Pourquoi la cybersécurité à ce moment-ci en Éducation francophone ?

Je travaille chez CyberNB depuis le mois de juin 2018.  Plusieurs personnes pensent que je suis devenu une sorte de police du Web et que je m’occupe de faire des enquêtes.  En général, on considère la cybersécurité comme une science obscure qui est peu connue et compliquée à comprendre.  Selon moi, ce l’est tout autant dans le monde de l’Éducation.  Je dois vous confier qu’avant d’occuper mes nouvelles fonctions, la cybersécurité ne représentait pas beaucoup d’intérêt sur le terrain pour moi.  Je m’assurais que les élèves et les membres du personnel utilisaient adéquatement les réseaux et les équipements informatiques mis à leurs dispositions, mais je n’avais pas une idée arrêtée dans ce domaine et je ne mesurais peut-être pas toute l’ampleur des ramifications liées au monde de la cybersécurité.  Au Nouveau-Brunswick, la politique 311 sur l’utilisation des technologies de l’information et des communications dans les apprentissages a été écrite en 1996 et a un urgent besoin d’être revue et mise aux couleurs du 21e siècle.  Heureusement, on peut y lire qu’elle est présentement en cours de révision.

On pense souvent que la cybersécurité représente des défis que pour les grandes entreprises, les gouvernements et les banques. Il faut se résigner à faire face aux nouvelles réalités de notre monde et de mieux en comprendre les principaus enjeux.  Il est donc important de prendre un temps d’arrêt en éducation, de réfléchir à nos pratiques et de trouver ce que nous pouvons faire pour mieux outiller nos jeunes en matière de cybersécurité et de cyberdéfence.  C’est lisant et en faisant quelques recherches que j’ai vite réalisé l’importance de développer plus loin l’idée de la citoyenneté et la littératie numérique dans les apprentissages.  Cela fait partie d’un curriculum qui semble invisible, mais qui est tout aussi important et qu’il faudra bien réussir à ajouter à une assiette déjà débordante en éducation.  Qui est responsable de faire ceci dans nos écoles, les directions, les enseignants, les parents ?  Quelles sont les lignes directrices ?  Que devons-nous enseigner en matière de cybersécurité ?  À partir de quel âge ?  Y a-t-il un guide pour les enseignants ?  On y met combien de temps pendant l’année scolaire ?  Voici donc une liste de quelques questions importantes et qui en dépit du fait qu’on demande de plus en plus aux enseignants de tout faire, sera importante d’y répondre et de mettre en place des attentes claires et une structure permettant de pouvoir le faire.

Selon le site d’HabiloMédias, on peut définir la citoyenneté numérique par ; «le civisme au sens traditionnel du terme, tout en insistant sur l’importance de comprendre et d’utiliser intelligemment les médias numériques afin de pouvoir participer activement à la vie de notre société moderne[1].  Pour ce qui est de la littératie numérique, on la définit comme étant plus qu’un savoir-faire technologique : elle inclut aussi une grande variété de pratiques éthiques, sociales et réflectives qui sont intégrées dans le travail, l’apprentissage, les loisirs et la vie quotidienne[2].

Pour commencer, considérons quelques affirmations [3] ;

  • Entre 2010 et la fin de 2017, les coûts des dommages planétaires causés par des logiciels malveillants (ransomware) prenant en otage les données d’un ordinateur ont dépassé 5 milliards de dollars.
  • Les organisations de soins de santé sont l’industrie numéro un des cyberattaques.
  • La cybercriminalité continue d’augmenter et la pénurie de main-d’œuvre en cybersécurité augmente elle aussi.
  • Il y a des cybercriminels sur la liste des personnes les plus recherchées par le FBI.
  • Les employés sont souvent responsables de mauvaises pratiques en matière de cybersécurité.
  • Le virus informatique le plus coûteux de tous les temps a causé des dommages de 38,5 milliards de dollars.
  • Depuis 2016, 600 000 comptes Facebook sont compromis chaque jour.
  • La cybercriminalité est une «entreprise» très lucrative.
  • 59% des employés volent des données lorsqu’ils quittent ou se font renvoyer de leur travail.
  • Les pièces jointes dans des courriels sont la méthode privilégiée de livraison des logiciels malveillants.
  • On estime qu’il y aura plus de 6 milliards d’internautes d’ici 2022.
  • Le hacktivisme ou le cyberactivisme est à l’origine de 50% des cyberattaques dans le but de favoriser des changements politiques ou sociétaux.[4]

Voici donc en gros pourquoi j’ai un job chez CyberNB !!!

