Ludovia pour s’énergiser…

IMG_0316Dernière journée à Ludovia14. Il me reste une intervention à faire dans le cadre d’une table ronde sur les espaces d’apprentissages. Notre Labo créatif intéresse particulièrement les gens ici et beaucoup ce questionnes pour mieux comprendre comment intégrer son utilisation avec les programmes d’études. Pour ma part, j’insisterai sut le développement d’une culture organisationnelle qui permet d’encourager les enseignants à prendre une posture d’innovation tout en adoptant une posture d’apprenant. Ce n’est pas toujours facile, mais bon, cela fait partie d’un virage de renouvellement de sa démarche d’enseignement. Ça peut sembler simple et complexe à la fois, mais en gros, c’est mon travail de permettre aux enseignants de prendre des risques pour transformer leur démarche d’enseignement, d’encourager l’auto-évaluation de leurs pratiques de manière continue et de créer des conditions qui rendent possible leur choix pédagogique innovant.

J’ai eu la chance de faire de belles rencontres et je garderai un excellent souvenir de ma participation à cet important colloque. Bonne nouvelle, nous sommes en train de mettre en place un cadre pour accueillir au moins deux représentants de Ludovia afin qu’il puissent venir au CAHM en janvier 2018 et qu’ils puissent participer à Clair2018. C’est à suivre….

Je réalise aussi en venant ici, comment je suis chanceux de travailler au CAHM. C’est facile à dire comme cela, mais on oublie souvent de prendre conscience de la chance que nous avons. Hier, j’ai discuté avec une enseignante de la région de Toulouse qui m’a confié qu’elle a du se reprendre deux fois afin d’obtenir la permission de sa direction de déplacer les pupitre de sa classes pour les mettre en îlots et de ne pas enseigner avec ses pupitres en rangs d’oignons. Elle a du rencontrer deux niveaux hiérarchiques pour que finalement on accepte qu’elle puisse permettre à ses élèves de déplacer leurs pupitre et de se placer en équipe. On réalise mal l’ampleur des difficultés vécues par plusieurs enseignants qui veulent innover en salle de classe. On ne doit pas prendre rien pour acquis !

Ce matin au début de mon intervention, je présenterai un extrait du film « Les choristes ». La vidéos est disponible ici ; https://vimeo.com/92218137  Le segment retenu commence à 34:00 minutes et se termine à 35:21. Il illustre bien avec un peu d’humour, de sarcasme et une triste réalité, ce que certains enseignants doivent subir lorsqu’ils adoptent une posture d’innovation. Ensuite, on se demande pourquoi certains n’osent pas prendre des risques et innover. Il faut dont revoir et analyser la culture organisationnelle de son école et en gros, voir comment certaines lois non écrites influencent le roulement et le fonctionnement au quotidien de notre organisation. Ce n’est pas facile, ce n’est pas toujours populaire de le faire, ça peut remuer certaines pratiques et ça peut à l’occasion permettre une vrai changement de paradigme. Il faut donc avoir la « couenne » dure comme ont dit par chez-nous et de ne pas prendre cet exercice personnel quel que soit le résultat. Plus facile à dire qu’à faire mais bon, tranquillement, c’est possible.

Je termine ce billet en saluant toute l’équipe de Ludovia qui par sa confiance et son invitation m’a permit de vivre une belle expérience. J’y ai fait le plein d’énergie et je suis prête pour débuter une nouvelle année scolaire avec l’équipe du CAHM et je suis certain que nous pourrons compter sur une autre excellent année scolaire. Que nos chemins se croisent à nouveau. Je reviendrai…. À suivre… 🙂

De beaux moments à Ludovia 14…

IMG_0315Voilà les vacances sont terminées et je suis à Ludovia14 pour faire le plein d’énergie avant la rentrée scolaire. Hier, j’ai eu la chance de présenter mon premier Pecha Kucha et je crois que ça c’est bien passé. J’ai reçu plusieurs commentaires sympathiques. J’étais un peu nerveux à savoir si les gens comprendraient bien mon message, mais que crois que tout a bien été reçu. Pas facile de compresser dix-sept ans de travail en un peu plus de six minutes, mais bon, cela m’a donné la chance de faire un retour sur mon travail des dernières années et d’apprécier le chemin parcouru.

Voici la vidéo de mon Pecha Kucha;

J’avais beaucoup entendu parlé de l’université d’été Ludovia, mais rien ne remplace le fait de pouvoir y aller en personne. Je refais ici le plein d’ pour pouvoir débuter la rentrée scolaire la semaine prochaine. C’est assis dans un café d’Ax-les-Thermes que j’écris ces lignes et que je pense à notre retour au Canada samedi. Je vois ici une communauté vivante et riche dans la recherche de réponses en éducation. Les gens sont gentils et je peux voir que les réseaux sont bien réels que que me si un océan nous sépare, les gens se suivent et se connaissent. J’ai été étonné de voir que plusieurs personnes connaissant le colloque de Clair et que plusieurs pouvaient nommer des projets qui se passent au CAHM. Quelle fierté !

Cet après-midi, j’interviens à une table ronde sur la formation continue et demain à une autre sur l’aménagement sur les espaces d’apprentissages. À suivre…

L’énigme Clair2017…

blogueClair2017Une autre page se tourne suite à la présentation du colloque Clair2017. J’ai pris l’habitude de réfléchir sur l’impact et sur le déroulement de cette activité qui continue de surprendre d’années en années. L’énigme Clair20xx est intéressante. On y retrouve plusieurs personnes qui proviennent de différents endroits et qui occupent différentes fonctions en éducation. Ces personnes se donnent rendez-vous dans une petite école, dans un petit village afin de discuter de grandes choses. Dans mes rencontres et discussions avec les participants, c’est souvent l’aspect humain et communautaire qui ressort. On parle de technologie certes, mais c’est l’énergie des rencontres qui semble surprendre le plus. Certaines personnes reviennent à Clair depuis huit ans, d’autres en sont à leur première expérience. Pour ma part, il serait difficile de cacher toute ma fierté ressentie en voyant notre communauté éducative rayonner et se serrer les coudes pour faire de cet évènement un succès.

Pour commencer, la communauté d’affaires, les instances gouvernementales et communautaires qui supportent depuis le tout début cette belle aventure de voir l’éducation autrement. Sans eux et leur support financier, un tel colloque serait impossible à organiser. De plus, je ressens une grande fierté pour les représentants qui participent à la cérémonie protocolaire du jeudi. Plusieurs personnes commencent à comprendre l’impact du colloque dans notre région et je suis content de voir que ce sentiment continue de grandir. La cérémonie protocolaire est donc importante pour faire un lien entre nos partenaires et les participants. Cette année, nous avons misé un peu plus qu’à l’habitude sur les talents de nos élèves. Dans le passé, nous avions quelques numéros de chant, mais cette année, c’est près d’une dizaine de chants qui ont été interprétés par nos élèves. La réponse et l’accueil du public furent excellents et je crois que ce sera à refaire dans les années à venir.

Pour ce qui est des conférenciers, nous avons encore cette année su offrir une variété dans les propos, dans les idées et dans les expériences. Ce n’est pas toujours évident de plaire à tout le monde, mais je crois que tout le monde peut y trouver son compte. Le but des conférences est d’amener les participants à réfléchir. Cela se fait en déstabilisant les gens et en présentant des idées nouvelles qui peuvent même déranger. Les discussions qui ont lieu par la suite sont importantes et le questionnement initié est bénéfique pour celui ou celle qui accepte le défi. Il est toujours possible de revoir les conférences grâce à un partenariat que nous avons avec l’Université de Moncton, Campus d’Edmundston (UMCE). Voici un autre exemple qui démontre que nous ne pourrions pas présenter un colloque d’une telle envergure sans l’apport de nos nombreux partenaires.

La session Ignite aura été pour plusieurs une belle surprise. On sentait dans la préparation de ceux et celles qui y ont pris part, la fierté, mais surtout l’engagement de vouloir partager et changer le monde. Dix minutes, ça passe vite, mais que peut-on dire à plus de 325 personnes pour qu’elles puissent comprendre nos propos ? Les participants ont relevé ce défi avec brio et méritent toute notre admiration. Il est aussi possible de réécouter ces présentations à partir de la page web officielle du colloque. Je félicite Jacques Cool et les participants, cette activité est maintenant un pilier du colloque.

J’ai aussi eu beaucoup de satisfaction à participer au BarCamp. Nous ne sommes pas habitués de fonctionner de cette façon et souvent, les participants n’osent pas toujours proposer des idées à discuter. Cette année, ce fut tout le contraire. Nous avons eu plusieurs personnes qui ont proposé des thèmes et les participants en ont redemandé. Nous avons dû nous ajuster en temps et nous avons dû présenter un seul bloc au lieu de deux. Dans mon groupe de discussion « Un Labo créatif, oui, mais pour faire quoi ? », plusieurs personnes se sont présentés et même après une heure de discussion, je sentais que les gens en voulaient plus. Je crois que les gens comprennent mieux le but de cette activité et qu’il faut continuer à la présenter. Il faut aussi s’assurer que dans notre horaire des activités que le temps du BarCamp soit protégé pour que nous puissions offrir au moins deux blocs l’an prochain. La distribution des locaux selon le nombre de gens qui veulent participer est un défi. La façon que nous l’avons faite cette année avec Mario et Patrick a été la meilleure selon moi, depuis Clair2010.

Le moment fort pour plusieurs participants et cela se reflète dans les sondages qui ont été complétés est sans contredit la Foire pédagogique et le Forum des pratiques gagnantes. Les élèves du CAHM sont fiers de présenter leurs projets. Ceux-ci se préparent depuis le mois de septembre et n’hésitent pas à discuter avec les participants du colloque. Cette activité pédagogique en soi est bénéfique pour eux. Ils sont bien articulés, ils font attention à leur vocabulaire, ils doivent se préparer à l’avance et font des liens entrent ce qu’ils apprennent en classe et ce qu’ils accomplissent dans leur implication dans des projets créatifs. Ils ne sont peut-être pas encore capables de tout nommer de leurs apprentissages, mais ils sont capables d’objectivation par la suite pour trouver ce qui a bien fonctionné, sur comment ils apprennent et sur comment s’améliorer. Ce n’est pas négligeable. Le colloque existe depuis 8 ans et à bien y penser, la plupart des élèves ne connaissent pas l’école sans celui-ci. Ça fait maintenant partie de nos gènes…  Pour ce qui est du Forum des pratiques gagnantes, sa place pendant le colloque est indéniable. Il se passe plusieurs beaux projets dans plusieurs écoles et la fenêtre que procure le Forum aux participants est importante. On a souvent tendance à croire que nous travaillons en isolation dans nos écoles lorsque nous voulons innover. Le Forum permet aux gens de développer leurs réseaux et de présenter leurs idées. C’est aussi en se préparant pour le Forum que les participants comprennent des choses qu’ils n’avaient pas encore réalisées. Cette activité est donc bonne pour les participants du colloque, mais aussi pour ceux qui font les présentations. Ça aussi ce n’est pas négligeable…

Un autre aspect du colloque est aussi les activités de réseautage qui atteignent leurs apogées lors des vins et fromages. On y discute quoi au juste ?  Je crois que c’est à ce moment que les neurones s’activent complètement pour valider et questionner de ce qui a été fait et vu pendant la journée. On planifie, on s’engage, on promet d’essayer quelque chose et on rêve. C’est un peu cela la magie de Clair. On se permet de rêver sans jugements et sans éteignoirs. Cela se fait dans le plaisir d’échanger et la satisfaction à contribuer à quelque chose de plus grand. Un jeune participant au colloque m’a confié que c’était la première fois qu’il sentait qu’il faisait partie de quelque chose en éducation, de quelque chose de grand…  Ça aussi ce n’est pas négligeable…

On fait quoi maintenant ?  Après 8 ans, il serait facile de s’assoir sur nos lauriers et continuer à refaire une recette qui semble être gagnante. À la fin de la conférence de Cyrille, c’est une question que Mario lui a posée. Selon Cyrille, il faut continuer à se questionner. Est-ce que nous avons encore besoin d’inviter des conférenciers de renoms, nos futurs conférenciers sont peut-être déjà assis dans la salle. Sans tout jeter, nous aurons à nous questionner pour voir comment continuer à offrir le meilleur colloque possible avec nos moyens, avec les intérêts qui permettront de toujours continuer à voir l’éducation autrement. Est-ce que Clair20xx est maintenant devenu un anti-colloque ?  Est-ce qu’il pourra continuer à attirer autant de personnes ?  Cette année, nous avons atteint notre capacité maximale d’accueil, je suis donc curieux de voir comment les inscriptions se feront au début de l’automne pour Clair2018.

Déjà sur Twitter, le hashtag #Clair2018 est actif et plusieurs contributions y figurent. Surréaliste, non ?  Pour ma part, je veux continuer à participer à cette rencontre, c’est évident, mais le défi sera selon moi de trouver un moyen d’attirer des gens qui sont septiques ou qui ne voient pas l’importance ou pire encore, l’urgence de voir l’éducation autrement. Si nous voulons faire l’éducation autrement, il sera important de le faire avec tous les intervenants des systèmes éducatifs. Cela n’est pas une mince tâche, mais ce sera possible. Déjà nous pouvons voir plusieurs personnes se questionner sur ce qui se passe à Clair. On essaie de comprendre l’énigme Clair2017 ?  La présence de l’émission La Sphère de la radio de Radio-Canada nous aide à faire rayonner les pratiques innovantes, mais surtout à discuter des vrais enjeux de l’éducation au 21e siècle. Je suis d’avis qu’il existe un schiste en éducation entre ceux et celles qui veulent faire autrement et ceux et celles qui ne veulent pas que ça change. L’écart s’agrandit d’année. Avec tout le mouvement de la désinformation, il est donc de plus en plus important de s’unir pour travailler et collaborer ensemble. Je dis souvent à l’école que ce n’est pas parque c’est difficile que nous ne le ferons pas. Nous le ferons et nous trouverons une façon de le faire, de le faire bien et de laisser des traces si cela peut aider d’autres personnes. Un colloque qui permet à des participants convaincus d’avance est bien, mais un colloque qui pourra rallier tous les convaincus et tous les détracteurs d’une éducation nouvelle serait tout simplement génial. Nous avons fait beaucoup de chemin ensemble depuis huit ans. Il en reste à faire, mais on peut dire que ce qui s’en vient sera époustouflant. La déCLAIRation 2017 nous donne des pistes de solution et je vous invite à aller la signer si cela n’est pas encore fait.

