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Pourquoi apprendre aux élèves à coder à l’école ?

Photocode1On me demande souvent dernièrement quel est le but d’apprendre aux enfants à coder à l’école.  Au CAHM, tous les élèves de la 6e à la 8e année ont la chance de suivre un programme de formation intensive de 8 semaines avec la plateforme Éducode Canada.  Ce programme de formation est assez rigoureux et les élèves ont à chaque semaine, des défis de haut niveau à réaliser.  Je ne serais pas surpris que la plupart des adultes auraient de la difficulté à compléter ce parcours et probablement que plusieurs abandonneraient dès les premières difficultés rencontrées.  Lorsqu’on demande à des élèves de faire des choses que nous ne pouvons pas faire nous-mêmes ou avec beaucoup de difficultés, il va sans dire que la fierté en prend un coup et qu’il n’y a pas beaucoup de place pour l’orgueil.  C’est donc un bel exemple d’activité en salle de classe où l’enseignant doit changer sa propre démarche d’enseignement et pour l’élève de modifier sa démarche d’apprentissage.  En gros, une façon gagnante d’innover.  Le gros défi pour nous, reste à trouver du temps pour tout faire entre l’utilisation du Blogue des Jeunes, NetMath et les nombreux projets au Labo créatif, le temps d’innovation est très sollicité…

Il faut dire que la lecture de cet article apparu par hasard sur Facebook cette semaine m’a donné le goût d’écrire ce billet.  En gros, pour résumer rapidement l’article, le commentaire suivant de Mitch Resnick (un des créateurs de la plateforme Scratch) serait approprié ;

« Very few people grow up to be professional writers, but we teach everyone to write because it’s a way of communicating with others—of organizing your thoughts and expressing your ideas. I think the reasons for learning to code are the same as the reasons for learning to write. When we learn to write, we are learning how to organize, express, and share ideas. And when we learn to code, we are learning how to organize, express, and share ideas in new ways, in a new medium… »

Au même moment apparaissait un Tweet de François Guité sur cet article pour former l’esprit critique chez éduscol et la publication du tableau suivant ;

image 3

Source de l’image ; http://eduscol.education.fr/cid107295/former-l-esprit-critique-des-eleves.html

En ajoutant à cela, la découverte d’un autre excellent article intitulé ; Lessons Learnes From Great Schools Around the World chez edutopia qui brasse son intérieu pédagogique et qui dit en gros que les excellentes écoles à travers le monde mettre en place les trois choses suivantes ;

  • Construisent une culture de collaboration entre les membres du personnel
  • Favorisent l’apprentissage de valeurs au-delà du contenu académique
  • Donne à l’élève le vrai pouvoir d’apprendre

Voilà que tout tombait en place pour un billet utile sur l’importance d’apprendre à coder à l’école, j’ose l’espérer…

Évidemment, la littérature en éducation et spécialement en français n’est pas très abondante sur le sujet.  En général, on peut y trouver quelques articles assez courts qui peuvent donner des pistes si des élèves, des parents ou des enseignants se demandent pourquoi apprendre à coder à l’école.  J’encourage les enseignants à les lire avec leurs élèves et à en discuter avec eux.  À un certain moment, le niveau de difficulté augmente et il arrive que certaines élèves et même des enseignants aient envie de tout laisser tomber.  Ils se demandent alors à quoi bon?, à quoi cela peut bien servir ?…

Il faut apprendre ensemble, en co-construction et en équipe.  Voilà une belle occasion pour s’engager dans un projet et pour trouver ensemble des solutions aux défis proposés.  Le travail de l’enseignant ici est donc d’agir en tant que guide, facilitateur et motivateur pour apporter les élèves à se dépasser.  Il faut donc trouver des moyens pour aider les élèves à ne pas lâcher.

Une recherche rapide sur internet m’a permis de trouver les liens ci-dessous que je vous suggère d’utiliser de la manière suivante ;

Vidéo YouTube : Pourquoi apprendre à coder ? (Pourquoi ne pas commencer avec cette vidéo ?)

