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De beaux moments à Ludovia 14…

IMG_0315Voilà les vacances sont terminées et je suis à Ludovia14 pour faire le plein d’énergie avant la rentrée scolaire. Hier, j’ai eu la chance de présenter mon premier Pecha Kucha et je crois que ça c’est bien passé. J’ai reçu plusieurs commentaires sympathiques. J’étais un peu nerveux à savoir si les gens comprendraient bien mon message, mais que crois que tout a bien été reçu. Pas facile de compresser dix-sept ans de travail en un peu plus de six minutes, mais bon, cela m’a donné la chance de faire un retour sur mon travail des dernières années et d’apprécier le chemin parcouru.

Voici la vidéo de mon Pecha Kucha;

J’avais beaucoup entendu parlé de l’université d’été Ludovia, mais rien ne remplace le fait de pouvoir y aller en personne. Je refais ici le plein d’ pour pouvoir débuter la rentrée scolaire la semaine prochaine. C’est assis dans un café d’Ax-les-Thermes que j’écris ces lignes et que je pense à notre retour au Canada samedi. Je vois ici une communauté vivante et riche dans la recherche de réponses en éducation. Les gens sont gentils et je peux voir que les réseaux sont bien réels que que me si un océan nous sépare, les gens se suivent et se connaissent. J’ai été étonné de voir que plusieurs personnes connaissant le colloque de Clair et que plusieurs pouvaient nommer des projets qui se passent au CAHM. Quelle fierté !

Cet après-midi, j’interviens à une table ronde sur la formation continue et demain à une autre sur l’aménagement sur les espaces d’apprentissages. À suivre…

Et si en 2017, on voyait l’Éducation autrement…

autrementÇa fait un bon bout de temps que je n’ai pas publié de nouveaux billets sur mon blogue.  J’y reviens de temps en temps pour me ressourcer et pour réfléchir.  Prendre le temps de se questionner et de chercher des réponses me permet d’avancer, de grandir et de mieux comprendre ce qui s’en vient.  À la direction d’école, trouver le temps pour faire ceci n’est pas toujours facile.  Pire encore, avoir le sentiment que chaque mot qu’on écrits sera jugé, évalué et pesé peut souvent nous donner mal au cœur à vouloir écrire et à partager nos idées.  C’est comme cela que je me sens présentement et je sais bien que cela va passer.  Dès que nous dirons « Go » la semaine prochaine, tout ira de l’avant et plein de nouvelles découvertes seront encore une fois possibles.

Au Nouveau-Brunswick, nous avons en éducation plusieurs décisions que nous devrons prendre prochainement.  Nous entendons souvent que nos élèves doivent maitriser les outils du 21e siècle.  Il serait bon d’essayer de le faire avant la fin de celui-ci.  Nous voilà déjà en 2017 et bien qu’il existe des tentatives de développement des nouvelles technologies ici et là, le développement de masse des outils technopédagogiques demeure loin pour la plupart des élèves du système éducatif Néo-Brunswickois.  L’utilisation de la robotique et du codage par exemple se font timidement et de manière sporadique.  On entend souvent parler de l’activité de « L’heure du code » auxquelles plusieurs écoles semblent participer.  Pour ma part, je crois que pour plusieurs élèves lorsqu’ils participent à cette activité, ce sera la seule heure du code qu’ils feront pendant leur année scolaire.  Nous avons un urgent besoin de trouver et de partager des ressources en français et de trouver de la place sur une assiette de plus en plus pleine afin de donner à nos élèves ces expériences qui ont leurs places dans leur parcours scolaire. Il y a de belles réussites en robotique, particulièrement au Québec avec l’organisme Zone1 et nous devons en prendre note.  Loin de moi de vouloir écrire un texte polémique, mais il faut à l’occasion regarder en face les traces de ce qu’on fait et de voir où on aimerait aller.

En 2014, la plateforme électorale des Libéraux du Nouveau-Brunswick, le futur Premier ministre Brian Gallant écrivait ;

« Plus que jamais, l’économie d’aujourd’hui nécessite la technologie et l’innovation, et nous devons éduquer les Néo-Brunswickois dans ce domaine afin d’être en concurrence, » a ajouté M. Gallant. « Plusieurs étudiants ne poursuivent pas les technologies de l’information et des communications (TIC) au postsecondaire à cause d’un manque de sensibilisation ou d’information. Nous avons une génération d’élèves qui est à l’aise pour utiliser la technologie, mais qui ne sont pas capable de créer de la technologie. Il est essentiel que nous commencions à développer ces créateurs. »

On y mentionnait aussi l’importance d’apprendre à coder à l’école.  Nous voilà en 2017 et il semble qu’il reste encore beaucoup de chemin à faire.  Il faut maintenant mettre ces mots en action et je réalise que la tâche n’est pas une mince affaire.  Je dis souvent que ce n’est pas parce c’est difficile qu’il ne faut pas le faire…

Le plus gros défi qui guette les écoles au Nouveau-Brunswick ou ailleurs en matière de technopédagogie, est à mon humble avis, la rapidité des changements.  Pour le personnel des écoles, se garder à la page des nombreux changements et à la rapidité que ceux-ci s’opèrent, donne souvent envie de lancer la serviette.  Bien souvent, ces nouveaux apprentissages et ces nouvelles expériences doivent se faire en dehors du temps de travail et comme il existe plusieurs problèmes de connectivités sur les réseaux informatiques officiels du ministère, il est souvent plus facile de travailler à partir de la maison.  Par exemple, pour utiliser Minecraft à l’école, nous devons utiliser un serveur externe ce qui occasionne des frais d’utilisation.  De plus les systèmes de protection (Proxys) peuvent bloquer l’utilisation.  Présentement, nous observons que nous ne pouvons plus aller sur Minecraft avec les ordinateurs de type PC et seuls les ordinateurs Macintosh peuvent accéder à notre site.  Nous avons fait des tests pour utiliser Mindcraft Education, mais le jeu était trop lent et impossible à utiliser.  Je ne suis pas doué pour la programmation, mais ça commence à être loin de mon champ d’expertise de la direction d’école.  Ce n’est pas tous les enseignants qui peuvent faire ceci et l’envie n’est pas toujours au rendez-vous et cela se comprend.  J’ai l’impression que nous sommes dans une société qui utilise de plus en plus en plus les nouvelles technologies, mais que nous comprenons de moins en moins comment elles fonctionnent.

Ce que je souhaite en 2017 est que nous mettions en éducation, beaucoup de ressources dans le développement de la pensée critique, de la créativité et de la curiosité.  Il existe plusieurs moyens pour y arriver, mais en gros, nous devons trouver un moyen pour reconfigurer les activités d’apprentissages autour de ces trois points.  À quoi bon demander aux élèves d’apprendre à bien écrire s’ils n’ont jamais la chance de partager leurs idées et de débattre de celles-ci.  Le Blogue des Jeunes est selon moi, l’outil idéal pour y arriver.  Il reste beaucoup à faire pour que celui-ci soit utilisé par plusieurs.  On l’a vu avec les élections américaines, la capacité d’analyser ce qu’on lit et ce qu’on entend n’est pas un luxe.  Pour ce qui est de la créativité et de la curiosité, il me semble que nous avons là beaucoup de travail à faire.  Les élèves font ce que leur demande.  En général, ils jouent le jeu en étant gentils et soucieux de compléter ce qu’ils ont à faire pour obtenir le jeton qui leur permettra d’aller au prochain niveau tout comme un jeu vidéo.  La plupart connaissent les règles et s’y conforment.  Ça me fait peur…  L’école devrait être un milieu d’apprentissage, mais aussi un endroit où il est possible d’expérimenter, de confronter ses idées, de développer son rapport aux autres, de développer des compétences, de développer ses talents et sa confiance en soi.  L’école n’est plus et ne doit plus être ce qu’elle était.  Il faut donc discuter de moyens à prendre pour y arriver.  Cela fait peur et souvent, il semble plus facile de ne rien faire.  Cela ne veut pas dire que c’est la meilleure chose à faire.  Dans une petite province comme la nôtre, il serait pourtant possible de discuter des moyens à prendre pour faire une réforme juste et réussie.  Cela devrait être un avantage, donner plus de facilité au processus ou encore faire en sorte que nous puissions célébrer ensemble nos réussites.  J’ai souvent l’impression qu’il existe un schiste entre ceux et celles qui veulent que ça change et ceux et celles qui ne le veulent pas.  Dix-sept ans à la direction d’école me confirment que la distance qui sépare ces deux camps s’agrandit d’année en année.  Ça aussi, ça me fait peur…

Dans quelques semaines, plus de 325 personnes du monde de l’éducation convergeront vers Clair pour le colloque Clair2017.  Il doit bien y avoir des raisons qui poussent tous ces gens à se donner rendez-vous dans cette petite école rurale depuis maintenant 8 ans.  Ce que j’observe est que plusieurs éducateurs se sentent seuls dans leur milieu de travail.  Ces personnes veulent « Voir l’éducation autrement… », mais elles n’ont pas la chance de pouvoir le faire au jour le jour.  D’autres changent le monde à leur façon, mais se sentent isolés et marginalisés par leurs collègues ou par leur organisation.  D’autres sont curieux, veulent voir autre chose et cherchent des solutions.  On ne voit jamais des personnes qui ne veulent pas changer ou pire encore, qui aimerait saboter les idées de faire l’éducation autrement.  Malheureusement, ce sont ces personnes qui devraient être à Clair2017 et participer aux discussions et aux échanges.  Ils ne viennent pas et ne viendront pas…  Suis-je pessimiste ou réaliste ?

Il ne faut surtout pas tomber dans le piège qu’il existe une seule manière de résoudre tous les problèmes en éducation et surtout de ne pas tomber dans le piège du dogme des données probantesMarc-André Girard, en terminant la rédaction d’un travail au doctorat e administration scolaire résume bien ma pensée sur ce qu’il faut ;

« En fait, peut-être que l’école de demain se situe quelque part entre les données probantes issues de la recherche scientifique en éducation et l’audace pédagogique des enseignants exerçant leur jugement professionnel en connaissance de cause ? »

Le colloque Clair2017 est donc audacieux et offre plusieurs conférences, une session Ignite, un Forum des pratiques gagnantes, des visites de classes et un BarCamp.  Il permet aussi de faire rayonner de nouvelles pratiques, d’apporter une certaine réflexion et d’étendre le réseau d’éducateurs francophones qui veulent voir et faire l’éducation autrement.  C’est facile pour moi de vanter les mérites de ce colloque.  Celui-ci se passe dans mon école et j’y rencontre tous les amis de mon réseau professionnel.  Il y a tant à faire tant à discuter et tant à partager.  Nous avons chez les francophones, un rattrapage à faire au niveau des technopédagogies.  Le temps avance, les changements aussi.   On me demandait récemment pour un article de nommer les changements à prévoir au niveau des technopédagogies.  Loin d’être un expert sur le sujet, une recherche rapide montre ce qui s’en vient en éducation sera ;

  • Le développement de nouvelles interfaces homme-machine (IHM) ;
  • Les objets connectés qu’on peut aussi porter ;
  • Les véhicules connectés ou autonomes, les drones ;
  • La robotique ;
  • Le codage ;
  • L’intelligence artificielle ;
  • La réalité virtuelle;
  • Téléprésence ;
  • Le déploiement de Minecraft pour tester et mettre en œuvre de nouvelles idées ;
  • Les nanotechnologies;
  • Les énergies vertes ;
  • L’importance de cultiver ses aliments ;
  • La protection de l’environnement ;
  • Les MOOC (CLOM ; Cours en lignes offerts aux masses…) partout sur la planète.