Je remercie le comité de programmation du colloque, les élèves, les membres du personnel du CAHM, les participants, les nombreux bénévoles, les commanditaires et les partenaires qui ont fait de cette 8e édition un beau succès collectif. Je lance déjà l’invitation pour le prochain colloque Clair2018 qui aura lieu du 25 au 27 janvier 2018. Un an, ça passe vite, nous sommes donc déjà en réflexion et nous espérons pouvoir vous accueillir pour cette 9e édition.

En terminant, plusieurs traces du colloque sont disponibles. Nous avons les archives des années passées qui sont en ligne, mais il y a aussi d’autres liens importants à retenir.

Voici une vidéo produite par la station de télévision CIMT-TV du groupe TVA suite à la visite d’un journaliste pendant la Foire pédagogique. Clair2017 n’est pas facile à expliquer à une personne qui n’y a jamais participé. Peut-être que le visionnement de cette vidéo aidera…

Je laisse le mot de la fin à notre nouvel ami Philippe Guillem avec son tweet qui place la table pour l’an prochain…

pguillem

On se dit à l’année prochaine !  🙂

Et si en 2017, on voyait l’Éducation autrement…

autrementÇa fait un bon bout de temps que je n’ai pas publié de nouveaux billets sur mon blogue.  J’y reviens de temps en temps pour me ressourcer et pour réfléchir.  Prendre le temps de se questionner et de chercher des réponses me permet d’avancer, de grandir et de mieux comprendre ce qui s’en vient.  À la direction d’école, trouver le temps pour faire ceci n’est pas toujours facile.  Pire encore, avoir le sentiment que chaque mot qu’on écrits sera jugé, évalué et pesé peut souvent nous donner mal au cœur à vouloir écrire et à partager nos idées.  C’est comme cela que je me sens présentement et je sais bien que cela va passer.  Dès que nous dirons « Go » la semaine prochaine, tout ira de l’avant et plein de nouvelles découvertes seront encore une fois possibles.

Au Nouveau-Brunswick, nous avons en éducation plusieurs décisions que nous devrons prendre prochainement.  Nous entendons souvent que nos élèves doivent maitriser les outils du 21e siècle.  Il serait bon d’essayer de le faire avant la fin de celui-ci.  Nous voilà déjà en 2017 et bien qu’il existe des tentatives de développement des nouvelles technologies ici et là, le développement de masse des outils technopédagogiques demeure loin pour la plupart des élèves du système éducatif Néo-Brunswickois.  L’utilisation de la robotique et du codage par exemple se font timidement et de manière sporadique.  On entend souvent parler de l’activité de « L’heure du code » auxquelles plusieurs écoles semblent participer.  Pour ma part, je crois que pour plusieurs élèves lorsqu’ils participent à cette activité, ce sera la seule heure du code qu’ils feront pendant leur année scolaire.  Nous avons un urgent besoin de trouver et de partager des ressources en français et de trouver de la place sur une assiette de plus en plus pleine afin de donner à nos élèves ces expériences qui ont leurs places dans leur parcours scolaire. Il y a de belles réussites en robotique, particulièrement au Québec avec l’organisme Zone1 et nous devons en prendre note.  Loin de moi de vouloir écrire un texte polémique, mais il faut à l’occasion regarder en face les traces de ce qu’on fait et de voir où on aimerait aller.

En 2014, la plateforme électorale des Libéraux du Nouveau-Brunswick, le futur Premier ministre Brian Gallant écrivait ;

« Plus que jamais, l’économie d’aujourd’hui nécessite la technologie et l’innovation, et nous devons éduquer les Néo-Brunswickois dans ce domaine afin d’être en concurrence, » a ajouté M. Gallant. « Plusieurs étudiants ne poursuivent pas les technologies de l’information et des communications (TIC) au postsecondaire à cause d’un manque de sensibilisation ou d’information. Nous avons une génération d’élèves qui est à l’aise pour utiliser la technologie, mais qui ne sont pas capable de créer de la technologie. Il est essentiel que nous commencions à développer ces créateurs. »

On y mentionnait aussi l’importance d’apprendre à coder à l’école.  Nous voilà en 2017 et il semble qu’il reste encore beaucoup de chemin à faire.  Il faut maintenant mettre ces mots en action et je réalise que la tâche n’est pas une mince affaire.  Je dis souvent que ce n’est pas parce c’est difficile qu’il ne faut pas le faire…

Le plus gros défi qui guette les écoles au Nouveau-Brunswick ou ailleurs en matière de technopédagogie, est à mon humble avis, la rapidité des changements.  Pour le personnel des écoles, se garder à la page des nombreux changements et à la rapidité que ceux-ci s’opèrent, donne souvent envie de lancer la serviette.  Bien souvent, ces nouveaux apprentissages et ces nouvelles expériences doivent se faire en dehors du temps de travail et comme il existe plusieurs problèmes de connectivités sur les réseaux informatiques officiels du ministère, il est souvent plus facile de travailler à partir de la maison.  Par exemple, pour utiliser Minecraft à l’école, nous devons utiliser un serveur externe ce qui occasionne des frais d’utilisation.  De plus les systèmes de protection (Proxys) peuvent bloquer l’utilisation.  Présentement, nous observons que nous ne pouvons plus aller sur Minecraft avec les ordinateurs de type PC et seuls les ordinateurs Macintosh peuvent accéder à notre site.  Nous avons fait des tests pour utiliser Mindcraft Education, mais le jeu était trop lent et impossible à utiliser.  Je ne suis pas doué pour la programmation, mais ça commence à être loin de mon champ d’expertise de la direction d’école.  Ce n’est pas tous les enseignants qui peuvent faire ceci et l’envie n’est pas toujours au rendez-vous et cela se comprend.  J’ai l’impression que nous sommes dans une société qui utilise de plus en plus en plus les nouvelles technologies, mais que nous comprenons de moins en moins comment elles fonctionnent.

Ce que je souhaite en 2017 est que nous mettions en éducation, beaucoup de ressources dans le développement de la pensée critique, de la créativité et de la curiosité.  Il existe plusieurs moyens pour y arriver, mais en gros, nous devons trouver un moyen pour reconfigurer les activités d’apprentissages autour de ces trois points.  À quoi bon demander aux élèves d’apprendre à bien écrire s’ils n’ont jamais la chance de partager leurs idées et de débattre de celles-ci.  Le Blogue des Jeunes est selon moi, l’outil idéal pour y arriver.  Il reste beaucoup à faire pour que celui-ci soit utilisé par plusieurs.  On l’a vu avec les élections américaines, la capacité d’analyser ce qu’on lit et ce qu’on entend n’est pas un luxe.  Pour ce qui est de la créativité et de la curiosité, il me semble que nous avons là beaucoup de travail à faire.  Les élèves font ce que leur demande.  En général, ils jouent le jeu en étant gentils et soucieux de compléter ce qu’ils ont à faire pour obtenir le jeton qui leur permettra d’aller au prochain niveau tout comme un jeu vidéo.  La plupart connaissent les règles et s’y conforment.  Ça me fait peur…  L’école devrait être un milieu d’apprentissage, mais aussi un endroit où il est possible d’expérimenter, de confronter ses idées, de développer son rapport aux autres, de développer des compétences, de développer ses talents et sa confiance en soi.  L’école n’est plus et ne doit plus être ce qu’elle était.  Il faut donc discuter de moyens à prendre pour y arriver.  Cela fait peur et souvent, il semble plus facile de ne rien faire.  Cela ne veut pas dire que c’est la meilleure chose à faire.  Dans une petite province comme la nôtre, il serait pourtant possible de discuter des moyens à prendre pour faire une réforme juste et réussie.  Cela devrait être un avantage, donner plus de facilité au processus ou encore faire en sorte que nous puissions célébrer ensemble nos réussites.  J’ai souvent l’impression qu’il existe un schiste entre ceux et celles qui veulent que ça change et ceux et celles qui ne le veulent pas.  Dix-sept ans à la direction d’école me confirment que la distance qui sépare ces deux camps s’agrandit d’année en année.  Ça aussi, ça me fait peur…

Dans quelques semaines, plus de 325 personnes du monde de l’éducation convergeront vers Clair pour le colloque Clair2017.  Il doit bien y avoir des raisons qui poussent tous ces gens à se donner rendez-vous dans cette petite école rurale depuis maintenant 8 ans.  Ce que j’observe est que plusieurs éducateurs se sentent seuls dans leur milieu de travail.  Ces personnes veulent « Voir l’éducation autrement… », mais elles n’ont pas la chance de pouvoir le faire au jour le jour.  D’autres changent le monde à leur façon, mais se sentent isolés et marginalisés par leurs collègues ou par leur organisation.  D’autres sont curieux, veulent voir autre chose et cherchent des solutions.  On ne voit jamais des personnes qui ne veulent pas changer ou pire encore, qui aimerait saboter les idées de faire l’éducation autrement.  Malheureusement, ce sont ces personnes qui devraient être à Clair2017 et participer aux discussions et aux échanges.  Ils ne viennent pas et ne viendront pas…  Suis-je pessimiste ou réaliste ?

Il ne faut surtout pas tomber dans le piège qu’il existe une seule manière de résoudre tous les problèmes en éducation et surtout de ne pas tomber dans le piège du dogme des données probantesMarc-André Girard, en terminant la rédaction d’un travail au doctorat e administration scolaire résume bien ma pensée sur ce qu’il faut ;

« En fait, peut-être que l’école de demain se situe quelque part entre les données probantes issues de la recherche scientifique en éducation et l’audace pédagogique des enseignants exerçant leur jugement professionnel en connaissance de cause ? »

Le colloque Clair2017 est donc audacieux et offre plusieurs conférences, une session Ignite, un Forum des pratiques gagnantes, des visites de classes et un BarCamp.  Il permet aussi de faire rayonner de nouvelles pratiques, d’apporter une certaine réflexion et d’étendre le réseau d’éducateurs francophones qui veulent voir et faire l’éducation autrement.  C’est facile pour moi de vanter les mérites de ce colloque.  Celui-ci se passe dans mon école et j’y rencontre tous les amis de mon réseau professionnel.  Il y a tant à faire tant à discuter et tant à partager.  Nous avons chez les francophones, un rattrapage à faire au niveau des technopédagogies.  Le temps avance, les changements aussi.   On me demandait récemment pour un article de nommer les changements à prévoir au niveau des technopédagogies.  Loin d’être un expert sur le sujet, une recherche rapide montre ce qui s’en vient en éducation sera ;

  • Le développement de nouvelles interfaces homme-machine (IHM) ;
  • Les objets connectés qu’on peut aussi porter ;
  • Les véhicules connectés ou autonomes, les drones ;
  • La robotique ;
  • Le codage ;
  • L’intelligence artificielle ;
  • La réalité virtuelle;
  • Téléprésence ;
  • Le déploiement de Minecraft pour tester et mettre en œuvre de nouvelles idées ;
  • Les nanotechnologies;
  • Les énergies vertes ;
  • L’importance de cultiver ses aliments ;
  • La protection de l’environnement ;
  • Les MOOC (CLOM ; Cours en lignes offerts aux masses…) partout sur la planète.

Cette liste ne sont que des exemples, il y en a d’autres et qui sait ce que l’avenir nous réserve.  Les écoles deviennent donc de grands laboratoires qui cultiveront la créativité, l’expérimentation et la curiosité. Il faut enseigner et apprendre autrement en collaboration avec les autres.  L’âge ne devrait pu déterminer le niveau d’enseignement afin de respecter le rythme d’apprentissage de chacun.  Il y a ici plusieurs réflexions à faire…

J’aime bien l’extrait de cet article disponible sur le site web de l’UNESCO concernant une conférence prononcée par Edgar Morin en décembre 2016 ;

« La connaissance – telle qu’elle est enseignée aujourd’hui – perçoit mal la complexité : soit elle sépare les données, soit elle n’y voit que confusion. Car la connaissance n’est jamais une photographie de la réalité. Elle est toujours une traduction et une reconstruction qui comportent le risque de l’erreur. Elle est gouvernée en profondeur par ce qu’on peut appeler le paradigme de disjonction, autrement dit : nous voulons comprendre un tout complexe à partir de ses éléments constitutifs, séparés de leur environnement et des ensembles dont ils font partie. »

Si on cherche un peu plus loin, les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur selon Edgar Morin, Organisation des Nations Unies pour l’éducation, sont ;

  1. Les cécités de la connaissance : l’erreur et l’illusion ;
  2. Les principes d’une connaissance pertinente ;
  3. Enseigner la condition humaine ;
  4. Enseigner l’identité terrienne ;
  5. Affronter les incertitudes ;
  6. Enseigner la compréhension ;
  7. L’éthique du genre humain.

J’aime aussi beaucoup cette citation de Michel Serre dans un article du Point ;

« Une nouvelle démocratie du savoir est en marche. Désormais, la seule autorité qui peut s’imposer est fondée sur la compétence. Si vous n’êtes pas investi de cette autorité-là, ce n’est pas la peine de devenir député, professeur, président, voire parent. Si vous n’êtes pas décidé à augmenter autrui, laissez toute autorité au vestiaire. L’autorité doit être une forme de fraternité qui vise à tous nous augmenter. Si ce n’est pas ça la démocratie, je ne connais plus le sens des mots ! « 

Il faut donc à mon avis démocratiser l’éducation pour libérer les gens, pour leurs donner les outils qui comme le mentionne Normand Baillargeon dans cette vidéo, qui leur permettra de s’émanciper et de se libérer.  C’est le but de l’éducation et nous devons y arriver ensemble…  Je suis en réflexion, je pense, je cherche et j’essaie de faire bouger les choses.  Je ne détiens pas la vérité et je suis à l’écoute.  C’est ce que je propose de continuer à faire en 2017…  Et vous, que proposez-vous ?

Ma présentation sur Acadiepédia à l’ACELF…

PrintJe serai présent vendredi pour présenter un atelier au Congrès 2016 de l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF) à Québec.  J’aurai la chance d’y présenter le projet Acadiepédia et d’expliquer la démarche et le développement du projet.  Celui-ci maximise l’utilisation de plusieurs outils du WEB 2.0 dont le bloque, les WIKI, YouTube, Flicker, SoundCloud et le « Streaming audio ».  Le projet est ouvert à toutes les écoles de la francophonie.  Il est gratuit et sans publicité.

