Écrire pour apprendre

Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais lorsque j’ai commencé à faire du vélo, il y avait trois roues. Ensuite, j’ai eu un joli vélo de couleur argent avec deux petites roues à l’arrière pour me garder en équilibre. Je me suis plus tard élancé sur un vélo à deux roues. Je n’ai pas encore eu le courage d’essayer un unicycle.
Dans ses ateliers, Yves Nadon utilisait l’analogie du vélo pour l’apprentissage de la lecture. Ainsi lorsqu’on enseigne à quelqu’un à faire du vélo, on doit d’abord lui expliquer ce qu’est un vélo, comment on en fait (on démontre) et ensuite on laisse la personne se pratiquer et s’améliorer. Dans l’apprentissage de la lecture, l’enseignant ne doit pas seulement faire lire ses élèves. Il doit, de plus, leur expliquer le vocabulaire, les pièges de la lecture et les rythmes de lecture. Il doit aussi démontrer son amour de la lecture.
C’est la même chose en écriture. À quoi bon seulement écrire sans but et sans auditoire ? Ce que j’aime avec notre projet de cybercarnet, c’est qu’il sera plus facile pour les enseignants de rendre l’écriture et la lecture plus vivante. Les jeunes aiment bien voir instantanément ce qu’ils font. Aussi, ils aiment savoir qu’ils sont lus et appréciés. Ils aiment recevoir des commentaires et échanger des idées. C’est exactement le rôle des cybercarnets. Les démagogues diront que les textes des élèves sont bourrés de fautes… oui mais au moins ils écrivent ! Écrivez chers élèves…nous corrigerons ensemble nos fautes grammaticales et d’orthographes…les miennes commes les vôtres. Vous avez des choses à dire…écrivez-les…nous avons hâte de vous lire…souvent !
Le projet des cybercarnets se veut un outil de développement de la langue et de la culture (Eh oui, on peut aussi se faire connaître). Nous voulons ainsi développer des réseaux de communautés d’apprenants qui s’échangeront de l’information sur des sujets communs. Notre mission d’école de responsabiliser les élèves face à leurs apprentissages n’aura jamais été mieux servie. Nous voulons aussi développer le portfolio électronique où les élèves pourront afficher des travaux scolaires pour démontrer leurs apprentissages. Ce qui est intéressant, c’est la possibilité de continuer d’années en années le portfolio électronique qui aura été développé initialement. Présentement, les élèves de la première année sont exposés au monde du cybercarnet. Des élèves de la troisième année auront sous peu leur propre cybercarnet. Bravo !!!
Avec notre projet du Réseau des écoles innovatrices, nous voulions explorer le monde des portfolios électroniques. Jamais je n’aurais cru que cela se passerait aussi vite. Je suis choyé d’être appuyé par une équipe de professionnels qui ne compte plus les heures à développer de nouvelles connaissances dans le monde des TIC. Merci !!! J’ai bien hâte de voir les développements de ce projet. Déjà, il attire l’attention de plusieurs intervenants de l’éducation du Nouveau-Brunswick et d’ailleurs au pays. J’en suis fier et je crois que nous allons arriver à notre objectif ; faire en sorte que les TIC améliorent les apprentissages des élèves.
Déjà nous avons eu à surmonter d’énormes difficultés ; vieillissement de l’équipement, le manque d’accessibilité, le manque de fonds, l’incompréhension de certaines personnes par rapport aux TIC, le manque de temps et la surcharge des programmes d’études. Les cybercarnets ne sont que des outils. Mais pour ceux qui l’utilisent de manière efficace, ils peuvent intéresser les élèves à se dépasser. En peu de temps nous avons parcouru une grande distance. Avec plus de temps, de moyens et de patience, il sera possible de développer un projet d’apprentissage par le cybercarnet où la communauté entière du Haut-Madawaska pourra être fière. En terminant, je vous invite à regarder le “Glossaire du carnetier” afin d’en connaître un peu plus au sujet des cybercarnets. Bien qu’un peu exhaustif, il saura vous informer sur le tout nouveau monde des cybercarnets.
Bonne lecture et bonne chance dans vos nouvelles découvertes !!!
Roberto Gauvin, directeur

4 commentaires

  1. B.Long dit :

    Roberto suite à la lecture de ce billet, j’ai retenu quand y travaillant, nous pouvons développer une carnetophilie ou une carnetophobie. Dans notre service d’éducarnet, nous visons à former des jeunes qui se serviront des cybercarnets pour y faire du diariste ou de l’actucarnet. En espérant qu’il n’y est pas de carnailles à nos billets. Ce qui est agréable, c’est de constater la carnetalité à notre école. Nous pouvons voir le cheminement de chacun par l’hydrodateur. En te lisant, je constate que tu es du genre carnetivore. Pour les carnetophile,une chance qu’il y a le bouffe-fils. Au plaisir de vous relire. En cas de panne, il est possible de se rendre au lexicoblogue.

  2. R. Gauvin dit :

    :-)))

  3. Jacques dit :

    Voilà de la carnetique ludiquement savoureuse 😉

  4. Hélène dit :

    Bonjour! Juste un p’tit mot pour vous dire que votre personnel est choyé d’avoir un directeur tel que vous! Votre dévouement se manifeste régulièrement par l’entremise de vos publications. Je suis époustouflée par l’ampleur de ce site Web. Bravo!