Archive for blogue

Ma présentation sur Acadiepédia à l’ACELF…

PrintJe serai présent vendredi pour présenter un atelier au Congrès 2016 de l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF) à Québec.  J’aurai la chance d’y présenter le projet Acadiepédia et d’expliquer la démarche et le développement du projet.  Celui-ci maximise l’utilisation de plusieurs outils du WEB 2.0 dont le bloque, les WIKI, YouTube, Flicker, SoundCloud et le « Streaming audio ».  Le projet est ouvert à toutes les écoles de la francophonie.  Il est gratuit et sans publicité.

À l’origine de ce projet en 2014, je voulais développer un espace de publication gratuit et où je pourrais mettre à profit mes compétences TIC en travaillant de près avec des élèves de d’autres écoles de mon district et d’ailleurs.  Je voulais donner la chance à d’autres école d’utiliser ces outils comme j’ai réussi à le faire au CAHM, l’école que je dirige depuis près de 16 ans.  De plus, je voulais développer une structure qui permettrait à des élèves de tous les niveaux de coconstruire en utilisant des outils du WEB 2.0 en marge du Congrès mondial acadien de 2014.  C’est à ce moment que le projet Acadiepédia a pris son envol.

J’avais déjà présenté un projet similaire auparavant, mais comme je n’avais pas eu d’échos et de temps pour le réaliser, j’ai donc eu envie de le dépoussiéré et de le développer.  J’ai eu la chance d’avoir des gens qui dès le départ ont cru au potentiel rassembleur et pédagogique du projet.  En plus du DSF-NO, le groupe Place aux compétences a décidé lui aussi de supporter financièrement le projet.  D’autres commanditaires ont aussi permis d’avancer.

En gros, le site Acadiepédia comporte 3 parties majeures; un Wiki de collaboration, le Blogue des jeunes et la Radio des jeunes d’Acadiepédia.

Le WIKI de collaboration est un espace WEB où les élèves participants peuvent décrire leur communauté comme ils aimeraient que les visiteurs du WEB la découvrent.  Si on recherche sa communauté sur Wikipédia, on y retrouvera des informations.  Souvent, cette information est officielle et n’est pas aux vraies couleurs de la communauté.  Les élèves pourront donc développer une page de leur communauté avec leurs couleurs, leurs gens et leurs idées.  Déjà, les pages des communautés commencent à se développer, mais il est certain que ceci prendra du temps et qu’avec les années, le contenu deviendra de plus en plus important.  Sur le WIKI de collaboration, on retrouve aussi des listes de lectures de vidéos disponibles sur YouTube sur des sujets qui pourraient intéressés les jeunes d’Acadiepédia.  Il ne s’agit pas ici d’apporter les élèves sur YouTube, mais bien YouTube aux élèves.  Ils existe déjà plusieurs vidéos pertinentes et le Site d’Acadiepédia veut ramener sous un même toit toutes ces vidéos.  Que dire aussi de la musique francophone et acadienne sur YouTube.  Il y a en a beaucoup.  Pour faire connaitre celle-ci et développer la culture identitaire, une liste de lecture d’artistes acadiens est disponible.  Il est même possible de faire jouer ces chansons de manière aléatoire.   Souvent, les enseignants disent qu’ils n’ont pas accès à de la musique acadienne.  Avec Acadiepédia, l’accès à plusieurs vidéos de musique acadienne est possible.  Finalement, le WIKI de collaboration continent aussi des outils de recherche et de publication.  Celui-ci continuera d’évoluer avec le temps.

Le Blogue des jeunes permet aux élèves participants d’écrire en public et de participer à la rédaction d’articles sur un fil de presse WEB.  Les élèves peuvent écrire sur des sujets de leur choix et de partager avec d’autres élèves du même âge et de la région.  Déjà près de 1300 jeunes on accès à ce blogue et plusieurs enseignants intègrent petit à petit l’utilisation de cet outil pour apprendre à mieux écrire.  Il faut à l’occasion surmonter quelques mythes à l’utilisation du blogue dans un cadre scolaire, mais bon, les enseignants qui acceptent de faire l’expérience ont une belle ouverture à faire différemment.  Les billets sont archivés dans le temps et aussi par toutes sortes de catégories qui permettent aux enseignants et aux parents de suivre les participants.  Lorsqu’un enseignant me fait part qu’il aimerait participer, je me déplace dans sa classe pour quelques heures de formation et j’initie les élèves à la publication WEB.  Ceux-ci n’ont aucune difficulté et semblent aimer l’expérience.  Une page Facebook d’Acadiepédia est disponible et plusieurs billets sont ainsi partagés au grand public.  Avec le temps, le rythme de production devrait devenir plus important.  Je remarque que la différence tient souvent au fait qu’un enseignant encourage les élèves à écrire sur le blogue.  Comme ce n’est pas naturel au départ, il est important que les adultes au niveau des écoles encouragent les élèves à publier.  Lors qu’ils prennent aussi le temps d’aller placer des commentaires, la motivation s’accentue.

Logo_RadioDesJeunesLa Radio des jeunes permet aux participants de participer à la réalisation et à la production d’émissions de radio en format MP3.  Ces émissions sont ensuite ajoutées à une liste de lecture qui joue de manière aléatoire sur le WEB en utilisant le service USTREAM.CA.  J’ai été surpris de l’ampleur qu’a pris ce projet en ci peu de temps.  je suis agréablement surpris de la tournure des évènements et déjà, la Radio des jeunes compte plus de 100 heures de programmation.  Celle-ci continue d’évoluer avec le temps.  De plus, un espace pour mettre en ligne des fichiers de la radio est disponible pour les écoles participantes.  Cette page utilise SoundCloud et permet la création d’albums pour que les gens puissent écouter directement en ligne le contenu.

Fiche technique du projet;
ficheacadiepedia
Liens importants utilisés pendant ma présentation;

1- Le site officiel d’Acadiepédia

2- Le Blogue du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska (CAHM)

3- Le Labo créatif du CAHM

4- Les projets entrepreneuariaux du CAHM

5- Mon portfolio professionnel

6- Le site du colloque de Clair2016

7- Exemples de textes de qualité sur le Blogue des Jeunes

Je termine ce billet en disant que je me considère bien chanceux de pouvoir continuer à participer au développement d’un tel projet.  Je remercie la confiance de mes patrons, mais aussi celle des enseignants et des élèves qui osent faire différemment.  Ce n’est pas toujours facile d’innover, mais avec le temps je sens une plus grande ouverture.  Je crois aussi que les gens se sentent accompagnés.  Bien que je n’ai pas assez d’heures dans la journée pour tout faire ce que j’aimerais faire, le projet avance de jour en jour, de mois en mois…  Je rêve au jour où nous pourrons accueillir des élèves d’autres communautés francophones du Nouveau-Brunswick, du Canada et pourquoi pas du monde entier.  je crois aussi qu’avant de courir, il faut ramper, puis marcher…  C’est la raison de ma participation et de la présentation de mon atelier.

