Fantastique Safari au parc Amboseli, Kenya

Il est près de 10h00 et mes bagages sont prêts. Demain même si nous prenons l’avion assez tard, nous voulons être à l’aéroport assez tôt (au moins 4 heures d’avances…) pour éviter tous problèmes. Oubliez ce que j’ai dit au sujet des embouteillages sur les rues de Nairobi jusqu’à maintenant. C’est trois fois pire!!! Ce soir, nous sommes de retour d’un safari au parc national Amboseli, le trafic dans les rues était pitoyable. Ajoutez avec cela une forte pluie, une chaleur étouffante, des embouteillages à tous les coins de rue, 3 heurs plus tard nous étions rendus à l’hôtel. Généralement, cela devrait prendre environ 45 minutes… Nous sommes donc fatigués au plus haut point. Ce matin, nous nous sommes levés à 4 h 30 (eh oui…du matin…) pour nous diriger vers ce parc très populaire et qui sert de publicité pour faire venir les touristes au Kenya. Cette journée fut selon moi, la plus fantastique du voyage…

Le safari m’a coûté environ 200.00 $ américains. Ça valait son pesant d’or. Nous avons vu des milliers d’animaux de toutes sortes. Ce parc est reconnu mondialement pour ses hordes d’éléphants qui se promènent en rois et maîtres. Nous avons vu des buffles, deux couples de lions, des hyènes, des gazelles, des colonies de termites (avec des terriers de 2 mètres de haut), des hippopotames, des zèbres des ânes et plusieurs autres espèces. Il y en avait partout. C’était comme dans le film le Roi Lion (Cloé et Félix-Antoine s’en souviendront) où après la naissance de Simba, tous les animaux se rencontrent au pied d’une montagne… Un vrai jardin d’Éden… Notre chauffeur Moamet était excellent et connaissait le parc comme le fond de sa main. Nous avions aussi la camionnette pour nous seulement et nous pouvions arrêter à tout moment. Après la visite du parc, nous sommes allés rencontrer des guerriers Masai (des vrais…) dans leur village traditionnel. Ici, je ne parle pas de King Landing ou du Village Acadien…Un vrai village Masai… 

Pendant le trajet, j’ai vu plusieurs hommes sortir de nulle part dans la brousse avec leurs habits. On les appelle les guerriers Masai. Ils portaient une lance la plupart du temps ou un long bâton. Ils n’aimaient pas se faire photographier. Lorsque nous nous en sommes aperçus, nous n’avons plus pris de photographies sauf lors de la visite du village où à cause d’un frais d’entrée de 5000 shillings (environ 85.00$), nous avions la possibilité de prendre toutes les photographies du monde. Le peuple Masai est unique et représentatif des tribus originales au Kenya. Nous avons été accueillis par un chant de bienvenue. Au début, ce sont les guerriers qui ont commencé et ils furent rejoints par la suite par les femmes. J’ai une petite vidéo que je pourrai publier à mon retour. Nous avons été invités par la suite à les joindre et à danser avec eux. C’était à la fois drôle, solennelle et hors de ce monde! Nous sautions sur place. Par la suite un par un, les hommes s’avançaient et sautaient le plus haut possible 2 ou 3 fois…

Nous sommes par la suite, entrés dans le village. Le chef nous a présenté un shaman qui nous a démontré comment ils faisaient du feu. J’ai aussi une vidéo de ceci. Plusieurs maisons étaient disposées en cercle. Les maisons sont faites à partir de fumier de vache qu’ils trouvent dans la prairie. Ils doivent aussi faire à l’occasion faire de l’entretien et boucher avec d’autres fumiers frais les crevasses causées par le soleil. Le plafond est aussi fait avec ce matériau et ce sont les femmes du village qui ont la responsabilité de construire les maisons. Nous avons donc rentré dans la maison du chef Masai qui s’appelle Julius. La maison était basse et comprenait deux lits. Un à droite et l’autre à gauche séparée par un petit foyer où était allumé un feu. Toutes les maisons du village sont semblables. Julius a une femme et 5 enfants. Les enfants couchent donc ensemble dans la chambre de gauche. Ils dorment sur des peaux de vache et leur lit est en terre d’une hauteur de 30 à 40 cm. 

Nous avons aussi visité une maison commune où l’on fait cuire de la viande de chèvre. Ce que j’ai compris, les hommes mangent ensemble et les femmes et les enfants par la suite. Lorsque j’ai pénétré dans cette habitation de voyait 2 hommes qui dégustaient dans une même assiette des morceaux de chèvres bouillis. En m’avançant un peu plus loin, quelle ne fut pas ma surprise de voir une quinzaine de personnes en tout qui discutaient eut qui s’occupaient de la cuisson. À leur côté, une chèvre morte qui sera dépecée et cuite pour les femmes et les enfants. On m’a offert d’y gouter. J’ai refusé, car la viande était un peu rouge… Pour la journée nous avions apporté de l’eau, des fruits, des noix, du pain et quelques friandises que nous avions achetés hier au centre-ville.

