisent les concepts. Nous avons vite réalisé que nous auront à discuter davantage au sujet des nos barèmes et du type d’évaluations diagnostiques posées. Par exemple, certains enseignants ont posé un diagnostique pour un élève en début d’année alors que d’autres ont posé le diagnostique comme si l’élève était déjà rendu en juin. La recherche parle de « Begin with the end result in mind ». Nous aurons donc la chance de peaufiner nos diagnostiques futurs. Les enseignants ont par la suite placés leurs résultats sur des listes de classe et nous avons par la suits placé nos données dans un fichier Excel afin de tracer différent graphiques. Voici en exemple une classe fictive afin de donner un aperçu de l’exercice. Ce fichier a été utilisé pour la mathématiques et le français pour toutes les classes de la maternelle à la 8e année. Je m’occuperai par la suite de combiner tous ces résultats afin d’obtenir un portrait global de l’école.
En terminant, voici l’échelle du temps proposée d’ici décembre;
14 au 18 septembre : Tests diagnostiques et collecte de données en mathématiques et en français.
23 septembre : Analyse des données.
7 octobre : Planification, stratégies, défis, ect…
21 octobre: Rencontre districtMÉNB
26 octobre au 3 novembre ; Tests diagnostiques et collecte de données en mathématiques et en français.
4 novembre : Analyse des données
18 novembre ; Rencontre parents/élèves/enseignants
2 décembre ; Planification, stratégies, défis, ect…
7 au 11 décembre : Tests diagnostiques et collecte de données en mathématiques et en français.
16 décembre ; Analyse des données.
Pas de doutes que nous sommes sur la bonne voie et je dois dire que je suis bien content de ma « gang » qui m’a montré une fois de plus leur engagement envers la réussite des élèves…de tous les élèves… Bravo !!!
Nous nous rencontrons à nouveau lundi de la semaine prochaine afin de mettre la dernière touche à notre plan triennal, notre plan annuel 2009-2010 ainsi qu’à notre Profil d’école. Notre nouveau programme ENVOL est aussi sur le point de débuter et les élèves semblent être prêt à cheminer avec nous. Notre projet Clair2010 a aussi été lancé mardi dernier et pas de doute qu’il nous permettra aussi de nous dépasser et de nous permettre d’en apprendre plus sur nos pratiques et de nous donner la chance de nommer ce qu’on fait au quotidien…. Beaucoup de choses en peu de temps mais qui auront décidément un impact sur la réussite des élèves.
À suivre…

Rentrée 2008-2009…

Une nouvelle rentrée scolaire frappe déjà à nos portes et nous voilà repartie de plus belle. Je suis a préparer notre première rencontre officielle avec les enseignants qui aura lieu mercredi le 27 août. Comme à l’habitude, je réfléchis à haute voix afin de mieux m’y préparer. Cette nouvelle année sera l’occasion de continuer nos nombreux projets mais surtout, de prendre du temps pour peaufiner ce que nous faisons déja. Mercredi matin, nous passerons du temps à regarder nos résultats aux examens provinciaux de l’an dernier et de préparer le Profil de l’école. Ce document est important pour moi car il nous permet de cheminer ensemble et de décider au niveau de l’école, ce que seront nos actions au cours des prochains mois en fonction de notre Mission et de notre Vision. Nous travaillons déjà depuis trois ans en communauté d’apprentissage professionnelles (CAP) mais je crois que nous devrions nous pencher afin de mieux structurer celles-ci. L’an dernier, j’ai arrêté de faire des réunions du personnel en janvier et… la terre tourne encore. Nous réserverons donc ces réunions lorsque nécéssaires. Je veux donc donner du temps pour la planification en CAP et de l’importance à ces trois CAP (Mat à 2e, 3e à 5e et 6e à 8e année) qui auront à se rencontrer à la place des traditionnelles réunions du personnel. J’ai eu la chance de participer à un atelier fort intéressant cet été sur l’établissement des CAP et je compte bien utiliser mes notes personnelles pour développer avec les membres du personnel la structure au niveau des CAP. Mercredi après-midi, les enseignants pourront prendre le temps pour préparer leurs classes.
Vidéo de l’histoire de Dick et Rick Hoyt

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=dDnrLv6z-mM&hl=en&fs=1]