Cette liste ne sont que des exemples, il y en a d’autres et qui sait ce que l’avenir nous réserve.  Les écoles deviennent donc de grands laboratoires qui cultiveront la créativité, l’expérimentation et la curiosité. Il faut enseigner et apprendre autrement en collaboration avec les autres.  L’âge ne devrait pu déterminer le niveau d’enseignement afin de respecter le rythme d’apprentissage de chacun.  Il y a ici plusieurs réflexions à faire…

J’aime bien l’extrait de cet article disponible sur le site web de l’UNESCO concernant une conférence prononcée par Edgar Morin en décembre 2016 ;

« La connaissance – telle qu’elle est enseignée aujourd’hui – perçoit mal la complexité : soit elle sépare les données, soit elle n’y voit que confusion. Car la connaissance n’est jamais une photographie de la réalité. Elle est toujours une traduction et une reconstruction qui comportent le risque de l’erreur. Elle est gouvernée en profondeur par ce qu’on peut appeler le paradigme de disjonction, autrement dit : nous voulons comprendre un tout complexe à partir de ses éléments constitutifs, séparés de leur environnement et des ensembles dont ils font partie. »

Si on cherche un peu plus loin, les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur selon Edgar Morin, Organisation des Nations Unies pour l’éducation, sont ;

  1. Les cécités de la connaissance : l’erreur et l’illusion ;
  2. Les principes d’une connaissance pertinente ;
  3. Enseigner la condition humaine ;
  4. Enseigner l’identité terrienne ;
  5. Affronter les incertitudes ;
  6. Enseigner la compréhension ;
  7. L’éthique du genre humain.

J’aime aussi beaucoup cette citation de Michel Serre dans un article du Point ;

« Une nouvelle démocratie du savoir est en marche. Désormais, la seule autorité qui peut s’imposer est fondée sur la compétence. Si vous n’êtes pas investi de cette autorité-là, ce n’est pas la peine de devenir député, professeur, président, voire parent. Si vous n’êtes pas décidé à augmenter autrui, laissez toute autorité au vestiaire. L’autorité doit être une forme de fraternité qui vise à tous nous augmenter. Si ce n’est pas ça la démocratie, je ne connais plus le sens des mots ! « 

Il faut donc à mon avis démocratiser l’éducation pour libérer les gens, pour leurs donner les outils qui comme le mentionne Normand Baillargeon dans cette vidéo, qui leur permettra de s’émanciper et de se libérer.  C’est le but de l’éducation et nous devons y arriver ensemble…  Je suis en réflexion, je pense, je cherche et j’essaie de faire bouger les choses.  Je ne détiens pas la vérité et je suis à l’écoute.  C’est ce que je propose de continuer à faire en 2017…  Et vous, que proposez-vous ?

Innover à l’école en 2016…

21082016Je suis à me préparer pour la rentrée scolaire 2016. Je serai de retour à la suite d’un congé différé de 8 mois qui m’a permis de faire le plein d’énergie et de faire une pause professionnelle. Le temps a passé vite et j’ai eu la chance avec mon épouse, de réaliser plusieurs projets de voyages et autre. Je réalise que je suis gâté par la vie et que ces moments de reculs m’ont permis d’apprécier bien des choses sur le plan personnel que professionnel.

Lorsqu’on prépare une rentrée scolaire, il est important de prendre un temps d’arrêt pour regarder où l’on est et où on veut aller. Au CAHM, j’ai la chance de travailler avec une équipe qui veut développer plusieurs projets permettant aux élèves d’apprendre de façon innovante. Ce n’est pas un secret ; que ce soit par notre projet de Labo créatif, le site Acadiepédia ou le colloque Clair2017, nous essayons de développer une culture collaborative et de faire rayonner nos pratiques éducatives. À mon retour, je constate que même après 8 mois de congé, les mêmes défis sont toujours au rendez-vous. Dans les médiaux (ici et ici ), on se pose les mêmes questions à savoir si l’utilisation des nouvelles technologies est utile et apporte une valeur ajoutée aux apprentissages. Les amateurs de données probantes questionnent la pertinence des approches innovantes et cherchent les recherches qui démontrent leur efficacité. Nous sommes dans le domaine de l’innovation et bien entendu, les nouvelles recherches tardent à se faire connaitre. Pourtant, il existe déjà plusieurs recherches qui démontrent déjà l’impact du numérique. Certaines personnes semblent trouver que ce n’est pas encore suffisant alors que d’autres croient qu’il faut avancer et aller de l’avant plus rapidement. Difficile de concilier schiste qu’on retrouve entre les pédagogues qui aimeraient une pédagogie de type traditionnelle et ceux qui veulent que ça change et que se soit différent. Le débat devient encore plus difficile lorsque tous mettent leurs grains de sel selon leurs expériences personnelles, leurs gouts et leurs besoins. Ces discussions bien souvent à sens unique et cacophonique tournent généralement en rond. Au fond, nous voulons tous les meilleurs apprentissages possible pour les élèves. Reste maintenant à définir ce qui semble le plus important. Des vidéos comme celles-ci circulent sure le web ;

D’autres expliquent l’importance de la créativité et de la curiosité chez les enfants ;

Le monde de l’éducation au Canada est à un point charnière (et de non-retour). Il faut maintenant mettre tout en œuvre pour définir une politique claire de l’utilisation des nouvelles technologies dans les écoles. Les provinces habituellement tendent à réinventer la roue dans leurs coins. Voici une belle occasion de collaborer ensemble et de définir les bases qui seront utiles aux jeunes Canadiens. Il faut que ces politiques soient plus claires et flexibles. Si nous échouons, cela démontrera à quel point la bureaucratie aura consommé nos façons de se renouveler. De toute façon, attendre serait pire… C’est certain et nous n’avons pas besoin de méta-analyses pour nous le confirmer… Si cela peut nous aider tant mieux, mais bon, il existe plusieurs excuses pour ne rien faire et ne rien tenter… Je suis pour l’utilisation de données probantes en éducation et il existe de bonnes pistes dans les travaux de John Hattie et ailleurs. Je crois qu’il ne faut pas mettre tous nos œufs dans le même panier. Il faut continuer à encourager l’innovation et aider les gens qui veulent aller de l’avant. Il faut aussi encourager TOUS les enseignants à prendre des risques calculés et leur donner les outils dont ils ont besoin. Il faut revoir nos pratiques et continuer à partager ce qui se fait de bien. Il faut éliminer schiste en éducation et travailler à ce que tous les enseignants voient l’innovation pédagogique comme un domaine de recherche-action pertinent et nécessaire à la réussite de tous les élèves.

Il faut aussi apprendre à écrire en public et partager nos découvertes sur les médias sociaux. Je crois encore que le blogue scolaire reste le meilleur moyen pour que des enseignants et des élèves puissent réfléchir à haute voix et pour partager tout ce qui se fait de bien en éducation. Je rêve peut-être, c’est mon droit. C’est aussi ce qui me permet d’avancer dans mon travail de jour en jour. Plusieurs personnes rêvent comme moi, mais n’osent pas en parler à cause de la critique, des commentaires et autre. C’est dommage. Pour ma part, la vraie éducation réside dans l’appropriation d’une capacité à débattre, de réfléchir et de développer sa pensée critique. La vraie éducation réside dans la possibilité de former des personnes autonomes, libres, capables de réfléchir et actives dans leurs communautés. Notre but n’est pas de développer des travailleurs seulement capables de faire des tâches répétitives dans une usine ou de demeurer silencieux devant les injustices de ce monde. Comment est-ce que nos élèves développeront ces habiletés si nous ne le faisons pas nous-mêmes. Ne sous-estimons pas nos élèves. Ils sont capables de tellement plus… Pour vous en convaincre, allez voir les billets d’élèves de 12-13 ans du Carrefour de l’Acadie de Dieppe sur le Blogue des Jeunes d’Acadiepédia. Ce que cette enseignante a réalisé à faire avec ses élèves est incroyable. Imaginez si tous les enseignants choisissaient d’en faire de même…

Nous aurons besoin d’accompagner les enseignants et les encourager à prendre des risques. La recherche le dit (ici).

Pendant ce temps, les enfants du 3e millénaire arrivent dans les collèges et ceux qui les accueils ne savent pas trop comment les prendre.  Nos élèves seront prêts…  Et vous ?

Je suis de retour… 😉

Ma conférence à l’Assemblée du printemps des directrices et directeurs des services pédagogiques et des directrices et directeurs du primaire

visionJe me prépare à faire une conférence à l’Assemblée du printemps des directrices et directeurs des services pédagogiques et des directrices et directeurs du primaire à Trois-Rivière au Québec.  Je suis invité pour faire une présentation sur le leadership, le développement de ma vision, de notre utilisation de notre Labo créatif et pour faire un témoignage de ma démarche à la direction d’une école. Bien que je sois en congé différé pour le moment, j’ai décidé de prendre quelques engagements afin de me garder à jour dans mes pratiques. De plus, ces rencontres me permettent de réfléchir à ma pratique et à objectiver er réfléchir à ma propre vision en éducation. Je travaille avec Rosée Morissette depuis plusieurs années à développer ma mission professionnelle et bien qu’il reste du travail à faire, celle-ci commence à prendre forme et à faire un sens pour moi.

En gros, j’utiliserai mon expérience à la direction pour expliquer la démarche pour créer sa propre vision professionnelle et comment j’utilise celle-ci dans mon travail quotidien et pour innover. Pendant la rencontre, je demanderais aux participants de faire quelques exercices de réflexion et je ferai allusion à certaines sources que j’aimerais partager ici afin de laisser des traces et de permettre aux participants de les utiliser au besoin.

1- La présentation de Raymond Vaillancourt lors de Clair2014 (aller à 30:00)

2- La vidéo de Ken Robinson – Comment échapper à la vallée de la mort de l’éducation

3-Article de Marc-André Girard – Les élèves fantômes

4- Extrait d’entrevue à Tout le monde en parle avec Normand Baillargeon (aller à 2:35)

5- Un billet que j’ai écrit sur la pensée critique en janvier 2015 sur mon blogue

6-  Le Blogue des Jeunes d’Acadiepédia

7- Le Blogue du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska (CAHM)

8- Le Labo créatif du CAHM

9- Les projets entrepreneuariaux du CAHM

10-The story of Austin’s butterfly

11-Réflexion d’un directeur d’école dans l’intégration des TIC à l’échelle de l’école

12- Annonce publicitaire d’Adidas

13- Stuck On An Escalator

Je remercie la Fédération des établissements d’enseignement privés du Québec pour cette invitation et j’ose espérer que ma présentation pourra semer de nouvelles idées et d’encourager les directions rencontrées à poursuivre le développement de leur propre mission professionnelle.