La cybersécurité occupera une place de plus en plus importante en Éducation au Nouveau-Brunswick et ailleurs sur la planète.  Nous aurons aussi à trouver des moyens pour qu’un plus grand nombre de jeunes comprennent l’importance de la cybersécurité et qu’ils aient envie de considérer celle-ci comme une possibilité intéressante de carrière.  Au Canada par exemple, un grand besoin pour que plus de personnes puissent se former et travailler dans le domaine de la cybersécurité existe.  Selon le Business Financial Post, la situation du Canada n’est pas unique et il y a effectivement une pénurie de personnes à l’échelle de la planète qui peuvent travailler et combattre les attaques et les cybercrimes. [5]  Au Nouveau-Brunswick, on tente depuis quelques années de devenir l’un des pôles importants en cybersécurité.  Sur le site Web de CyberNB[6], on peut y lire ;

« Le Nouveau-Brunswick s’engage à former les meilleurs spécialistes du numérique au Canada dans le but de positionner la province comme chef de file mondial dans l’ère numérique. Dans la poursuite de cet objectif, l’élaboration d’une stratégie de littératie M-12 est en cours, notamment l’élaboration de normes d’apprentissage connexes et de résultats ciblés par niveau. La cybersécurité sera un axe essentiel de cette stratégie. »[7]

La raison évoquée pour l’importance du développement des compétences en cybersécurité en éducation est sans équivoque.  Sur le site de CyberNB[8], on peut y lire que ;

«La raison derrière ce choix est claire. Si nos jeunes finissent par intégrer ce secteur, ils doivent être conscients des possibilités, s’engager de manière positive et être activement soutenus au cours de leur apprentissage, et ils doivent acquérir les compétences et aptitudes nécessaires pour réussir. La reconnaissance par l’industrie de ces impératifs, et son soutien actif dans la conception et l’exécution de programmes éducatifs en matière de cybersécurité sont essentiels à la réussite de la stratégie.

La réussite de notre stratégie M-12 n’est possible que grâce à notre étroite collaboration avec le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance du Nouveau-Brunswick. Notre engagement envers cette collaboration est si fort que nous avons signé un protocole d’entente (PE)[9] avec le ministère pour officialiser nos plans et définir les résultats escomptés.»

Dans une entrevue réalisée par Heather McClean, directrice du développement et des compétences chez CyberNB, sur le développement de la cybercriminalité en compagnie de Steve Morgan de Cybersecurity Ventures [10], on peut y lire l’extrait suivant;

« … la manière dont les médias dépeignent l’augmentation des taux de cybercriminalité constitue l’un des problèmes les plus importants. Ils semblent suggérer que la raison pour laquelle la cybercriminalité pose un tel problème est que les attaques augmentent en matière de pourcentage et qu’elles sont plus sophistiquées.  Je n’adhère pas vraiment à cette idée. Je pense que dans un sens c’est vrai, mais nous avons fait des recherches dans ce domaine et rédigé un rapport[11] l’été dernier que nous avons mis à jour cette année. Ma théorie est que la cybercriminalité n’est pas si différente des crimes de rue. La criminalité augmente à mesure que la population augmente. Alors que nous sommes passés d’un million à cinq millions de personnes, puis de 50 millions à 100 millions de personnes, le taux de criminalité a augmenté. Plus la population est nombreuse, plus vous aurez de gens peu scrupuleux. Plus vous avez de banques, plus vous avez de cibles. Tout est une question de population. Nous nous trouvons dans une situation où si l’on se projette dans cinq ans à compter de 2017, le monde stockera environ 50 fois plus de données qu’il n’en stocke aujourd’hui. Ce nombre est stupéfiant compte tenu du fait qu’il nous a fallu 50 ans pour stocker ce que nous avons aujourd’hui. En l’espace de cinq ans seulement, nous allons en stocker bien plus…. »