À l’origine de ce projet en 2014, je voulais développer un espace de publication gratuit et où je pourrais mettre à profit mes compétences TIC en travaillant de près avec des élèves de d’autres écoles de mon district et d’ailleurs.  Je voulais donner la chance à d’autres école d’utiliser ces outils comme j’ai réussi à le faire au CAHM, l’école que je dirige depuis près de 16 ans.  De plus, je voulais développer une structure qui permettrait à des élèves de tous les niveaux de coconstruire en utilisant des outils du WEB 2.0 en marge du Congrès mondial acadien de 2014.  C’est à ce moment que le projet Acadiepédia a pris son envol.

J’avais déjà présenté un projet similaire auparavant, mais comme je n’avais pas eu d’échos et de temps pour le réaliser, j’ai donc eu envie de le dépoussiéré et de le développer.  J’ai eu la chance d’avoir des gens qui dès le départ ont cru au potentiel rassembleur et pédagogique du projet.  En plus du DSF-NO, le groupe Place aux compétences a décidé lui aussi de supporter financièrement le projet.  D’autres commanditaires ont aussi permis d’avancer.

En gros, le site Acadiepédia comporte 3 parties majeures; un Wiki de collaboration, le Blogue des jeunes et la Radio des jeunes d’Acadiepédia.

Le WIKI de collaboration est un espace WEB où les élèves participants peuvent décrire leur communauté comme ils aimeraient que les visiteurs du WEB la découvrent.  Si on recherche sa communauté sur Wikipédia, on y retrouvera des informations.  Souvent, cette information est officielle et n’est pas aux vraies couleurs de la communauté.  Les élèves pourront donc développer une page de leur communauté avec leurs couleurs, leurs gens et leurs idées.  Déjà, les pages des communautés commencent à se développer, mais il est certain que ceci prendra du temps et qu’avec les années, le contenu deviendra de plus en plus important.  Sur le WIKI de collaboration, on retrouve aussi des listes de lectures de vidéos disponibles sur YouTube sur des sujets qui pourraient intéressés les jeunes d’Acadiepédia.  Il ne s’agit pas ici d’apporter les élèves sur YouTube, mais bien YouTube aux élèves.  Ils existe déjà plusieurs vidéos pertinentes et le Site d’Acadiepédia veut ramener sous un même toit toutes ces vidéos.  Que dire aussi de la musique francophone et acadienne sur YouTube.  Il y a en a beaucoup.  Pour faire connaitre celle-ci et développer la culture identitaire, une liste de lecture d’artistes acadiens est disponible.  Il est même possible de faire jouer ces chansons de manière aléatoire.   Souvent, les enseignants disent qu’ils n’ont pas accès à de la musique acadienne.  Avec Acadiepédia, l’accès à plusieurs vidéos de musique acadienne est possible.  Finalement, le WIKI de collaboration continent aussi des outils de recherche et de publication.  Celui-ci continuera d’évoluer avec le temps.

Le Blogue des jeunes permet aux élèves participants d’écrire en public et de participer à la rédaction d’articles sur un fil de presse WEB.  Les élèves peuvent écrire sur des sujets de leur choix et de partager avec d’autres élèves du même âge et de la région.  Déjà près de 1300 jeunes on accès à ce blogue et plusieurs enseignants intègrent petit à petit l’utilisation de cet outil pour apprendre à mieux écrire.  Il faut à l’occasion surmonter quelques mythes à l’utilisation du blogue dans un cadre scolaire, mais bon, les enseignants qui acceptent de faire l’expérience ont une belle ouverture à faire différemment.  Les billets sont archivés dans le temps et aussi par toutes sortes de catégories qui permettent aux enseignants et aux parents de suivre les participants.  Lorsqu’un enseignant me fait part qu’il aimerait participer, je me déplace dans sa classe pour quelques heures de formation et j’initie les élèves à la publication WEB.  Ceux-ci n’ont aucune difficulté et semblent aimer l’expérience.  Une page Facebook d’Acadiepédia est disponible et plusieurs billets sont ainsi partagés au grand public.  Avec le temps, le rythme de production devrait devenir plus important.  Je remarque que la différence tient souvent au fait qu’un enseignant encourage les élèves à écrire sur le blogue.  Comme ce n’est pas naturel au départ, il est important que les adultes au niveau des écoles encouragent les élèves à publier.  Lors qu’ils prennent aussi le temps d’aller placer des commentaires, la motivation s’accentue.

Logo_RadioDesJeunesLa Radio des jeunes permet aux participants de participer à la réalisation et à la production d’émissions de radio en format MP3.  Ces émissions sont ensuite ajoutées à une liste de lecture qui joue de manière aléatoire sur le WEB en utilisant le service USTREAM.CA.  J’ai été surpris de l’ampleur qu’a pris ce projet en ci peu de temps.  je suis agréablement surpris de la tournure des évènements et déjà, la Radio des jeunes compte plus de 100 heures de programmation.  Celle-ci continue d’évoluer avec le temps.  De plus, un espace pour mettre en ligne des fichiers de la radio est disponible pour les écoles participantes.  Cette page utilise SoundCloud et permet la création d’albums pour que les gens puissent écouter directement en ligne le contenu.

Fiche technique du projet;
ficheacadiepedia
Liens importants utilisés pendant ma présentation;

1- Le site officiel d’Acadiepédia

2- Le Blogue du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska (CAHM)

3- Le Labo créatif du CAHM

4- Les projets entrepreneuariaux du CAHM

5- Mon portfolio professionnel

6- Le site du colloque de Clair2016

7- Exemples de textes de qualité sur le Blogue des Jeunes

Je termine ce billet en disant que je me considère bien chanceux de pouvoir continuer à participer au développement d’un tel projet.  Je remercie la confiance de mes patrons, mais aussi celle des enseignants et des élèves qui osent faire différemment.  Ce n’est pas toujours facile d’innover, mais avec le temps je sens une plus grande ouverture.  Je crois aussi que les gens se sentent accompagnés.  Bien que je n’ai pas assez d’heures dans la journée pour tout faire ce que j’aimerais faire, le projet avance de jour en jour, de mois en mois…  Je rêve au jour où nous pourrons accueillir des élèves d’autres communautés francophones du Nouveau-Brunswick, du Canada et pourquoi pas du monde entier.  je crois aussi qu’avant de courir, il faut ramper, puis marcher…  C’est la raison de ma participation et de la présentation de mon atelier.

Merci de nous suivre sur Acadiepédia !!!

Le Blogue des Jeunes… Écrire pour apprendre à écrire…

22082016Le blogue est un outil puissant pour améliorer l’écriture. Écrire dans un contexte réel permet aux élèves de mieux se préparer et d’avoir un plus grand public lors de la publication de leurs textes. Évidemment, il arrive à l’occasion qu’il y ait des erreurs. Les élèves sont en apprentissage (je le suis aussi) et si nous attendons qu’ils écrivent sans faire de fautes avant de publier, ils ne le feront peut-être jamais. Notre obsession avec les fautes d’orthographe est intéressante. Plusieurs personnes n’osent pas publier des textes, car ils ont peur de la critique. Je ne parle pas ici de commentaires sur Facebook qui dilapident la langue française, mais de textes informatifs ou des travaux de rédactions dans le but d’apprendre à mieux écrire. Je fais souvent l’allusion au tennis et à Eugénie Bouchard lors de mes conférences. Pour devenir une championne au tennis, Eugénie a dû pratiquer et participer à des tournois devant public. Elle a surement commis plusieurs erreurs, mais elle a quand même persévéré. Ses entraineurs lui ont donné des indications pour s’améliorer, mais par souci d’encouragement, ils ont surement débuté avec ce qui était le plus pressant. Ses défis lui ont été présentés un à un avec le souci de l’amélioration constante. Pourquoi ne serait-ce pas la même chose pour l’apprentissage de l’écriture ?

Le Blogue des Jeunes permet aux enseignants qui le désirent de permettre à leurs élèves d’écrire dans un espace sécuritaire et gratuit. Il n’y a pas de publicité et les textes sont répertoriés dans des catégories choisies par les élèves. De plus, il est possible pour un enseignant de suivre seulement les textes de ses élèves. Il est aussi possible pour les parents de s’abonner par courriel au compte de leur enfant et de recevoir des alertes lors de la publication de textes par ceux-ci. Il est possible de partager les textes sur les réseaux sociaux et de laisser des commentaires si l’auteur le permet.  Le blogue peut être utile autant en sciences qu’en histoire et en mathématiques.  Dans notre école, tous les enseignants ont le souci de l’apprentissage du français et pas seulement l’enseignant du cours de français.  Une procédure de publication est suggérée aux élèves et il est possible pour les élèves qui le désirent, que les billets soient en mode « brouillon » et non publié. À ce moment, un enseignant peut ensuite faire une procédure de vérification avant que le billet soit publié.

Pour créer des comptes, il suffit d’utiliser le bouton intitulé « Ouvrir un compte gratuit » dans la colonne de droite du Blogue des Jeunes. Par la suite, il suffit pour un enseignant d’entrer en communication avec moi pour définir les catégories de leur choix afin de commencer à publier. Plusieurs recherches démontrent l’impact du numérique sur les apprentissages.  J’aimerais attirer votre attention plus particulièrement sur celle-ci concernant l’utilisation des blogues en milieu scolaire.

En terminant, vous pouvez aller lire un ancien billet que j’ai écrit concernant 10 mythes concernant l’utilisation des blogues dans un cadre scolaire.

Au plaisir de lire les textes de vos élèves sur Le Blogue des Jeunes !!!

Innover à l’école en 2016…

21082016Je suis à me préparer pour la rentrée scolaire 2016. Je serai de retour à la suite d’un congé différé de 8 mois qui m’a permis de faire le plein d’énergie et de faire une pause professionnelle. Le temps a passé vite et j’ai eu la chance avec mon épouse, de réaliser plusieurs projets de voyages et autre. Je réalise que je suis gâté par la vie et que ces moments de reculs m’ont permis d’apprécier bien des choses sur le plan personnel que professionnel.

Lorsqu’on prépare une rentrée scolaire, il est important de prendre un temps d’arrêt pour regarder où l’on est et où on veut aller. Au CAHM, j’ai la chance de travailler avec une équipe qui veut développer plusieurs projets permettant aux élèves d’apprendre de façon innovante. Ce n’est pas un secret ; que ce soit par notre projet de Labo créatif, le site Acadiepédia ou le colloque Clair2017, nous essayons de développer une culture collaborative et de faire rayonner nos pratiques éducatives. À mon retour, je constate que même après 8 mois de congé, les mêmes défis sont toujours au rendez-vous. Dans les médiaux (ici et ici ), on se pose les mêmes questions à savoir si l’utilisation des nouvelles technologies est utile et apporte une valeur ajoutée aux apprentissages. Les amateurs de données probantes questionnent la pertinence des approches innovantes et cherchent les recherches qui démontrent leur efficacité. Nous sommes dans le domaine de l’innovation et bien entendu, les nouvelles recherches tardent à se faire connaitre. Pourtant, il existe déjà plusieurs recherches qui démontrent déjà l’impact du numérique. Certaines personnes semblent trouver que ce n’est pas encore suffisant alors que d’autres croient qu’il faut avancer et aller de l’avant plus rapidement. Difficile de concilier schiste qu’on retrouve entre les pédagogues qui aimeraient une pédagogie de type traditionnelle et ceux qui veulent que ça change et que se soit différent. Le débat devient encore plus difficile lorsque tous mettent leurs grains de sel selon leurs expériences personnelles, leurs gouts et leurs besoins. Ces discussions bien souvent à sens unique et cacophonique tournent généralement en rond. Au fond, nous voulons tous les meilleurs apprentissages possible pour les élèves. Reste maintenant à définir ce qui semble le plus important. Des vidéos comme celles-ci circulent sure le web ;

D’autres expliquent l’importance de la créativité et de la curiosité chez les enfants ;

Le monde de l’éducation au Canada est à un point charnière (et de non-retour). Il faut maintenant mettre tout en œuvre pour définir une politique claire de l’utilisation des nouvelles technologies dans les écoles. Les provinces habituellement tendent à réinventer la roue dans leurs coins. Voici une belle occasion de collaborer ensemble et de définir les bases qui seront utiles aux jeunes Canadiens. Il faut que ces politiques soient plus claires et flexibles. Si nous échouons, cela démontrera à quel point la bureaucratie aura consommé nos façons de se renouveler. De toute façon, attendre serait pire… C’est certain et nous n’avons pas besoin de méta-analyses pour nous le confirmer… Si cela peut nous aider tant mieux, mais bon, il existe plusieurs excuses pour ne rien faire et ne rien tenter… Je suis pour l’utilisation de données probantes en éducation et il existe de bonnes pistes dans les travaux de John Hattie et ailleurs. Je crois qu’il ne faut pas mettre tous nos œufs dans le même panier. Il faut continuer à encourager l’innovation et aider les gens qui veulent aller de l’avant. Il faut aussi encourager TOUS les enseignants à prendre des risques calculés et leur donner les outils dont ils ont besoin. Il faut revoir nos pratiques et continuer à partager ce qui se fait de bien. Il faut éliminer schiste en éducation et travailler à ce que tous les enseignants voient l’innovation pédagogique comme un domaine de recherche-action pertinent et nécessaire à la réussite de tous les élèves.

Il faut aussi apprendre à écrire en public et partager nos découvertes sur les médias sociaux. Je crois encore que le blogue scolaire reste le meilleur moyen pour que des enseignants et des élèves puissent réfléchir à haute voix et pour partager tout ce qui se fait de bien en éducation. Je rêve peut-être, c’est mon droit. C’est aussi ce qui me permet d’avancer dans mon travail de jour en jour. Plusieurs personnes rêvent comme moi, mais n’osent pas en parler à cause de la critique, des commentaires et autre. C’est dommage. Pour ma part, la vraie éducation réside dans l’appropriation d’une capacité à débattre, de réfléchir et de développer sa pensée critique. La vraie éducation réside dans la possibilité de former des personnes autonomes, libres, capables de réfléchir et actives dans leurs communautés. Notre but n’est pas de développer des travailleurs seulement capables de faire des tâches répétitives dans une usine ou de demeurer silencieux devant les injustices de ce monde. Comment est-ce que nos élèves développeront ces habiletés si nous ne le faisons pas nous-mêmes. Ne sous-estimons pas nos élèves. Ils sont capables de tellement plus… Pour vous en convaincre, allez voir les billets d’élèves de 12-13 ans du Carrefour de l’Acadie de Dieppe sur le Blogue des Jeunes d’Acadiepédia. Ce que cette enseignante a réalisé à faire avec ses élèves est incroyable. Imaginez si tous les enseignants choisissaient d’en faire de même…

Nous aurons besoin d’accompagner les enseignants et les encourager à prendre des risques. La recherche le dit (ici).