Un labo créatif pour faire quoi au juste…

labo5janNous travaillons en étroite collaboration avec l’organisme Labos Brillants du Nouveau-Brunswick dans le développement d’un Labo créatif au Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska (CAHM) depuis septembre 2014.  Dans la foulée du mouvement des « Maker’s Lab » dans le monde entier, le Nouveau-Brunswick a choisi trois écoles francophones pour développer des centres d’expertises.  Nous avions déjà une expérience dans l’utilisation des TIC, de la robotique et autres, mais la contribution de Labos brillants nous a permis d’avancer plus rapidement et d’implanter un concept assez unique dans notre province.  Lors du colloque Clair2016, les participants auront la chance de voir les élèves à l’oeuvre présenter près d’une centaine de projets qui s’y déroulent tout au long de l’année scolaire.  Voici une vidéo du colloque de l’an dernier ;

Ce concept en éducation est assez récent et plusieurs personnes ne connaissent pas leur utilité en milieu scolaire.  Pour vous l’expliquer, j’aurai à faire un retour en arrière et vous rappeler la vidéo de Ken Robinson « Est-ce que l’école tue la créativité ? » ci-dessous ;

Nous avons à nous questionner si effectivement, l’école actuelle telle que nous la connaissons développe la créativité chez les jeunes.  Je ne discuterai pas ici de l’importance de la créativité dans notre société.  Je tiens pour acquis que vous trouvez cela important et que le monde ne serait pas pareil sans les Steve Jobs, Léonard de Vinci et les Félix Leclerc que nous avons eu la chance de côtoyer de différentes façons.  La créativité est importante et nous n’avons pas à aller au Musée du Louvre trop souvent pour nous en convaincre.  À quel moment de la vie, est-ce qu’on prend conscience de ses talents, de sa créativité, de faire autrement et de faire des expériences.  Cela ne commence certainement pas à la fin de la scolarité ou dès la réception d’un diplôme.  Il est possible de commencer à l’école.  De plus, certains élèves naissent avec des talents et d’autres les développent avec le temps.  Il va s’en dire que l’école à un rôle primordial et qu’il faut se questionner si ce rôle n’a pas été repoussé depuis quelques années.

La pression pour la réussite des élèves aux examens standardisées par exemple peut être pour certaines personnes, perçue comme un frein à la créativité et il est à se demander si nous ne sommes pas en train de conditionner les enfants à avoir toute la même réponse à des questions d’examens.  Certains élèves pourront par exemple calculer la surface totale d’un perron octogonal entourant une piscine circulaire afin de commander le nombre exact de planches afin de pouvoir le construire.  Je ne dirai pas ici que ce genre de problème n’est pas important, mais que souvent les élèves n’arrivent pas à faire les transferts nécessaires suite à la réussite d’un tel problème mathématique et que souvent pour arriver à la bonne réponse, il faut refaire le même problème avec des données différentes plusieurs fois.  Pour moi, cela est du conditionnement et non de l’apprentissage.  J’ai déjà proposé que les directions d’écoles de la province écrivent l’examen de mathématiques de 8e année.  Je suis d’avis que les résultats seraient moindres que ceux des élèves.  Mon offre n’a pas été retenue…  Je crois qu’il faut des examens standardisés pour avoir des points de références, mais lorsque le temps d’enseignement est complètement passé à préparer les élèves à bien performer sur ceux-ci, cela devient malsain.

Pour revenir, à notre ami Ken Robinson, celui-ci a présenté une autre conférence qui selon moi est la meilleure à date en éducation.  La conférence « Comment échapper à la vallée de la mort en éducation » explique que l’école est un système humain et qu’elle doit privilégier la diversité, la créativité et la curiosité.  Je ne me lasse pas de l’écouter encore et encore.

J’ai eu la chance d’être invité en novembre dernier par le premier ministre du Nouveau-Brunswick et l’organisme Opportunités NB afin de participer à une session de « Brain Storming » afin de discuter avec d’autres leaders de la province, des besoins que nous avons pour créer des emplois et de l’innovation.  Dans mes rencontres, j’ai eu la chance de discuter avec des chefs d’entreprises qui me disaient que les élèves n’étaient pas bien préparés dans le système scolaire pour intégrer le marché du travail.  À ma question à savoir ce qu’il leur manquait, tous me disaient deux choses ;

1- Les nouveaux travailleurs ne peuvent pas prendre de décisions.

2- Les nouveaux travailleurs ne peuvent pas mettre sur papier leurs idées.

Cela m’a fait beaucoup réfléchir et en arrivant à une session au Labo créatif du CAHM, j’ai été obligé d’admettre qu’ils n’avaient peut-être pas tors.  En entrant dans le Labo créatif du CAHM chaque matin, j’étais surpris de réaliser que plusieurs élèves m’attendaient avec toutes sortes de questions à savoir s’ils pouvaient faire ceci ou faire cela.  S’ils pouvaient prendre ceci ou cela et plusieurs autres questions du genre.  Souvent, ils connaissaient déjà la réponse, mais ils avaient besoin de mon approbation.  Lorsque je leurs demandais quel type de projet,ils voulaient réaliser, ils pouvaient me l’expliquer, mais rarement, ils pouvaient produire un plan.  C’est à partir de ce moment que nous avons exigé que les élèves fassent une demande en ligne pour soumettre un projet.  Au début, certains élèves devaient retourner le même formulaire 3 ou 4 fois.  Avec le temps, ils ont développé des moyens pour mieux y arriver souvent avec l’aide de leurs amis ou de leur parents.  Il existe même un document d’objectivation qui doit être complété à la fin d’un projet.  Là aussi, les élèves trouvent ceci difficile, mais on voit des changements avec le temps.  Le site web de notre Labo Créatif se développe et nous laissons des traces de nos projets.  Tant mieux si cela peut être utile à d’autres.

C’est donc cela le Labo créatif.  C’est un endroit où les élèves peuvent créer, développer leur curiosité et leur créativité.  C’est un endroit où il est possible de prendre des risques, de faire de la recherche, d’aider et de s’entraider.  Le labo est ouvert aux élèves doués, mais pas seulement à ceux et celles qui ont les meilleurs résultats académiques.  On demande avant tout que les jeunes qui s’y investissent veuillent apprendre et veuillent enseigner aux autres.  C’est l’une des particularités important de ce concept.  En peu de temps, les élèves s’aident mutuellement et deviennent des experts dans certains domaines.  Avec le temps plusieurs élèves maitrisent toutes sortes de compétences dans toutes sortes de domaines.

En terminant, les amateurs de données probantes afin d’utiliser ce concept en éducation seront surement déçus d’apprendre que la recherche n’est qu’à ses débuts.  L’idée fait son bout de chemin et si on se fit aux réactions des élèves, le tout se déroule très bien.  Il est encore permis d’avoir du plaisir à l’école, non ?  Bien qu’il ne faut pas tout balayer du revers de la main et faire exclusivement de cette pratique une réalité dans les écoles, il faut la considérer et trouver le moyen pour l’inclure dans nos pratiques pédagogiques.

L’instinct a encore sa place en éducation et les élèves peuvent avoir du plaisir à apprendre de cette façon.  Il faut aussi contourner nos peurs et accepter de faire de manière différente.  Attendre les données probantes est une bonne excuse pour ne rien faire ou plutôt de se donner une bonne excuse pour ne pas avoir à le faire.  Le monde change, l’éducation n’est pas à l’abri et c’est le temps de voir comment les labos créatifs peuvent apporter une valeur ajoutée à l’enseignement.  Cela peut être très passionnant…

À suivre…

Ma rencontre avec Steve Bissonnette au sujet de l’enseignement explicite…

bissonnetteJ’ai eu la chance aujourd’hui d’entendre Steve Bissonnette, coauteur du livre « L’enseignement explicite et réussite des élèves : La gestion des apprentissages». Cette conférence était présentée dans le cadre des journées de formation de l’AEFNB. J’ai eu la chance de me procurer son livre en juin et je suis à le terminer à petits pas. Comme j’ai l’habitude de le faire, je partage ici le résumé de mes notes de la journée afin de pouvoir les retrouver au besoin et en espérant qu’elles pourront aussi servir à d’autres personnes. Je vous rappelle que celles-ci ont été écrites rapidement sur le vif de la présentation et peuvent être incomplètes ou représenter ma perception de ce que j’ai compris. Je ferai une petite conclusion personnelle à la fin de mon billet.

Copie de mes notes prises pendant la rencontre…
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2 stratégies à mettre en place dès le début de l’année scolaire ;
– Des places assignées
– Un signal de silence, un signe que les élèves reconnaissent qu’ils doivent silencieux pour un moment afin de recevoir des directives.

Les élèves en difficulté et ceux à risque d’échecs sont ceux plus susceptibles d’abandonner l’école. L’échec scolaire est le principal facteur prédictif du décrochage scolaire…

Élèves difficulté sur le plan des comportements et des apprentissages… 80 % de ces jeunes ont des difficultés en lecture… Intervenir sur les comportements oui, mais également sur les apprentissages… L’antidote à toute problématique chez un jeune est le succès… Notre objectif est de provoquer le succès… Pour être efficace, il faut intervenir tôt, simultané sur les problèmes de lecture et de comportement… Les problèmes vont diminuer seulement si on intervient en lecture et sur le comportement… La lecture est essentielle et le plus tôt possible… Plus on attend pire que cela peut-être… Il faut utiliser les meilleures pratiques possible…

Pour répondre aux questions concernant l’efficacité. Des écoles et de l’enseignement, il importe d’utiliser des données probantes… Il faut un chercheur, un endroit (une classe) et des gens (Prof et élèves)… Un texte comme Mérieux n’est pas de la recherche…

Classification des recherches en éducation selon Ellis & Fouts (1993) ; niveau 1, recherches descriptives, Niveau 2, recherches comparatives à petite échelle et Niveau 3, recherche comparative à grande échelle. Au minimum, on essaie d’utiliser des recherches de niveau 2 et idéalement celles de niveau 3. Une méta-analyse nous évite de lire des centaines de recherches pour dégager les tendances. On retrouve maintenant des méga-analyses…

Les styles d’apprentissages ne sont pas supportés par des recherches de niveau 2 et 3. Il faut se questionner en fonction de contenu.

Les types d’intelligence de Gardner ne tiennent pas la route. Aucune recherche de niveau 2 ou 3. Moins que tu les fais, mieux que c’est…

La pédagogie de la découverte… Qui peut apprendre au contact des autres ou par eux-mêmes… Pas avec des élèves en difficulté…

Poser toujours 2 questions… Est-ce que cela a déjà été testé ? Quels sont les effets mesurés ?