Merci de nous suivre sur Acadiepédia !!!

Le Blogue des Jeunes… Écrire pour apprendre à écrire…

22082016Le blogue est un outil puissant pour améliorer l’écriture. Écrire dans un contexte réel permet aux élèves de mieux se préparer et d’avoir un plus grand public lors de la publication de leurs textes. Évidemment, il arrive à l’occasion qu’il y ait des erreurs. Les élèves sont en apprentissage (je le suis aussi) et si nous attendons qu’ils écrivent sans faire de fautes avant de publier, ils ne le feront peut-être jamais. Notre obsession avec les fautes d’orthographe est intéressante. Plusieurs personnes n’osent pas publier des textes, car ils ont peur de la critique. Je ne parle pas ici de commentaires sur Facebook qui dilapident la langue française, mais de textes informatifs ou des travaux de rédactions dans le but d’apprendre à mieux écrire. Je fais souvent l’allusion au tennis et à Eugénie Bouchard lors de mes conférences. Pour devenir une championne au tennis, Eugénie a dû pratiquer et participer à des tournois devant public. Elle a surement commis plusieurs erreurs, mais elle a quand même persévéré. Ses entraineurs lui ont donné des indications pour s’améliorer, mais par souci d’encouragement, ils ont surement débuté avec ce qui était le plus pressant. Ses défis lui ont été présentés un à un avec le souci de l’amélioration constante. Pourquoi ne serait-ce pas la même chose pour l’apprentissage de l’écriture ?

Le Blogue des Jeunes permet aux enseignants qui le désirent de permettre à leurs élèves d’écrire dans un espace sécuritaire et gratuit. Il n’y a pas de publicité et les textes sont répertoriés dans des catégories choisies par les élèves. De plus, il est possible pour un enseignant de suivre seulement les textes de ses élèves. Il est aussi possible pour les parents de s’abonner par courriel au compte de leur enfant et de recevoir des alertes lors de la publication de textes par ceux-ci. Il est possible de partager les textes sur les réseaux sociaux et de laisser des commentaires si l’auteur le permet.  Le blogue peut être utile autant en sciences qu’en histoire et en mathématiques.  Dans notre école, tous les enseignants ont le souci de l’apprentissage du français et pas seulement l’enseignant du cours de français.  Une procédure de publication est suggérée aux élèves et il est possible pour les élèves qui le désirent, que les billets soient en mode « brouillon » et non publié. À ce moment, un enseignant peut ensuite faire une procédure de vérification avant que le billet soit publié.

Pour créer des comptes, il suffit d’utiliser le bouton intitulé « Ouvrir un compte gratuit » dans la colonne de droite du Blogue des Jeunes. Par la suite, il suffit pour un enseignant d’entrer en communication avec moi pour définir les catégories de leur choix afin de commencer à publier. Plusieurs recherches démontrent l’impact du numérique sur les apprentissages.  J’aimerais attirer votre attention plus particulièrement sur celle-ci concernant l’utilisation des blogues en milieu scolaire.

En terminant, vous pouvez aller lire un ancien billet que j’ai écrit concernant 10 mythes concernant l’utilisation des blogues dans un cadre scolaire.

Au plaisir de lire les textes de vos élèves sur Le Blogue des Jeunes !!!

Innover à l’école en 2016…

21082016Je suis à me préparer pour la rentrée scolaire 2016. Je serai de retour à la suite d’un congé différé de 8 mois qui m’a permis de faire le plein d’énergie et de faire une pause professionnelle. Le temps a passé vite et j’ai eu la chance avec mon épouse, de réaliser plusieurs projets de voyages et autre. Je réalise que je suis gâté par la vie et que ces moments de reculs m’ont permis d’apprécier bien des choses sur le plan personnel que professionnel.

Lorsqu’on prépare une rentrée scolaire, il est important de prendre un temps d’arrêt pour regarder où l’on est et où on veut aller. Au CAHM, j’ai la chance de travailler avec une équipe qui veut développer plusieurs projets permettant aux élèves d’apprendre de façon innovante. Ce n’est pas un secret ; que ce soit par notre projet de Labo créatif, le site Acadiepédia ou le colloque Clair2017, nous essayons de développer une culture collaborative et de faire rayonner nos pratiques éducatives. À mon retour, je constate que même après 8 mois de congé, les mêmes défis sont toujours au rendez-vous. Dans les médiaux (ici et ici ), on se pose les mêmes questions à savoir si l’utilisation des nouvelles technologies est utile et apporte une valeur ajoutée aux apprentissages. Les amateurs de données probantes questionnent la pertinence des approches innovantes et cherchent les recherches qui démontrent leur efficacité. Nous sommes dans le domaine de l’innovation et bien entendu, les nouvelles recherches tardent à se faire connaitre. Pourtant, il existe déjà plusieurs recherches qui démontrent déjà l’impact du numérique. Certaines personnes semblent trouver que ce n’est pas encore suffisant alors que d’autres croient qu’il faut avancer et aller de l’avant plus rapidement. Difficile de concilier schiste qu’on retrouve entre les pédagogues qui aimeraient une pédagogie de type traditionnelle et ceux qui veulent que ça change et que se soit différent. Le débat devient encore plus difficile lorsque tous mettent leurs grains de sel selon leurs expériences personnelles, leurs gouts et leurs besoins. Ces discussions bien souvent à sens unique et cacophonique tournent généralement en rond. Au fond, nous voulons tous les meilleurs apprentissages possible pour les élèves. Reste maintenant à définir ce qui semble le plus important. Des vidéos comme celles-ci circulent sure le web ;

D’autres expliquent l’importance de la créativité et de la curiosité chez les enfants ;

Le monde de l’éducation au Canada est à un point charnière (et de non-retour). Il faut maintenant mettre tout en œuvre pour définir une politique claire de l’utilisation des nouvelles technologies dans les écoles. Les provinces habituellement tendent à réinventer la roue dans leurs coins. Voici une belle occasion de collaborer ensemble et de définir les bases qui seront utiles aux jeunes Canadiens. Il faut que ces politiques soient plus claires et flexibles. Si nous échouons, cela démontrera à quel point la bureaucratie aura consommé nos façons de se renouveler. De toute façon, attendre serait pire… C’est certain et nous n’avons pas besoin de méta-analyses pour nous le confirmer… Si cela peut nous aider tant mieux, mais bon, il existe plusieurs excuses pour ne rien faire et ne rien tenter… Je suis pour l’utilisation de données probantes en éducation et il existe de bonnes pistes dans les travaux de John Hattie et ailleurs. Je crois qu’il ne faut pas mettre tous nos œufs dans le même panier. Il faut continuer à encourager l’innovation et aider les gens qui veulent aller de l’avant. Il faut aussi encourager TOUS les enseignants à prendre des risques calculés et leur donner les outils dont ils ont besoin. Il faut revoir nos pratiques et continuer à partager ce qui se fait de bien. Il faut éliminer schiste en éducation et travailler à ce que tous les enseignants voient l’innovation pédagogique comme un domaine de recherche-action pertinent et nécessaire à la réussite de tous les élèves.