 

Par la suite, prendre un moment pour lire les articles suivants avec les élèves et faire un tableau synthèse qui pourrait probablement ressembler aux deux images un peu plus bas ci-dessous ;

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Source de l’image ; http://coderdojo-oise.fr/apprendre-le-codage-aux-enfants/

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Source de l’image ; https://dane.ac-besancon.fr/le-codage-informatique-dans-les-nouveaux-programmes/

Je salut les élèves et les membres du personnel qui osent s’entreprendre dans l’apprentissage du codage.  Je crois ici que nous avons une belle occasion de répondre à l’appel de l’école entrepreneurial consciente et de mettre en pratique une réelle réforme de nos structures en éducation.

Osons, bougeons, changeons…

 

La rentrée 2015 au CAHM…

J’ai eu la chance de passer du temps avec les membres du personnel afin de préparer la rentrée. Je sens toujours beaucoup de fébrilité lors de ces rencontres. Les gens sont contents de se revoir et le temps est propice aux échanges et aux discussions. Lundi nous avons discuté de notre mission d’école pour faire le point où nous en sommes et où nous voulons aller. Ceci doit être fait périodiquement pour réajuster le tir au besoin et pour avoir une rétroaction de ce que nous faisons.

Nous avons aussi regardé à nouveau la vidéo ci-dessous de Ken Robinson qui explique que l’école est un système humain et non mécanique. Il faut aussi être conscient que nos élèves sont tous différents et trouver des moyens pour développer leur curiosité naturelle et leur créativité. Cela va en lien avec tout le travail amorcé à notre Labo créatif.

J’ai présenté par la suite l’article de Marc-André Girard – «Les élèves fantômes» publié la semaine dernière dans le journal La Presse. Une belle discussion s’en est suivie.

Nous avons aussi discuté des outils technologies qui sont à notre disposition au CAHM. Ils ne sont que des outils et que l’enseignant doit toujours se demander ce qu’il veut enseigner et de voir à la meilleure utilisation possible de ces outils. J’ai partagé la diapositive suivante pour expliquer ce que nous faisons et aurons à continuer à faire pour innover et continuer d’avancer dans le bon sens.

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Nous nous sommes demandé quel était le but de l’éducation. Nous avons écouté une partie le la vidéo suivant (à partir de 2 minutes 35) pour écouter les commentaires de Normand Baillargeon et en discuter. J’avais beaucoup aimé son livre « Raison oblige » et j’avais écrit un billet au début de l’année.

J’ai ensuite montré la diapositive suivante selon les travaux de John Hattie (référence)

Capture d’écran 2015-09-02 à 20.59.10

Cela nous a donné la chance de discuter à nouveau de certains points importants discutés en juin, dont l’importance de la rétroaction et l’expérience de Ron Berger avec la vidéo suivante ;

 

J’ai terminé cette première rencontre en proposant aux enseignants de travailler et de développer l’approche par projets. Nous avions déjà tenté quelques expériences en 2006. Cette fois-ci, je propose que toute l’école se mette en mouvement afin d’utiliser cette façon de faire en plus de ce que nous faisons déjà. J’ai présenté la vidéo suivante de style « Mission impossible »

Nous allons donc essayer de trouver des moyens de changer des « Missions impossibles » en « Missions possibles »…

Jeudi nous avons travaillé sur l’élaboration de notre Plan annuel qui sera publié sous peu et vendredi nous avons probablement eu la seule réunion administrative de l’année en matinée.