2 livres ;
Légendes pédagogiques, Normand Baillargeon et Great Mythes of Popular Psychology
Classe inversée ; On retrouve une seule recherche en pharmacologie du 2e cycle avec des résultats de 4 % de mieux, c’est non-significatif. Est-ce qu’on fait cela dans nos classes du primaire ou du secondaire ? Never ! Jamais ? On crée des inégalités scolaires… Des inégalités sociales en inégalités scolaires…

L’effet enseignant : À partir des recherches de John Hattie pour une une recherche de 800 méta-analyses, 50 000 recherches et 200+ millions d’élèves. On peut regrouper les variables de ces recherches entre 6 facteurs ; enseignant, programmes d’études, méthodes d’enseignement, élèves, milieu familial, école (ils sont en ordre d’importance selon Hattie). Le classement peut varier d’une personne à l’autre… La recherche peut venir nous donner des pistes… Il faut regarder l’ampleur de l’effet . Si c’est positif ou négatif… entre +0,10 et +1.00… Par exemple à +.10, l’élève moyen qui se trouve au 50 rang centile avance de 4, à +1.0, la même personne avance de 34 points. A +0.40, les effets commencent à être visibles à l’œil nu… à partir de +0.80 c’est généralement Wow ! En éducation, 95 % des facteurs améliorent le rendement des élèves… Selon Hattie, le facteur moyen est de +0.40, c’est un seuil (benchmark) pour choisir les facteurs de +0.40 et plus

La recherche en éducation n’est pas parfaite, mais comme en santé, c’est le moyen le moins dommageable pour enseigner aux élèves…

Ce n’est pas qu’ils sont dans la même classe que les élèves sont au même niveau.

Si un enseignant a des attentes élevées envers un élève, il pourra mieux réussir…

La forêt de l’alphabet est une méthode d’enseignement éprouvé par la recherche pour l’enseignement de la lecture. La formation, les sentiers de la forêt permettent de détecter les besoins des élèves… selon différents niveaux… Est-ce que l’école peut faire une différence ? Oui, pour par les choix qu’on fait…

Hattie vient de publier une plus grande méta-analyse récemment…

Quels effets des nouvelles technologies… les technologies ne remplacent pas les enseignants…

C’est sur l’enseignant qu’il faut miser…

Modèle d’interventions à 3 niveaux : Réponse à l’intervention (Response to Intervention-RTI), Interventions universelles (80 % des élèves), 20 % des élèves ont besoin d’interventions supplémentaires et ciblées. Les interventions ciblées permettent de rejoindre environ 15 % de ce 20 %. L’autre 5 % a besoin d’un plan d’intervention, car les difficultés persistent… Il faut des interventions individualisées… On sort l’artillerie lourde… Des problèmes extraordinaires nécessitent des interventions extraordinaires… Quelles sont les meilleures interventions universelles de niveau 1 qui permettent à 80 % des jeunes de réussir l’apprentissage de la lecture et autre…

Deux ressources principales, travaux de Everlyn M. Evertson et William R. Jenson.

Gérer efficacement la classe c’est utiliser un ensemble de pratiques et de stratégies éducatives afin d’une part, de prévenir et de gérer efficacement les écarts de conduite et d’autre par maintenir un environnement favorisant les apprentissages.

On ne peut pas contrôler l’autre, on peut seulement l’influencer. Par conséquent, pour modifier les comportements des élèves, on doit au départ, modifier ses propres comportements. Une année scolaire bien débutée est généralement une année qui se termine bien…

Une gestion efficace de classe ; 80 % de ces interventions sont préventives et proactives et 20 % sont curatives. Plusieurs de ces interventions doivent être planifiées. Il faut avoir des relations positives, un environnement sécuritaire, ordonné et prévisible, un encadrement des élèves, organisation de la classe et l’enseignement efficace. Un élève qui réussit ne se comporte pas de la même façon qu’un élève qui échoue. Il faut dire aux élèves que nous avons des attentes élevées. Si l’élève sait que l’enseignant a des attentes élèves, il y a plus de chance qu’il réussisse. Qui sut en salle de classe… Si c’est l’enseignant, ce n’est pas un bon signe…

Meilleur moyen pour contrer l’intimidation ; augmenter la surveillance…

Qu’est-ce qu’on se dit avant et pendant une activité… Comment on se comporte pendant une tâche d’apprentissage ? (Je m’engage – On ou Off)… Comment je m’y prends pour réaliser une tâche ? (Je m’investis, analyse, méthode de raisonnement, essaie et erreur). Ce que l’élève se dit est le facteur le plus important… Mon langage est porteur de sens et évocateur… Les mêmes mots peuvent être motivants ou démotivants pour certaines personnes… Ne pas dire « C’est un problème facile »… Il y a des mots peuvent produire l’effet contraire comme « C’est facile » ou « C’est difficile »… Le langage n’est pas neutre… Il faut surveiller son langage… Le cerveau humain est câblé comme cela… Le cerveau traque l’information par un système réactif (cerveau émotionnel) et un système réflexif (cerveau rationnel).

Le cerveau est composé de deux systèmes :

Réactif : Perception, émotions et réaction + ou –

Rationnel : En plus de Perception, émotions et réaction + ou – on a compréhension, décision et action… L’amygdale est responsable que ça passe ou pas… dans le système réactif au système rationnel…

Apprendre à l’école n’est pas comme apprendre dans la vie… On n’apprend pas à parler à l’école… Pythagore a découvert le théorème de Pythagore… On ne demande pas aux élèves de le découvrir… Certains apprentissages sont plus complexes et doivent être faits à l’école… Le plaisir d’avoir appris vient plus tard… Pas pendant qu’on fait, mais pendant qu’on sait qu’on a compris et réussit…

Il faut dire aux élèves qu’ils peuvent réussir à la condition que l’élève fasse l’effort nécessaire et qu’ils s’y prennent d’une bonne façon. Edison a grillé 10000 lumières avant de réussir. L’enseignant ne peut pas le faire à la place de l’élève. De plus, l’effort demandé par un élève peut être différent d’un autre… Faire un effort c’est agir, et ce malgré le déplaisir… Tu le fais même si ça ne tente pas… C’est comme cela qu’un élève peut vivre du dépassement… Avoir, réussit, ce n’est pas toujours facile… L’école ne fait pas des liens avec la vie… L’école est la vie… Vous ne pourrez pas faire plaisir à 25 élèves en même temps… Ça peut ne pas être plaisant tout le temps… Il faut surtout parler de l’effort quand les élèves en font… Quand ça va bien… On les arrête quand il font un effort, on leur demande si c’est facile… ils disent non… On leur dit de façon explicite que c’est ça faire de l’effort…

La réussite est l’effort multiplié par l’utilisation des bonnes stratégies R=E X S

Si l’élève réussit et qu’il pense qu’il a été chanceux… On lui explique que ce n’est pas un tirage… On renforce l’élève pour qu’il reconnaisse les stratégies qu’il a utilisées pour sa réussite… On installe une conception dynamique de l’intelligence qui est malléable par les efforts et les stratégies et non une conception statique et qui fait en sorte que les élèves abandonnent. Thérèse Bouffard ; le facteur le plus important est que les élèves croient qu’ils vont réussir… Les garçons ont une perception négative envers l’apprentissage en français… Les garçons urgence nationale… Les garçons doivent apprendre à faire même si ça ne tente pas… Les garçons ont de la difficulté de mettre de l’effort. De moins en moins de garçons dans les facultés de médecine…

La motivation est une disposition de la personne à s’engager dans l’activité….

SEP Sentiment d’efficacité personnel ; sentiment positif = scénario de réussite, plaisir, défi et satisfaction, etc…

Ce n’est pas ce que tu peux faire, mais sur ce que tu crois que tu peux faire…

On doit interagir avec les élèves, on s’approche d’eux, pas trop près, on les regarde, on les interpelle par leur prénom, on leur pose des questions ouvertes… avec une face invitante… pas une face de plâtre… Si on est gentil, plus de chance qu’ils soient gentils…

On utilise un ton de voix approprier, en écoutant les élèves, en démontrant de l’empathie… bref en manifestant de l’intérêt en particulier avec les élèves difficiles…

Il faut développer des relations positives. Accueillir les élèves, maintenir un ratio de 4 interactions positives pour une interaction négative en portant une attention aux bons comportements, renforcer socialement, utiliser l’humour, être crédible pare nos paroles, nos actions et agir comme modèle. On dit merci d’avoir commencer ton travail… c’est une bonne marque de respect. Il faut que les bottines suivent les babines…

Certains élèves sont des experts pour trouver des injustices dans nos règles de l’école…

Il faut surprendre l’élève qui fait bien… Plus de positif que de négatif…
Pour créer un environnement sécuritaire, ordonné et prévisible, il faut enseigner les comportements comme la lecture. Ce n’est pas en punissant un élève qui ne lit pas bien qu’il va apprendre à mieux lire. On fait un modelage par exemple pour enseigner comment marcher en silence à droite dans les corridors.

Pour un environnement sécuritaire, ordonné et prévisible ; identifier 3 valeurs au maximum, identifier 5 contextes ou moments quotidiens de vie de la classe…. Les attentes comportementales (règles ) sont présentées aux élèves explicitement avec sens (graphique en T), on ne négocie pas… Il faut nommer les règlements, explique le pourquoi, les afficher pour que tous les élèves puissent les voir, les comportements doivent être enseignés par l’enseignement explicite, c’est à dire ; modelage, pratique dirigée et pratique autonome… Il faut aussi prévoir du temps pour pratiquer les comportements désirés et pour fournir une rétroaction (feedback)…

Installer et enseigner des routines (début-fin de cours, transitions, etc…), convenir d’un signal du silence (5,4,3,2,1…) et avoir un rythme soutenu. Selon la recherche, quand le débit verbal est rapide, les élèves ont tendance à plus suivre…

Encadrement des élèves ; revoir les règles périodiquement (précorrection), quand on les sent déraper, on fait le rappel, supervision constante (balayer du regard la classe régulièrement), marcher la classe (on circule tout l’espace, se diriger vers les difficultés rapidement), élèves difficile ou vulnérables proches de l’enseignant pour ne pas briser le flot de l’enseignement… , nommer des élèves pour répondre aux questions (on peut dire aux élèves n’ont pas à lever la main pour poser des questions, il faut leur expliquer qu’on veut avoir de l’attention et la vigilance…), utiliser un système de renforcement pour assurer la répétition des bons comportements (définir les comportements attendus, enseignes explicitement ces comportements et de les faire pratiquer), utiliser des renforcements continus de type social pour favoriser l’acquisition des comportements… on renforce verbalement en associant la valeur (Pierre, tu as levé ta main pour parler, c’est une belle marque de respect…)… Utiliser en concomitance avec les renforçateurs sociaux des renforcements intermittents de type tangible pour favoriser la généralisation des comportements… Quand un élève ne sait jamais quand il va avoir un jeton, il va mieux faire attention… Tu ne donnes pas de jetons à un élève qui demande… Privilège individuel qui ne coute rien (chaise du prof pour 15 minutes) et privilèges de classes pour tus les élèves (lorsqu’une classe aura accumulé 100 jetons, ex ; jouer à la cachette à l’école, jouer à la caille). C’est plus puissant les récompenses de classe pour éviter que des élèves soient toujours privés de privilège. Selon la recherche pour modifier les comportements est la récompense de groupe… Ce qui est le plus efficace en ordre ; 1- renforcements positifs par le groupe, 2- individuel, 3- social, 4- interventions préventive de l’enseignant, 5-interventions curatives de l’enseignant, 6-punitions, 7-cout de la réponse (enlever quelque chose à l’élève).