Il faut aussi apprendre à écrire en public et partager nos découvertes sur les médias sociaux. Je crois encore que le blogue scolaire reste le meilleur moyen pour que des enseignants et des élèves puissent réfléchir à haute voix et pour partager tout ce qui se fait de bien en éducation. Je rêve peut-être, c’est mon droit. C’est aussi ce qui me permet d’avancer dans mon travail de jour en jour. Plusieurs personnes rêvent comme moi, mais n’osent pas en parler à cause de la critique, des commentaires et autre. C’est dommage. Pour ma part, la vraie éducation réside dans l’appropriation d’une capacité à débattre, de réfléchir et de développer sa pensée critique. La vraie éducation réside dans la possibilité de former des personnes autonomes, libres, capables de réfléchir et actives dans leurs communautés. Notre but n’est pas de développer des travailleurs seulement capables de faire des tâches répétitives dans une usine ou de demeurer silencieux devant les injustices de ce monde. Comment est-ce que nos élèves développeront ces habiletés si nous ne le faisons pas nous-mêmes. Ne sous-estimons pas nos élèves. Ils sont capables de tellement plus… Pour vous en convaincre, allez voir les billets d’élèves de 12-13 ans du Carrefour de l’Acadie de Dieppe sur le Blogue des Jeunes d’Acadiepédia. Ce que cette enseignante a réalisé à faire avec ses élèves est incroyable. Imaginez si tous les enseignants choisissaient d’en faire de même…

Nous aurons besoin d’accompagner les enseignants et les encourager à prendre des risques. La recherche le dit (ici).

Pendant ce temps, les enfants du 3e millénaire arrivent dans les collèges et ceux qui les accueils ne savent pas trop comment les prendre.  Nos élèves seront prêts…  Et vous ?

Je suis de retour… 😉

Ma présentation au Colloque Branché sur l’élève…

PrintJe serai présent demain pour présenter un atelier au colloque « Branché sur l’élève » présenté aux écoles privés de la région de Québec.  Ce colloque est organisé par le Cadre 21, Cylabe interactif et la Fédération des établissements d’enseignement privés du Québec (FEEP).  J’aurai la chance de présenter le projet Acadiepédia et d’expliquer la démarche et le développement du projet.  Celui-ci maximise l’utilisation de plusieurs outils du WEB 2.0 dont le bloque, les WIKI, YouTube, Flicker, SoundCloud et le « Streaming audio ».  Le projet est ouvert à toutes les écoles de la francophonie.  Il est gratuit et sans publicité.

À l’origine de ce projet en 2014, je voulais développer un espace de publication gratuit et où je pourrais mettre à profit mes compétences TIC en travaillant de près avec des élèves de d’autres écoles de mon district et d’ailleurs.  Je voulais donner la chance à d’autres école d’utiliser ces outils comme j’ai réussi à le faire au CAHM, l’école que je dirige depuis près de 16 ans.  De plus, je voulais développer une structure qui permettrait à des élèves de tous les niveaux de coconstruire en utilisant des outils du WEB 2.0 en marge du Congrès mondial acadien de 2014.  C’est à ce moment que le projet Acadiepédia a pris son envol.

J’avais déjà présenté un projet similaire auparavant, mais comme je n’avais pas eu d’échos et de temps pour le réaliser, j’ai donc eu envie de le dépoussiéré et de le développer.  J’ai eu la chance d’avoir des gens qui dès le départ ont cru au potentiel rassembleur et pédagogique du projet.  En plus du DSF-NO, le groupe Place aux compétences a décidé lui aussi de supporter financièrement le projet.  D’autres commanditaires ont aussi permis d’avancer.

En gros, le site Acadiepédia comporte 3 parties majeures; un Wiki de collaboration, le Blogue des jeunes et la Radio des jeunes d’Acadiepédia.

Le WIKI de collaboration est un espace WEB où les élèves participants peuvent décrire leur communauté comme ils aimeraient que les visiteurs du WEB la découvrent.  Si on recherche sa communauté sur Wikipédia, on y retrouvera des informations.  Souvent, cette information est officielle et n’est pas aux vraies couleurs de la communauté.  Les élèves pourront donc développer une page de leur communauté avec leurs couleurs, leurs gens et leurs idées.  Déjà, les pages des communautés commencent à se développer, mais il est certain que ceci prendra du temps et qu’avec les années, le contenu deviendra de plus en plus important.  Sur le WIKI de collaboration, on retrouve aussi des listes de lectures de vidéos disponibles sur YouTube sur des sujets qui pourraient intéressés les jeunes d’Acadiepédia.  Il ne s’agit pas ici d’apporter les élèves sur YouTube, mais bien YouTube aux élèves.  Ils existe déjà plusieurs vidéos pertinentes et le Site d’Acadiepédia veut ramener sous un même toit toutes ces vidéos.  Que dire aussi de la musique francophone et acadienne sur YouTube.  Il y a en a beaucoup.  Pour faire connaitre celle-ci et développer la culture identitaire, une liste de lecture d’artistes acadiens est disponible.  Il est même possible de faire jouer ces chansons de manière aléatoire.   Souvent, les enseignants disent qu’ils n’ont pas accès à de la musique acadienne.  Avec Acadiepédia, l’accès à plusieurs vidéos de musique acadienne est possible.  Finalement, le WIKI de collaboration continent aussi des outils de recherche et de publication.  Celui-ci continuera d’évoluer avec le temps.

Le Blogue des jeunes permet aux élèves participants d’écrire en public et de participer à la rédaction d’articles sur un fil de presse WEB.  Les élèves peuvent écrire sur des sujets de leur choix et de partager avec d’autres élèves du même âge et de la région.  Déjà près de 1300 jeunes on accès à ce blogue et plusieurs enseignants intègrent petit à petit l’utilisation de cet outil pour apprendre à mieux écrire.  Il faut à l’occasion surmonter quelques mythes à l’utilisation du blogue dans un cadre scolaire, mais bon, les enseignants qui acceptent de faire l’expérience ont une belle ouverture à faire différemment.  Les billets sont archivés dans le temps et aussi par toutes sortes de catégories qui permettent aux enseignants et aux parents de suivre les participants.  Lorsqu’un enseignant me fait part qu’il aimerait participer, je me déplace dans sa classe pour quelques heures de formation et j’initie les élèves à la publication WEB.  Ceux-ci n’ont aucune difficulté et semblent aimer l’expérience.  Une page Facebook d’Acadiepédia est disponible et plusieurs billets sont ainsi partagés au grand public.  Avec le temps, le rythme de production devrait devenir plus important.  Je remarque que la différence tient souvent au fait qu’un enseignant encourage les élèves à écrire sur le blogue.  Comme ce n’est pas naturel au départ, il est important que les adultes au niveau des écoles encouragent les élèves à publier.  Lors qu’ils prennent aussi le temps d’aller placer des commentaires, la motivation s’accentue.