Je termine en souhaitant à tous les membres du personnel du CAHM une année à la hauteur de toutes leurs attentes et d’apprendre plein de nouvelles choses. Je vous remercie de faire équipe et de ne pas ménager le temps et les efforts pour assurer que tous les élèves puissent développer leur plein potentiel. Il en va de même pour les élèves du CAHM, leurs parents et la communauté. Que l’année 2015-2016 soit remplie de nouvelles découvertes et de nouveaux apprentissages de toutes sortes. Merci de vous engager dans la mission de l’école et de prendre une part active aux différents projets et aux multiples initiatives proposés par l’école. N’oubliez pas que la réussite est possible par vos efforts et par l’utilisation efficace de stratégies apprises à l’école. Bonne année 2015-2016 !!!

Un programme « Sports – Arts – Études » au CAHM ?

Un comité de 8 membres du personnel est à préparer un cadre réaliste pour mesurer l’intérêt des élèves et de leurs parents pour la création d’un programme Sports/Arts/Études (SAE) au Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska.  Je me réjouis de l’initiative de Claudine Dionne qui nous amène à réfléchir sur ce concept déjà utilisé (ici, ici, ici et ).  Lors de la première réunion du comité le 17 janvier dernier, nous avons échangé des articles et des feuillets d’information provenant de différentes écoles qui utilisent cette approche.  Nous avons convenu que notre proposition aux parents inclurait tous les élèves de la 7e et de la 8e année.  Le but; améliorer les apprentissages chez les élèves en gardant un programme académique riche tout en favorisant le développement des élèves doués dans les sports, les arts, la mathématiques et la science.  Ainsi, pour les élèves il pourrait y avoir 3 voies distinctes.  Une concentration dans les sports, une autre dans les arts et/ou des sessions en mathématiques et sciences pour les élèves qui veulent du rattrapage ou pour les sur-doués qui aimeraient parfaire leurs connaissance dans ces domaines.

Bien que ce projet est actuellement sur la planche à dessin, il y a déjà un fort engouement de la part des membres du personnel.  Les sports visés pour l’instant seraient le volleyball (féminin et masculin), le judo, le badminton et l’athlétisme.  Du côté des arts, les arts plastiques, la musique, la technologie, les médias (télévision et radio) sont dans la mire des membres du comité.  Évidemment, les membres du personnel intéressés par des activités où ils se sentent à l’aise et qui démontrent un intérêt et les compétences seront encouragés à participer à ce programme.

Le cadre initial proposé par le comité veut avoir deux après-midi par cycle de 5 jours réservé pour ce programme.  Cela nous apporte à réorganiser seulement 6 périodes de 40 minutes.  L’horaire serait par la suite révisé pour permettre la répartition des matières selon les proportions établies par le Ministère de l’Éducation du Nouveau-Brunswick.  Ce qu’il y a de plus frappant est que ce programme n’engendrerait pas de coût pour l’école et pour les participants.  Nous rencontrerons les autrers enseignants de l’école au début du mois de février pour présenter cette ébauche pour ensuite la finaliser le 16 février prochain.  Par la suite, il se peut que ce projet soit présenté à la communauté du CAHM lors de la rencontre annuelle de planification pour l’année 2006-07 qui aura lieu le mardi  28 février afin de tâter le pouls des parents.  Dans le cas d’un intérêt probable, le projet sera présenté au Comité Parental d’Appui à l’École (CPAE) en mars pour son approbation et pour élaborer un échéancier réaliste.

Je le dis souvent que je me considère chanceux de travailler dans une école où les gens n’ont pas peur d’explorer, d’essayer et d’implanter de nouvelles approches pédagogiques variées.  Les 3 projets de team-teaching implantés cette année se déroulent bien avec l’ajout de certaines révisions.  Le projet ApprendTIC du CAHM va de l’avant (incluant celui des cybercarnets) ainsi que le projet des ordinateurs portables.  L’an prochain d’autres enseignants m’ont déjà signalé le désir de travailler en team-teaching.  Wow !!!

En passant, nous sommes à la recherche d’articles concernant ces types de programmes.  Avis à ceux qui pourraient nous donner un coup de main !!!

À suivre…

Habitude 5-On sait dire non.