Ne jamais utiliser le système de renforcement pour gérer les écarts de conduite des élèves. Il est anormal qu’un élève n’ait accumulé aucun jeton lors d’une activité de célébration des efforts de type groupe. Il faut alors se questionner comme enseignant.

Organisation de la classe ; le mobilier est disposé de façon à ce que tous les élèves puissent voir les démonstrations/explications… la disposition du mobilier permet à l’enseignant et aux élèves de se déplacer aisément, le matériel de support est facile d’accès et il y a une procédure pour y accéder, le matériel pédagogique est préparé et organisé à l’avance, organiser la cueillette et la distribution du matériel…

Il faut de l’intervention quand c’est nécessaire… Il faut une politique claire en ce qui concerne la gestion des écarts de conduite majeurs. Dans ces écoles, les enseignants peuvent gérer adéquatement les comportements des élèves, car les motifs pour lesquels un élève doit être retiré de son milieu d’apprentissages ont été identifiés précisément.

Interventions, étapes à suivre…

Contrôle par la proximité, en s’approchant, pour certains élèves est suffisant…

Contrôle par le toucher, mettre la main sur son épaule, sur le bureau, entrer dans sa bulle sans briser le flot de l’enseignement

Définit une identification verbale (trois petits coups, signifie tu n’es pas à la tâche…)

Un renforcement différencié, on félicite un autre élève qui le fait bien…

Intervention verbale

Le réenseignement ; retourne au travail – sors ton cahier…

Reste avec moi je vais t’aider

Donner un choix, tu choisis ; tu le fais ou tu viens le faire ce midi…

Une conséquence logique, tu aimes parler ? Tu pourras venir parler vendredi…

On peut remettre la responsabilité de trouver une conséquence à l’élève fautif… Il devra trouver une manière de réparer…

Show me 5, au lieu de le retirer du groupe, on le garde en classe et on lui demande de repérer 5 collègues qui vont exactement ce que je demande. Observer les bons comportements… On revoit les bons comportements. Est-ce que tu sais quoi faire maintenant… Pour s’assurer que la réflexion se fait, tu portes attention à des élèves qui font ce que nous demandons.

Rencontre avec l’élève pour essayer de comprendre. On lui demande d’expliquer…

Punition ; il est préférable de donner une punition que tolérer l’intolérable. Ce n’est pas suite à une accumulation de mauvais comportements… Si ont intervient en expliquant à l’élève que tu lui donnes une chance…

Lorsqu’on intervient pour corriger des comportements ;

Ne jamais poser de questions,

Formuler la requête, 2 avertissements, ensuite le refaire en ajoutant, tu dois…

Jamais en face à face, mais en 45 degrés.

On marche la classe

Renforcement positif dès que l’élève manifeste le comportement attendu ; verbal, non verbal…

Livre ; Discipline et gestion de classe

Interventions curatives 2 ; accumuler des données comportementales, documenter (où l’élève vit des difficultés et où il vit du succès), se questionner sur la fonction du comportement : obtenir ou éviter ? (pour obtenir quelque chose ou pour éviter quelque chose). Quand un élève persiste, il faut vérifier ce qu’il veut obtenir. Il faut comprendre la nature d’un comportement… Faire rire les autres, ne pas faire un travail… Il faut aussi faire appel aux spécialistes. Il faut prévoir et planifier les situations d’urgence… Dans une situation d’urgence, on enlève les spectateurs et on utilise deux intervenants… Il faut avoir un « Plan d’urgence » en conséquence.

Pour les apprentissages, les meilleurs moyens sont ;

Pour aider un élève qui ne comprend pas est de comprendre ce qu’il comprend (Il ne peur pas te dire ce qu’il ne comprend pas). Ne jamais demander en classe ; savez-vous compris ? Ils disent toujours oui… L’amygdale peut devenir irritée si on essaie de trop expliquer… En demandant ce qu’il comprend, on précède les explications… L’élève travaille seulement sur ce qu’il comprend… Piaget… Lorsqu’on pose un problème ; un stimulus capté par les sens se rend au cerveau, à partir de se qu’on a en mémoire on se construit une représentation du problème. On se fait une tête… à partir de sa propre représentation… Un élève en difficulté après une première lecture d’un problème abandonne s’il ne comprend pas… Ceux qui ont besoin d’aide souvent n’ont pas encore développé les habiletés de ceux qui le font bien. On doit alors enseigner ces stratégies.

Quelles sont les meilleures méthodes pour enseigner les apprentissages fondamentaux (lecture, écriture, mathématiques) auprès des élèves en difficultés ? Selon 11 méta analyses qui font la synthèse de 362 recherches pour 30 000 élèves. Il y a plus de recherches en lecture, car 80 % des problèmes des élèves sont en lecture… Il y a seulement que 2 méta analyse en écriture… 2 méthodes d’enseignement surpassent toutes les études autant au primaire qu’au secondaire;
1- L’enseignement explicite
2- L’enseignement réciproque (un élève enseigne à l’autre, mutuellement, un concept…)

Les 3 étapes de l’enseignement explicite ;

1- Modelage ; On pense à haute voix comme si nous avions un hautparleur sur les épaules. On rend visibles des processus qui sont souvent invisibles.
2- Pratique dirigée ; C’est une étape tampon pour s’assurer que les élèves comprennent… Certains élèves peuvent faire une pratique dirigée plus longtemps au besoin… On ne peut pas toujours enseigner tout le monde en même temps.
3- Pratique autonome ; L’élève le fait par lui-même…

Le meilleur outil est le feedback… Feedback est un synonyme d’enseignement explicite… La rétroaction est un élément essentiel de l’enseignement explicite…

Enseignement traditionnel, les présentations sont magistrales sans le hautparleur pour les stratégies, par de pratiques dirigées et souvent laissé seul… Si tu ne comprends pas, tu ne peux pas faire le travail demandé…

Un enseignant ça enseigne… Si ça dirige, c’est moins efficace…

Bonnes ressources ;

Répertoire de vidéos de Steve Bissonnette sur Vimeo

Site atelier en Ontario ; http://www.atelier.on.ca

Deux livres de Christian Boyer ; L’enseignement explicite et la compréhension en lecture et le programme orthopédagogique DIR

Difficile d’avoir un taux de succès de plus de 80 %, mais l’autre 20 % aura besoin d’aide…

Il faut récapituler pendant une leçon et aussi à la fin… Il faut identifier les éléments à retenir…

L’enseignant a une influence déterminante sure l’apprentissage des élèves.

Ne pas oublier ; R=E x S

Avoir de bonnes stratégies de questionnement est nécessaire…

—–

En conclusion :

J’ai bien aimé cette première rencontre avec M. Bissonnette. J’ai entendu beaucoup de bon sens et faire appel à la recherche pour appuyer nos démarches en éducation est valable. L’enseignement explicite est déjà utilisé à notre école à différent niveau et avec le temps, les enseignants et la direction ne demandent qu’à s’améliorer. Là où j’ai accroché un peu sont les quelques affirmations qui peuvent peut-être porter à interprétation. Il faut donc regarder ceci avec un regard critique. Il a mentionné plusieurs sources et donné beaucoup d’information en peu de temps. J’ai bien hâte d’en discuter davantage avec les membres du personnel du CAHM. En mentionnant qu’il n’a pas de preuves probantes de l’utilisation des iPad en classe, on pourrait penser qu’il faut délaisser ces outils. Je ne connais pas de recherches sur la pertinence d’utiliser un crayon en classe non plus. Il y en a peut-être… Un outil mal utilisé peut faire des dommages c’est évident. 100 % des gens qui se sont blessés avec une scie l’ont probablement mal utilisé. On utilise quand même des scies…

Je me questionne aussi sur plusieurs commentaires sur la réussite des garçons et leur manque d’effort. L’école serait-elle trop féminisée que les garçons ne s’y retrouvent plus ? La question ne date pas d’hier. Je me questionne aussi que tous les efforts sont concentrés en lecture, en écriture et en mathématiques. Ces disciplines sont importantes et doivent avoir toute notre attention. Je trouve quand même un peu cela réducteur. Je suis d’avis qu’il ne faut pas oublier d’encourager le développement des talents chez nos jeunes, de nourrir leur curiosité et leur créativité.

J’ai aussi un peu accroché sur l’utilisation des systèmes de récompense en classe. Bien que je sache qu’il peut y avoir certains effets bénéfiques, je crois qu’ils peuvent être mal utilisés à l’occasion. Il ne faut pas tomber dans l’effet pervers de la manipulation et du marchandage de jetons en échange de privilèges. C’est un terrain délicat et il faut ici faire preuve de grande prudence.

Je termine en croyant que M. Bissonnette a su nous remettre en question et que ses propos nous permettent de nous poser de bonnes questions nos pratiques pédagogiques. Le travail à accomplir demeure grand, mais nous sommes prêts à relever ce défi. J’en suis certain. Bonne réflexion…

Mise à jour :
Via Twitter M. Bissonnette me suggère de visionner la vidéo suivante ;

Pourquoi bloguer en 2014 ?

12janv2014À la publication de mes premiers billets en mars 2004, j’étais bien loin de me douter que je serais encore à la tâche dix ans plus tard.  De plus, le billet de Patrick Giroux de la semaine dernière m’a amené à faire le point sur mon utilisation du blogue.  Patrick écrit et j’aime bien ; « Je considère ensuite comme une erreur d’avoir utilisé une communauté fermée. Je me suis ainsi privé des commentaires de plusieurs autres pédagogues réflexifs, des gens qui me lisent sur Google +, Twitter et PédagoTIC et qui auraient probablement pu émettre quelques idées et commentaires ou engager des discussions et des débats avec mes étudiants. Je pensais que ce serait plus facile pour les étudiants d’être entre eux… Mais je me suis retrouvé pratiquement seul à donner l’exemple et ça na pas été suffisant. »

Ce que partage Patrick est vrai.  Écrire en contexte fermé ne permet pas les échanges à grande échelle.  Même si peu de personnes laissent des commentaires, les rapports de statistiques nous montrent que les gens viennent faire leur tour.  J’écris depuis une dizaine d’années, mais la cadence et le rythme n’a pas toujours été le même.  Au début, j’étais beaucoup plus excité de partager mes découvertes et réussites sur mon blogue.  Je me questionnais (et me questionne encore… ) sur les meilleures façons de faire dans l’administration d’une école et de l’enseignement.  Plus particulièrement, l’utilisation des nouvelles technologies me passionne et je trouve important comme le dit bien mon ami, Mario Asselin, de laisser des traces.  Par contre on réalise assez rapidement que ceci peut s’avérer difficile.  J’ai écrit quelques billets incendiaires dans le passé.  Pas beaucoup, mais assez pour me mettre à dos quelques personnes du système qui ont préférés ne pas m’en parler ou du moins de ne pas vouloir me donner leurs avis.  J’ai peut-être été naïf ou brave, mais peu importe, j’étais en questionnement et je le suis toujours…