Logo_RadioDesJeunesLa Radio des jeunes permet aux participants de participer à la réalisation et à la production d’émissions de radio en format MP3.  Ces émissions sont ensuite ajoutées à une liste de lecture qui joue de manière aléatoire sur le WEB en utilisant le service USTREAM.CA.  J’ai été surpris de l’ampleur qu’a pris ce projet en ci peu de temps.  je suis agréablement surpris de la tournure des évènements et déjà, la Radio des jeunes compte plus de 100 heures de programmation.  Celle-ci continue d’évoluer avec le temps.  De plus, un espace pour mettre en ligne des fichiers de la radio est disponible pour les écoles participantes.  Cette page utilise SoundCloud et permet la création d’albums pour que les gens puissent écouter directement en ligne le contenu.

Fiche technique du projet;
ficheacadiepedia
Liens importants utilisés pendant ma présentation;

1- Le site officiel d’Acadiepédia

2- Le Blogue du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska (CAHM)

3- Le Labo créatif du CAHM

4- Les projets entrepreneuariaux du CAHM

5- Mon portfolio professionnel

6- Le site du colloque de Clair2016

Je termine ce billet en disant que je me considère bien chanceux de pouvoir continuer à participer au développement d’un tel projet.  Je remercie la confiance de mes patrons, mais aussi celle des enseignants et des élèves qui osent faire différemment.  Ce n’est pas toujours facile d’innover, mais avec le temps je sens une plus grande ouverture.  Je crois aussi que les gens se sentent accompagnés.  Bien que je n’ai pas assez d’heures dans la journée pour tout faire ce que j’aimerais faire, le projet avance de jour en jour, de mois en mois…  Je rêve au jour où nous pourrons accueillir des élèves d’autres communautés francophones du Nouveau-Brunswick, du Canada et pourquoi pas du monde entier.  je crois aussi qu’avant de courir, il faut ramper, puis marcher…  C’est la raison de ma participation et de la présentation de mon atelier.

Merci de nous suivre sur Acadiepédia !!!

La Radio des Jeunes au CMA 2014…

Je m’apprête à vivre une belle expérience au Congrès Mondial Acadien (CMA) qui débutera en fin de semaine.  La Radio des Jeunes d’Acadiepédia sera sur place pour produire des émissions en direct sur la bande 104,5 FM pour la région d’Edmundston et sur le web.  C’est plus d’une soixantaine de jeunes qui ont répondu à l’appel.  J’ai eu la chance d’accompagner certains de ces jeunes lors du Salon du Livre d’Edmundston en compagnie de Michel Delorme de Radio Enfant.  Cette année mon travail de mentor m’a donné la chance de développer le site Acadiepédia.  Le lancement officiel est prévu pour le mercredi 13 aout prochain.  J’ai ainsi eu la chance d’apprendre plein de nouvelles choses et de rencontrer plusieurs personnes qui ont contribué à leur façon au développement du site.  Plus de 550 jeunes participent au « Blogue de Jeunes« , d’autres ont contribué au WIKI et d’autres à la radio.  La fiche technique du projet développé en compagnie d’importants commanditaires explique plus en détail le projet.

Nous avons encore une fois réussi à obtenir une permission spéciale d’industrie Canada pour pouvoir utiliser la fréquence 104,5 FM.  Nous l’avions fait aussi pour Clair2014 et pour le Salon du livre d’Edmundston.  Les élèves ont reçu une journée de formation à la fin du mois de juin et même si certains en seront à leurs premières armes en radio, ils seront aidés d’élèves qui ont participé au Salon du Livre.  Lors de cet évènement, nous avions cru que les artistes et auteurs n’auraient pas vraiment envie de participer aux entrevues étant donné que nous n’étions pas une radio professionnelle.  C’est tout le contraire qui s’est produit.  Les auteurs et artistes ainsi que les politiciens rencontrés ont été très généreux de leur temps et de leur personne.  Nous avons été choyés par de nombreuses rencontres dont Steven Gilbeault, Clara Hughes, Herménégilde Chiasson et plusieurs autres.  Des exemples d’entrevues sont disponibles ici.  La même chose risque de se produire cette fois-ci au CMA.  Nous aurons même une guitare de prête si un artiste aimerait se produire en direct…  À suivre…

Les cybercarnets du CAHM ont dix ans…

billet1Mercredi prochain marquera le dixième anniversaire des cybercarnets du CAHM.  Suite à la publication de ce premier billet le 19 février 2004 et après quelques dizaines de milliers autres billets, où en sommes-nous avec l’utilisation des blogues en milieu scolaire ?  Difficile à évaluer.  Nous n’avons pas fait de recherche spécifique pour mesurer l’impact de cet outil dans la salle de classe.  Il existe même après dix ans, plusieurs mythes que j’ai essayé d’expliquer dans un billet précédent.  Est-ce que l’impact des blogues s’est fait sentir ?  Pour ma part, je ne peux que partager mes impressions.  Premièrement, écrire n’est pas une tâche de bas niveau.  Les élèves font difficilement des transferts avec les notions acquises pendant leur cours de français.  Ils trouvent difficile lorsqu’on leur demande de composer un texte, de résumer un article ou de donner leur opinion par écrit.  Plusieurs adultes trouvent aussi cela difficile.  Il ne faut donc pas se surprendre qu’au début de la publication de textes sur un blogue, les élèves écrivent moins.  Avec le temps, on peut voir qu’ils prennent de l,assurance et qu’ils écrivent plus et mieux.  Je prends par exemple le blogue de Guillaume qui démontre en quelques années que sont style d’écriture s’est indéniablement amélioré.  Voici 4 textes pris en ordre chronologique à partir de son blogue ; 1, 2, 3 et 4 .  Le blogue peut aussi être utilisé comme une sorte de portfolio scolaire où l<élève peut suivre le développement de es compétences.  Que dire des textes d’Élisabeth ; 1, 2, 3 et 4 ?  Il va s’en dire que ces deux élèves se sont améliorés en écriture avec le temps. Et c’est bien normal me direz-vous…  Avec le blogue, on peut voir les traces.  Est-ce que cette amélioration est causée par l’utilisation des blogues ?  Je crois que cet outil a renforcé l’apprentissage de l’écriture.  Personnellement, depuis que je blogue, j’écris mieux.  J’ai encore de la difficulté mais je suis plus à l’aise à m’exprimer par l’écrit et je crois qu’avec le temps, la structure de mes textes s’est améliorée.