Ce billet s’inscrit dans une lignée de 77 autres que je publie au fil du temps. Pour voir ce qui a été publié à date, vous pouvez cliquer ici.
Habitude 5 : On sait dire non
Pas toujours facile de dire non. Par contre qu’arriverait-il si on disait toujours oui ? Pourrait-on élever des enfants en disant toujours oui ? Peut-on diriger une école en disant toujours oui ? Bien sûr que non…
J’aime bien ce commentaire du Dr Catherine Solano recueillit sur le site suivant.
Non, c’est un mot qui a beaucoup de mal à sortir chez certains adultes ! Pourtant, enfants, nous nous sommes tous entraînés à dire non à nos parents !
Ce que je trouve difficile dans mon travail de direction et la quantité de questions que j’ai à répondre au cours d’une journée. Il y a aussi les abuseurs de temps, ceux et celles qui aimerait avoir notre attention lorsqu’ils en ont de besoin et en tout temps. Il y a des demandes qui exigent des efforts de réflexion, on a même peur de tomber dans un piège et créer un précédent.
Dire non c’est aussi dire qu’on a pas le temps. Souvent, on prend un non comme un manque d’intérêt ou encore de la négligence. Je me suis fait dire cette semaine par un organisateur d’activités scientifiques a qui j’ai refusé de participer à un sondage, que « Si j’avais à coeur les apprentissages des élèves, je trouverait sûrement le temps pour compléter ce sondage ». Ce genre de terrorisme psychologique nous amène souvent à remettre en question nos choix et nous oblige à tenir la tête droit même si nous avons envie de vomir.
Les directions d’écoles sont sollicitées de gauche à droites pour toutes sortes de concours, d’activités, de visite, etc… Tous ces gens qui nous présentent leurs offres croient à l’importance de leur proposition. Savoir dire non devient alors une question de survie. Il arrive souvent que des vendeurs de stylos se fassent passer comme l’un de mes amis pour réussir à me parler personnellement. Je dois alors leur expliquer que mon temps est précieux et que si j’ai besoin de stylos, je les contacterai…
Pas facile aussi de dire non par exemple, à un enseignant qui aimerait bien que je prenne en charge les élèves turbulents sans avoir au préalable, suivit le plan disciplinaire de l’école. On aide, on explique et on espère.
« Les adultes nous apprennent à dire bonjour, au revoir, merci, oui, mais jamais à dire non »…
J’ai trouvé cette citation sur le site suivant. On y explique qu’il arrive à l’occasion qu’on dit oui mais à contre coeur. Ainsi toute relation forcée est vouée à l’échec…
Je ne parle pas ici de dire toujours non. L’équilibre est de mise. Un bon directeur d’école doit être en mesure d’évaluer le temps qu’il a de disponible pour aider les autres et en même temps, le temps qu’il a besoin pour compléter ses propres tâches. Ne pas le faire, mine nos forces et nous oblige bien souvent à éteindre des feux un peu partout.
Que dire de ce billet de François Guité avec un titre accrocheur « Savoir dire non au TIC ». Celui-ci écrit;
Il est tout aussi indéniable que la direction a non seulement le droit, mais le devoir d’assurer le bon fonctionnement et la progression de l’organisme. On appelle ça le leadership.
Il faut lire les commentaires pour voir les différentes prises de position.
Isabelle Delaleu sur le site suivant donne 6 conseils pour vivre avec son non :
1 – Ne culpabilisez pas
2 – Ne vous précipitez pas
3 – Préparez-vous
4 – Soyez tacticien
5 – Trouvez une solution de substitution :
6 – N’en abusez pas
J’aime bien le # 6…
Le leadership est difficile à expliquer. Pourquoi on suit un leader et pas un autre ? Qu’est-ce qui fait qu’un leader est à l’écoute de son organisation et des individus ? Comment une direction d’école peut naviguer entre les parents, la communauté, le personnel, les élèves, le district scolaire, le Ministère de l’éducation, les autres directions scolaires et les services externes aux élèves ? Ce n’est pas facile, il faut en convenir. Par contre, savoir dire non au bon moment est un outil à développer et utile pour celui ou celle qui veut demeuré sain d’esprit.
En terminant, je vous propose ce test virtuel rigolo « Savez-vous dire non ? ». Je l’ai fait et voici le verdict que j’ai obtenu à la fin :
Vous (moi) savez dire « non » après avoir écouté l’autre
Vous savez être ferme quand il le faut. Vous n’hésitez pas à exprimer votre désaccord ou à refuser un service qui vous ennuie mais vous avez, au préalable, pris le temps d’écouter votre interlocuteur. Vous aimez bien aider les autres mais pas au point de vous laisser envahir : vous n’avez rien d’une bonne poire.
Assez courageuse, vous assumez totalement vos prises de positions et êtes capable d’expliquer les yeux dans les yeux à votre interlocuteur, la raison de votre « non ». Continuez comme cela, vous avez tout bon mais ne vous croyez pas pour autant obligée de justifier chacun de vos refus : vous faites ce que vous voulez, un point c’est tout !

