4e rencontre avec Rosée Morissette…

Voici mes notes personnelles concernant ma journée de formation avec Rosée Morissette sur les situations d’analyse réflexive. L’ensemble des billets publiés à date concernant mes formations est disponible ici.
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Un changement de paradigme peut prendre jusqu’à 15 ans pour se faire. Il faut être convergent dans ce qu’il faut faire et divergeant avec les moyes pour y arriver. On doit par exemple, questionner nos pratiques pédagogiques mais les moyens pour les améliorer devraient être diversifiés. Nos évaluations devraient mesurer la capacité des élèves à faire des transferts avec les apprentissages qu’ils ont faits. Il faut amener les élèves à penser et à faire des liens. Ils doivent comprendre le monde dans lequel ils vivent. On doit les préparer pour leur monde… Tout ce qu’on apprend en classe, est-ce que cela aide l’élève à comprendre.
Les CAP permettent de discuter et de partager nos pratiques pédagogiques et de faire confiance aux gens. Une personne qui utilise des stratégies inefficaces devraient avec le temps changer leur pratiques. On devrait demander; Qu’est-ce que tu as fais aujourd’hui avec tes élèves ? Donne-moi des exemples, pourquoi as-tu choisis ces pratiques ? Il ne faut pas perdre cela de vue…
Un des éléments important est que tous n’ont pas à faire tout de la même manière. Il n’y a pas de logique dans les comportements humains et il faut comme direction ou enseignant, créer un environnement pédagogique propice aux apprentissages. Nous devons regarder et réaliser nos automatismes et notre conditionnement pour questionner et accompagner des personnes. Il faut donner un sens à ce qu’on fait et accompagner les enseignants dans un processus de changement de 2e niveau ou plus… Ces changements impliquent toute la personne dans son cheminement. Par exemple, poser des questions ouvertes, change toute la dynamique de la classe. Certains enseignants ne se sentent pas en sécurité et se rabattent sur leurs automatismes. On doit surtout accompagner la personne dans le changement si on veut amener le changement. Il faut questionner les enseignants pour connaître leur valeurs et leurs croyances. C’est en débattant leurs valeurs et leurs croyances qu’on peut changer les choses. L’analyse réflective peut être utile ; l’écoute, le questionnement métacognitif et la capacité de refléter doivent être développés. Quand on a un enseignant en survie, ce n’est pas le temps d’essayer de développer une nouvelles stratégies d’enseignement. Il faut avoir des cases disponibles.
Lorsque nous discutons avec des enseignants ou des élèves, il faut savoir utiliser le reflet et aussi savoir comment valider ce qu’ils disent. Il faut savoir comment mettre de l’emphase sur le contrôle et de mettre de l’attention sur l’objet. On doit voir les zones de conforts et les valeurs de la personnes. C’est important pour les personnes d’être entendus et reconnus. Plus on se sens reconnu et entendu, plus de chance la personne peut s’engager. C’est important que les personnes se sentent respectés dans leurs différences. Il y a une direction à donner, une convergence à faire et de garder le cap.
C’est toujours l’affectif qui nous transporte vers un domaine ou un autre. La métacognition active les émotions (limbique) et le cognitif (cortex). Nous n’avons pas tous la même représentation des choses. Par exemple, un travail bien fait peut varier d’une personne à l’autre… Pour faire de l’analyse réflexive, on devrait poser des questions du genre ;
• Qu’est-ce qui t’a amené à changer ton modèle ou ta façon de faire ?
• Quel compromis cette situation t’a-t-elle demandé ?
• Qu’est-ce qui t’agace ou te dérange dans cette situation ?
• Qu’est-ce qui t’a permis de réussir dans une situation précédente ?
• Sur quoi as-tu du pouvoir ou de l’influence ?
• Qu’est-ce qui te questionne le plus dans cette situation ?
• « Trop vite », que veux-tu dire ?