Pendant ce temps, les enfants du 3e millénaire arrivent dans les collèges et ceux qui les accueils ne savent pas trop comment les prendre.  Nos élèves seront prêts…  Et vous ?

Je suis de retour… 😉

Ma présentation sur Acadiepédia au Grand rassemblement de l’éducation en français…

PrintJe serai présent demain pour présenter un atelier au colloque du Grand rassemblement de l’éducation en français (GREF) à Moncton au Nouveau-Brunswick.  J’aurai la chance d’y présenter le projet Acadiepédia et d’expliquer la démarche et le développement du projet.  Celui-ci maximise l’utilisation de plusieurs outils du WEB 2.0 dont le bloque, les WIKI, YouTube, Flicker, SoundCloud et le « Streaming audio ».  Le projet est ouvert à toutes les écoles de la francophonie.  Il est gratuit et sans publicité.

À l’origine de ce projet en 2014, je voulais développer un espace de publication gratuit et où je pourrais mettre à profit mes compétences TIC en travaillant de près avec des élèves de d’autres écoles de mon district et d’ailleurs.  Je voulais donner la chance à d’autres école d’utiliser ces outils comme j’ai réussi à le faire au CAHM, l’école que je dirige depuis près de 16 ans.  De plus, je voulais développer une structure qui permettrait à des élèves de tous les niveaux de coconstruire en utilisant des outils du WEB 2.0 en marge du Congrès mondial acadien de 2014.  C’est à ce moment que le projet Acadiepédia a pris son envol.

J’avais déjà présenté un projet similaire auparavant, mais comme je n’avais pas eu d’échos et de temps pour le réaliser, j’ai donc eu envie de le dépoussiéré et de le développer.  J’ai eu la chance d’avoir des gens qui dès le départ ont cru au potentiel rassembleur et pédagogique du projet.  En plus du DSF-NO, le groupe Place aux compétences a décidé lui aussi de supporter financièrement le projet.  D’autres commanditaires ont aussi permis d’avancer.

En gros, le site Acadiepédia comporte 3 parties majeures; un Wiki de collaboration, le Blogue des jeunes et la Radio des jeunes d’Acadiepédia.

Le WIKI de collaboration est un espace WEB où les élèves participants peuvent décrire leur communauté comme ils aimeraient que les visiteurs du WEB la découvrent.  Si on recherche sa communauté sur Wikipédia, on y retrouvera des informations.  Souvent, cette information est officielle et n’est pas aux vraies couleurs de la communauté.  Les élèves pourront donc développer une page de leur communauté avec leurs couleurs, leurs gens et leurs idées.  Déjà, les pages des communautés commencent à se développer, mais il est certain que ceci prendra du temps et qu’avec les années, le contenu deviendra de plus en plus important.  Sur le WIKI de collaboration, on retrouve aussi des listes de lectures de vidéos disponibles sur YouTube sur des sujets qui pourraient intéressés les jeunes d’Acadiepédia.  Il ne s’agit pas ici d’apporter les élèves sur YouTube, mais bien YouTube aux élèves.  Ils existe déjà plusieurs vidéos pertinentes et le Site d’Acadiepédia veut ramener sous un même toit toutes ces vidéos.  Que dire aussi de la musique francophone et acadienne sur YouTube.  Il y a en a beaucoup.  Pour faire connaitre celle-ci et développer la culture identitaire, une liste de lecture d’artistes acadiens est disponible.  Il est même possible de faire jouer ces chansons de manière aléatoire.   Souvent, les enseignants disent qu’ils n’ont pas accès à de la musique acadienne.  Avec Acadiepédia, l’accès à plusieurs vidéos de musique acadienne est possible.  Finalement, le WIKI de collaboration continent aussi des outils de recherche et de publication.  Celui-ci continuera d’évoluer avec le temps.

Le Blogue des jeunes permet aux élèves participants d’écrire en public et de participer à la rédaction d’articles sur un fil de presse WEB.  Les élèves peuvent écrire sur des sujets de leur choix et de partager avec d’autres élèves du même âge et de la région.  Déjà près de 1300 jeunes on accès à ce blogue et plusieurs enseignants intègrent petit à petit l’utilisation de cet outil pour apprendre à mieux écrire.  Il faut à l’occasion surmonter quelques mythes à l’utilisation du blogue dans un cadre scolaire, mais bon, les enseignants qui acceptent de faire l’expérience ont une belle ouverture à faire différemment.  Les billets sont archivés dans le temps et aussi par toutes sortes de catégories qui permettent aux enseignants et aux parents de suivre les participants.  Lorsqu’un enseignant me fait part qu’il aimerait participer, je me déplace dans sa classe pour quelques heures de formation et j’initie les élèves à la publication WEB.  Ceux-ci n’ont aucune difficulté et semblent aimer l’expérience.  Une page Facebook d’Acadiepédia est disponible et plusieurs billets sont ainsi partagés au grand public.  Avec le temps, le rythme de production devrait devenir plus important.  Je remarque que la différence tient souvent au fait qu’un enseignant encourage les élèves à écrire sur le blogue.  Comme ce n’est pas naturel au départ, il est important que les adultes au niveau des écoles encouragent les élèves à publier.  Lors qu’ils prennent aussi le temps d’aller placer des commentaires, la motivation s’accentue.

Logo_RadioDesJeunesLa Radio des jeunes permet aux participants de participer à la réalisation et à la production d’émissions de radio en format MP3.  Ces émissions sont ensuite ajoutées à une liste de lecture qui joue de manière aléatoire sur le WEB en utilisant le service USTREAM.CA.  J’ai été surpris de l’ampleur qu’a pris ce projet en ci peu de temps.  je suis agréablement surpris de la tournure des évènements et déjà, la Radio des jeunes compte plus de 100 heures de programmation.  Celle-ci continue d’évoluer avec le temps.  De plus, un espace pour mettre en ligne des fichiers de la radio est disponible pour les écoles participantes.  Cette page utilise SoundCloud et permet la création d’albums pour que les gens puissent écouter directement en ligne le contenu.

Fiche technique du projet;
ficheacadiepedia
Liens importants utilisés pendant ma présentation;

1- Le site officiel d’Acadiepédia

2- Le Blogue du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska (CAHM)

3- Le Labo créatif du CAHM

4- Les projets entrepreneuariaux du CAHM

5- Mon portfolio professionnel

6- Le site du colloque de Clair2016

Je termine ce billet en disant que je me considère bien chanceux de pouvoir continuer à participer au développement d’un tel projet.  Je remercie la confiance de mes patrons, mais aussi celle des enseignants et des élèves qui osent faire différemment.  Ce n’est pas toujours facile d’innover, mais avec le temps je sens une plus grande ouverture.  Je crois aussi que les gens se sentent accompagnés.  Bien que je n’ai pas assez d’heures dans la journée pour tout faire ce que j’aimerais faire, le projet avance de jour en jour, de mois en mois…  Je rêve au jour où nous pourrons accueillir des élèves d’autres communautés francophones du Nouveau-Brunswick, du Canada et pourquoi pas du monde entier.  je crois aussi qu’avant de courir, il faut ramper, puis marcher…  C’est la raison de ma participation et de la présentation de mon atelier.

Merci de nous suivre sur Acadiepédia !!!

Ma présentation au colloque sur l’entrepreneuriat éducatif à Moncton…

envolJe serai présent jeudi pour présenter un atelier au premier colloque sur l’entrepreneuriat éducatif à Moncton.  Sous le thème « Pour une société engagée et solidaire », celui-ci est organisé par l’organisme Place aux compétences, l’université de Moncton et le réseau des collèges communautaires du Nouveau-Brunswick.  J’aurai la chance de présenter un atelier à deux reprises sur le projet de Labo créatif et le programme ENVOL du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska.

Voici quelques liens importants utilisés pendant ma présentation;

1- Le site officiel d’Acadiepédia

2- Le Blogue du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska (CAHM)

3- Le Labo créatif du CAHM

4- Les projets entrepreneuariaux du CAHM

5- Mon portfolio professionnel

6- Le site du colloque de Clair2016

7-Article de Marc-André Girard – Les élèves fantômes

Voici quelques liens de vidéos mentionnées pendant ma présentation;

1- La vidéo de Ken Robinson – Comment échapper à la vallée de la mort de l’éducation

2- Labo créatif du CAHM

3- Exemple du projet Minecraft au Labo créatif du CAHM

4-Maker Education ; Reaching All Learners

5- Extrait d’entrevue à Tout le monde en parle avec Normand Baillargeon (aller à 2:35)

6-The story of Austin’s butterfly

7-Réflexion d’un directeur d’école dans l’intégration des TIC à l’échelle de l’école

8- Toutes les vidéos du Labo créatif du CAHM sur Vine.

Au plaisir de rencontrer les participants à ce colloque qui en sera à sa première édition…

Ma présentation au Colloque Branché sur l’élève…

PrintJe serai présent demain pour présenter un atelier au colloque « Branché sur l’élève » présenté aux écoles privés de la région de Québec.  Ce colloque est organisé par le Cadre 21, Cylabe interactif et la Fédération des établissements d’enseignement privés du Québec (FEEP).  J’aurai la chance de présenter le projet Acadiepédia et d’expliquer la démarche et le développement du projet.  Celui-ci maximise l’utilisation de plusieurs outils du WEB 2.0 dont le bloque, les WIKI, YouTube, Flicker, SoundCloud et le « Streaming audio ».  Le projet est ouvert à toutes les écoles de la francophonie.  Il est gratuit et sans publicité.

À l’origine de ce projet en 2014, je voulais développer un espace de publication gratuit et où je pourrais mettre à profit mes compétences TIC en travaillant de près avec des élèves de d’autres écoles de mon district et d’ailleurs.  Je voulais donner la chance à d’autres école d’utiliser ces outils comme j’ai réussi à le faire au CAHM, l’école que je dirige depuis près de 16 ans.  De plus, je voulais développer une structure qui permettrait à des élèves de tous les niveaux de coconstruire en utilisant des outils du WEB 2.0 en marge du Congrès mondial acadien de 2014.  C’est à ce moment que le projet Acadiepédia a pris son envol.

J’avais déjà présenté un projet similaire auparavant, mais comme je n’avais pas eu d’échos et de temps pour le réaliser, j’ai donc eu envie de le dépoussiéré et de le développer.  J’ai eu la chance d’avoir des gens qui dès le départ ont cru au potentiel rassembleur et pédagogique du projet.  En plus du DSF-NO, le groupe Place aux compétences a décidé lui aussi de supporter financièrement le projet.  D’autres commanditaires ont aussi permis d’avancer.

En gros, le site Acadiepédia comporte 3 parties majeures; un Wiki de collaboration, le Blogue des jeunes et la Radio des jeunes d’Acadiepédia.

Le WIKI de collaboration est un espace WEB où les élèves participants peuvent décrire leur communauté comme ils aimeraient que les visiteurs du WEB la découvrent.  Si on recherche sa communauté sur Wikipédia, on y retrouvera des informations.  Souvent, cette information est officielle et n’est pas aux vraies couleurs de la communauté.  Les élèves pourront donc développer une page de leur communauté avec leurs couleurs, leurs gens et leurs idées.  Déjà, les pages des communautés commencent à se développer, mais il est certain que ceci prendra du temps et qu’avec les années, le contenu deviendra de plus en plus important.  Sur le WIKI de collaboration, on retrouve aussi des listes de lectures de vidéos disponibles sur YouTube sur des sujets qui pourraient intéressés les jeunes d’Acadiepédia.  Il ne s’agit pas ici d’apporter les élèves sur YouTube, mais bien YouTube aux élèves.  Ils existe déjà plusieurs vidéos pertinentes et le Site d’Acadiepédia veut ramener sous un même toit toutes ces vidéos.  Que dire aussi de la musique francophone et acadienne sur YouTube.  Il y a en a beaucoup.  Pour faire connaitre celle-ci et développer la culture identitaire, une liste de lecture d’artistes acadiens est disponible.  Il est même possible de faire jouer ces chansons de manière aléatoire.   Souvent, les enseignants disent qu’ils n’ont pas accès à de la musique acadienne.  Avec Acadiepédia, l’accès à plusieurs vidéos de musique acadienne est possible.  Finalement, le WIKI de collaboration continent aussi des outils de recherche et de publication.  Celui-ci continuera d’évoluer avec le temps.

Le Blogue des jeunes permet aux élèves participants d’écrire en public et de participer à la rédaction d’articles sur un fil de presse WEB.  Les élèves peuvent écrire sur des sujets de leur choix et de partager avec d’autres élèves du même âge et de la région.  Déjà près de 1300 jeunes on accès à ce blogue et plusieurs enseignants intègrent petit à petit l’utilisation de cet outil pour apprendre à mieux écrire.  Il faut à l’occasion surmonter quelques mythes à l’utilisation du blogue dans un cadre scolaire, mais bon, les enseignants qui acceptent de faire l’expérience ont une belle ouverture à faire différemment.  Les billets sont archivés dans le temps et aussi par toutes sortes de catégories qui permettent aux enseignants et aux parents de suivre les participants.  Lorsqu’un enseignant me fait part qu’il aimerait participer, je me déplace dans sa classe pour quelques heures de formation et j’initie les élèves à la publication WEB.  Ceux-ci n’ont aucune difficulté et semblent aimer l’expérience.  Une page Facebook d’Acadiepédia est disponible et plusieurs billets sont ainsi partagés au grand public.  Avec le temps, le rythme de production devrait devenir plus important.  Je remarque que la différence tient souvent au fait qu’un enseignant encourage les élèves à écrire sur le blogue.  Comme ce n’est pas naturel au départ, il est important que les adultes au niveau des écoles encouragent les élèves à publier.  Lors qu’ils prennent aussi le temps d’aller placer des commentaires, la motivation s’accentue.

Logo_RadioDesJeunesLa Radio des jeunes permet aux participants de participer à la réalisation et à la production d’émissions de radio en format MP3.  Ces émissions sont ensuite ajoutées à une liste de lecture qui joue de manière aléatoire sur le WEB en utilisant le service USTREAM.CA.  J’ai été surpris de l’ampleur qu’a pris ce projet en ci peu de temps.  je suis agréablement surpris de la tournure des évènements et déjà, la Radio des jeunes compte plus de 100 heures de programmation.  Celle-ci continue d’évoluer avec le temps.  De plus, un espace pour mettre en ligne des fichiers de la radio est disponible pour les écoles participantes.  Cette page utilise SoundCloud et permet la création d’albums pour que les gens puissent écouter directement en ligne le contenu.