Bonne continuation !!!

Habitude 1

Ce billet est le premier d’une série de 77 autres. Dans ce billet initial, j’expliquais ce qu’il faut à une école pour être efficace. Avec le temps j’ajouterai les billets pour compléter la liste. On pourra consulter tous les billets avec la catégorie « 77 habitudes d’une école efficace« . Bonne lecture !!!
Habitude 1 : Dans une école efficace, le directeur s’assure de mettre autant de temps à créer un climat propice à l’apprentissage qu’à développer ce qui doit être appris.
Dans une école efficace, il faut que la direction s’assure de développer un climat propice au travail et de permettre des apprentissages de qualité. Bien que les programmes d’études agissent en guide, on doit développer ce que j’appellerai, « le curriculum invisible ». Par exemple développer le sens d’appartenance ne figure pas dans les guides du ministère. Par contre beaucoup savent que le sentiment d’appartenance développe le goût d’échanger, de collaborer et de se dépasser. Des exemples de ce sentiment d’appartenance au C@HM seraient :
* La boutic du C@HM
* J.A.G.
* Journée Terry Fox
* Jour du souvenir
* Plan de réussite
* Notre projet de cybercarnets
* Notre chanson thème
* Code de vie
* Logo
* Mascotte
* Mission
* Rapport de rendement 2003-04
* Slogan
* Vision
Certaines personnes croient que développer une mission ou un autre projet du genre est une perte de temps. On croit même que les directions d’écoles devraient se limiter à la discipline, aux apprentissages et aux relations avec la communauté. Certains seraient heureux que la direction d’école s’occupent à temps plein d’enrayer le mâchage de gum et d’être le gardien du bruit. Je me
suis vite aperçu que nous avons l’école qu’on a car on y met les efforts voulus. Je le dit souvent et je le répète; je suis bien chanceux de travailler au C@HM. Je suis même prêt à dire que développer un milieu propice aux apprentissages et le facteur qui fait en sorte qu’il est possible de faire des apprentissages de qualité.
Plusieurs façons permettent de développer un climat propice à l’apprentissage. Je vous invite à lire un billet antérieur que j’avais écrit intitulé « Créer un milieu propice à l’apprentissage« . Celui-ci explique en détail ce qu’est un tel milieu.
Patterson (1993) croit que le leadership évolue et change rapidement. Selon lui, le leader de demain doit être en mesure d’être ouvert et d’adhérer fidèlement aux cinq valeurs suivantes ; la participation, la diversité, les conflits, la réflexion et à la possibilité de faire des erreurs. C’est donc dans ce contexte que le leadership se transforme présentement. D’un même son de cloche, les auteurs, Gossen et Anderson (1998) croient que ;
La priorité numéro un des directeurs d’une école de qualité est d’encourager et d’aider professionnellement et personnellement, les professeurs à essayer de nouvelles idées et à les soutenir dans cette tentative. p13
De son côté, Glasser (1994) croit que les dirigeants peuvent devenir de vrais leaders en comprenant la théorie du choix. Selon Glasser (1994) le principe de base de la théorie du choix est ;
On ne peut forcer qui que ce soit à faire ce qu’il ne veut pas faire. On ne peut que lui enseigner de meilleures façons de procéder et l’encourager à les essayer. Si cela fonctionne, il y a de fortes chances qu’il choisisse de poursuivre dans cette voie.” p. 60
Pour assurer le changement, Fullan (1993) croit qu’un leader doit avoir une connaissance solide des nouvelles théories du changement et d’avoir aussi des habitudes personnelles qui vont en ce sens. La collaboration est essentielle et les bonnes façons d’y arriver le sont encore plus.
Selon Fullan (1993), il y a huit facteurs à considérer afin de réussir à changer les choses dans une organisation ; on ne peut pas mandater ce qui est important; le changement est une route et non un plan précis ; les problèmes sont nos amis ; la vision et la planification stratégique peuvent venir plus tard dans la planification ; l’individualisme et la collaboration sont égaux ; la centralisation ou la décentralisation ne fonctionnent pas ; il faut s’ouvrir sur le monde et chaque individu de l’organisation est un agent de changement.
Le leadership a donc évolué et il est essentiel pour les administrateurs scolaires de continuer leurs recherches pour trouver des façons innovatrices de transformer leurs pratiques du leadership afin de le rendre plus moderne et adaptées aux nouvelles réalités.
Références
Fullan, M. (1993). Change Forces. Probing the Depths of Educational Reform.
New York : The Falmer Press.
Glasser, C. (1997). Mon monde de qualité. Montréal : Chenelière/McGraw-Hill.
Glasser, W. (1994). Contrôler ou influencer. Le leader de qualité. Montréal : Les
Éditions logiques.
Gossen, D. C. (1992). La réparation : pour une restructuration de la discipline à
l’école. Montréal : Chenelière/McGraw-Hill.
Grossen, D. et Anderson, J. (1998). Amorcer le changement; Un nouveau
Leadership pour une école de qualité. Montréal : Chenelière/McGraw-Hill.
Patterson, Jerry L. (1993). Leadership for Tomorrow’s Schools .
Association for Supervision and Curriculum Developpment.