Par la suite, le « fun » a commencé. Ils nous ont apporté à l’arrière du village. Il y avait environ une quarantaine de couverture et tables avec toutes sortes d’objets traditionnels et décoratifs à vendre…bien évidemment. La façon que les Masai font les affaires est assez spéciale. Luc et Samuel furent conduits à gauche et on m’a demandé de prendre la droite. Les tables étaient disposées de cette façon. À chaque table, un membre du village était présent et nous offrait d’acheter leur marchandise. On ne me disait aucun prix et si je voyais quelque chose que j’aimais, le chef le prenait et m’a dit qu’il ferait un prix pour tout. Sans trop savoir quelle sorte de facture j’étais en train de monter. J’ai choisi environ 11 articles (qui sont très beau…collier, bracelets, etc.). Le chef m’a par la suite dit qu’il ferait un genre de conciliabule avec d’autres guerriers pour décider du montant qu’ils me demanderaient. Ils ont discuté dans leur langue (même si plusieurs parlaient l’anglais) et m’ont demandé de faire une offre. J’ai décliné cette invitation et je leur ai dit d’y aller en premier. Ils m’ont donc proposé 12 000 Shellings (près de 200.00 $). J’ai ri…beaucoup et j’ai dit que c’était trop… Ils m’ont demandé de faire une offre…J’ai parlé de 3000 Shellings (près de 50 $). Ils ont discutez entre eux encore et m’ont proposé 7000 Shellings (un peu plus de 100 $). J’ai refusé en disant que je ne dépasserais pas 3000 Shellings. Finalement, ils m’ont offert 3300 Shellings. Je leur ai donné 3500 Shellings en choisissant un autre article. On s’est donné la main en signe de contrat. Avant de partir, un autre homme est venu me voir en me disant que je lui avais promis d’acheter une sculpture. Je lui ai dit non gentiment et il a respecté ma parole. Aussi, nous avons eu le droit à un chant d’adieux et des photographies d’usage avant de quitter les Mosai. Ouff ! Quelle aventure!!! 

Lorsque nous arrêtions pour de l’essence ou pour acheter quelques choses, plusieurs personnes venaient nous voir et nous demander d’acheter des produits. C’était un peu irritant. À un moment donné, il a fallu dire non assez fort et leur demander de garder leurs mains à l’extérieur de la voiture. Ils étaient respectueux malgré tout. Par contre, leurs souvenirs étaient moins chers qu’au village Mosai…avoir su…

J’ai aussi acheté des instruments de musique dont il me manque le nom. On les joue avec les doigts pour faire vibrer des morceaux de métal. Je vous reviens là-dessus. De toute façon, à notre retour, nous prévoyons moi et Samuel de faire une petite exposition des objets rapportés. Vous aurez donc l’occasion de le voir. 

Nous avons du arrêter à Namanga à la frontière de la Tanzanie pour faire réparer les freins de la voiturette. Cela a pris environ 30 minutes. Notre guide tenait à nous laisser à un restaurant et nous tenions à rester avec lui. Nous avons gagné, car le restaurant était aussi un magasin de souvenir et nous avions amplement fait notre part pour aider l’économie locale pour aujourd’hui. Lors de notre retour, nous avons failli frapper un gros buffle noir qui a traversé le chemin sans avertissement… Il semblait plus gros et plus solide que notre camionnette. Lorsque nous circulons, les enfants nous envoient la main en nous saluant. Ils ont de beaux sourires. Nous avons passé à travers une ville appelée Mesil. Il y avait beaucoup de magasins à airs ouverts tout au long de la route. Plusieurs chèvres et chiens se promènent un peu partout.

Sur les routes, je suis surpris de voir des gens partout. Par contre, il n’y a pas de maisons visible ou quelques petits villages avec des habitations comme celles que nous avons vues chez les Mosai. Il y a des petites habitations généralement en tôle et dans les petites villes des maisons plus importantes. C’est un peu comme si vous conduisiez dans la « Renous » (un chemin entre Grand-Sault et Miramichi utilisés par les forestiers au Nouveau-Brunswick) et que tout le long du chemin, il y avait des gens partout qui marcheraient sur les bords de la route. Certains auraient des vaches, d’autres des chèvres. J’ai remarqué aussi de gros sacs de charbons utilisés pour la cuisson des aliments. Généralement à l’entrée et la sortie de la ville, il y a au moins 4 dénivellations (chez nous ont dit bump-stop) afin que les voitures ralentissent en passant dans le centre-ville. J’ai aussi vu des clôtures de ciment avec au-dessus, des morceaux de bouteilles cassées et inversées qui avaient été mis dans le ciment afin d’empêcher quiconque de passer par-dessus. C’était exactement comment Daniel Ouellette m’en avait parlé avant mon départ. 

Lorsque nous sommes arrivés à l’hôtel, j’en ai profité pour une bonne douche, préparer mes bagages pour le dépare de vendredi et pour me reposer un peu. Demain, on se lève quand on se réveille et on se prépare pour le départ.

Pour voir des photographies sur notre safari, il suffit d’aller sur mon site Flicker.  J’ai créé une nouvelle catégorie "Parc National Amboseli, Kenya".  Je placerai aussi d’autres photographies sur mon site de Nairobi et d’autres de Paris.

À suivre…

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8 commentaires sur “Fantastique Safari au parc Amboseli, Kenya”