Avec le projet d’Acadiepédia, le Blogue des jeunes et la nouvelle « Salle de rédaction du CAHM« , j’aie eu la chance de voir des textes de qualité.  Je crois qu’avec le temps, les enseignants voudront bien inclure l’utilisation des blogues dans leur pratique pédagogiques.  Ça prend du temps mais ça avance à petits pas…

Je termine ce billet en vous proposant de visionner une leçon sur les marqueurs de relations réalisée avec Sylvie Blain de l’Université de Moncton.  Sylvie a utilisé un billet d’une élève de 8e année pour démontre aux élèves participants à cette rencontre virtuelle, l’importance d’utiliser des marqueurs de relations pour améliorer leur textes.  Ainsi, les élèves on pu voir avec un exemple concret comment apporter l’écriture de leur texte à un autre niveau.  C’est donc possible de monter la barre un peu plus haut…

Acadiepédia; Prendre sa place sur le WEB…

PrintJ’ai la chance cette année de développer un projet qui maximise l’utilisation de plusieurs outils du WEB 2.0 dont le bloque, les WIKI, YouTube, Flicker et le « Streaming audio ».  Lorsque j’ai accepté de devenir Mentor en application pédagogique de l’ordinateur (APO) en septembre dernier, je voulais développer un projet où je pourrais mettre à profit mes compétences TIC en travaillant de près avec les élèves du district scolaire francophone du Nord-Ouest (DSF-NO).  Je voulais faire un peu avec le district ce que j’avais réussi à faire à l’école que je dirigeais depuis près de 13 ans.  De plus, je voulais avoir le temps de développer une structure qui permettrait à des élèves de tous les niveaux de coconstruire en utilisant des outils du WEB 2.0.  Les choses étant bien faites, 2014 est aussi l’année du Congrès mondial acadien qui aura lien dans la région en aout.  Plusieurs municipalités sont donc à mettre la main à la pâte pour développer toutes sortes d’initiatives et de projets en vue de ce rassemblement.  Le DSF-NO ne fait pas exception et de fil en aiguille, le projet Acadiepédia a vu le jour.  J’avais déjà présenté un projet similaire quelques années passées, mais comme je n’avais pas eu d’échos et de temps pour le réaliser, j’ai don eu envie de le dépoussiéré et de le développer.  J’ai eu la chance d’avoir des gens qui dès le départ ont cru au potentiel rassembleur et pédagogique du projet.  En plus du DSF-NO, le groupe Place aux compétences a décidé lui aussi de supporter financièrement le projet.  D’autres commanditaires pourront être présentés sous peu.  Depuis le mois de septembre, je m’active donc à développer la structure du projet et de recruter des élèves et des enseignants qui veulent participer au projet.  En gros, le site Acadiepédia comporte 3 parties majeures; un Wiki de collaboration, le Blogue des jeunes et la Radio des jeunes d’Acadiepédia.

Le WIKI de collaboration est un espace WEB où les élèves participants peuvent décrire leur communauté comme ils aimeraient que les visiteurs du WEB la découvrent.  Si on recherche sa communauté sur Wikipédia, on y retrouvera des informations.  Souvent, cette information est officielle et n’est pas aux vraies couleurs de la communauté.  Les élèves pourront donc développer une page de leur communauté avec leurs couleurs, leurs gens et leurs idées.  Déjà, les pages des communautés commencent à se développer, mais il est certain que ceci prendra du temps et qu’avec les années, le contenu deviendra de plus en plus important.  Sur le WIKI de collaboration, on retrouve aussi des listes de lectures de vidéos disponibles sur YouTube sur des sujets qui pourraient intéressés les jeunes d’Acadiepédia.  Il ne s’agit pas ici d’apporter les élèves sur YouTube, mais bien YouTube aux élèves.  Ils existe déjà plusieurs vidéos pertinentes et le Site d’Acadiepédia veut ramener sous un même toit toutes ces vidéos.  Que dire aussi de la musique acadienne sur YouTube.  Il y a en a beaucoup.  Pour faire connaitre celle-ci et développer la culture identitaire, une liste de lecture d’artistes acadiens est disponible.  Il est même possible de faire jouer ces chansons de manière aléatoire.   Souvent, les enseignants disent qu’ils n’ont pas accès à de la musique acadienne.  Avec Acadiepédia, l’accès à plusieurs vidéos de musique acadienne est possible.  Finalement, le WIKI de collaboration continent aussi des outils de recherche et de publication.  Celui-ci continuera d’évoluer avec le temps.

Le Blogue des jeunes permet aux élèves participants d’écrire en public et de participer à la rédaction d’articles sur un fil de presse WEB.  Les élèves peuvent écrire sur des sujets de leur choix et de partager avec d’autres élèves du même âge et de la région.  Déjà près de 250 jeunes on accès à ce blogue et plusieurs enseignants intègrent petit à petit l’utilisation de cet outil pour apprendre à mieux écrire.  Il faut à l’occasion surmonter quelques mythes à l’utilisation du blogue dans un cadre scolaire, mais bon, les enseignants qui acceptent de faire l’expérience ont une belle ouverture à faire différemment.  Les billets sont archivés dans le temps et aussi par toutes sortes de catégories qui permettent aux enseignants et aux parents de suivre les participants.  Lorsqu’un enseignant me fait part qu’il aimerait participer, je me déplace dans sa classe pour quelques heures de formation et j’initie les élèves à la publication WEB.  Ceux-ci n’ont aucune difficulté et semblent aimer l’expérience.  Une page Facebook d’Acadiepédia est disponible et plusieurs billets sont ainsi partagés au grand public.  Avec le temps, le rythme de production devrait devenir plus important.  Je remarque que la différence tient souvent au fait qu’un enseignant encourage les élèves à écrire sur le blogue.  Comme ce n’est pas naturel au départ, il est important que les adultes au niveau des écoles encouragent les élèves à publier.  Lors qu’ils prennent aussi le temps d’aller placer des commentaires, la motivation s’accentue.