• Qu’est-ce que c’est pour toi être satisfait ou un travail bien fait ?
• Quelles seraient les conditions gagnantes pour toi ?
• Qu’est-ce qui est différent à ce que tu as déjà vécu ?
• Qu’est-ce que cela veut dire pour toi « être efficace » ? « gaffer » ?
• Après cette discussion, que modifierais-tu ?
• Quels liens fais-tu entre… ?
• Qu’est-ce qui t’a incité à intervenir de cette façon ?
• Qu’est-ce que tu trouves le plus facile à faire ? le plus difficile ?
• Comment tu réagis quand tu refais une erreur ?
• Quel niveau d’importance accordes-tu à ceci ?
• Que retiendras-tu de cette situation ?
• Qu’est-ce qui te fait peur ? C’est quoi tes craintes, tes appréhensions ?
• Qu’est-ce qui pourrait t’arriver de pire ? ou de mieux ?
• C’est quoi pour toi « être responsable » ?
• Qu’est-ce que cela exige de toi sur le plan émotif ?
• Lorsque tu dois faire une intervention de ce genre, comment procèdes-tu ? ou comment te prépares-tu ?
• Comment abordes-tu ce genre de dossier ou de commande ?
• Quelle est ta perception de… ?
Il y a une différence entre réaction et réactionnel. Le reflet, c’est l’effet miroir qui permet de renvoyer, d’éclairer, de changer les perspectives, de rapprocher, de zoomer sur les parties plus obscure. C’est aussi de proposer à l’autre ce qu’il n’a pas dit en « mots »…
Les conditions importantes pour pratiquer l’écoute active ;
• Il y a une différence entre écouter et entendre.
• L’écoute est de l’ordre du recevoir. (sans discuter, critiquer, valider ou rejeter mais pour accueillir…)
• L’entendre sera de l’ordre de l’amplification
• « La demande la plus fréquente, la plus vitale de chacun est celle d’être écouté et au-delà de cette écoute, d’être entendu ». J Salomé
Il est aussi important d’écouter avec empathie.
10 règles de base de la communications ;
Les deux principes relationnels de base sont la responsabilisation et la co-responsabilisation. Chaque relation est unique car chaque personnes est unique. Je suis responsable ce que je dis et ce que j’interprète. L’autre est responsable de valider selon nos émotions.
• Ne pas parler sur l’autre mais parler à l’autre.
• J’utilise et je pratique la confirmation
• Travailler sur ma capacité à sortir du réactionnel pour aller vers plus de relationnel
• Je choisis de privilégier la confrontation plutôt que l’affrontement
• Entendre une demande n’est pas y répondre.
• Le ressenti de l’autre ne peut être contesté (pas plus que le mien).
• Nul autre que moi ne pourra secréter mes propres émotions.
• Ne pas confondre celui qui parle avec ce dont il parle. J’entends le problème et j’écoute la personne qui le vit.
• Accepter de renoncer à l’approbation de l’autre pour confirmer ma position. Prendre le risque de s’affirmer.
• Ne jamais mettre dans une relation ce qui appartient à un autre. Chaque relation a une dynamique au présent qui lui est propre.
En situation d’analyse réflexive, on essaie de se concentrer sur le sujet et non l’objet. Le sujet étant la personne qui vit la difficulté et l’objet étant la situation. On peut donc utiliser les questions de l’ELFE (QELFE) de David Servan-Schreiber :
• Q : Question ; En écoutant la personne au moins 3 minutes sans l’interrompe on lui demande Que s’est-il passé, est arrivé…
• E : Émotion : Quelle émotion as-tu ressentie ?
• L : Le plus difficile : Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour toi ?
• F : Faire face : Qu’est ce que tu penses que tu vas faire ?
• E : Empathie : Je suis désolé pour ce qui est arrivé…
Voici mon affiche en format Word que je placerai dans mon bureau et voici mon affiche en format Word sur les règles de la communication...

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