Fiche technique du projet;
ficheacadiepedia
Liens importants utilisés pendant ma présentation;

1- Le site officiel d’Acadiepédia

2- Le Blogue du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska (CAHM)

3- Le Labo créatif du CAHM

4- Les projets entrepreneuariaux du CAHM

5- Mon portfolio professionnel

6- Le site du colloque de Clair2016

Je termine ce billet en disant que je me considère bien chanceux de pouvoir continuer à participer au développement d’un tel projet.  Je remercie la confiance de mes patrons, mais aussi celle des enseignants et des élèves qui osent faire différemment.  Ce n’est pas toujours facile d’innover, mais avec le temps je sens une plus grande ouverture.  Je crois aussi que les gens se sentent accompagnés.  Bien que je n’ai pas assez d’heures dans la journée pour tout faire ce que j’aimerais faire, le projet avance de jour en jour, de mois en mois…  Je rêve au jour où nous pourrons accueillir des élèves d’autres communautés francophones du Nouveau-Brunswick, du Canada et pourquoi pas du monde entier.  je crois aussi qu’avant de courir, il faut ramper, puis marcher…  C’est la raison de ma participation et de la présentation de mon atelier.

Merci de nous suivre sur Acadiepédia !!!

Ma conférence à l’Assemblée du printemps des directrices et directeurs des services pédagogiques et des directrices et directeurs du primaire

visionJe me prépare à faire une conférence à l’Assemblée du printemps des directrices et directeurs des services pédagogiques et des directrices et directeurs du primaire à Trois-Rivière au Québec.  Je suis invité pour faire une présentation sur le leadership, le développement de ma vision, de notre utilisation de notre Labo créatif et pour faire un témoignage de ma démarche à la direction d’une école. Bien que je sois en congé différé pour le moment, j’ai décidé de prendre quelques engagements afin de me garder à jour dans mes pratiques. De plus, ces rencontres me permettent de réfléchir à ma pratique et à objectiver er réfléchir à ma propre vision en éducation. Je travaille avec Rosée Morissette depuis plusieurs années à développer ma mission professionnelle et bien qu’il reste du travail à faire, celle-ci commence à prendre forme et à faire un sens pour moi.

En gros, j’utiliserai mon expérience à la direction pour expliquer la démarche pour créer sa propre vision professionnelle et comment j’utilise celle-ci dans mon travail quotidien et pour innover. Pendant la rencontre, je demanderais aux participants de faire quelques exercices de réflexion et je ferai allusion à certaines sources que j’aimerais partager ici afin de laisser des traces et de permettre aux participants de les utiliser au besoin.

1- La présentation de Raymond Vaillancourt lors de Clair2014 (aller à 30:00)

2- La vidéo de Ken Robinson – Comment échapper à la vallée de la mort de l’éducation

3-Article de Marc-André Girard – Les élèves fantômes

4- Extrait d’entrevue à Tout le monde en parle avec Normand Baillargeon (aller à 2:35)

5- Un billet que j’ai écrit sur la pensée critique en janvier 2015 sur mon blogue

6-  Le Blogue des Jeunes d’Acadiepédia

7- Le Blogue du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska (CAHM)

8- Le Labo créatif du CAHM

9- Les projets entrepreneuariaux du CAHM

10-The story of Austin’s butterfly

11-Réflexion d’un directeur d’école dans l’intégration des TIC à l’échelle de l’école

12- Annonce publicitaire d’Adidas

13- Stuck On An Escalator

Je remercie la Fédération des établissements d’enseignement privés du Québec pour cette invitation et j’ose espérer que ma présentation pourra semer de nouvelles idées et d’encourager les directions rencontrées à poursuivre le développement de leur propre mission professionnelle.

Voyager avec son iPad…

tripJ’aurai la chance de partir en voyage dans quelques jours pour me rendre à Athènes en compagnie de mon épouse. Nous sommes donc à faire les derniers préparatifs. Avec ceux-ci, je me suis assuré de mettre à jour mon iPad et de m’assurer d’avoir l’espace nécessaire pour prendre des photographies, d’avoir la musique que je voulais ainsi que mes livres numériques. Cela m’a fait pansé d’écrire un petit billet sur les applications que j’utilise pendant nos voyages et qui pourraient être utiles à d’autres.

Pour ce qui est des images, je préfère utiliser mon appareil Canon EOS Rebel XTI, un peu vieillot, mais qui fonctionne à merveille. Je prends quand même des photographies avec mon iPhone et mon iPad, mais côté qualité, c’est définitivement mon appareil digital qui a encore la cote. Le seul point négatif est la difficulté à éditer mes photos au besoin. Je dois attendre à mon retour pour le faire avec mon ordinateur. Je sais que je pourrais acheter un adaptateur et importer les photographies dans mon iPad, mais côté espace, comme je suis pas mal au maximum, j’essaie de ne pas prendre trop de place.

Certaines applications que j’utilise habituellement à la maison me sont très utiles en voyage. Ainsi iBook, Flipboard, Vine, Facebook, Twitter, Skype, Messenger, FaceTime et autres applications de base viennent en voyage avec moi. Pour ce qui est des applications à ne pas oublier, il faut avoir l’application de notre banque, une application de type « SCAN » pour lire les codes QR, une application de météo et j’aime bien celle de Radio-Canada pour me tenir informé ainsi que celle d’«ICI Tou.TV» lors de l’attente aux aéroports. J’ai aussi plusieurs baladodiffusions au besoin ainsi que l’application AccuRadio que j’adore.

Pour ce qui est des applications spécifiques aux voyages, j’aime beaucoup « Tripomatic » qui a mon avis, vaut bien les 19 dollars d’investissement. En plus de pouvoir préparer à l’avance nos voyages, il sert par de suite de livre souvenir de nos déplacements. On peut se faire un horaire de visite des attractions avec les distances entre chaque attraction à pied ou en voitures. On peut retrouver son chemin avec les cartes Wifi téléchargées. De plus, l ‘application propose des hôtels, des voitures en locations, la météo et des visites guidées. Libre à vous de les réserver ou non. En plaçant des attractions à visiter dans notre horaire, nous avons une bonne impression du temps à notre disposition et on sait lorsque la journée est remplie. Si on a manqué une attraction à un moment donné, il suffit de glisser celle-ci à un autre moment et on voit à quel moment de la journée il serait mieux d’y aller en rapport avec nos autres choix. Pour l’avoir utilisé au Portugal et en Espagne, je trouve que cette application est excellente. Il en existe peut-être d’autres. Celle-ci me convient parfaitement. De plus, avec un compte gratuit, il est possible de transférer nos voyages dans nos autres appareils mobiles ce qui n’est pas négligeable.

Vous retrouverez aussi sur mon iPad, l’application gratuite de TripAdvisor. Elle est utile pour connaitre le « top » des attractions touristiques, des restaurants et des hôtels. Je l’utilise à titre de suggestions, mais j’aime bien les « Free Guided Tours… ». Ils sont plus faciles à trouver avec cette application. J’ai eu la chance d’en faire un à Venise et un autre à Porto et ils ont été les moments forts de nos voyages. Tous nos voyages, ou presque sont réservés chez Expédia. J’utilise donc leur application gratuite pour suivre mes itinéraires et pour faire d’autres réservations en ligne. Par exemple, en cours de voyage, il se peut que nous ayons besoin d’un hôtel pour faire une visite imprévue. L’application d’Expédia est excellente. J’ai déjà réservé par erreur deux hôtels en même temps et un coup de fil chez Expedia a permis de tout régler rapidement. En plus, Expedia a un système de fidélité et pour le moment, j’apprécie beaucoup ce service en ligne.

Une autre application qui pourrait s’avérer utile est l’application gratuite de Google appelé « Traduction ». Il est possible à l’écrit et même à l’oral de faire la traduction de phrases simple dans la langue de son choix. J’avais essayé en achetant celles de « Traducteur voix PRO » et « Traduire Photo », mais j’ai été déçu et ça ne valait pas les couts d’environ 6 dollars si je me rappelle bien. De plus, Google « Traduction » est facile d’utilisation et son fonctionnement est étonnement intéressant. Il peut être encombrant à utiliser lorsqu’on a faim et qu’on veut commander au restaurant, mais je le garde, car il pourrait être très utile en cas d’urgence. Le seul inconvénient est qu’il faut avoir accès au Web pour l’utiliser, mais c’est normal avec tout ce qu’il peut faire, sa taille serait impossible à installer sur un appareil.

Une autre application que j’aime beaucoup est « Google Maps ». Avec l’accès au Web, il est possible de décider d’un itinéraire et l’application nous accompagne tout au long du trajet. Cette application a été fort utile à Lisbonne au Portugal pour retrouver le stationnement de notre voiture. On prend une photographie du coin de rue le plus près et lorsque nous voulons retrouver la voiture, il suffit de créer un itinéraire entre notre position actuelle et le nom de la rue ou est la voiture. « Google Maps » calcule alors la durée et la distance du trajet et nous donne les directives une à une nous nous y rendre. En fin de journée lorsque nous sommes fatiguées, cette application est un vrai bijou.

Comme je ne suis pas un joueur de jeu électronique, j’ai avec moi les application de « Duolingo » pour apprendre l’espagnol et « Luminosity » pour passer le temps.  Je n’ai pas l’abonnement annuel mais je peux faire quelques jeux lorsque j’en ai envie.  J’aime bien aussi « SynthMaster » pour m’amuser pourrais comprendre que certaines personnes aimeraient leurs jeux préférés avec eux. Si vous voyagez avec Air Canada, l’application vous permet de voir pendant le vol les films et autres fonctionnalités du divertissement « Air Canada Rouge » à bord de ses appareils. « Air France Press » utilise des crédits de téléchargements de revues en format électroniques que vous recevez avec l’achat de vos billets.  Il se peut que d’autres compagnies aériennes offrent des produits semblables. Pour le reste, il suffit de demeurer vigilant et d’échanger avec d’autres personnes qui aiment utiliser leurs appareils mobiles en voyage.

Pour terminer, j’ai dans mon iPhone les applications « Garmin Street Pilot » pour l’Amérique du Nord » et « Garmin Europe Ouest« .  Ces applications sont environ 85 $ et 100 $ pour celle de l’Europe de l’ouest mais elles sont fort utiles lorsqu’on décide de louer une voiture au dernier moment ou une fois rendus sur place.  Il faut évidemment avoir un plan de donnée pour l’étranger pour son iPhone d’environ 75 $ chez Bell mobilité.  Ce qu’il faut se rappeler est que conduire sans GPS dans un pays étranger n’est pas une bonne idée.  Je me suis acheté un support magnétique AUKEY chez Amazon qui est facile à transporter dans mes bagages.  Pour le reste, il ne faut surtout pas oublier son chargeur et un adaptateur pour la prise 12 voltes de la voiture…

Avez-vous des suggestions d’applications à me faire ?

Nouvelle feuille de route requise pour la translittératie…

robotL’utilisation des nouvelles technologies soulève plusieurs questions et les directions d’école n’y échappent pas. Souvent la peur devient l’élément central de la prise de décision et comme je l’avais mentionné dans le billet suivant, la peur d’avoir peur fait souvent prendre des décisions rapidement et de manière à éviter les malaises. Comme direction d’école, nous avons à l’occasion, à bousculer les idées préconçues de ce que devrait être l’école idéale. Nous avons à décider si nous voulons être des gardiens du temps ou de musée ou si plutôt nous voulons engager notre école et notre communauté dans un mouvement qui préparera les élèves pour leur monde à eux. Je n’ai pas à vous convaincre de l’importance d’apprendre à lire, à écrire et l’importance de bien se débrouiller en mathématique. Comme l’a mentionné Thérèse Laferrière dans sa conférence à Clair2016, il faut enseigner à lire pour apprendre. Le mouvement de la littéracie est en marche et les écoles y adhèrent même si l’idée d’un enseignement efficace de la lecture et de l’écriture est à mainte fois bousculée. Plusieurs enseignants ont dû revoir leurs pratiques pédagogiques et plusieurs autres doivent encore faire un examen de conscience. La résistance à faire autrement est telle que souvent, on s’invente toutes sortes d’excuses pour se faire croire que nous sommes dans le bon chemin. Il existe des données probantes (expression à la mode cette année) et les enseignants ont l’obligation de les inclure dans leur pratique pédagogique. Pour y arriver, ils ont besoin d’accompagnement et de confronter leurs idées avec leurs collègues et avec leurs directions d’école. Pour ce qui est de l’innovation, l’utilisation de données probantes devient plus nébuleuse. Si on les attend, l’innovation est difficile à faire voir impossible. Au rythme où vont les changements en éducation qui semble encore être calée d’un modèle industriel du 20e siècle, l’innovation pourrait ne jamais mettre les pieds dans la salle de classe. Innover n’est pas toujours facile, mais comme je l’ai expliqué à Clair2016, il faut s’acheter une petite tortue en porcelaine et la regarder souvent. Le changement prend du temps et n’avance pas vite. Comme la tortue, même si le changement avance lentement, il avance. Mon patron m’avait suggéré l’achat d’une telle tortue. Elle m’est désormais très précieuse pour mettre en contexte mon travail à la direction.

Pour arriver à débattre de nos pratiques pédagogiques avec notre personnel enseignant, il est important de développer une culture de collaboration avec ceux-ci et de leur donner une marge de manœuvre. Les communautés d’apprentissage pédagogique (une autre expression à la mode) sont un bon outil, mais il ne suffit pas de les instaurer pour que la magie du changement arrive. Si l’école ne dispose pas d’un milieu qui préconise la prise de risque, les échanges honnêtes et la divergence d’opinions, les gens apprennent assez vite à jouer le jeu de la personne gentille pour son patron. Rien n’avance à ce moment et même si on a l’impression que tout va bien et que tous sont heureux, il se peut que peu de changements importants se produisent. Comme le dit bien Ken Robinson, c’est un peu comme lorsque nous disons que nous faisons une diète amaigrissante. Il se peut qu’on fasse la diète, mais si on ne perd pas de poids, c’est futile.

Il faut aussi à l’école un climat de confiance envers tous les membres du personnel et de leur donnée la capacité de prendre des décisions. C’est un peu comme avoir de jeunes adultes à la maison, il faut être présent, mais en même temps laisser à nos enfants le droit de faire des erreurs, d’apprendre et de faire les bons choix.

