Premier congrès automnal en éducation entrepreneuriale consciente…

J’ai eu la chance de participer vendredi dernier, au premier congrès automnal en éducation entrepreneuriale consciente.  Celui-ci se tenait au Carré des affaires FSA ULaval-Banque Nationale à Québec et était présenté par l’organisme Idée éducation entrepreneuriale.  Il y a de plus en plus de colloques et de congrès de toutes sortes et l’offre s’amplifie avec les années.  Par contre la plupart de ceux-ci qui subsistent sont ceux qui réussissent à offrir une programmation spécifique offerte à une clientèle qui veut œuvrer en réseau et qui veut un partage de pratiques gagnantes.  Le concept d’éducation entrepreneuriale consciente évolue avec le temps et la demande pour une programmation permettant aux participants de se rencontrer pour faire avancer l’idée d’une vraie école communautaire, entrepreneuriale et consciente.  Le site web de l’organisation Idée éducation entrepreneuriale, donne toutes les informations requises pour mieux connaitre le mouvement et le modèle de fonctionnement.  L’an dernier, j’avais eu la chance de recevoir le premier Prix international Paul Gérin Lajoie – Entrepreneur d’école d’idée éducation entrepreneuriale et l’école que je dirigeais à ce moment devenait aussi la première école Quasar reconnue au monde !

Le thème du colloque  était « S’entreprendre, entreprendre et innover à l’école» et je fus invité à prendre la parole en fin de journée pour livrer un témoignage afin de partager ma vision, mes fiertés à la direction et quelques défis.  La journée fut excellente et j’ai eu la chance de rencontrer plusieurs nouvelles personnes et de revoir plusieurs connaissances.  Je suis toujours surpris de la force du réseau et de voir combien de personnes suivent sur les réseaux sociaux tout ce qui se passe en éducation au Québec et en francophonie.  J’ai rencontré plusieurs personnes qui viennent depuis plusieurs années au colloque de Clair et plusieurs qui seront présents à Clair2019.

Nous avons eu la chance d’entendre en entrée de jeux, les salutations de M. François Gérin-Lajoie, Président d’Idée éducation entrepreneuriale, Mme Maripier Tremblay, Titulaire de la chaire de leadership en enseignement sur le développement de l’esprit d’entreprendre et de l’entrepreneuriat de l’université Laval à Québec et M. Rino Lévesque, Fondateur d’Idée éducation entrepreneuriale.  Avant de donner plus de détails des rencontres et des présentations,  il faut dire qu’en trame de fond, nous étions invités à lire le billet suivant de Rino Lévesque, fondateur d’idée éducation entrepreneuriale avant d’arriver au congrès.  Dans celui-ci, on peut y lire que l’entrepreneuriat pour être conscient, devra s’assurer de prendre en compte l’environnement et la protection de la biosphère.  En conclusion de son texte, Rino Levesque pose deux questions fondamentales ;

« N’est-il pas grand temps d’imaginer et de mettre en œuvre des politiques gouvernementales, des modes éducatifs et un modèle entrepreneurial qui feront massivement surgir des idées ingénieuses, les mettront en action, le tout guidé par une conscience nouvelle (… universalisable) pour des milieux de vie durables – autant pour chacune de nos communautés que pour celles de partout dans le monde?

N’est-ce pas là un des rôles majeurs d’une ÉCOLE DE SON TEMPS, de l’ENTREPRISE D’AUJOURD’HUI, d’un ÉTAT RESPONSABLE? »

Ces questions sont légitimes et nous avons comme éducateur, à en tenir compte.  En conférence d’ouverture, nous avons eu la chance d’entendre Philippe Derudder et Pierre Langlois qui ont offert de vibrants témoignages de leur parcours en tant qu’entrepreneurs et de leurs expériences de vie personnelles.  Un constat facile à faire nous est proposé par la question suivante ;

« Pouvons-nous livrer la planète à nos jeunes dans l’état que nous l’avons reçu ? »