Il existe plusieurs menaces à l’atteinte à la sécurité sur les réseaux informatiques, au vol des données en passant par le droit à la vie privée et celles-ci visent principalement les entreprises et les particuliers.  Il va s’en dire que les dommages liés à la cybercriminalité augmenteront de manière croissante.  Selon CyberNB, les dommages liés à celle-ci pourraient atteindre des couts de 6 trillions de dollars par année à l’échelle mondiale d’ici 2021.  Ainsi, lorsque plus de temps est requis pour détecter et contenir une attaque de cybersécurité, plus c’est couteux.  On prévoit qu’il y aura des besoins d’environ 1,8 million de professionnels en cybersécurité à travers le monde d’ici 2022.[12]

Le Nouveau-Brunswick est donc la première province canadienne à se doter d’une stratégie de cybersécurité, et CyberNB est l’organisme de service spécial d’Opportunités NB (ONB), qui s’occupe de faire du Nouveau-Brunswick un centre reconnu de la cybersécurité au Canada. La stratégie CyberAverti de CyberNB vise donc à créer un environnement approprié au développement des ressources humaines et à atténuer la pénurie mondiale. Cela implique donc une collaboration importante avec les établissements d’enseignement du Nouveau-Brunswick afin d’élaborer une éducation de niveau mondial et reconnu en matière de cybersécurité.

Dans une entrevue sur le développement de la cybercriminalité, Steve Morgan de Cybersecurity Ventures[13] croit que ;

« …Si l’on analyse la population mondiale aujourd’hui, on compte à peu près sept milliards de personnes, avec 3,8 milliards d’entre elles qui se connectent à Internet. Notre rapport prévoit que d’ici 2022, environ six milliards de personnes seront connectées à Internet. Par conséquent, deux milliards de personnes en plus se connecteront dans les années à venir. Nous aurons un nombre plus important de dispositifs connectés : de 100 milliards à 200 milliards. Nous savons également que plus de 80 pour cent des véhicules automobiles seront connectés à Internet d’ici cinq ans, et cela ne concerne pas seulement les voitures. Ces chiffres sont réellement vertigineux et nous devons songer aux implications de la cybercriminalité dès le lancement d’un dispositif. Nous sommes en train de créer un plus grand nombre de cibles pour la cybercriminalité. Nous devons nous assurer que la sécurité et la protection de la vie privée sont prises en compte dès le départ. Les entreprises vont consacrer plus d’argent à la cybersécurité, car elles ont pris conscience des conditions requises en amont.  Il s’agit certainement de l’une des pièces manquantes et assez franchement d’un grand défi pour les gouvernements, pour les petites et moyennes entreprises (PME) et même pour les grandes entreprises. Nous ne disposons pas suffisamment de lois dans ce domaine. Et je suis en faveur de procédures applicables à la cybercriminalité. Si vous vous faites cambrioler, vous appelez la police. Si vous subissez une agression, vous appelez la police. Ils doivent intervenir et vous venir en aide. Cela n’est pas le cas en matière de cybersécurité. Si une banque ou une PME se fait pirater, elle ne peut pas se tourner vers la police. Et c’est un énorme problème !… »

Il est donc important d’assurer l’offre de formation en cybersécurité pour le personnel enseignant et les étudiants qui aimeraient étudier et faire carrière dans ce domaine.  Selon Cybersecurity Ventures[14], la pénurie mondiale de professionnels en cybersécurité pourrait même passer de 1,5 million d’ici à 2019 à 3,5 millions d’ici à 2021.

Dans un article de blogue[15], Jamie Rees stratège principal en cybersécurité d’Énergie NB, et président du Conseil national du leadership en cybersécurité sur les jeunes et l’éducation du Conseil des technologies de l’information et des communications cite le livre intitulé The Innovator’s Dilemma[16] de Clayton Christensen qui décrit les capacités requises d’une entreprise pour être en mesure de réussir en cybersécurité.  On y retrouve les valeurs, les processus et les ressources.  Ces facteurs sont classés dans un ordre du moins au plus flexible ainsi que du plus influent au moins influent.  Selon l’auteur Christensen, il est important de comprendre les défis représentés par ces facteurs et être capable d’y répondre.  Ainsi selon Rees, il est important que la cybersécurité devienne une valeur des entreprises.  Il semble plus facile d’ajouter des ressources pour résoudre des problèmes que de changer la culture de celles-ci. Il écrit ; «C’est la culture et les valeurs qu’elle adopte qui influenceront les décisions en matière de priorités».  Selon lui, il est important de comprendre en quoi la cybersécurité pourra aider l’entreprise à arriver à ses fins.  C’est à partir de ce moment qu’il sera possible de mesurer et de choisir les processus d’affaires qui rapporteront le plus de valeur et une plus grande influence des politiques à suivre et des technologies à privilégier.