Quand est-il de la littéracie numérique ou plutôt de la translittératie ? Chez Wikipédia, on définit littératie numérique à celle qui correspond à la maitrise de savoirs, de capacités et d’attitudes propres au domaine des technologies numériques (ordinateurs, tablettes, smartphones). Elle inclut la littératie informatique. Il s’agit de l’une des facettes de la littératie qui, de plus en plus, est l’objet d’études et d’interrogations, allant même jusqu’à la proposition d’un enseignement en France2…  Ces différentes littératies (informationnelle, médiatique, informatique, numérique) convergent dans la translittératie. Cette notion peut être comprise comme étant la capacité de lire, écrire et interagir grâce à une variété de plateformes, d’outils et de moyens de communication (l’écriture, la télévision, la radio, les réseaux sociaux…).

Nous pouvons débattre longtemps pour une définition exacte, mais en gros, la translittératie est la base de mon travail des dernières années. Le site d’Acadiepédia est un bon exemple ainsi que celui du Labo créatif du CAHM. Vous convaincre de l’importance à l’école de la translittératie serait peut-être plus difficile. Pourquoi est-ce le cas ? Partout autour de nous, les ordinateurs sont présents. La plupart des adolescents ont un ordinateur ou un téléphone portable et de plus, la plupart d’entre nous ne pourraient pas envisager sa vie sans l’utilisation d’un ordinateur. Il y a les septiques, ceux et celles qui disent à haute voix que la technologie n’est pas le centre de leur vie et ils ont raison. La technologie ne devrait pas être tout… Il faut un équilibre dans tout et nous avons comme enseignants, la responsabilité d’assurer cet équilibre entre l’académique, l’artistique, l’éducation physique et le technologique.

Pourquoi ne retrouvons pas cet équilibre entre la vraie vie et l’école. C’est à dire pourquoi dans plusieurs écoles, l’utilisation d’un portable est encore interdite ? Pourquoi est-ce que certains travaux ne sont pas faits à l’aide des nouvelles technologies ? Mon expérience démontre qu’en général, nos élèves vont bien au-delà de ce qui avait été initialement prévu. Pourquoi dans plusieurs écoles, la curiosité et la créativité si naturelles chez les enfants ne sont pas encouragées. Ces questions me font penser que souvent nous limitions notre enseignement par nos peurs. Dans une classe, nous retrouvons une clientèle diversifiée et bien qu’il soit difficile de répondre aux besoins de tous les élèves, nous devons apprendre à développer chez eux, une culture d’engagements dans leurs apprentissages. Lorsque nos élèves s’engagent personnellement dans leur réussite, qu’ils s’impliquent dans des projets qui les intéressent et qu’on leur donne la chance de construire autour de projets concrets, c’est à ce moment que leurs yeux scintillent et que la magie commence à opérer.

Nous pourrions discuter longuement des barrières et du manque de temps et d’expertise. Si pour une fois, nous discutions des possibilités. Dans mon école, notre mission est ; Notre école a comme mission de développer le plein potentiel de chaque élève ainsi que ses talents à l’aide des nouvelles technologies dans un milieu fièrement francophone.

Nous essayons chaque jour de la mettre en œuvre. Ce n’est pas toujours facile, mais mon travail c’est de garder le «focus» de nos gens sur celle-ci. Je dois en plus mettre ma propre vision à jour. Je dois d’évaluer les grandes tendances dans le monde actuel et faire la lecture de notre environnement. Souvent nous utilisons des antidotes qui font une différence, mais souvent nous sommes en mode réactif. Par exemple, nous allons bannir les téléphones intelligents à cause d’une situation en salle de classe. Nous devons donc prendre la route la moins fréquentée et trouver en communauté éducative, celle que nous voulons suivre ensemble. C’est une tâche complexe et de haut niveau.

L’utilisation des nouvelles technologies à l’école doit elle aussi être accompagnée et nous avons besoin plus que jamais d’une vision de nos dirigeants. Il est facile de prétendre que nous voulons des écoles innovantes et qui développent l’esprit entrepreneurial. Encore faut-il donner les outils, les ressources et l’accompagnement requis. Encore plus important selon moi, il faut entendre de la bouche de tous nos dirigeants que c’est la voie à emprunter. Même si souvent on se sent dépassé par les évènements, il faut prendre des décisions innovantes avec l’assurance que les personnes en place feront le travail requis. Si on ne le fait pas, on essaie de contrôler les gens et le résultat et nul. Un exemple que j’utilise souvent dans mes présentations est les demandes de projets. Au Nouveau-Brunswick, plusieurs programmes d’aides existent et sont nécessaires pour arriver à faire différemment. Par contre, les directions d’école doivent y mettre beaucoup d’heures pour compléter et présenter la demande, faire les achats et compléter le suivi requis avec un rapport final en plus de laisser des traces tout au long du projet. Si par exemple, une direction d’école doit mettre, disons trente heures de travail pour aller chercher une somme de 3000 $, c’est selon moi un résultat nul. C’est-à-dire que mon employeur dépense autant d’argent pour que je fasse ma demande que l’argent reçu. Il est possible de doubler ceci. C’est à dire de donnée des fonds et qu’ensuite la direction investisse de son temps pour développer des initiatives. À ce moment, les ressources sont doubles… Les directions d’écoles doivent être imputables de se qu’ils font c’est certain. Par contre, il doit y avoir une marge de manœuvre et une culture de la distribution de ressources qui font en sorte qu’un plus grand nombre de directions et d’enseignants puissent s’investir à faire autrement.

Plusieurs décisions seront importantes à prendre au Nouveau-Brunswick. Par exemple la politique 311 sur l’utilisation des technologies de l’information et des communications (TIC) date de 1996. Même si celle-ci fut révisée en 2004, bien des choses ont changé dans le monde des TIC. Nous avons besoin d’une nouvelle politique plus simple (et non de 10 pages) qui sera ouverte aux nouveaux changements qui arriveront au cours des prochaines années. La politique doit être inclusive de toute forme de technologies utilisable à des fins pédagogiques et permettre le déploiement de celles-ci simplement dans les écoles. Ce n’est pas une tâche facile, mais faisable.

En gros, les écoles doivent avoir la possibilité ;
• D’utiliser les réseaux sociaux
• D’utiliser les services de type Google Documents et Google Éducation
• Favoriser l’utilisation et le développement du codage dans les écoles, et ce à tous les niveaux.
• De favoriser les activités de développement en robotique
• De maximiser l’écriture devant public sur des blogues scolaires.
• De développer des outils pour faire la promotion des communautés francophones.
• De favoriser le développement de Labos créatifs.
• De favoriser la culture entrepreneuriale à l’école et d’encourager les élèves à laisser des traces de leurs apprentissages.
• Développer des habitudes positives d’utilisation d’outils du web 2.o et développer une empreinte digitale saine.
• De ne pas favoriser un outil au détriment d’un autre. Ce qui est important, c’est l’accès aux outils.
• De développer des projets où il est permis aux élèves d’apporter leurs appareils numériques à l’école (Projet AVANT-BYOD)
• Permettre aux écoles de partager leurs succès et leurs projets.
• Partager la culture francophone au moyen d’une radio provinciale et les talents locaux dans chacune des écoles pour développer un sentiment d’appartenance et de fierté.
• Développer des projets de co-constructions virtuels tels que Mindcraft, Scratch et autres plateformes similaires.
• Intégrer l’enseignement du cinéma et du traitement des images à l’école.
• Permettre aux écoles de développer des projets TEDx en français.
• Développer une plateforme commune afin de faire en sorte que le premier réflex lorsqu’on cherche quelque chose soit d’aller sur cette plateforme. En passant, celle-ci doit être ouverte et publique.
• D’avoir accès à des sources de financement ou de matériel avons de développer différents types de projets.
• De développer des projets de création à l’aide d’imprimante 3D qui va révolutionner nos habitudes de consommations sous peu…
• De développer une culture de prise de risque et de collaboration entre les enseignants et en incluant aussi les élèves.
• La curiosité et la créativité doivent demeurer au centre de nos activités de codesign.

Cette liste n’est évidemment pas complète, mais donne un aperçu du travail à faire. Nous sommes loin de l’utilisation de PowerPoint en salle de classe… Pour y arriver, il faudra un mouvement sérieux à faire différemment. Certains le font peut-être déjà, d’autres attendent avec impatience avant de commencer et d’autres espèrent peut-être pouvoir se retirer avant d’avoir à faire ceci. Qu’on le veuille ou non, le monde autour de nous continue d’avancer et ne va pas nous attendre pour continuer.

Je suis à la direction depuis plus de vingt ans et j’avoue qu’il y a eu d’énormes progrès au cours des dernières années. Ce n’est pas terminé, mais nos décideurs ont de grandes décisions à prendre. Cela ne doit pas être facile j’en suis certain. Un peu comme la tortue, cela avance tranquillement, dans le bon sens et vers de l’avant. Rendez-vous service, allez au Dollarama vous en procurer une et il sera plus facile pour vous de patienter et d’aller de l’avant quand tout sera noir ou embrouillé…

Et si pour réussir, il fallait quitter l’école…

J’ai bien cherché pour le meilleur titre possible pour ce billet, mais maintenant que j’ai votre attention, n’ayez crainte, je ne ferai pas la promotion du décrochage scolaire. Bien au contraire, je crois plus que jamais que la place de l’école est primordiale pour l’emanticipation des jeunes qui auront à prendre une part active dans la société et pour y apporter des contributions significatives.  Pour mieux comprendre mes propos, je vous suggère de lire et de faire les pauses requises pour regarder les vidéos avant de poursuivre votre lecture de mon billet.

Une semaine déjà que le Colloque Clair2016 s’est terminé et depuis à chaque jour, nous retrouvons des articles de participants qui veulent partager leurs expériences et qui veulent laisser des traces de leurs passages.  Ce matin un article de Mathieu Lang m’a fait beaucoup de bien et au même moment, ma fille étudiante dans un CÉGEP à Québec m’envoie un lien m’invitant à regarder la vidéo suivante.  Elle me mentionne que celle-ci fait beaucoup réagir présentement surtout aux États-Unis.

Je me suis rappelé en la regardant l’excellente vidéo de Stephen Downes intitulé « Will We Need Degrees and Certificates ?

Stephen avait présenté une excellente conférence à Clair2012.  Celle-ci est toujours disponible ici. On peut retrouver plusieurs exemples de personnes qui ont réussit sans avoir terminé leurs études secondaires et qui ont réussit leur vie.  Dans une autre vidéo, Stephen explique comment se préparer à une vie éduquée et comblée.  Sa réponse est évidente ;

 
« Est-ce qu’un diplôme universitaire est encore important pour réussir en 2016 ? »  C’est une question pertinente.  Nous pourrions aussi la reformuler ainsi « Est-ce que l’école prépare les élèves à bien réussir leur vie ? »  Plusieurs personnes ont réussi leur vie sans recevoir un diplôme d’études secondaires…

Je me questionne donc à savoir comment le système d’éducation actuel pourrait s’adapter aux besoins des élèves et comment ceux-ci seront préparés pour leur monde.  Je mentionne souvent pendant mes conférences en leadership scolaire l’excellent article de Marc-André Girard intitulé « Les élèves fantômes« .  Forcé de constater qu’il y a probablement plusieurs de ces élèves dans nos écoles.  Ils écoutent bien, ils ne dérangent pas et attendent d’obtenir leur diplôme afin de commencer ce qui les passionne vraiment.  Et si l’école pouvait développer des passions et des talents en bas âge ?  Je ne dis pas ici de tout mettre aux poubelles et par exemple de se débarrasser des programmes d’études, mais il est important de revoir nos façons de faire.  Lorsqu’un programme d’étude devient une béquille pour enseigner sans réellement répondre aux besoins d’un enfant, il y a de sérieuses questions à se poser.  Quel est le but ultime de notre système éducatif ?  Je me demande souvent si le but n’est pas de préparer tous les élèves au cas ou ils voudraient aller en médecine.  En essayant de faire en sorte que tous les élèves puissent s’inscrire à tous les programmes possibles, n’avons nous pas créé un système où certains élèves se perdent et n’y trouvent plus leur compte. Il y aura un moment où ce sera possible pour une personne de suivre n’importe quelle formation pourvue qu’elle a un lien internet et peut-être une carte de crédit…  On retrouve sur la planète, une quantité imposante de CLOM (MOOC en anglais) qui sont disponible gratuitement et plusieurs le sont en français.  Nous avons donc à nous questionner sur le rôle actuel que devrait occuper le système scolaire et ce n’est pas évident.  Il existe des pistes.  En fin de semaine, la conférence de Thérèse Laferrière en contenait.  Celle-ci croit qu’un tiers du temps scolaire devrait permettre aux élèves d’être en « codesign » afin de créer et manipuler des choses.  Selon elle, être en mode « codesign c’est se soucier de l’utilité, de l’adéquation, de l’amélioration et du développement possible d’idées exprimées sous différentes formes » ce qui est à l’opposé du mode croyance.

J’aime beaucoup la vidéo suivante de Ken Robinson qui est à mon avis, la meilleure piste présentement pour donner une belle direction à notre système éducatif ;

C’est en gros le modèle des Labos créatifs que certaines écoles un peu partout sur la planète, implantent et qui permettent aux élèves une diversité des approches, de nourrir leur curiosité et de développer leur créativité.  C’est un peu aussi ce que j’avais écrit déjà dans le billet suivant.  Voici une courte visite du Labo créatif du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska;

Évidemment, la tâche n’est pas aussi simple qu’acheter un tas de bidules et de laisser les élèves les utiliser pour développer toute sorte de projets.  Nous aurons à revoir nos façons de faire et trouver les meilleurs moyens pour encadrer les élèves.  Il nous faudra passe d’un modèle de leadership traditionnel vers un modèle de leadership renouvelé tel que l’explique si bien Raymond Vaillancourt lors du Colloque Clair2014 (29m 56s).  Celui-ci dit aussi que nous devrons passe du pouvoir à l’influence des individus.  La conférence de Benoit Petit pourra vous le confirmer.  Ceci voudra dire de faire des deuils de nos façons de faire et de faire de manière différente.  Nous ne pourrons pas nous tromper si nous le faisons pour nos élèves. Plusieurs projets entrepreneuriaux commencent à faire leurs apparitions dans les écoles et l’entrepreneuriat conscient est une autre piste à privilégier.

Il y’a beaucoup de place pour l’innovation en éducation.  À ce que je comprends, c’est à nous les pédagogues d’innover et de développer de nouvelles façons d’apprendre.  Ce sera aux chercheurs de démonter que nous sommes sur la bonne voie.  Jamais l’envie de devoir faire autrement n’a été aussi ressentie que maintenant.  Il reste à prendre une grande respiration et se lancer.  J’embarque… et vous ?