Le début de l’année 2014 annonce pour moi aussi, l’envie de continuer à nourrir mon blogue et de partager mes trouvailles.  Je tiens aussi à réfléchir sur mes actions professionnelles et sur le chemin que j’essaie de suivre de mon mieux.  Mon travail de mentor me permet de voir toutes sortes d’expériences dans plusieurs écoles avec plusieurs enseignants.  Cette expérience me donne aussi du carburant pour retourner à la direction en septembre prochain.  Mon expérience professionnelle me permet de prendre des risques calculés, mais en ayant toujours le même désir soit d’offrir les meilleures situations d’apprentissages possibles pour mes élèves.  Le Colloque Clair2014 s’en vient à grands pas et là encore, j’aime bien d’avoir la chance de contribuer à l’organisation à une rencontre très signifiante pour ceux et celles qui veulent y être.  Voir l’éducation autrement veut aussi dire « Faire l’éducation autrement »…

L’utilisation du blogue en milieu scolaire demeure pour moi encore le meilleur moyen d’améliorer comment on écrit.  Je n’ai qu’à lire quelques-uns de mes premiers billets pour me le rappeler.  C’est en écrivant que j’ai amélioré la manière que j’écris.  J’ai encore beaucoup à apprendre, mais si j’attends d’être parfait avant d’écrire, je n’écrirai jamais…

C’est le même message que je transmets aux centaines d’élèves que j’ai eu la chance de rencontrer au cours des dix dernières années et à ceux et celles que j’ai la chance de rencontrer maintenant dans le cadre du projet d’Acadiepédia.  On dirait qu’à l’école, écrire est une tâche de haut niveau ou de haut de gamme (comme dirait Rosée Morissette).  On enseigne le français évidemment, mais lorsqu’on demande aux élèves de rédiger un texte, on est souvent étonné de voir qu’ils ne font pas de transferts entre les enseignements reçus et l’écriture du texte.  Pire encore, lorsqu’on leur demande de faire la synthèse d’un article ou de défendre leur opinion, on se surprend à constater qu’ils ne savent pas par où commencer.  J’ai vu plusieurs élèves s’améliorer au fil des ans grâce au blogue.  Par exemple le billet suivant d’un élève de 3e année et un autre billet du même élève en 8e année.  On peut évidemment se demander si c’est le blogue qui a permis cette amélioration.  Sur papier, nous n’aurions plus de traces de l’évolution de cet élève.  Grâce au blogue, nous avons un portfolio électronique qui permet à un enseignant de voir la progression de son élève.  Mais plus important encore, le blogue permet à l’élève de suivre sa propre progression.  On oublie souvent en classe de faire de l’objectivation ou au moins de prendre du temps pour revoir ce que nous avons accompli.  On court souvent comme des poulets sans têtes à bien vouloir terminer le programme, se préparer pour les examens du ministère, évaluer et tout faire ce qu’il doit être fait au quotidien dans la gestion des groupes-classes.  Écrire trouve difficilement sa place.  Les élèves vont écrire des textes bien évidemment, mais l’échange se fait généralement entre l’élève et son enseignant.  Celui-ci doit bien souvent limiter le nombre de textes à écrire, car il ne peut pas tout corriger.  J’entends souvent des enseignants qui ne permettent pas à leurs élèves de bloguer, car ils n’ont pas le temps.  Je les entends aussi souvent me dire qu’ils voient ceci comme une tâche supplémentaire et qu’ils ne pourront pas corriger tout ce que les élèves écriront.  Je me demande alors pourquoi tout devrait être corrigé ?  Que veulent-ils me dire réellement ?  On apprend à écrire en écrivant…écrivons… Non ?

Je termine en voulant continuer mes efforts pour développer une communauté d’élèves qui prendront le risque d’écrire en public à leur niveau et selon leur niveau d’âge.  Le Blogue des jeunes d’Acadiepédia et la Salle de rédaction des élèves du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska sont de beaux exemples de réussite à mon avis.  Bien que le blogue n’ait pas encore la cote dans la plupart des écoles, j’ose croire que le nombre grandissant d’enseignants qui cherchent des solutions pour amener leurs élèves à écrire mieux, se tournera vers à ce moyen (et ça reste un moyen…).  S’il y a une chose que j’ai apprise au cours de ces dernières années est que c’est bel et bien l’enseignant(e) qui fait la différence.  La direction a beau donner tous les outils, faire toutes les suggestions possibles et donner la formation requise, si l’enseignant(e) n’y voit pas une valeur ajoutée, le blogue ne sera pas utilisé en salle de classe.  Ceci revient à nous poser la question à savoir ce que croyons ce qu’est l’apprentissage. Si on croit que les élèves apprennent seulement en écoutant, cela se reflétera dans nos pratiques.  Je crois que pour apprendre, il faut écouter, mais on doit aussi démontrer, mais encore mieux, on doit pratiquer.  Pour devenir une championne internationale au tennis, on a beau demander au joueur de nous écouter et de lui démontrer les meilleurs coups possible, rien ne remplace l’importance de pratiquer sur le terrain.  Un bon enseignant tout comme un bon entraineur sait bien doser les besoins d’écoute , de démonstration et de pratique.  Les blogues sont les terrains de tennis de l’écriture.  C’était vrai dix ans passés et c’est encore vrai aujourd’hui…

Alors pourquoi bloguer en 2014 ?  Pourquoi pas…  Bonne continuation !!!

 

Connected Classroom…à voir…absolument…

Plusieurs personnes ont présenté cette vidéo dont François et Gary.  Je me permet de le placer ici pour ne pas en perdre la trace.  Très pertinent non ???

YouTube et objets d’apprentissages en ligne

Suite à l’idée de Jacques, voici un bel exemple d’objet d’apprentissage disponible sur le site YouTube.  Cette vidéo pourrait par exemple, s’incrire dans un cours de sciences, dans un cours de français (avant de produire un texte), ou encore dans un cours de sciences-humaines… 

La vidéo est un entretient avec nul autre que Hubert Reeves.  Voici donc un 4 minutes et 33 secondes bien investies. 

Voilà un autre exemple des posiibilitiés de diffusion d’un message important et qui nous touche tous.  Si je réussit à attirer l’attention de 5 personnes qui iront écouter la vidéo et que celles-ci penseront comment investir dans la sauvegarde de la planète, cela aura valu le coup…

Il n’y a pas toujours que des loups dans le bergerie…

Un programme « Sports – Arts – Études » au CAHM ?

Un comité de 8 membres du personnel est à préparer un cadre réaliste pour mesurer l’intérêt des élèves et de leurs parents pour la création d’un programme Sports/Arts/Études (SAE) au Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska.  Je me réjouis de l’initiative de Claudine Dionne qui nous amène à réfléchir sur ce concept déjà utilisé (ici, ici, ici et ).  Lors de la première réunion du comité le 17 janvier dernier, nous avons échangé des articles et des feuillets d’information provenant de différentes écoles qui utilisent cette approche.  Nous avons convenu que notre proposition aux parents inclurait tous les élèves de la 7e et de la 8e année.  Le but; améliorer les apprentissages chez les élèves en gardant un programme académique riche tout en favorisant le développement des élèves doués dans les sports, les arts, la mathématiques et la science.  Ainsi, pour les élèves il pourrait y avoir 3 voies distinctes.  Une concentration dans les sports, une autre dans les arts et/ou des sessions en mathématiques et sciences pour les élèves qui veulent du rattrapage ou pour les sur-doués qui aimeraient parfaire leurs connaissance dans ces domaines.

Bien que ce projet est actuellement sur la planche à dessin, il y a déjà un fort engouement de la part des membres du personnel.  Les sports visés pour l’instant seraient le volleyball (féminin et masculin), le judo, le badminton et l’athlétisme.  Du côté des arts, les arts plastiques, la musique, la technologie, les médias (télévision et radio) sont dans la mire des membres du comité.  Évidemment, les membres du personnel intéressés par des activités où ils se sentent à l’aise et qui démontrent un intérêt et les compétences seront encouragés à participer à ce programme.

Le cadre initial proposé par le comité veut avoir deux après-midi par cycle de 5 jours réservé pour ce programme.  Cela nous apporte à réorganiser seulement 6 périodes de 40 minutes.  L’horaire serait par la suite révisé pour permettre la répartition des matières selon les proportions établies par le Ministère de l’Éducation du Nouveau-Brunswick.  Ce qu’il y a de plus frappant est que ce programme n’engendrerait pas de coût pour l’école et pour les participants.  Nous rencontrerons les autrers enseignants de l’école au début du mois de février pour présenter cette ébauche pour ensuite la finaliser le 16 février prochain.  Par la suite, il se peut que ce projet soit présenté à la communauté du CAHM lors de la rencontre annuelle de planification pour l’année 2006-07 qui aura lieu le mardi  28 février afin de tâter le pouls des parents.  Dans le cas d’un intérêt probable, le projet sera présenté au Comité Parental d’Appui à l’École (CPAE) en mars pour son approbation et pour élaborer un échéancier réaliste.

Je le dis souvent que je me considère chanceux de travailler dans une école où les gens n’ont pas peur d’explorer, d’essayer et d’implanter de nouvelles approches pédagogiques variées.  Les 3 projets de team-teaching implantés cette année se déroulent bien avec l’ajout de certaines révisions.  Le projet ApprendTIC du CAHM va de l’avant (incluant celui des cybercarnets) ainsi que le projet des ordinateurs portables.  L’an prochain d’autres enseignants m’ont déjà signalé le désir de travailler en team-teaching.  Wow !!!

En passant, nous sommes à la recherche d’articles concernant ces types de programmes.  Avis à ceux qui pourraient nous donner un coup de main !!!

À suivre…

Bijoux de la semaine…

Une autre belle semaine qui s’est terminée avec l’annonce d’un 5000e billet, on peut dire que tout roule bien. Encore cette semaine, plusieurs billets ont fait surface. Ceux que j’ai choisis sont de bons exemples d’utilisation pédagogiques du cybercarnet dans les apprentissages.
* Les élèves de la 2e année utilisent le cybercarnet pour apprendre à bien écrire. Cette semaine, l’activité « Lettre à un extraterrestre » nous montre qu’il y a peut-être quelqu’un dans la galaxie qui lit nos billets. Ceux de Brandon, Christina et d’Isabelle sont mignons. Bravo !!!
* Jonathan nous montre un excellent billet d’un travail dans le cadre du cours de sciences 8e année. Il combine l’utilisation de Word et de Flickr. Impressionnant. Prenez le temps de cliquer sur les photographies de sa cellule et vous serez transporté sur son site Flickr. De là, vous pourrez naviguer dans la photographie pour lire les différentes notes qu’il a lui-même posées pour expliquer plus en détail ses recherches. Fascinant !!!
* Les élèves de la 5e année, ont eu la chance d’accueillir la station astronomique Aster. Ils parlent de leur rencontre au moyen du cybercarnet. Les billets de Francis, Sarah et de Mélanie sont de bons exemples.
* Philippe publie son diagramme de Venn dans le cadre du cours de science 8e.
* De son côté, Laïka publie son rapport de laboratoire et dans un autre billet, nous informe sur l’ouragan Wilma.
* Brigitte Long publie un excellent billet de réflexion sur la motivation à l’école. À lire…
* Nelson Magoon nous explique dans ce billet, les étapes à suivre pour faire un montage photo à l’aide de Flickr. Merci !!!
* Dans le cadre du cours de français, les élèves ont a publier une partie d’un récit. Ainsi, Jonathan a écrit « Un week-end d’halloween pas comme les autres  » et Jeff de son côté, à écrit « La revanche du Dr. Evilstranger« . Deux histoires de circonstance…
* Danis Michaud publie un billet sur un travail de science qui demande aux élèves de construire un maquette scientifique. Ainsi on encourage l’utilisation de Flickr dans la construction des apprentissages.
* Mylaine Bouchard nous parle de la visite du grand chef métisse du Nouveau-Brunswick ; M. Carmel Boulay. M. Boulay est venu à l’école rendre visite aux élèves de 5e année dans le cadre d’une journée autochtone.
* Les élèves de 2e année en remettent et publient un acrostiche géant fait avec le nom de l’école et publié sur leur cybercarnet de classe. Bravo !!!
* Éric Daigle, publie un billet sur la multiplication de fractions. Éric en était à sa dernière semaine comme stagiaire au CAHM. Nous lui souhaitons la meilleur des chances avec sa carrière et nous l’invitons à continuer d’utiliser son cybercarnet.
* Dans le cadre du cours de musique, Audrey nous présente un morceau qu’elle a joué à la clarinette. Bravo !!!
Bonne semaine à tous et à toutes !!!
Passez une belle journée d’Halloween en toute sécurité !!!