77 habitudes d’une école efficace

Un peu dans l’optique des 7 habitudes des gens efficaces, tiré du livre à succès de Stephen Covey, j’ai envie de partager mes idées avec les nouvelles directions d’écoles et celles qui cherchent des moyens afin d’améliorer leur milieu de travail ou pour faire avancer leur école. J’ai eu la chance au cours de ma carrière de travailler dans des situations idéales et avec des gens incroyables. C’est avec ces différentes situations ainsi qu’au fil de mes lectures que je vous propose 77 habitudes positives afin de rendre une école
«efficace».
Pour moi, une école efficace est celle où le plus grand nombre d’élèves réussissent à se dépasser et à apprendre. Ces élèves deviennent des citoyens responsables et ont, à leur tour, envie d’améliorer la société dans laquelle ils vivent. Le but de l’école, au dessus des tests de mathématiques et de verbes, est avant tout de donner le goût d’apprendre car c’est en apprenant qu nous pouvons améliorer notre sort et celui de ceux et celles qui sont démunis.
Je crois qu’il est possible en moins d’une minute, d’entrer dans une école, de sentir si cette école est ou non une école gagnante. Bien souvent l’accueil qu’on reçoit à la réception, les salutations des membres du personnel et des élèves nous révèlent immédiatement si nous avons affaire à une école efficace.
Je sais, d’entrée de jeu, que les critiques quant à la validité de mes idées ainsi qu’à la rigueur de mes affirmations. Par contre, j’aimerais proposer au lecteur des idées qui ont fonctionnées pour moi dans mon travail et ce que j’ai changé dans mon approche de l’éducation avec le temps. J’ai débuté ma carrière en 1989 dans une école où l’on offrait des classes d’immersion. J’ai rapidement constaté que je n’étais pas préparé à faire ce que j’aurais été supposé ni formé à accomplir. La réalité fait en sorte qu’on cherche et qu’on utilise des mécanismes de défense qui, lorsque je regarde en arrière, me font frémir. Plus jamais j’aimerais enseigner comme je l’ai fais au début de ma carrière. Par contre, je réalise avec un peu de recul, que je n’ai fais qu’utiliser les outils qui étaient à ma disposition à ce moment et je m’amuse souvent à dire que le jour où je serai le meilleur dans ce que je fais sera la journée où je me retirerai.
On apprend à chaque jour et ce billet se veut un partage de ce que je trouve essentiel pour qu’on réussisse à développer une école efficace. Il est fort probable qu’il y a beaucoup plus de choses qui auraient pu être ajoutées mais je me base sur mon expérience personnelle, sur mes lectures ainsi que mes rencontres avec ceux et celles qui ont partagé mon monde de qualité en éducation. En août 2002, j’ai eu l’extrême plaisir d’entendre et de rencontrer William Glasser qui nous a expliqué les fondements de la théorie du choix. Pendant une pause, je lui ai dis que ses idées étaient excellentes mais qu’il pouvait être difficile de les faire accepter en particulier par les parents. Sa réponse me prit par surprise. Il me répondit que c’est vrai que le changement en éducation était difficile mais qu’à force d’en parler, d’en discuter et