La magie de Clair2019 opère encore…

Le colloque Clair2019 s’est terminé il y a deux semaines et fort de constater que la poussière n’est pas encore complètement retombée.  Les traces numériques de l’après-Clair2019 continuent d’apparaître de jour en jour et le colloque semble encore frapper l’imaginaire des participants.  Que ce soit le texte suivant d’Ingrid Bolduc où on peut y lire ;

«  Je n’irai pas à CLAIR2020 parce que j’espère que le billet que je n’achèterai pas sera celui d’une future collègue, d’un enseignant qui y vient pour la première fois. Celui de l’enseignante qui accueillera mes élèves l’année suivante, celui d’un directeur qui sera un soutien pour les enseignants qui souhaitent faire autrement, celui de l’enseignante qui sera le titulaire de mon neveu, de mon futur élève… »

Que dire de cet extrait du magnifique texte de Catherine Lapointe qui écrit ; « Tous les enseignants que j’ai rencontrés ont besoin de valorisation et d’appartenance pour évoluer dans leur identité professionnelle… » et sans passer sous silence celui de Sylvaine Tremblay qui écrit ; «  Je me suis trouvé une tribu avec des pédagogues tellement chevronnés sur Twitter.  Je les rencontre enfin!  On se reconnaît d’après nos avatars!!  On parle le même langage pédagogique, les mêmes réalités de solitude dans nos écoles respectives.  On est des bibittes extraterrestres…  Mais pas à Clair!  On est en terrain connu;  C’est en  dehors de notre zone de confort qu’on est confortable! ».

On l’aura bien compris, Clair2019 laisse une marque indéniable chez les participants.  Il faut prendre le temps de lire ces articles et tous les autres qui confirme le besoin de voir l’éducation autrement, mais de le faire en gang.  Cette année, on pourra encore une fois dire mission accomplie et féliciter le travail des organisateurs, des membres du Comité de programmation, du personnel du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska (CAHM), des élèves et de toute la communauté qui sait accueillir les participants avec classe.  J’ai eu la chance de participer depuis dix à l’évolution de ce projet d’école et de voir tous les détails requis pour organiser un tel événement qui va bien au-delà des 3 journées du colloque.  Je suis fier d’appartenir à cette communauté éducative et qui aura permis à des milliers d’enseignants à se rencontrer en 10 ans.  Je suis fier aussi de la programmation offerte et qui ne cesse de nous étonner d’année en année.  Je suis fier des partenariats effectués avec différents organismes publics et privés de la région et avec la communauté du Haut-Madawaska.  Le colloque de Clair2019 n’a rien à envier à d’autres évènements de cette envergure présentés un peu partout au Canada et ailleurs.  Ceci est dû au travail acharné de plusieurs personnes et de plusieurs bénévoles qui peuvent travailler à l’occasion dans l’ombre, mais qui comment un grand casse-tête, permet de donner un sens à tout ce qui est fait pour la réussite du colloque.  En plus d’être un excellent projet d’école, c’est évidemment un excellent projet d’entrepreneuriat communautaire à son meilleur.  Bravo !

Pour ma part, je crois que nous avons réussi en dix ans d’attirer l’attention à « Voir l’Éducation autrement » et que nous inspirons plusieurs personnes à prendre le temps de remettre en question leurs pratiques pédagogiques.  Ce n’est plus anecdotique.  Plusieurs personnes témoignent ouvertement que c’est en partie grâce à leur participation à l’un ou l’autre des colloques qu’ils ont transformé leurs pratiques pédagogiques et qu’ils ont revu leurs démarches d’enseignements.  Ce n’est pas rien.  Dans sa vidéo « Comment échapper à la vallée de la mort de l’Éducation« , Ken Robinson mentionne à la fin une citation de Benjamin Franklin. On peut entendre Robinson dire « Il y a trois sortes de personnes dans le monde : ceux qui sont immobiles, les gens qui ne comprennent pas, ne veulent rien comprendre et ne vont rien faire pour changer. Il y a ceux qui peuvent bouger, des personnes qui perçoivent la nécessité d’un changement et sont prêts à l’accueillir. Et il y a les gens qui avancent, ceux qui font bouger les choses ». Et si nous pouvons encourager plus de gens, ça deviendra un mouvement. Et si ce mouvement est assez fort, il sera, dans le meilleur sens du mot, une révolution. Et c’est ce dont nous avons besoin . » Il est probablement prétentieux d’écrire que Clair2019 est une révolution en éducation, mais est-il prétentieux d’y penser ?

Pour ma part, j’aurai à réfléchir sur ma participation dans l’organisation de l’événement et de laisser toute la place à l’école.  On peut sortir le Gauvin du CAHM, mais plus difficilement le CAHM du Gauvin.  Je crois donc qu’après dix il sera important si le colloque se poursuit, de me rendre disponible, tout en laissant plus de place à ceux et celles qui voudront bien y travailler.  J’ai toujours dit que le colloque va continuer si des personnes veulent l’organiser et si des personnes veulent y participer.  Ces deux conditions sont essentielles à la poursuite d’un tel projet et ce sera à la communauté éducative du CAHM de décider de la suite des choses.  Si vous m’aviez dit dix ans passés que le colloque pourrait durer tout ce temps, je ne vous aurais pas cru.  À l’époque, réussir à en organiser un était déjà reconnu comme étant un tour de force. Je remercie aussi CyberNB d’avoir accepté que je puisse donner un coup de main sur mon temps de travail en devenant ainsi un partenaire officiel de Clair2019.

J’ai toujours cru que rien n’est impossible pour des gens qui décident de travailler ensemble et de faire bouger les choses.  C’est la même chose pour « Voir l’Éducation autrement »… En plus de « Voir l’Éducation autrement », il faut penser à « Faire l’Éducation autrement »… Pour cela je ne suis pas inquiet…

Merci à vous tous et toutes d’avoir répondu à l’appel et d’avoir participé à votre façon et de continuer de le faire… L’heure est au bilan, donnons la chance à la poussière de retomber complètement et faisons confiance en nous et à l’avenir.  C’est un peu ça a aussi la magie de Clair…

 

Source des photographies

 

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