Capsule scientifique

Dans le cadre du cours de science 7e année, les élèves auront à développer des capsules scientifiques. Celles-ci complèteront le programme d’étude de la province du Nouveau-Brunswick. Ainsi, j’ai placé à titre d’exmple la capsule suivante sur la chlorophyle. J’ai tiré mon information à la page 98 du livre « Question & réponses : Notre monde » publié aux éditions Parragon.
À l’occasion, des capsules scientifiques seront utilisées dans le cadre des émissions de notre radio étudiante ; CAHM-FM, 104,5 FM.
Les élèves seront encouragés à utiliser le programme « Audacity« . La musique provient d’un site suivant et ne comporte pas de droits d’auteurs.

Podcast et cyberportfolio

C’est en lisant ce billet de « Gilles en vrac… » que j’ai réussi à faire ce premier Podcast. J’ai placé sur mon site Del.iciou.us, des liens dans la catégorie « podcast » qui vous expliquent cet outil intéressant. Je veux donc voir le potentiel et la possibilité d’utilisation en salle de classe. On veut par exemple, faire en sciences 7e, des capsules scientifiques développées par les élèves.
Le logiciel utilisé est « Audacity » est gratuit et facile d’utilisation. Vous pouvez télécharger mon premier Podcast (00:07:45 de de 7,44 megs) et l’écouter sur votre balladeur MP3 ou tout simplement sur votre ordinateur personnel.
Par contre, je n’ai pas réussit encore à faire fonctionner comme Gilles, le module Flash suivant. Je suis ouvert aux suggestions !!!

L’apprentissage

Me voilà à me questionner à nouveau sur l’apprentissage…
Notre rôle comme éducateur est en constante mutation et souvent on se demande s’il y a dans une journée de travail encore de la place pour penser et développer nos connaissances sur les apprentissages. Mon questionnement m’aidera donc à orienter nos pratiques futures. Je me propose donc de trouver en collaboration avec le personnel du CAHM, des réponses aux questions suivantes :
– Qu’est-ce que l’apprentissage ?
– Qu’est-ce qui favorise les apprentissages ?
– Comment sait-on que nos élèves apprennent ?
– Comment les nouvelles recherches sur le cerveau peuvent-elles nous aider dans notre travail quotidien ?
– Comment implanter le socioconstructivisme à un niveau où il sera possible d’en tirer le plus de bénéfices possibles ?
– Comment faire de la métacognition une réalité dans une école ?
– Comment l’utilisation des TIC peut-elle favoriser de meilleurs apprentissages chez les élèves ?
Notre Wiki de collaboration sur l’utilisation des TIC en salle de classe est évidemment une excellent point de départ. Ma visite chez « Protic » ainsi qu,à l’Institut St Joseph me poussent à croire qu’il nous faut mieux comprendre le processus d’apprentissage et d’être en mesure de mieux l’expliquer, l’analyser et de le mettre au service des élèves. Je suis à chercher un moyen d’ajouter toute cette information sur le Wiki…avis aux intéressées…
En passant, je suis tombé sur cette définition de l’éducation. Glasser écrit en anglais que :
« Education is using and impoving knowledge that is congruent with recent findings on how brain works and with the information age we have now entered » p. 66
Ce passage tiré du livre « Every Student can succeed » nous donne une piste intéressante. Voici un billet que j’avais écrit un an passé au sujet de ce livre. Nous avons à notre disposition des recherches qui démontrent comment on apprend et comment créer des conditions qui nous permettent de mieux apprendre. Alvin Toffler nous a prévenu depuis longtemps. L’information sera ce qui déterminera la richesse d’un peuple. Avant c’était la force et l’argent. Maintenant on parle de l’information, de son accès et surtout de comment s’y retrouver. Cet autre billet en parle un peu.
Bonne semaine !!!

Session de jeudi bien remplie…

Jeudi dernier, avant les rencontres avec les parents et les enseignants, une réunion d’équipe avait lieu en matinée. J’aime bien ces moment où il est possible de discuter avec les membres du personnel et de faire le point sur où nous en sommes et ce qui reste à faire.
La rencontre débute comme à l’habitude avec l’activité « roses et épines ». Les membres du personnel peuvent lancer des roses à ceux qui ont fait un petit quelque chose de spécial pour eux ou encore une épine si quelque chose les dérange. Encore une fois, des tonnes de roses ont été distribués pendant environ 45 minutes. C’est fou comme il se passe des choses au CAHM. Cette activité me permet de mieux connaître ceux avec qui je travail et nous permet de célébrer nos réussites. Bravo !!!
J’ai aussi profité de l’occasion pour présenter un peu de théorie sur le leadership…(vous ne serez pas trop surpris !). J’aime bien utiliser Jerry L. Patterson ainsi que Michael Fullan comme référence dans la théorie du Leadership.
Dans son livre, Fullan (1993) croit que dans les organisation :
– On ne peut pas forcer le changement.
– Le changement est un voyage et non un plan précis.
– Les problèmes sont nos amis.
– La vision et la planification stratégique viennent après.
– L’individualisme et la collaboration doivent avoir le même pouvoir.
– La centralisation et la décentralisation ne fonctionnent pas.
– Se connecter avec un environnement plus grand est crucial pour obtenir du succès.
– Chaque individu est un acteur de changement.
Nous avons aussi revu les cinq valeurs d’une organisation selon Patterson (1993). Ce qui est important avec ces valeurs c’est de comprendre leurs places au sein de l’organisation et comment celles-ci sont véhiculées. Le schéma suivant nous donnes les 5 valeurs de Patterson (1993). Par exemple, pour plusieurs organisations, on croit que la participation se fait lorsqu’on écoute les leaders et qu’on fait ce qu’ils disent. Pour Patterson (1993), il faut plutôt penser que le leader favorisera la participation en engageant activement les membres de l’organisation dans toutes les décisions et les discussions qui les touche.
Pour ce qui est de l’ouverture à la diversité, Patterson (1993) croit qu’il faut encourager celle-ci pour mieux comprendre les réalités organisationnelles et pour pouvoir construire une base riche dans la prise de décision. Le conflit est encouragé en autant qu’il soit réglé de manière saine. On croit aussi qu’il peut apporter des solutions plus fortes lors de problèmes plus complexes. Il faut aussi s’ouvrir à la réflexion et que les membres de l’organisation prennent le temps pour réfléchir sur leurs pensées et celle des autres afin de prendre de meilleurs décisions. Finalement, Patterson (1993) croit que les organisations doivent donner le droit à l’erreur et la chance d’apprendre lorsqu’on en fait.
Un fois le schéma suivant proposé, une discussion entre les membres du personnel pour mesurer ce que nous faisons au CAHM concernant ces 5 valeurs fut entamée. Une tour de table nous donna par la suite les points forts de qui se fait chez nous. Pour terminer la discussion, un questionnaire intitulé « La collégialité : où en sommes-nous ? » fut distribué aux membres du personnel. Les absents en recevront une copie mardi au retour du congé. Ce questionnaire à été tiré du travail de Jim Howden ainsi que de Marguerite Kopiec dans leur livre intitulé « Cultiver la collaboration  » (2002) aux Éditions Chenelière/McGraw-Hill. J’ai numérisé le questionnaire car celui-ci vient avec un doit de reproduction. Celui-ci sera remit à la secrétaire de l’école et nous permettra de mieux préparer notre prochain plan annuel de réussite.
Je remercie les membres du personnel pour leur belle participation lors de cette rencontre et continue à penser que je suis bien chanceux de travailler au CAHM. Il ne nous reste que trois mois d’école. Le mois de mars fur chargé et remplit de belles activités. Il faut maintenant continuer se qui se fait et terminer l’année en beauté.
Merci pour tout et bon congé de Pâques !!!

De retour…

Ça y’est, je me remets à l’écriture. Depuis environ deux semaines, je n’avais pas trop travaillé à mon cybercarnet et à écrire des commentaires. Il faut dire que je me suis occupé à travailler sur le wiki de collaboration du C@HM. La radio étudiante et le studio de télévision occupent aussi plusieurs heures de mon temps en plus des réunions, du budget et des autres tâches régulières d’un directeur d’école. La semaine dernière c’était la semaine d’appréciation du personnel et plusieurs activités ont souligné l’apport inestimable du personnel du C@HM auprès des jeunes. Je dis souvent que je suis chanceux et c’est vrai…
Mardi de cette semaine nous avons une rencontre de prévue avec les parents à 7h00 p.m. Le sujet de la discussion…Comment maximiser nos ressources dans la planification 2005-2006 ? Ce billet décrit un peu l’agenda de la soirée. Une table ronde permettra aux parents et au personnel de discuter des enjeux présents et à venir.
Je veux présenter la problématique sous l’aspect de l’utilisation de nos ressources existantes tout en maintenant le nombre de classes auquel nous avons droit. Dans deux ou trois ans le C@HM sera une école avec un seul groupe à chaque niveau. Il faut donc trouver des moyens pour maximiser nos ressources tout en trouvant des solutions pour continuer d’offrir des programmes de qualité. L’an dernier, nous avions une classe de 7e année de 33 élèves et cette année nous avons une classe de 4e année de 32 élèves. Il est possible de réorganiser nos classes pour réduire le nombre d’élèves pour un enseignant ou encore pour augmenter le nombre d’adultes qui travaillent auprès des jeunes.
Je me propose donc de présenter les faits, de formuler des propositions et de voir où cela va nous mener.
Comme direction d’école je dois être à l’écoute de ma communauté et en même temps innover. Pour ce qui est des projets au C@HM, je ne suis pas trop stressé. Lorsque nous décidons de mettre la main à la pâte, on peut tout réussir. Je possède une incroyable équipe et des ressources que peu de direction peuvent se vanter d’avoir.
Y aura-t-il beaucoup de parents ?
Est-ce que ceux qui seront présents pourront me donner l’information nécessaire pour faire des recommandations à notre comité parental d’appui à l’école ?
Est-ce que le statut quo pour l’instant est la meilleure solution ?
J’ai bien hâte de proposer et d’entendre des pistes de solutions…Au plaisir de vous y rencontrer…
À suivre…