J’aime bien l’initiative et les travaux de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) qui a développé un guide pratique de cybersécurité qu’elle propose à tous les pays membres de l’organisation, dont le Canada.  Le « Guide pratique de la cybersécurité et de la cyberdéfence » est disponible en ligne[17] et se veut une réponse à une exhortation des chefs d’états et de gouvernement qui voulaient réaffirmer la vision de la Francophonie dans le domaine de la sécurité numérique. Selon le site le l’OIF;

«Cette vision exprime sans ambages l’attachement de la Francophonie à un équilibre entre la liberté et la sécurité dans un contexte de construction d’un écosystème de confiance, et avec l’objectif de favoriser le développement de l’économie numérique et l’épanouissement de la diversité culturelle et linguistique. Imprégné de cette vision, ce Guide propose de prendre en considération les principaux impacts des cyberrisques sur les personnes, les entreprises et l’État avant d’établir un plan d’action. Ce plan doit partir de l’analyse les risques et mesures de sécurité dans le respect des droits fondamentaux de la protection des données à caractère personnel et d’un cadre juridique encadrant l’intervention des différents acteurs de la cybersécurité pour générer une stratégie nationale de cybersécurité et de cyberdéfense. Il en ressort un continuum entre la cybersécurité et la cyberdéfense que les pays doivent prendre en compte pour assurer l’efficacité de leur action. Mais, cette action ne peut produire des effets profitables que si la question centrale du renforcement des capacités et du capital humain est réglée de façon durable. Ce guide se décline donc comme une boîte à outils que l’OIF propose aux États et gouvernements pour les accompagner dans leurs efforts pour répondre aux menaces et vulnérabilités des technologies de l’information et de la communication dont toutes nos sociétés et nos économies sont de plus en plus dépendantes. En proposant un tel instrument, l’OIF met en œuvre l’une des conclusions de la Conférence sur le renforcement de la cybersécurité et la cyberdéfense dans l’espace francophone (Grand-Bassam, Côte d’Ivoire, 8-10 février 2016).»

À la page 54 du document, on peut y lire un important extrait qui explique bien la mission que se donne l’OIF et ses pays membres pour développer le renforcement des capacités et du capital humain en matière de cybersécurité ;

«En vue de gagner ce défi de la disponibilité en qualité et en quantité suffisante des compétences spécifiques pour la cybersécurité et la cyberdéfense, il est important d’offrir des mesures incitatives aussi bien aux centres de formation qu’aux futurs apprenants. Les avantages financiers à offrir des formations pointues en cybersécurité et cyberdéfense et les incitations à s’engager dans de telles formations doivent être explicites. Il s’agira de renforcer la formation et la pédagogie envers les entreprises, les centres de formation et tous les acteurs (techniciens, développeurs, ingénieurs, cadres, juristes…), afin d’accompagner la promotion de la cybersécurité et de la cyberdéfense.

De plus, la création de cours en ligne ouverts et massifs francophones (CLOM) avec des contenus et des modules de formation en langue française devrait pouvoir contribuer au développement des capacités humaines, mais aussi au développement et à la promotion d’une culture francophone de la cybersécurité et de la cyberdéfense. Cela peut s’appuyer sur des programmes de jumelage et d’échange entre institutions académiques francophones, en particulier pour des programmes de masters. Cette démarche comprend également des actions visant à favoriser et soutenir les échanges entre les centres de recherche et les universités dans le domaine de la cyberdéfense et de la cybersécurité et à développer une intelligence et une excellence francophone dans ces domaines.

Les mesures incitatives peuvent prendre la forme de subventions aux organismes, aux universités ou aux entreprises, de bourses d’études, etc. La participation active des fonds de promotion d’emploi et de création d’entreprises est ici aussi indispensable.