Logo_RadioDesJeunesLa Radio des jeunes permet aux participants de participer à la réalisation et à la production d’émissions de radio en format MP3.  Ces émissions sont ensuite ajoutées à une liste de lecture qui joue de manière aléatoire sur le WEB en utilisant le service USTREAM.CA.  J’ai eu la chance de rencontrer Michel Delorme de radioenfant.ca dans le cadre de mes discussions avec des membres du comité organisateur du Congrès mondial acadien.  Celui-ci est venu lors du Colloque Clair2014 pour lancer la Radio des jeunes d’Acadiepédia.  Michel compte plusieurs années d’expérience.  La Radio des jeunes d’Acadiepédia était son 500e lancement…  J’ai donc l’opportunité d’apprendre beaucoup et avec l’aide de Joey Nadeau, un ancien élève du CAHM, le projet avnacera plus rapidement.  J’ai été surpris de l’ampleur qu’a pris ce projet en ci peu de temps.  je suis agréablement surpris de la tournure des évènements et déjà, la Radio des jeunes compte près de 22 heures de programmation.  Celle-ci continuera d’évoluer avec le temps.  La semaine prochaine nous serons à l’expo-sciences régionale du DSF-NO pour faire des capsules scientifiques et plus tard en avril, nous serons au Salon du livre d’Edmundston pour faire des émissions en direct avec des auteurs de renommées internationales.  À suivre…

billet2Une belle histoire dans le cadre de la Radio des jeunes d’Acadiepédia.  La semaine dernière, j’ai placé en ligne un répertoire de chansons d’artistes professionnelles qui sont jouées sur la Radio des jeunes.  Étant donné que la radio ne tire aucun profit de ses activités, nous voulons mettre en ligne des oeuvres d’artistes acadiens et francophones afin de les faire connaitre aux élèves et peut-être ainsi développer un public cible.  Dès que j’ai publié le répertoire, j’ai reçu un courriel du groupe « Les Païens » de la région de Moncton m’offrant une dizaine de pièce de leur répertoire afin que je les ajoute à la programmation.  J’étais estomaqué et fier de voir que les artistes y voient aussi un potentiel pour développer la culture identitaire.  Je suis touché par tant de générosité.  J’ose espérer que d’autres artistes professionnels ou émergents voudront bien faire de même.

Je termine ce billet en disant que je me considère bien chanceux de pouvoir développer un tel projet.  Je remercie la confiance de mes patrons, mais aussi celle des enseignants et des élèves qui osent faire différemment.  Ce n’est pas toujours facile d’innover, mais avec le temps je sens une plus grande ouverture.  Je crois aussi que les gens se sentent accompagnés.  Bien que je n’ai pas assez d’heures dans la journée pour tout faire ce que j’aimerais faire, le projet avance de jour en jour, de mois en mois…  Je rêve au jour où nous pourrons accueillir des élèves d’autres communautés francophones du Nouveau-Brunswick, du Canada et pourquoi pas du monde entier.  je crois aussi qu’avant de courir, il faut ramper, puis marcher…

Merci de nous suivre sur Acadiepédia !!!

10 mythes concernant l’utilisation des blogues dans un cadre scolaire…

EugenieAvec mon travail comme mentor en application pédagogique de l’ordinateur (APO), j’ai eu à donner quelques formations.  De plus avec le développement du projet Acadiepédia, plusieurs enseignants me posent plusieurs questions sur l’utilisation des blogues scolaires.  Au CAHM, l’école que j’ai eu la chance de diriger pendant plus de 13 ans, les élèves bloguent depuis 2004.  Je suis encore surpris que dix ans plus tard, beaucoup d’enseignants ne connaissent pas encore le potentiel des blogues scolaires afin d’améliorer l’écriture et la lecture,  je dis souvent dans mes formations, pour enseigner à jouer au tennis, il faut expliquer comment jouer, il faut démontrer comment s’y prendre, mais pour devenir un joueur de calibre international,  il faut pratiquer.  Les blogues scolaires sont comme les terrains de tennis de l’écriture.  Ironiquement aujourd’hui, sur la page Facebook d’EugénieBouchard, celle-ci le confirme.  Il faut pratiquer, pratiquer, pratiquer…

J’ai ce billet dans la tête depuis quelque temps, car beaucoup d’enseignants que je rencontre semblent avoir une idée négative de l’utilisation du blogue dans un contexte d’apprentissage de l’écriture.  Voici donc 10 mythes sur l’utilisation des blogues dans un cadre scolaire que je rencontre au cours de mes formations avec des enseignants…