Les deux conférenciers en nous parlant de leurs expériences de vies différentes, mais avec l’entrepreneuriat conscient comme fil conducteur, nous font réaliser que le mot conscient est essentiel pour faire avancer les choses.  Selon Philippe Derudder, il est donc important pour les éducateurs de trouver des moyens pour élever les niveaux de consciences et trouver un moyen de changer le paradigme qui semble que nos vies s’organisent dans un mode ; avoir-faire-être alors que nous aurons intérêt à vivre selon un mode ; être-faire-avoir.  Pour y arriver, on peut remplacer la peur par la gratitude et la confiance.  Nous sommes hyper-privilégiés au Canada et nous devons encourager toutes les personnes à être constamment en quête de trouver leur place.  On se demande que nous ayons envie et à quoi on veut contribuer sa vie ? Nous devons avoir le droit de rêver et la limite ne serait pas l’argent, mais plutôt les ressources de notre planète ainsi que nos limites de nos modes de pensées.  Cela m’a rappelé le discours de l’an dernier de François, le fils de Paul Gérin-Lajoie qui expliquait que son père avait toujours une pensée dans son porte-monnaie.  Sur un bout de papier, on pouvait y lire « If you can dream it, You can do it ! » (Si vous pouvez le rêver, vous pouvez le faire)…

De son côté, Pierre Langlois nous a rappelé que le pétrole va venir de plus en plus sale et que l’électricité va devenir de plus en plus propre.  Ce physicien de formation est reconnu entre autres pour son travail pour faire connaître les meilleures pratiques pour les voitures électriques auprès des consommateurs.  Les progrès récents dans l’amélioration des technologues informatiques qui augmente sans cesse la puissance des calculs nous permettent de croire que l’automobile autonome pourra se développer de plus en plus rapidement en éliminant ainsi les émissions polluantes.  On prédit même que les prochaines voitures électriques pourraient même être en mesure de circuler pendant plus de 1,6 million de km.

Nous avons par la suite eu la chance de participer à différents ateliers qui présentaient différents projets d’écoles entrepreneuriales et je dois avouer que j’étais bien fier de constater la présence d’au moins trois écoles du Nouveau-Brunswick.  Le District scolaire francophone du Sud a vraiment bien saisi l’approche entrepreneuriale et ce document explique bien les intentions et la démarche suivie.  Mon ami Alain Poitras a fait une belle présentation ainsi que d’autres enseignants et directions du Nouveau-Brunswick et d’ailleurs.  Ces deux blocs d’ateliers séparés par le dîner nous ont permis de faire de belles rencontres.  Lors du repas du midi, nous avons eu la chance d’entendre trois jeunes entrepreneurs qui nous ont livré un touchant témoignage concernant leur expérience dans le démarrage de leur entreprise.  Ils nous ont parlé des embûches, des défis et surtout de leur fierté d’avoir réussi à surmonter plusieurs obstacles.  Ces jeunes entrepreneurs étaient ; Léonie Daignault-Leclerc (Gais & Dubos), Andrea Gomez (OMY Cosmétiques) et Joey Hébert (MOS).  Ces présentations étaient excellentes et touchantes à la fois.  Plus d’enseignants gagneraient à les écouter…

À la fin de la journée, les participants étaient invités à se rejoindre dans la grande salle commune afin de participer à une activité de plénière.  La première tâche était de participer en équipe à faire un compte rendu de la journée et à proposer des suggestions pour l’organisation d’un prochain congrès.  Pour terminer le tout, ces idées furent présentées à l’avant et c’est à ce moment que j’ai eu la chance de faire un court témoignage.  J’ai parlé en gros de ma vision à la direction d’école de faire en sorte que les élèves aient la chance de découvrir leurs talents et de développer leur plein potentiel.  Ma mission a toujours été de développer une culture de l’innovation et que d’avoir une vision est bien, mais que de la mettre en œuvrer en compagnie d’une équipe est gratifiant et important.  Même une petite école peut avoir de grandes ambitions et de grands projets.  Le Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska est selon moi, une petite école au grand cœur.  Il est aussi important aussi que les élèves puissent nommer ce qu’ils font lorsqu’ils s’entreprennent et qu’ils comprennent leurs gestes et actions lorsqu’ils qu’ils sont en action.  Il faut apprendre pour la vie.  Quelques défis sont proposés dont l’importance de laisser des traces de nos pratiques, de nos projets et de prendre le temps pour faire de l’objectivation et un retour sur nos expériences.  Cela peut nous servir et nous aider à nous améliorer.  Si cela peut aussi aider à d’autre tant mieux !  Pour moi, le blogue demeur le meilleur moyen pour laisser des traces et pour partages des idées.  Un autre défi que je propose est de trouver un moyen de convaincre plus de personnes à participer à ce genre de congrès.  Évidemment, les participants sont généralement convaincus à l’avance des idées proposées, mais il est important de trouver un moyen pour que plusieurs personnes continuent de participer et d’inviter des personnes qui pourraient être septiques ou peu convaincus.  C’est ainsi que nous pourrons avoir une vraie discussion des principaux enjeux en Éducation et des possibilités de l’éducation entrepreneuriale consciente.

À l’année prochaine !!!

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