Cet ensemble de mesures incitatives ouvre un champ d’opportunités aussi bien pour les individus que pour le secteur privé. Il est indispensable que ce secteur privé se saisisse rapidement de cette nouvelle donne pour transformer les initiatives gouvernementales en activités pérennes. Qu’il s’agisse de laboratoires d’expérimentation, de centres d’accréditation ou de centres de certification, ce sont là autant de niches qui ont démontré leurs valeurs dans les changements technologiques. Il appartient aux structures de formation, aux entreprises privées, aux divers prestataires de services d’œuvrer à la mise en place de cet environnement d’accompagnement de la qualité. 55

Former des personnes compétentes de très haut niveau est une composante de cette nécessité de l’édification d’une force cyber. Mais après la formation, il faut assurer des parcours professionnels attractifs et évolutifs, le recrutement et les mobilités de carrière de ces personnes, notamment au sein des agences gouvernementales, afin que l’État, puisse bénéficier également des talents dans le domaine cyber, s’approprier les innovations technologiques qui concourent au progrès social et économique.»

Toujours selon l’OIF, la construction des capacités en matière de cybersécurité doit s’appuyer sur un socle d’une éducation de base en informatique et en culture du numérique dont les principaux points sont rappelés par le tableau ci-dessous[18] :

De plus, dans l’idée de progrès et d’amélioration des conditions de vie des ressortissants des pays membres de l’OIF, le tableau 7[19] résume quelques principes directeurs, qu’un État pourrait s’approprier pour développer ses capacités en matière de cybersécurité et de cyberdéfense et contribuer à bâtir l’avenir.

Dans une optique de rationalité et d’optimisation économiques, la figure  12[20] présente quant à elle, les différents aspects de l’intérêt de la mutualisation des ressources au sein de la francophonie ;

Il semble donc y avoir un consensus international de l’importance d’introduire le numérique dans les apprentissages de base, et ce, dès le plus jeune âge.  On y mentionne aussi dans le tableau 6 ci-dessus qu’il faut de faire de tous les élèves des cybercitoyens conscients et préparés aux opportunités et aux risques de la cybersécurité.  Comme par hasard, un article récent de Radio-Canada[21] publié la semaine dernière présente un rapport préparé par un comité sénatorial sur le sujet.  Selon celui-ci, lorsqu’il est question de cyberattaques;

« les Canadiens manquent d’éducation et ne sont pas toujours au fait des risques. C’est ce que souligne le rapport d’un comité de huit sénateurs qui se sont penchés sur cet enjeu au pays. »

Ce comité sénatorial recommande donc de;

  • augmenter les efforts en éducation sur la cybersécurité, tant chez les adultes que dans les écoles;
  • investir dans des programmes techniques pour remédier à la pénurie de professionnels sur la question;
  • créer un ministère fédéral de la cybersécurité;
  • moderniser les lois canadiennes sur la protection des renseignements personnels;
  • offrir des incitatifs fiscaux pour encourager les entreprises à améliorer leur système de sécurité;
  • créer un groupe d’experts chargé de formuler des recommandations sur la stratégie nationale de cybersécurité;
  • élaborer un ensemble de normes fédérales en matière de cybersécurité.

Il va s’en dire que le domaine de la cybersécurité continuera d’alimenter les discussions et les échanges.  Notre système de l’éducation a le devoir d’aider les écoles à intégrer les composantes de cybersécurité pour aider au développement de la citoyenneté et de la littératie numérique dans les apprentissages.  Nous aurons aussi à trouver des moyens pour répondre aux besoins des employeurs et stimuler l’intérêt d’un plus grand nombre de nos jeunes pour qu’ils puissent considérer et poursuivre une carrière en cybersécurité. C’est une réalité, nous aurons à nous y adapter et trouver rapidement des solutions.  Le gros de mon travail cette année sera donc de mieux faire connaitre ce qu’est la cybersécurité et les principaux enjeux qui l’entourent.  Nous voulons mettre en place différentes initiatives, dont des cybercauseries, afin de pouvoir rencontrer les élèves et leur faire réaliser l’ampleur de la situation et des possibilités de formations en ce domaine.  Une série de baladodiffusion intitulée « Mot de passe » permettra aussi de mieux connaître des acteurs francophones de la cybersécurité.  De plus la nouvelle Ligue de cyberdéfense du Nouveau-Brunswick débutera ses activités à la fin du mois de novembre, se veut un tremplin pour les élèves qui aimeraient développer leurs compétences dans le domaine et qui pourraient en même temps trouver de nouvelles passions et peut-être même penser à y exercer une carrière.  Cette compétition se veut être une porte d’entrée pour la compétition canadienne de CyberTitan et la compétition internationale CyberPartiot présentée aux États-Unis.  Même si ces compétitions se déroulent en anglais, nos jeunes francophones devraient avoir l’occasion d’y participer et de pouvoir démontrer leur savoir-faire.  Non ?  Tous mes billets de blogues publiés à ce jour sont aussi disponibles en cliquant sur le lien suivant.