  1. Les blogues sont trop compliqués pour les élèves…  Beaucoup d’enseignants croient que les blogues à l’école sont trop compliqués pour les élèves. Dans l’accompagnement que j’ai eu la chance de faire, je crois que les enseignants expriment ceci, car ils ne savent pas par où commencer. J’ai déjà et la chance de lire des billets d’élèves de 2e année (8 ans) . Ces billets étaient courts certes, mais appropriés pour leur niveau d’âge. Les élèves comprennent rapidement comment utiliser les blogues et réussissent à facilement utiliser cet outil de publication.  De plus les outils de publication comme la plateforme WordPress sont très intuitifs et faciles à utiliser pour les élèves.  Dans le cadre du projet Acadiepédia, j’ai réalisé une courte vidéo qui démontre comment publier un billet.
  2. Il faut attendre que les élèves soient meilleurs en écriture avant de publier… Si cela était vrai, les élèves n’auraient jamais la chance d’écrire sur un blogue.  Les élèves sont en apprentissage et bien souvent, certains enseignants ont peur qu’ils soient évalués sur les textes publiés de leurs élèves.  Lorsque les gens qui vont lire les billets, ils savent que ceux-ci sont rédigés par de jeunes élèves dans le but d’améliorer leurs aptitudes à mieux écrire, ceux-ci sont compréhensifs.  Lorsqu’on écrit en public, nous avons tendance à mieux nous préparer et à faire plus attention.  Pour s’améliorer au tennis, il faut avoir un entraineur qui nous explique comment jouer, qui nous démontre comment jouer, mais surtout qui nous donne le temps de nous pratiquer.  Impossible pour un joueur de tennis de s’améliorer sans pratiquer… Demandez à Eugénie Bouchard…
  3. Nous n’avons pas le temps de bloguer pendant le temps scolaire… Je comprends mal cette affirmation, car les élèves écrivent déjà en salle de classe… Du moins, ils devraient, non ?  Il suffit donc de créer un environnement où les élèves peuvent aller écrire en ligne le fruit de leur travail.  Il est important de développer un processus d’écriture qui comprend aussi une phase de publication.  Les billets d’élèves deviennent alors des copies types qui peuvent être intégrées dans l’enseignement pour se concentrer sur les erreurs communes et sur des moyens pour s’améliorer selon le niveau d’âge et des besoins des élèves.  Dans le projet d’Acadiepédia, nous avons un bel exemple d’une leçon sur les marqueurs de relations à partir de billets écrits par des élèves.
  4. Les blogues c’est pour les cours de français seulement… L’enseignement du français n’est pas la seule responsabilité de l’enseignant de français.  Voici donc une belle opportunité pour les enseignants tous sujets confondus de permettre aux élèves de partager leurs découvertes, de présenter des projets, de réaliser des rapports de laboratoire ou autre.  On peut par exemple en science, faire un résumé d’un article ou d’une nouvelle scientifique.  On pourrait aussi en Sciences humaines, présenter une recherche sur un sujet au programme d’étude.  Dans le cours d’anglais, on pourrait aussi créer un podcast en anglais afin de faire parler les élèves dans une langue seconde.  Les possibilités sont infinies.
  5. Les blogues sont dispendieux… Comme dans toute chose, il est possible de dépenser de l’argent pour avoir toute sorte de choses.  Les blogues ne font pas exceptions et certains services de blogues ne sont pas gratuits.  Par contre, plusieurs services blogues sont gratuits et permettent de s’initier à l’écriture en ligne facilement.  Il faut commencer par le début et s’initier à un service gratuit pour commencer.  Si avec le temps, l’envie de développer l’utilisation des blogues à plus grande échelle se fait sentir, il est possible de regarder à des services de blogues qui permettent de gérer plusieurs blogues à la fois.
  6. Les élèves vont recevoir des commentaires négatifs et même se faire intimider en ligne… Qui oserait aller écrire des commentaires négatifs en ligne ?  Dans mes 10 années d’utilisation du blogue scolaire, je n’ai eu qu’un incident et avec l’adresse IP du commentaire, nous avons pu retrouver le fournisseur internet que nous avons rejoint.  Celui-ci a fait le message à son client et nous avons vu apparaitre au bout de quelques jours un élève avec ses parents pour régler la situation.  Lorsque les élèves et les adultes savent qu’ils laissent une trace lorsqu’ils écrivent un commentaire, ils comprennent vite que les blogues ne sont pas une place pour écrire n’importe quoi.
  7. Les élèves sont trop jeunes pour bloguer… J’ai vu des élèves de 2e année bloguer alors s’ils sont bien encadrés, ils peuvent écrire et contribuer à développer un blogue scolaire.
  8. Nous avons besoin d’un blogue pour bloguer… Idéalement oui, mais en principe, ce n’est pas nécessaire.  En fait, un enseignant qui aimerait faire une expérience avec ses élèves, pourrait trouver un blogue d’une personne connue ou des billets écrits par des élèves d’autres écoles.  L’enseignant par la suite, identifie un billet spécifique et demande à ses élèves d’aller écrire un commentaire en ligne.  C’est une façon simple d’écrire dans un contexte de blogues scolaire sans avoir un compte.
  9. Nous avons besoin d’un ordinateur pour chaque élève avant de pouvoir bloguer… Ce serait bien, mais j’ai déjà vu des enseignants organiser l’espace de travail de leurs élèves avec 2 ou 3 ordinateurs.  L’horaire de classe était fait de telle sorte que les élèves pouvaient travailler à tour de rôle au courant de la semaine et compléter la rédaction de leur billet à leur rythme tout en complétant une feuille de route.  Un enseignant qui organise bien l’encadrement de ses élèves peut faire des miracles avec peu de moyens.  J’ai aussi vu des classes où les élèves avaient en tout temps accès à un ordinateur sans avoir d’occasions pour aller publier et où tous les élèves devaient faire leur travail comme un troupeau de moutons…
  10. Les élèves font du copier-coller lorsqu’ils publient…Oui c’est vrai s’ils écrivent leur billet dans Word ou s’ils utilisent un outil comme le « Bon Patron ».  En général, ils peuvent faire du copier-coller lorsqu’ils consultent des sites de références, mais apprennent vite que les enseignants peuvent retracer les sources de leurs recherches en ligne.  Il arrive aussi à l’occasion d’avoir des leçons de vie.  Je me rappelle un élève qui avait fait un beau poème de Noël et il avait reçu de bons commentaires.  Ceci à duré jusqu’à ce que l’auteur du poème lui laisse un commentaire pour lui dire qu’il avait copié ce poème à partir de sa page web tout en fournissant le lien.  Une belle leçon impossible à acheter au Wallmart…  Les élèves peuvent aussi copier en écrivant avec un crayon.  Il faut donc prendre le temps d’avoir une discussion honnête et en publiant sur un blogue, il y a plus de chance que l’utilisation du plagiat soit détectée plus rapidement.

billet1En terminant, l’utilisation du blogue scolaire est encore un outil méconnu de la plupart des enseignants et des parents.  Petit à petit, l’idée fait son bout de chemin.  Les élèves qui participent au Blogue des jeunes d’Acadiepédia tracent un peu la voie.  Avec le temps, j’espère que plusieurs enseignants verront le blogue comme une belle façon d’encourager le développement de l’écriture.

Ça fait dix ans, on ne lâche pas… 😉

 

Pourquoi bloguer en 2014 ?

12janv2014À la publication de mes premiers billets en mars 2004, j’étais bien loin de me douter que je serais encore à la tâche dix ans plus tard.  De plus, le billet de Patrick Giroux de la semaine dernière m’a amené à faire le point sur mon utilisation du blogue.  Patrick écrit et j’aime bien ; « Je considère ensuite comme une erreur d’avoir utilisé une communauté fermée. Je me suis ainsi privé des commentaires de plusieurs autres pédagogues réflexifs, des gens qui me lisent sur Google +, Twitter et PédagoTIC et qui auraient probablement pu émettre quelques idées et commentaires ou engager des discussions et des débats avec mes étudiants. Je pensais que ce serait plus facile pour les étudiants d’être entre eux… Mais je me suis retrouvé pratiquement seul à donner l’exemple et ça na pas été suffisant. »

Ce que partage Patrick est vrai.  Écrire en contexte fermé ne permet pas les échanges à grande échelle.  Même si peu de personnes laissent des commentaires, les rapports de statistiques nous montrent que les gens viennent faire leur tour.  J’écris depuis une dizaine d’années, mais la cadence et le rythme n’a pas toujours été le même.  Au début, j’étais beaucoup plus excité de partager mes découvertes et réussites sur mon blogue.  Je me questionnais (et me questionne encore… ) sur les meilleures façons de faire dans l’administration d’une école et de l’enseignement.  Plus particulièrement, l’utilisation des nouvelles technologies me passionne et je trouve important comme le dit bien mon ami, Mario Asselin, de laisser des traces.  Par contre on réalise assez rapidement que ceci peut s’avérer difficile.  J’ai écrit quelques billets incendiaires dans le passé.  Pas beaucoup, mais assez pour me mettre à dos quelques personnes du système qui ont préférés ne pas m’en parler ou du moins de ne pas vouloir me donner leurs avis.  J’ai peut-être été naïf ou brave, mais peu importe, j’étais en questionnement et je le suis toujours…