 

 

Clair2016 de la technologie à la pédagogie à l’humain…

YvesClair2016 est terminé et l’heure est au bilan. Difficile de décrire toute la fierté ressentie tout au long de ces trois jours. La météo est généralement le seul facteur que nous ne pouvons pas contrôler, mais cette année, Dame nature nous a bien gâtés.

Clair2016 est le rendez-vous des gens qui veulent s’associer pour « Voir l’éducation autrement… ». Les participants viennent pour faire le plein d’énergie et pour nourrir leur réseau. On a entendu un participant dire que venir à Clair n’est pas une dépense, mais plutôt un investissement. Certains viennent pour la première fois, d’autres y participent depuis sept ans. Dans ce mélange d’individus occupant divers postes de responsabilités, chacun y trouve sa place et devient participant. Il n’y a pas de spectateurs à Clair2016. Pour y trouver son compte, il faut écouter, questionner, se promener, proposer, présenter, partager et observer. Ceci ce fait évidemment pendant les conférences, mais aussi pendant le Forum des pratiques gagnantes, la Foire pédagogique, la Session Ignite, le BarCamp ou encore pendant les activités sociales. J’ai évidemment un parti pris pour l’évènement, mais les commentaires reçus sont très positifs et les gens semblent avoir adoré leurs expériences.

Comme direction d’école, il va sans dire qu’un tel évènement est un projet rassembleur idéal au sein de notre communauté éducative. Je suis tellement fier des élèves qui ont participé activement à la Foire pédagogique en démontrant plusieurs projets dans leurs salles de classe et au Labo créatif. Il faut dire que la plupart des projets avaient débuté en septembre et que la plupart se poursuivront jusqu’à la fin de l’année scolaire. Voici une courte vidéo réalisée par un participant ;

Je suis aussi très fier des membres du personnel, des nombreux bénévoles, de nos commanditaires et de nos partenaires pour les efforts déployés, et ce depuis janvier 2010. Ces personnes ont à cœur la réussite des élèves et ne ménagent pas les efforts pour que ceux-ci puissent développer leur plein potentiel et leurs talents.

Pour ce qui est du colloque comme tel, plusieurs moments magiques auront retenu mon attention. Comme nous l’avait remarqué Jacques Cool sur son fil Twitter, le colloque est passé en 2010 d’une rencontre sur les technologies à une rencontre sur la pédagogie et maintenant, cette année, voici que nous concentrons nos efforts sur l’humain. La conférence de Benoit Petit y est pour quelque chose. Cette évolution normale fait beaucoup de sens et augure bien pour les années à venir. Pour arriver à de vrais changements en éducation, il faudra être sensible aux personnes et savoir comment bien les accompagner.

La conférence de Thérèse Laferrière m’a fait beaucoup de bien. J’ai aimé qu’elle nous dise que les élèves devraient être en mode « codesign » au moins un tiers du temps scolaire. C’est un peu ce que nous essayons de faire dans notre Labo créatif. Ce n’est pas toujours facile, mais bon, on y arrive. J’ai aussi aimé qu’elle nous dise de continuer dans cette voie et que la recherche s’occupe de démontrer que c’est ce qu’il faut faire. C’était ma première rencontre avec cette grande dame de la recherche universitaire au Canada et elle m’a impressionné par son calme, sa générosité et la maitrise de son sujet.

J’ai aussi adoré la conférence de Biz qui nous rappelle l’importance de faire les efforts nécessaires pour préserver notre langue et notre culture. Biz mentionne aussi l’importance d’ouvrir grandes ouvertes les portes de l’école aux parents pour que ceux-ci se sentent bienvenus et pour qu’ils participent pleinement aux apprentissages des élèves de la communauté. De son côté, Yves Doucet est probablement la surprise de la fin de semaine. Avec son style unique, celui-ci nous a convaincus de bien nous connaitre afin de mieux aider nos élèves. Nous devons être conscients de nos forces, mais aussi de nos limites pour être vrais et offrir le meilleur de nous même.

Plusieurs personnes ont apprécié nos efforts pour souligner l’importance de notre culture identitaire.   Le mini spectacle de Jason Guérette et ceux de plusieurs élèves de l’école n’ont pas passé inaperçus. Notre Labo créatif a été visité et plusieurs projets dans les salles de classe ont attiré l’attention. Que demander de plus ? Le colloque Clair2016 se démarque aussi par les nombreuses activités de réseautage et la nourriture. Cette année, les participants ont été gâtés par la présence de l’école d’hôtellerie du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick d’Edmundston. Nous n’avons reçu que des éloges. Les repas servis tout au long du colloque étaient aussi de qualité et préparés par des entreprises locales.

Je veux aussi souligner le travail des bénévoles, des commanditaires et des partenaires qui permettent d’année en année de présenter un colloque de haut niveau. Que ce soit par la webdiffusion, des enregistrements à la télévision Rogers, à l’installation du matériel ou à la préparation des petites attentions pour souhaiter la bienvenue aux participants ne passent pas inaperçu. Le Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska est une école communautaire et nous pouvons en être fiers. Le Comité de programmation a déjà commencé à jeter des bases pour la présentation de Clair2017. Bien qu’il soit trop tôt pour annoncer quoi que ce soit, ceci est une première et nous prévoyons encore l’an prochain offrir un colloque de qualité. Notre plus grand défi sera d’attirer plus de directions d’école et d’enseignants du Nouveau-Brunswick. L’Association des enseignants du Nouveau-Brunswick envoie toutes les années au moins un représentant et le District scolaire francophone du Nord-Ouest (DSFNO) achète au moins trente places par année. En sept ans, c’est donc plus de 210 places pour le DSFNO.

Comme l’a écrit mon ami Mario Asselin, alors qu’on paie de grandes sommes d’argent pour faire des colloques dans des hôtels luxueux et dans des salles de congrès, voici que notre colloque se passe dans une vraie école avec de vrais élèves. J’aimerais aussi trouver un moyen pour accueillir un plus grand nombre d’étudiants de la faculté de l’éducation de l’Université de Moncton, campus d’Edmundston. Si nous voulons voir l’éducation autrement, il est important de permettre à ces futurs éducateurs de voir autre chose. L’invitation est donc lancée pour l’an prochain.

Le changement prend du temps et il faut être patient. Merci de participer au renouveau de l’éducation. Comme le dit Ken Robinson dans sa vidéo « Comment échapper à la vallée de la mort de l’éducation ? », il existe trois sortes de personnes. Celles qui ne bougent pas et qui ne veulent pas bouger. Celles qui veulent bouger et changer et qui veulent être accompagnées. Il y a finalement celles qui bougent. Si nous pouvons arriver à faire bouger plus de personnes, nous aurons un mouvement et si celui-ci devient assez grand et assez important, ce sera une révolution. Et c’est ce dont nous avons besoin en éducation. Une vraie révolution…

Je termine sur une belle image.  Celle de notre nuage de bulles qui nous a permit d’analyser les conversations sur Twitter tout au long du colloque.  Alors que la bulle « hâte » était dominante au début, c’est celle avec la mot « élèves » qui encore cette année est apparue au centre de nos discussions.  Nous n’avons pas parlé de iPads, d’ordinateur ou de bidules.  Ce sont les élèves qui sont au centre de nos rencontres et c’est ce qui fait selon moi, que Clair est un colloque unique en son genre.  C’est un peu cela la magie de Clair…

bulles

 

Le texte de la déCLAIRation 2016

Site web de Clair2016

Traces des articles, blogues et autres

Album de photographies

Chaine YouTube des vidéos

Une rencontre avec les direction du réseau des écoles Vision…

visionJe suis présentement à Nicolet au Québec afin de préparer ma rencontre de demain avec les directions du réseau des écoles Vision. Je suis invité pour faire une présentation sur le leadership, le développement de sa vision et pour faire un témoignage de ma démarche à la direction d’une école. Bien que je sois en congé différé pour le moment, j’ai décidé de prendre quelques engagements afin de me garder à jour dans mes pratiques. De plus, ces rencontres me permettent de réfléchir à ma pratique et à objectiver er réfléchir à ma propre vision en éducation. Je travaille avec Rosée Morissette depuis plusieurs années à développer ma mission professionnelle et bien qu’il reste du travail à faire, celle-ci commence à prendre forme et à faire un sens pour moi.

En gros, j’utiliserai mon expérience à la direction pour expliquer la démarche pour créer sa propre vision professionnelle et comment j’utilise celle-ci dans mon travail quotidien et pour innover. Pendant la rencontre, je demanderais aux participants de faire quelques exercices de réflexion et je ferai allusion à certaines sources que j’aimerais partager ici afin de laisser des traces et de permettre aux participants de les utiliser au besoin.

1- La présentation de Raymond Vaillancourt lors de Clair2014 (aller à 30:00)

2- La vidéo de Ken Robinson – Comment échapper à la vallée de la mort de l’éducation

3-Article de Marc-André Girard – Les élèves fantômes

4- Extrait d’entrevue à Tout le monde en parle avec Normand Baillargeon (aller à 2:35)

5- Un billet que j’ai écrit sur la pensée critique en janvier 2015 sur mon blogue

6-  Le Blogue des Jeunes d’Acadiepédia

7- Le Blogue du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska (CAHM)

8- Le Labo créatif du CAHM

9-The story of Austin’s butterfly

10-Réflexion d’un directeur d’école dans l’intégration des TIC à l’échelle de l’école

11- Annonce publicitaire d’Adidas

12- Stuck On An Escalator

Je remercie le réseau des écoles Vison pour cette invitation et j’ose espérer que ma présentation pourra semer de nouvelles idées et d’encourager les directions rencontrées à poursuivre le développement de leur propre mission professionnelle.

Un labo créatif pour faire quoi au juste…

labo5janNous travaillons en étroite collaboration avec l’organisme Labos Brillants du Nouveau-Brunswick dans le développement d’un Labo créatif au Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska (CAHM) depuis septembre 2014.  Dans la foulée du mouvement des « Maker’s Lab » dans le monde entier, le Nouveau-Brunswick a choisi trois écoles francophones pour développer des centres d’expertises.  Nous avions déjà une expérience dans l’utilisation des TIC, de la robotique et autres, mais la contribution de Labos brillants nous a permis d’avancer plus rapidement et d’implanter un concept assez unique dans notre province.  Lors du colloque Clair2016, les participants auront la chance de voir les élèves à l’oeuvre présenter près d’une centaine de projets qui s’y déroulent tout au long de l’année scolaire.  Voici une vidéo du colloque de l’an dernier ;

Ce concept en éducation est assez récent et plusieurs personnes ne connaissent pas leur utilité en milieu scolaire.  Pour vous l’expliquer, j’aurai à faire un retour en arrière et vous rappeler la vidéo de Ken Robinson « Est-ce que l’école tue la créativité ? » ci-dessous ;

Nous avons à nous questionner si effectivement, l’école actuelle telle que nous la connaissons développe la créativité chez les jeunes.  Je ne discuterai pas ici de l’importance de la créativité dans notre société.  Je tiens pour acquis que vous trouvez cela important et que le monde ne serait pas pareil sans les Steve Jobs, Léonard de Vinci et les Félix Leclerc que nous avons eu la chance de côtoyer de différentes façons.  La créativité est importante et nous n’avons pas à aller au Musée du Louvre trop souvent pour nous en convaincre.  À quel moment de la vie, est-ce qu’on prend conscience de ses talents, de sa créativité, de faire autrement et de faire des expériences.  Cela ne commence certainement pas à la fin de la scolarité ou dès la réception d’un diplôme.  Il est possible de commencer à l’école.  De plus, certains élèves naissent avec des talents et d’autres les développent avec le temps.  Il va s’en dire que l’école à un rôle primordial et qu’il faut se questionner si ce rôle n’a pas été repoussé depuis quelques années.

La pression pour la réussite des élèves aux examens standardisées par exemple peut être pour certaines personnes, perçue comme un frein à la créativité et il est à se demander si nous ne sommes pas en train de conditionner les enfants à avoir toute la même réponse à des questions d’examens.  Certains élèves pourront par exemple calculer la surface totale d’un perron octogonal entourant une piscine circulaire afin de commander le nombre exact de planches afin de pouvoir le construire.  Je ne dirai pas ici que ce genre de problème n’est pas important, mais que souvent les élèves n’arrivent pas à faire les transferts nécessaires suite à la réussite d’un tel problème mathématique et que souvent pour arriver à la bonne réponse, il faut refaire le même problème avec des données différentes plusieurs fois.  Pour moi, cela est du conditionnement et non de l’apprentissage.  J’ai déjà proposé que les directions d’écoles de la province écrivent l’examen de mathématiques de 8e année.  Je suis d’avis que les résultats seraient moindres que ceux des élèves.  Mon offre n’a pas été retenue…  Je crois qu’il faut des examens standardisés pour avoir des points de références, mais lorsque le temps d’enseignement est complètement passé à préparer les élèves à bien performer sur ceux-ci, cela devient malsain.

Pour revenir, à notre ami Ken Robinson, celui-ci a présenté une autre conférence qui selon moi est la meilleure à date en éducation.  La conférence « Comment échapper à la vallée de la mort en éducation » explique que l’école est un système humain et qu’elle doit privilégier la diversité, la créativité et la curiosité.  Je ne me lasse pas de l’écouter encore et encore.

J’ai eu la chance d’être invité en novembre dernier par le premier ministre du Nouveau-Brunswick et l’organisme Opportunités NB afin de participer à une session de « Brain Storming » afin de discuter avec d’autres leaders de la province, des besoins que nous avons pour créer des emplois et de l’innovation.  Dans mes rencontres, j’ai eu la chance de discuter avec des chefs d’entreprises qui me disaient que les élèves n’étaient pas bien préparés dans le système scolaire pour intégrer le marché du travail.  À ma question à savoir ce qu’il leur manquait, tous me disaient deux choses ;

1- Les nouveaux travailleurs ne peuvent pas prendre de décisions.

2- Les nouveaux travailleurs ne peuvent pas mettre sur papier leurs idées.

Cela m’a fait beaucoup réfléchir et en arrivant à une session au Labo créatif du CAHM, j’ai été obligé d’admettre qu’ils n’avaient peut-être pas tors.  En entrant dans le Labo créatif du CAHM chaque matin, j’étais surpris de réaliser que plusieurs élèves m’attendaient avec toutes sortes de questions à savoir s’ils pouvaient faire ceci ou faire cela.  S’ils pouvaient prendre ceci ou cela et plusieurs autres questions du genre.  Souvent, ils connaissaient déjà la réponse, mais ils avaient besoin de mon approbation.  Lorsque je leurs demandais quel type de projet,ils voulaient réaliser, ils pouvaient me l’expliquer, mais rarement, ils pouvaient produire un plan.  C’est à partir de ce moment que nous avons exigé que les élèves fassent une demande en ligne pour soumettre un projet.  Au début, certains élèves devaient retourner le même formulaire 3 ou 4 fois.  Avec le temps, ils ont développé des moyens pour mieux y arriver souvent avec l’aide de leurs amis ou de leur parents.  Il existe même un document d’objectivation qui doit être complété à la fin d’un projet.  Là aussi, les élèves trouvent ceci difficile, mais on voit des changements avec le temps.  Le site web de notre Labo Créatif se développe et nous laissons des traces de nos projets.  Tant mieux si cela peut être utile à d’autres.