D’autres projets sont présentement en préparation et seront partagés au cours des prochains mois dont ;

Je vous remercie de me suivre dans cette aventure et j’ose espérer que nous pourrons développer ensemble nos réseaux francophones afin d’élever notre niveau de conscience en cybersécurité et de favoriser l’acquisition des meilleures pratiques en éducation et spécialement auprès de nos élèves dans leurs apprentissages tout au long de leur scolarité.

Voici donc pourquoi j’ai un job à CyberNB !!!


Source de l’image au début de l’article : Sarah Pflug de Burst

Notes et liens des références :

[1] http://habilomedias.ca/litt%C3%A9ratie-num%C3%A9rique-et-%C3%A9ducation-aux-m%C3%A9dias/informations-g%C3%A9n%C3%A9rales/principes-fondamentaux-de-la-litt%C3%A9ratie-num%C3%A9rique-et-de-l%C3%A9ducation-aux-m%C3%A9dias/les-fondements-de-la-litt%C3%A9ratie-num%C3%A9rique

[2] http://habilomedias.ca/litt%C3%A9ratie-num%C3%A9rique-et-%C3%A9ducation-aux-m%C3%A9dias/informations-g%C3%A9n%C3%A9rales/principes-fondamentaux-de-la-litt%C3%A9ratie-num%C3%A9rique-et-de-l%C3%A9ducation-aux-m%C3%A9dias/les-fondements-de-la-litt%C3%A9ratie-num%C3%A9rique

[3] http://www.blue-pencil.ca/top-12-cyber-crime-facts-and-statistics/

[4] https://fr.wikipedia.org/wiki/Hacktivisme

[5] https://business.financialpost.com/technology/canada-facing-a-talent-crunch-when-it-comes-to-cybersecurity-experts-and-things-look-likely-to-get-worse

[6] https://cybernb.ca/fr/le-perfectionnement-de-la-main-doeuvre/m-12/

[7] https://cybernb.ca/fr/le-perfectionnement-de-la-main-doeuvre/m-12/

[8] https://cybernb.ca/fr/le-perfectionnement-de-la-main-doeuvre/m-12/

[9] https://cybernb.ca/wp-content/uploads/2017/10/EECD-FR-pdf.pdf

[10] https://cybernb.ca/fr/blog/2017/11/24/cause-reelle-de-la-hausse-continue-de-la-cybercriminalite/

[11] https://cybersecurityventures.com/hackerpocalypse-cybercrime-report-2016/

[12] https://cybernb.ca/fr/le-perfectionnement-de-la-main-doeuvre/ccwdi/

[13] https://cybernb.ca/fr/blog/2017/11/17/les-professionnels-de-la-cybersecurite-debutants-sont-mieux-payes-que-les-avocats-debutants/

[14] https://www.silicon.fr/manquera-35-millions-experts-cybersecurite-2022-177201.html/

[15] https://cybernb.ca/fr/blog/2017/12/11/ouvrir-la-voie-une-capacite-de-cybersecurite-equilibree/

[16] http://www.claytonchristensen.com/books/the-innovators-dilemma/

[17] https://www.francophonie.org/IMG/pdf/cybersecurite-web.pdf

[18] https://www.francophonie.org/IMG/pdf/cybersecurite-web.pdf

[19] https://www.francophonie.org/IMG/pdf/cybersecurite-web.pdf

[20] https://www.francophonie.org/IMG/pdf/cybersecurite-web.pdf

[21] https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1132675/rapport-cyberattaques-cybersecurite-senateur-canada-fredericton

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