Le début de l’année 2014 annonce pour moi aussi, l’envie de continuer à nourrir mon blogue et de partager mes trouvailles.  Je tiens aussi à réfléchir sur mes actions professionnelles et sur le chemin que j’essaie de suivre de mon mieux.  Mon travail de mentor me permet de voir toutes sortes d’expériences dans plusieurs écoles avec plusieurs enseignants.  Cette expérience me donne aussi du carburant pour retourner à la direction en septembre prochain.  Mon expérience professionnelle me permet de prendre des risques calculés, mais en ayant toujours le même désir soit d’offrir les meilleures situations d’apprentissages possibles pour mes élèves.  Le Colloque Clair2014 s’en vient à grands pas et là encore, j’aime bien d’avoir la chance de contribuer à l’organisation à une rencontre très signifiante pour ceux et celles qui veulent y être.  Voir l’éducation autrement veut aussi dire « Faire l’éducation autrement »…

L’utilisation du blogue en milieu scolaire demeure pour moi encore le meilleur moyen d’améliorer comment on écrit.  Je n’ai qu’à lire quelques-uns de mes premiers billets pour me le rappeler.  C’est en écrivant que j’ai amélioré la manière que j’écris.  J’ai encore beaucoup à apprendre, mais si j’attends d’être parfait avant d’écrire, je n’écrirai jamais…

C’est le même message que je transmets aux centaines d’élèves que j’ai eu la chance de rencontrer au cours des dix dernières années et à ceux et celles que j’ai la chance de rencontrer maintenant dans le cadre du projet d’Acadiepédia.  On dirait qu’à l’école, écrire est une tâche de haut niveau ou de haut de gamme (comme dirait Rosée Morissette).  On enseigne le français évidemment, mais lorsqu’on demande aux élèves de rédiger un texte, on est souvent étonné de voir qu’ils ne font pas de transferts entre les enseignements reçus et l’écriture du texte.  Pire encore, lorsqu’on leur demande de faire la synthèse d’un article ou de défendre leur opinion, on se surprend à constater qu’ils ne savent pas par où commencer.  J’ai vu plusieurs élèves s’améliorer au fil des ans grâce au blogue.  Par exemple le billet suivant d’un élève de 3e année et un autre billet du même élève en 8e année.  On peut évidemment se demander si c’est le blogue qui a permis cette amélioration.  Sur papier, nous n’aurions plus de traces de l’évolution de cet élève.  Grâce au blogue, nous avons un portfolio électronique qui permet à un enseignant de voir la progression de son élève.  Mais plus important encore, le blogue permet à l’élève de suivre sa propre progression.  On oublie souvent en classe de faire de l’objectivation ou au moins de prendre du temps pour revoir ce que nous avons accompli.  On court souvent comme des poulets sans têtes à bien vouloir terminer le programme, se préparer pour les examens du ministère, évaluer et tout faire ce qu’il doit être fait au quotidien dans la gestion des groupes-classes.  Écrire trouve difficilement sa place.  Les élèves vont écrire des textes bien évidemment, mais l’échange se fait généralement entre l’élève et son enseignant.  Celui-ci doit bien souvent limiter le nombre de textes à écrire, car il ne peut pas tout corriger.  J’entends souvent des enseignants qui ne permettent pas à leurs élèves de bloguer, car ils n’ont pas le temps.  Je les entends aussi souvent me dire qu’ils voient ceci comme une tâche supplémentaire et qu’ils ne pourront pas corriger tout ce que les élèves écriront.  Je me demande alors pourquoi tout devrait être corrigé ?  Que veulent-ils me dire réellement ?  On apprend à écrire en écrivant…écrivons… Non ?

Je termine en voulant continuer mes efforts pour développer une communauté d’élèves qui prendront le risque d’écrire en public à leur niveau et selon leur niveau d’âge.  Le Blogue des jeunes d’Acadiepédia et la Salle de rédaction des élèves du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska sont de beaux exemples de réussite à mon avis.  Bien que le blogue n’ait pas encore la cote dans la plupart des écoles, j’ose croire que le nombre grandissant d’enseignants qui cherchent des solutions pour amener leurs élèves à écrire mieux, se tournera vers à ce moyen (et ça reste un moyen…).  S’il y a une chose que j’ai apprise au cours de ces dernières années est que c’est bel et bien l’enseignant(e) qui fait la différence.  La direction a beau donner tous les outils, faire toutes les suggestions possibles et donner la formation requise, si l’enseignant(e) n’y voit pas une valeur ajoutée, le blogue ne sera pas utilisé en salle de classe.  Ceci revient à nous poser la question à savoir ce que croyons ce qu’est l’apprentissage. Si on croit que les élèves apprennent seulement en écoutant, cela se reflétera dans nos pratiques.  Je crois que pour apprendre, il faut écouter, mais on doit aussi démontrer, mais encore mieux, on doit pratiquer.  Pour devenir une championne internationale au tennis, on a beau demander au joueur de nous écouter et de lui démontrer les meilleurs coups possible, rien ne remplace l’importance de pratiquer sur le terrain.  Un bon enseignant tout comme un bon entraineur sait bien doser les besoins d’écoute , de démonstration et de pratique.  Les blogues sont les terrains de tennis de l’écriture.  C’était vrai dix ans passés et c’est encore vrai aujourd’hui…

Alors pourquoi bloguer en 2014 ?  Pourquoi pas…  Bonne continuation !!!

 

Acadiépedia; Prendre sa place sur le web…

Capture d’écran 2013-09-29 à 22.03.12Avec mon nouveau travail, j’ai la chance de développer un projet d’utilisation des outils du Web 2.0, du développement de l’écriture et du développement de la pensée critique.  C’est ainsi que le site Acadiepédia.com a vu le jour.  Le site  n’est qu’à ses premiers balbutiements.

Les élèves de toutes les écoles du district scolaire francophones du Nord-Ouest (DSF-NO) seront invités à contribuer sur un blogue où ils pourront partager leurs passions, leurs intérêts et leurs recherches.  Ce projet s’inscrit dans le plan annuel du DSF-NO pour le développement de la littéracie et de développement de l’identité culturelle.

Ce matin, j’ai eu la chance de rencontrer 7 jeunes de la 6e à la 8e année qui ont commencé à écrire.  Ils ont appris les rudiments de base de la plateforme WordPress.  N’hésitez pas à les encourager à continuer à écrire.  Écrire plus, écrire mieux…  Vous pouvez prendre connaissance de leurs textes en consultant le blogue officiel.

Demain, je rencontre des élèves de la Polyvalente A.J Savoie de St-Quentin pour leur donner une initiation aux blogues.  Vendredi je serai à Clair et l’école Sacré-Cœur de Grand-Sault lundi prochain.  Les entreprises ou organisations qui aimeraient aider au développement de ce projet peuvent communiquer directement avec moi.  Le site Acadiepédia.com se veut donc un plateforme qui permettra aux jeunes de présenter leur Acadie dans le cadre du Congrès Mondial Acadien (CMA) de 2014.  Le projet est expliqué plus en détail sur ce wiki collaboratif.

À suivre…