d’essayer, il était plus certain que ces changements se feraient. Je devais donc être patient, de commencer à expliquer et à espérer que les changements que je croyais nécessaires, se fassent. En acceptent cette idée, je devais aussi être conscient que le changement n’est pas toujours bienvenue en éducation et que souvent on peu être la cible de certaines critiques. Pour ma part, j’ai eu la chance de travailler avec une quantité phénoménale de gens ouverts et prêts à essayer d’améliorer les choses qui pouvaient améliorer les apprentissages des élèves.
J’aimerais bien développer chacune des ces 77 idées d’une école « efficace ». Dans les semaines à venir, il sera possible d’obtenir un peu plus d’informations sur ces points. Elles ne sont pas nécessairement dans un ordre particulier et évidemment 77 n’est pas un chiffre magique. Par contre, elles représentent un excellent point de départ et de discussion. Le débat est maintenant lancé…
77 habitudes d’une école efficace selon Gauvin (2005)
L’auteur s’excuse de l’utilisation abusive du mot « On » devant plusieurs points ci-dessous…c’est aussi un peu ça le travail d’équipe…
1-Dans une école efficace, le directeur s’assure de mettre autant de temps à créer un climat propice à l’apprentissage qu’à développer ce qui doit être appris.
2-On ne fait pas ce qui est inutile d’être fait. (Demming dit- Don’t do dumb things…)
3-La pédagogie est à la base du processus décisionnel de l’école.
4-On sait travailler en équipe lorsqu’il le faut et sait…se retirer lorsque c’est nécessaire.
5-On sait dire non.
6-On sait dire oui.
7-On accepte que sa vision ne soit pas comprise de tous mais croit au besoin de continuer à l’expliquer.
8-On aime les enfants.
9-On accepte que son horaire sera de ne pas avoir d’horaire.
10-On développe un système d’évaluation interne.
11-On développe un système d’évaluation externe.
12-On croit que les parents peuvent apporter beaucoup plus à l’école.
13-On s’assure du développement d’un système d’activités parascolaires qui encadre le développement des élèves.
14-On encourage le personnel et les élèves à participer au développement de la vision de l’école.
15-On développe une mission claire et connue de tous.
16-On développe une vision claire et connue de tous.
17-On connait la différence entre la mission et la vision de l’école.
18-On communique efficacement avec la communauté.
19-On développe une expertise dans le développement d’horaire et permet la
flexibilité.
20-On inclut tous les membres du personnel dans la prise de décision.
21-On inclut tous les membres du personnel dans la formation professionnelle.
22-On croit que la littératie est un pré-requis à l’apprentissage.
23-On connaît le plus grand nombre possible d’élèves par leur nom et leurs
intérêts.
24-On permet l’expérimentation.
25-On permet la prise de risques.
26-On encourage le personnel et les élèves à développer les 7 habitudes positives de Glasser.
27-On évalue le personnel de l’école en se basant sur les qualités des individus.
28-On utilise le sens de l’humour avec efficacité.
29-On favorise un conseil des élèves actif.
30-On reconnaît les efforts des élèves.