Salomé, un brin de suite…

Me voici à redevenir Roberto le directeur. Demain premier jour de classe depuis un bout. Pendant le congé, j’ai acheté un peu d’équipement pour notre radio-étudiante. Nous essayons avec un groupe d’élève de digitaliser notre radio-étudiante de créer un studio unique avec de l’animation et une structure suivant un peu ce qu’on peut entendre dans toute bonne radio communautaire ou autre. Je me remets donc à la lecture et je veux terminer le livre de Jacques Salomé que j’avais entamé la semaine précédent le congé des Fêtes. Quelques pages suffisent pour ce soir…J’attire votre attention sur ce premier billet que j’avais écrit avant le congé.
Voici deux passages qui encore une fois, viennent me chercher à la bonne place…
« Toutes relation pédagogique, en ce sens, est fondamentalement une relation de conflits de besoin. Ces conflits, qui la plupart du temps dans les structures scolaires classiques ont tendance à être niés (les élèves étant conduits à s’ajuster aux attentes du professeur), devront à l’avenir être pris en compte et devenir un support à une relation pédagogique fondée sur plus de réciprocité… » p. 59
« Il est important de redire, voire d’apprendre, aux adultes, qu’ils sont là pour répondre aux besoins des enfants (et cela jusqu’à un certain âge seulement !), mais qu’ils ne sont pas là pour répondre à leurs désir. Une relation d’élevage – au sens le plus noble du terme : élever un enfant pour lui permettre d’affronter la vie avec une autonomie satisfaisante et des ressources propres suffisantes – n’est pas de satisfaire ou de répondre à leur désir, mais de les inviter à se donner les moyens d’y accéder, quand ceux-ci sont recevables et viables. De leur faire découvrir aussi qu’il y a des désirs acceptables et d’autres qui ne le sont pas. Et que certain désirs peuvent aussi rester à l’état de désir, que cela suscite des rêves, des sublimation, appelle l’espérance et ouvre à la créativité et au dépassement de soi. » p. 81-82
Encore une fois, je ne résiste pas à ce genre de texte. Je trouve que notre réalité de tous les jours fait en sorte qu’on peut un peu plus facilement apprécier la manière que c’est écrit. Il y a tellement d’élèves, tellement de besoin. On se sent souvent submergés par le flot des services à offrir. Ce n’est que par un étroit travail d’équipe qu’on peut offrir plus à plus d’élèves. Ceux-ci veulent se dépasser et se développer. Quand ont peur réussir à offrir à chaque élève au moins un adulte à l’intérieur de l’école avec lequel, il peut se sentir compris et écouté, on s’assure de suivre un peu le chemin de Salomé.
À suivre…

La difficulté d’enseigner selon Salomé

Un peu par hasard cette après-midi je suis tombé sur le livre « La difficulté d’enseigner » de Jacques Salomé (2004) publié aux Éditions Albin Michel. Merci Mme Kathleen !!!
Étant peu habitué à cet auteur et profitant d’un moment de répit lors de notre réunion des directions, j’entreprends donc la lecture…et…paf…. Comme cela arrive parfois…Je suis au Nirvana. Voilà quelqu’un qui écrit comme je pense. Wow !!! N’ayant pas encore terminé le bouquin, je me permets à ce moment-ci de noter ce qui me frappe et me fait bonne impression :
« Le peuple de l’école : Il y a ceux qui sont dedans et ceux qui sont dehors. Il y a ceux qui, étant dedans, se désespèrent ou se révoltent, et ceux qui s’aveuglent encore sur des pratiques caduques et pathétiquement périmées. Il y a aussi au-dedans ceux qui sont en recherche, en interrogation et avancent avec leurs moyens et leur foi….Il y a ceux qui s’accrochent avec tenacité….ceux qui s’en tiennent aux bonne vielles méthodes d’autrefois et qui survivent….ceux qui ne doutent de rien….les utopiques….les dérangeurs….les inquiets….les enfants et leurs attentes…….les parents avec leurs inquiétudes…..Il y a bien sûr les politiques….les syndicats…. » p.11
« Contrairement à ce qui se passait dans les générations qui nous ont précédés, ce sont les enfants qui aujourd’hui définissent les adultes. Faut-il rappeler qu’une des grandes fonctions parentales (aujourd’hui défaillante) c’est de répondre aux besoins des enfants et non à leur désirs! Encore faut-il entendre la différence entre besoin et désir! » p. 37
« Il ne suffit plus aux enseignants de tenter de mieux communiquer avec les élèves, il leur faudra apporter quelque chose de plus : une méthodologie transmissible de la mise en commun. Oui, il est difficile aujourd’hui d’enseigner, et cela risque de s’aggraver, si on continue à traiter les problèmes de l’école en termes sociologistiques, psychologistes ou économistes. Je crois profondément qu’il sera nécessaire de mettre en place une nouvelle discipline, enseignée comme une matière à part entière : la communication relationnelle. » p. 40-41
Solomé parle ensuite que l’école ouverte d’aujourd’hui affronte un double paradoxe. Il écrit :
« N’étant plus un lieu protégé, l’intrusion d’éléments extérieurs y devient de plus en plus fréquente. Ces intrusions non seulement parasitent la quiétude et la disponibilité nécessaire à des apprentissages et à des intégrations de savoir, mais déstabilisent le processus de transmission et de partage, insécurisent les enfants et déstabilisent les adultes. » p. 45
Il poursuit :
« Étant un lieu d’accueil et de tolérance, l’école reste aussi un lieu de peplit, de secours vers lequel se réfugient des enfants scolarisables mais absentéistes, qui viennent se ressourcer, se restaurer quand il se sentent menacés par l’extérieur. » p. 45-46
J’ai bien rit lorsque Solomé écrit;
« Autrefois, quand un enfant voulait quelque chose, il tentait de le fabriquer, de le construire ou participait avec l’aide d’un adulte à sa réalisation; il contribuait activement à l’aboutissement de son désir. Il semble que, aujourd’hui, la non-différenciation, la collusion entre désir et réalisation soit inscrite très tôt dans l’imaginaire même de l’enfant, qui ne peut ainsi se confronter au principe de réalité et participer à la réalisation proprement dite de ses désirs. Ce qui le renvoie à demander, à exiger et à rester paradoxalement dans la dépendance de ceux qui détiennent le réponse, avec toute l’ambivalence que cela suppose… » p. 49-50
Je ris surtout du fait que ce commentaire fait un clin d’œil au billet de Danis et de celui de Brigitte.
Voilà, c’est là où j’en suis…
Je me lance vers le reste. Solomé est à me présenter le système S.A.P.P.E. (Sourd, Aveugle, Pernicieux, Pervers, Energétivore). À suivre…

Le C@HM une école techno ?

C’est fait, je viens d’ouvrir un compte personnel pour essayer de mieux comprendre l’utilisation d’un wiki. Nous avons aussi ouvert un compte à l’école mais j’avais envie d’en avoir un à moi afin d’explorer et de ne pas provoquer de catastrophe avec le travail des autres. Je compte participer aussi à celui de l’école tout en explorant avec le mien. Vous pouvez accéder à mon wiki en cliquant ici.
Déjà j’ai besoin d’aide pour placer une photographie. À l’aide est-ce que quelqu’un peut m’aider ?
C’est incroyable le bout de chemin qu’on peut faire en moins d’un an. L’an dernier, je me rendais à Moncton rencontrer Sébastien Paquet du CNRC pour débuter un projet de cybercarnet. Je n’avais pas mesuré l’ampleur du projet. En peu de temps, la vague du cybercarnet passait sur le CAHM en apportant son flot de questions et de remise en question. Pour plusieurs c’était trop vite… trop tôt… Je peux comprendre. Nous avons eu une belle rencontre la semaine dernière avec les principaux intéressés du projet de cybercarnets ainsi que les enseignants de 7ième année qui participent à la recherche action. Nous voulons apporter un encadrement plus efficace dans la suite de notre projet de cybercarnet.
Avec le wiki, nous voulons développer une toute autre approche. Ainsi, avant l’utilisation par l’ensemble des élèves et du personnel, un petit groupe verra à la réalisation d’un projet d’apprentissage pour la présente année scolaire. Ainsi nous voulons y aller à petits pas.
Que dire aussi de Flickr ? Déjà, quelques membres du personnel (moi, Mme Michaud)et quelques élèves (Joey, Jonathan et Pier-Luc) ont ouvert un compte et là encore, nous nous sentons comme des explorateurs. Que de changements!
En même temps, l’excitation est à son comble. Avec le temps, j’apprécie les contacts que nous avons développés ainsi que l’échange des connaissances. Je remercie encore une fois Sébastien pour sa générosité et le partage de ses connaissances. Notre assiette technologique est pleine pour cette année. Ainsi nous voulons nous assurer de la réussite du projet d’ordinateurs portables. Aussi, j’ai le plaisir d’annoncer que Mme Evelyne Melloni se joindra à notre équipe en janvier. Mme Melloni est directrice d’un établissement scolaire en France. Pendant son séjour, elle travaillera sur un projet de recherche qui étudiera l’utilisation des cybercarnets en situation d’apprentissage. La venue de Nelson Magoon comme mentor en informatique ainsi qu’Éric Lebel comme agent de soutient technique nous rendent la vie plus facile. Je regarde ce qu’on a fait depuis un an et je retiens mon souffle pour ce qui s’en vient…
Merci à tous ceux qui font du CAHM une école unique. La technologie occupe une place importante, c’est vrai mais aussi, j’espère que tous y trouvent leur compte. C’est un peu ça « Apprendre pour la vie !« .
Bonne fin de journée !!!

Au tour de Flickr de faire son entrée au CAHM

Après la rentrée de blogpoll.com de la semaine dernière, j’ai un autre jouet à vous présenter. Encore une fois, Sébastien Paquet m’a montré une autre innovation en technologie. Après les cybercarnets, les agrégateurs et le wiki, voici un autre passe temps ; Flickr. Ce site est un gestionnaire de photographie qui permet à l’utilisateur de conserver des photographies en mode privé, à partager avec des amis ou encor de les rendre public. J’ai donc créé mon propre compte.
Ce que j’aime avec Flicr, c’est la possibilité de mettre des notes sur les photographies. Par exemple, celle-ci contient deux notes insérée dans deux carrés. On n’a qu’à placer la souris sur l’une des boîtes pour y lire ce que j’ai écrit. Wow !!! J’imagine déja toutes sortes de possibilités pour l’utilisation en salle de classe. Encore une fois je suis conquis. Les utilateurs peuvent utiliser le site pour une vingtaine de photographie gratuitement. Pour plus de mémoire, on doit payer près de 50.00$ CND pour une année d’utilisation.
Bonne continuation !!!