Qu’est-ce que l’apprentissage ?
Discussion sur ce qui fonctionne dans les école et sur l’établissement de CAP.
Nous voulons aussi jeudi matin, terminer la rédaction de notre Plan annuel qui contient les 6 domaines dont ;
Domaine 1 : Milieu de vitalité linguistique et culturelle
Domaine 2 : Milieu d’apprentissage de qualité
Domaine 3 : Milieu d’actualisation du plein potentiel
Domaine 4 : Milieu dynamique dans une collectivié engagée
Domaine 5 : Milieu axé sur l’apprentissage tout au long de la vie
Domaine 6 : Milieu transparent et redevable
En après-midi, les enseignants pourront encore une fois, travailler dans leurs classes.
Vendredi, nous aurons la chance d’accueillir Louise Beaulieu tout au long de la journée. Nous voulons ici continuer le notre projet de développement de la pensée critique en écriture ainsi que le questionnement à haut nivaux. J’ai eu la chance de rencontrer Louise à quelques reprises (1, 2) et j’ai appris beaucoup. Certains enseignants utilisent par exemple, des questions d’objectivation lors d’activité en salle de classe.
Tout comme au en septembre 2007, , en octobre 2007 et ainsi que lors de cette réunion du personnel (voir la section des commentaires), nous avons commencé à regarder nos pratiques pédagogiques mais surtout les outils qui peuvent nous permettre en tant qu’enseignant, à maximiser l’apprentissage de l’écriture.
Nous avions aussi eu la chance d’accueillir un peu plus tôt cette année, Marie-Josée Long qui est agente pédagogique au district scolaire 3. Marie-Josée a co-écrit un livre intitulé ; La porte d’entrée dans la réussite en écriture (2007) en compagnie de Yamina Bouchama. Marie-Josée avait accepté de rencontrer le personnel afin de présenter le processus d’écriture. Avec sa permission, j’ai publié ce processus d’écriture ainsi que les étapes. Je vois là, beaucoup de potentiel avec notre cible de développer la pensée critique en écriture. Ces étapes peuvent être utilisées par tous les enseignants peu importe le niveau d’âge et le sujet enseigné.
Pour le déroulement de la journée vendredi, le tout débutera à 9h00 et se terminera à 15h00.
Pour en savoir plus…
Le processus d’écriture.
Les étapes du processus d’écriture chez les élèves.
J’apprécie beaucoup d’avoir la chance de passer du temps avec le personnel enseignant afin de développer ensemble notre Plan de réussite. Bien que ce projet soit avant tout un voyage, il est important de se rappeler que nous pouvons avoir un effet sur l’apprentissage de l’écriture. Plusieurs projets cette année s’inscrivent encore une fois dans cette voie et les élèves ne peuvent qu’en bénéficier.
Je souhaiteà tous les membres du personnel, aux élèves, aux parents et à toute notre communauté d’apprentissage une belle année scolaire de qualité et remplie de belles découvertes.
Apprendre pour la vie !

CAP-Communautés d’apprentissage professionelles

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J’ai eu la chance d’entendre lors de l’Institut des directions d’école, la présentation d’Hélène Morais, directrice à l’école La Relève de St-Isidore et Christina Mallet, directrice-ajointe de l’école Marguerite-Bourgeois sur les communauté d’apprentissages professionnelles. J’ai tellement aimé leur présentation PowerPoint que je leur ai demandé de la modifier selon mes besoins et de la rendre publique. Elle ont acceptés sans hésitations. Merci beaucoup !
Voici mes notes lors de leur présentation :
Les CAP visent l’apprentissage de tous les élèves, elles cultivent la collaboration en se concentrant sur les résultats (Selon Dufour).
Les écoles efficaces exercent un leadership pédagogique fort et portent une attention particulière à la qualité de l’enseignement. Elles ont une mission claire et à point et offrent un environnement ordonné et sécuritaire. Elles ont des attentes élevés concernant les performances de tous leurs élèves et suivent de près leurs résultats. Les écoles efficaces offrent des occasions d’apprentissages et utilisent efficacement le temps consacré à l’enseignement. Elles entretiennent des relations positives avec les parents et la communauté.
Les CAP veulent trouver les réponses aux quatre questions suivantes :
1- Qu’est-ce que nous voulons que nos élèves apprennent ?
2- Comment savons-nous qu’ils ont appris ?
3- Que faisons-nous avec ceux et celles qui n’ont pas appris ?
4- Que faisons-nous avec ceux et celles qui savent déjà ?
C’est la réponse à la 3e question qui fait le plus une différence…
Les CAP utilisent des approches axées sur l’apprentissage et sur la culture de collaboration. Elles utilisent des informations pertinentes au moment opportun.
Nous sommes tous responsable de l’apprentissage de tous les élèves.
Pour bien fonctionner, les CAP doivent ;
– se rencontrer à des moments structurés.
– discuter de questions spécifiques.
– créer une directive d’équipe qui guidera la collaboration.
– tendre vers la poursuite d’objectifs de performance spécifique et mesurables.
La structure d’une CAP doit avoir;
– des normes de fonctionnement claires eu un ordre du jour.
– rôles biens définis.
– préparer un compte-rendu
Il faut avoir les normes de fonctionnement dès le début.