31-On reconnaît les efforts des membres du personnel et de la communauté.
32-On développe un code de vie où l’on peut avoir de la flexibilité.
33-On n’a pas de flexibilité pour les incidents graves et criminels.
34-On permet aux élèves de faire des erreurs et de grandir.
35-On offre des voyages échanges et culturels.
36-On offre un programme exhaustif de sports et d’activités récréatives.
37-On développe une page web.
38-On permet que les élèves puissent se déplacer dans l’école et savent ce qu’ils ont à faire.
39-On accepte que le bruit ne soit pas un problème de discipline.
40-On développe des moyens de communication efficaces avec les enseignants de l’école.
41-On possède un système d’annonce quotidien.
42-On développe un respect pour l’histoire du pays et de sa fierté.
43-On y retrouve des facilités confortables.
44-Le comité d’appui parental est actif et concerné.
45-Le comité de parents est efficace.
46-L’école a une visibilité dans la communauté (médias, cérémonies..)
47-Le service aux élèves est fort.
48-L’équipe administrative est unie.
49-L’école possède une secrétaire hors pair.
50-L’école est propre et accueillante.
51-Il existe un système d’urgence en cas de crise.
52-On y retrouve un appui du district scolaire pour tout ce qui se fait à l’école.
53-Il existe un appui politique pour ce qui est à faire.
54-Il existe un réseau de contacts à l’intérieur du Ministère de l’éducation pour faire la promotion des projets.
55-Il existe un important réseau de personnes ressources pour aider dans l’avancement des projets.
56-L’école participe à la rédaction de projets et à la demande de subvention lorsque celles-ci se présentent.
57-L’école favorise les projets créatifs et innovateurs.
58-Tous les membres du personnel et les élèves sont incluent dans le plan de réussite de l’école.
59-On favorise le consensus et la collégialité.
60-On utilise des outils de gestion différents pour aider dans la prise de décision.
61-On s’occupe de lire et de s’informer sur les nouvelles pratiques pédagogiques.
62-Les directeurs d’écoles efficaces croient que la technologie est importante, qu’elle est une partie prépondérante à la réussite des élèves.
63-L’école s’entoure de personnes dévouées et compétentes.
64-Les enseignants ont la possibilité de travailler sur des projets concrets.
65-L’école est ouverte à la protection de l’environnement.
66-Les adultes font confiance aux enfants.
67-Les enfants font confiance aux adultes.
68-Les adultes font confiance aux autres adultes.
69-Les enfants font confiance aux autres enfants.
70-Les parents peuvent visiter la classe de leur enfant.
71-Le service de cafétéria propose un menu santé et équilibré.
72-La bibliothèque est accueillante et renferme une variété de livres.
73-La radio étudiante de l’école s’assure de la promotion de la culture
francophone.
74-Le studio de télévision interne fait la promotion et célèbre les réussites des
élèves.
75-Les guides d’études sont des guides.
76-On reconnaît que l’apprentissage ne se fait pas seulement en salle de classe.
77- One est constamment à la recherche de meilleures habitudes pour s’améliorer.
Qu’en pensez-vous ?