C’est donc cela le Labo créatif.  C’est un endroit où les élèves peuvent créer, développer leur curiosité et leur créativité.  C’est un endroit où il est possible de prendre des risques, de faire de la recherche, d’aider et de s’entraider.  Le labo est ouvert aux élèves doués, mais pas seulement à ceux et celles qui ont les meilleurs résultats académiques.  On demande avant tout que les jeunes qui s’y investissent veuillent apprendre et veuillent enseigner aux autres.  C’est l’une des particularités important de ce concept.  En peu de temps, les élèves s’aident mutuellement et deviennent des experts dans certains domaines.  Avec le temps plusieurs élèves maitrisent toutes sortes de compétences dans toutes sortes de domaines.

En terminant, les amateurs de données probantes afin d’utiliser ce concept en éducation seront surement déçus d’apprendre que la recherche n’est qu’à ses débuts.  L’idée fait son bout de chemin et si on se fit aux réactions des élèves, le tout se déroule très bien.  Il est encore permis d’avoir du plaisir à l’école, non ?  Bien qu’il ne faut pas tout balayer du revers de la main et faire exclusivement de cette pratique une réalité dans les écoles, il faut la considérer et trouver le moyen pour l’inclure dans nos pratiques pédagogiques.

L’instinct a encore sa place en éducation et les élèves peuvent avoir du plaisir à apprendre de cette façon.  Il faut aussi contourner nos peurs et accepter de faire de manière différente.  Attendre les données probantes est une bonne excuse pour ne rien faire ou plutôt de se donner une bonne excuse pour ne pas avoir à le faire.  Le monde change, l’éducation n’est pas à l’abri et c’est le temps de voir comment les labos créatifs peuvent apporter une valeur ajoutée à l’enseignement.  Cela peut être très passionnant…

À suivre…

Contourner la peur pour utiliser les outils du web en éducation…

peurJ’écris depuis plusieurs années sur mon blogue et j’essaie de partager ce qui fonctionne dans mon milieu de travail.  Il est important pour moi de laisser des traces de ce que nous faisons et il est aussi important d’avoir des exemples concrets pour des personnes qui veulent s’initier à l’utilisation des nouvelles technologies en éducation.  J’essaie de partager plusieurs types de billets et pas seulement avec l’utilisation des TIC.  Par contre, force de constater que même après plusieurs années, l’utilisation des TIC n’est pas aussi étendue que nous aimerions bien le penser.  Il existe plusieurs raisons, mais la plus importante est selon moi la peur.  Il semble encore avoir un nuage noir sur l’utilisation des médias sociaux en éducation.  Évidemment, la peur de la sécurité est probablement le plus grand facteur.  Plusieurs outils et façons de se protéger existent et le monde change.  Il faut donc ne pas négliger cet aspect.  Il y a aussi la peur de publier et de faire des fautes.  Écrire est une tâche complexe et il semble y avoir dans la culture francophone, plusieurs tabous à ce sujet.  De mon côté, je crois que si nous attendons que les élèves ne fassent pas de fautes avant d’écrire dans des blogues ou sur des pages web, cela fait un excellent argument pour ceux et celles qui e veulent pas utiliser ces outils.  Je ne suis pas très bon en orthographe et en rédaction, mais j’ai vu une amélioration de mes compétences avec le temps ce qui n’est pas négligeable.

Il y a aussi la peur de l’erreur et de se tromper.  Évidemment, les projets d’élèves et les textes qu’ils publient ne sont pas de références de niveau universitaire.  Il faut convenir que les espaces de partage pour les élèves sont un peu comme un terrain de tennis de l’écriture.  Comme il est permis de se pratiquer sur un terrain de tennis, il devrait être possible de le faire aussi sur le web.

Une autre peur qui n’est pas négligeable est celle de ne pas bien faire son travail.  Au Nouveau-Brunswick, la politique 311 et intitulé  » Utilisation des technologies de l’information et des communications (TIC)  » a été publié en 1996 et révisé en 2004.  Nous étions loin à cette époque des blogues, des projets publiés sur des sites comme YouTube et des robots de téléprésence.  Il va s’en dire que cette politique est désuète et qu’il est facile de comprendre que certaines personnes qui s’y attachent comme une bouée de sauvetage n’aient pas envie d’utiliser de nouveaux outils technologiques.  Une révision et une simplification de cette politique sont dues depuis longtemps et n’aident pas les enseignants et les écoles qui veulent innover en la respectant à la lettre.

Il y a aussi la peur de manquer de temps, la peur que les autres enseignants nous jugent par les travaux publiés par nos élèves, la peur de briser les appareils, la peur de se les faire voler, la peur de manquer d’argent pour consolider les services que nous voulons offrir, la peur de ne pas respecter les droits d’auteurs, la peur de perdre le contrôle de la discipline en classe, la peur de ne pas avoir le support de ses collègues et de ses supérieurs, la peur de ne pas avoir de bons résultats aux examens du ministère et probablement la peur d’avoir peur.

Je ne suggère pas ici de devenir un rebelle même s’il y a eu des moments que je me suis senti ainsi dans le passé.  Il faut parfois aller au-delà de ses convictions et de prendre des risques.  J’ai eu la chance dans ma carrière de rencontrer toutes sortes de personnes et plusieurs m’ont aidé à avancer et à développer mes connaissances et mes projets.  Je les en remercie.  Je crois qu’il est important de prendre un temps d’arrêt et de regarder le monde dans lequel nos élèves vivent et aussi de faire des choix sur ce que nous voulons comme impact dans leurs vies.  Nous voulons les préparer pour leur monde et faire en sorte qu’ils auront tous les outils disponibles pour réussir.  Pour y arriver, nous avons à exorciser nos peurs et d’aller de l’avant.  Le colloque Clair2016 permet, et ce depuis plusieurs années de voir l’éducation autrement.  Ce rendez-vous donne la chance à des gens de se rencontrer, d’échanger et de partager ce qui fonctionne en salle de classe.  L’innovation en milieu scolaire n’est pas toujours facile, mais peut être tellement gratifiante que les efforts requis en valent la peine.

Pour les écoles, il existe des outils du web importants qui devraient être utilisés et mis à la disposition des élèves.  Je ne parle pas d’outils spécifiques comme les iPad, des ordinateurs portables ou autre.  Je crois sincèrement que les outils utilisés peuvent varier selon les préférences du milieu ou des utilisateurs.  Il existe donc des gestes à poser pour les écoles et celles-ci devraient prendre le temps d’utiliser les moyens ci-dessous et de les rendre disponibles pour les élèves et les membres du personnel.  En gros, toutes les écoles devraient être en mesure d’utiliser les outils du web suivant en ayant ;

  • Un compte Facebook pour relayer les informations importantes aux parents (Compte Facebook du CAHM)
  • Un compte YouTube pour publier des vidéos pertinentes à la vie scolaire et les projets. (Compte YouTube du CAHM)
  • Un compte Flickr pour mettre à la disposition à la communauté éducative de l’école des photographies de la vie scolaire et des projets (Compte Flickr du CAHM)
  • Un compte SoundCoud pour mettre en ligne des fichiers audios (Compte SoundCloud d’Acadiepédia)
  • Un compte Twitter pour suivre un réseau et les membres de la communauté (Compte Twitter du CAHM)
  • Un blogue d’école pour laisser des traces que ce qui est fait tout au long de l’année scolaire.  Le blogue archive par la suite les publications en ordre de dates et par catégorie (Blogue du CAHM)
  • Un blogue de publication pour les élèves.  Cet espace permet aux élèves de publier des textes et des travaux scolaires et permet aux parents de s’abonner aux publications de leurs enfants. (Blogue des Jeunes d’Acadiepédia)
  • Un wiki de collaboration.  Un wiki permet de créer des pages web et de créer des espaces de collaboration.  (Le wiki du CAHM)
  • Un compte Symbaloo qui permet de partager des liens importants pour l’école (Compte Symbaloo du CAHM)
  • Un compte PayPal pour effectuer des transactions en ligne.  Par exemple, il est possible d’acheter des planches à découper de la microentreprise « La plancherie » de notre école.  Un compte PayPal permet de payer et de se faire payer.
  • Un compte Google (ou autre service du genre) pour permettre aux élèves de rédiger leurs travaux scolaires peut importe l’appareil technologique qu’ils utiliseront.  Il est aussi possible de créer des sondages et des formulaires comme celui-ci pour dénoncer un acte d’intimidation.  Au CAHM, nous utilisons Google Éducation et nous avons ainsi accès à toutes sortes de ressources.

Je dois convenir que cette liste est assez longue et qu’il existe probablement d’autres outils technologiques qu’une école peut utiliser.  Mon but ici est de partager ma pratique.  Pour une école qui veut se lancer dans cette voie, il faudra évidemment y aller à petits pas et commencer avec l’outil qui semble le plus important au début.  On peut par la suite meubler son éventail d’outils et leurs utilisations.  Il faut aussi en même temps développer une culture de collaboration et d’utilisation de ces outils avec les élèves, les membres du personnel et la communauté.  De cette façon, il est possible d’apprivoiser nos peurs et de capitaliser sur les succès.  Bonne réflexion !!!

Les meilleurs moments 2015 de la Radio des Jeunes d’Acadiepédia…

radio4La Radio des Jeunes d’Acadiepédia a passablement été occupée cette année.  J’ai donc pensé faire une rétrospective des meilleurs moments des entrevues de la dernière année.  J’avais fait la même chose ici pour 2014.  Cette année, des élèves de la Radio des Jeunes ont couvert plusieurs évènements, dont Clair2015, Buzz’Arts 2015, le Salon du livre d’Edmundston et l’expo-science du DSFNO.  Il est possible d’écouter toutes les entrevues produites à ce jour en allant sur la page web de la station de radio ou en allant directement sur notre espace Sound Cloud.  Dans le segment audio ci-dessous, vous pourrez entendre plusieurs personnes interviewées cette année dont le ministre de l’Éducation du Nouveau-Brunswick, M. Serge Roussel, Biz auteur et membre du groupe Loco Locass, Richard Petit, Cindy Roy, Jeff Wilson, René Arseneault, Madeleine Dubé, Cyrille Simard et plusieurs autres.  Vous pourrez aussi entendre quelques extraits de pièces musicales, dont une du groupe Blé.  Vous pouvez écouter les meilleurs moments 2015 en cliquant sur la flèche ci-dessous;

J’aimerais remercier tous nos partenaires qui font en sorte qu’il est possible de continuer le développement de la plateforme d’Acadiepédia.  Notre projet continue d’évoluer et a tout le potentiel de devenir un incontournable au Nouveau-Brunswick et ailleurs.  Il est possible d’écouter la Radio des jeunes d’Acadiepédia en tout temps sur le Web en utilisant le lien suivant.  Merci aussi de lire les publications des textes dans le Blogue des Jeunes et de nous suivre sur Facebook.  Bravo aux jeunes qui participent activement aux émissions de radio et à toutes les personnes qui rendent ces activités possibles!

La téléprésence fait son apparition au CAHM…

telepresenceJuste avant le début du congé des Fêtes, nous avons eu la chance de faire brancher notre nouveau robot de téléprésence.  Celui-ci est un Beam+ avec une autonomie de 2 heures.  La compagnie européenne Awabot a un excellent site web pour plus d’information. Pour ceux et celles qui ne sont pas familiers avec cette technologie, il suffit d’un robot programmé sur internet.  Par la suite, des personnes qui ont préalablement été invitées peuvent se connecter et se promener dans l’école et interagir avec les élèves et les membres du personnel de l’école.  En gros, notre robot de téléprésence sera utilisé pour faire venir des experts qui pourront par exemple, aider les élèves dans leurs projets de création.  Souvent, certains types de projets demandent un niveau plus élevé d’expertise et ce type d’outil pourra nous permettre d’échanger avec des personnes qui sont physiquement ailleurs, mais qui pourront se déplacer dans l’école.

Il est aussi possible d’utiliser ce type de robot pour faire des réunions et des conférences.  J’ai eu la chance de me promener avec quelques robots de l’Université Lyon 1 en France grâce à notre ami Christophe Batier et l’expérience est agréable et offre plusieurs possibilités.  Ce genre de robot peut per exemple être utilisé dans les musées, les hôpitaux.  Certains courtiers immobiliers peuvent les utiliser pour faire visiter une maison à distance en temps réel et des personnes âgées vivant dans un foyer peuvent recevoir de la visite de leurs petits enfants à tout moment.  Ça ressemble à une sorte de iPad sur roues utilisant Skype.  La compagnie Suitable Technologies offre un site web qui permet de gérer ses appareils et pour donner les droits aux utilisateurs.  Par la suite pourvu que la personne soit connectée à internet, il est possible d’utiliser le robot de téléprésence partout sur la planète.

Voici une vidéo réalisée par Christophe avec nous dans les bureau d’Awabot en février dernier.  J’avais aussi publié le billet suivant sur le blogue du CAHM.

J’ai fait quelques expériences dans l’école et j’ai été capable de me rendre partout.  Il arrive à certains moments que le robot se connecte à une nouvelle borne internet.  Il y a généralement une perte de connexions de 2 secondes puis il est possible de continuer sa route.  Présentement, une douzaine de personnes ont accès au robot du CAHM.  Ces personnes sont des amis du CAHM et pourront à l’occasion nous rendre visite.  Je me propose de l’utiliser pendant mon congé différé au cours des prochains mois pour rendre visite aux élèves et pour répondre à quelques questions au besoin. Voici en terminant une courte vidéo Vine de M. François-Léonce Richard qui a fait une visite au Labo créatif du CAHM.

 

Je suis bien content et fier de notre partenariat avec Labos brillants qui de leurs côtés pourront utiliser ce robot de téléprésence pendant dès présentation ou des conférence afin de montrer notre labo à des gens qui sont à réfléchir d’en construire un dans leur école.  Je vais moi aussi en faire la visite lors de mes conférences et présentations.  À suivre…